V.t<t, dirent les auteurs, le système dans
K ipplication la plus simple; mais rien
ii'":'i;;eà se bornera un étirage par chaque
rir.<«. Rien n'empêche, ajoutent-ils, de
p!»:)^r plusieurs systèmes semblables les
iiibiiisuite des autres en donnant à leurs
D"Q^eots respectifs les proportions con-
rtuùts de manière à terminer l'étirage du
^im\ de le mettre définitivement sur
tii^ioe. Depuis, les auteurs ont obtenu
1 ! aa XUl, en 1806, 1807, 1808 et 1809 des
it^fets de perfectionnement, des certificats
iftidilion pour divers changements appor-
'^ à leur invention primitive. (Breveu non
ll.Peiletier a obtenu un brevet de quinze i&s poor un nouveau système d*étirage «rpiicable è toutes espèces de matière fila- Deotease. [Dictionnaire des découvertes ^ «t'O-eXI, page 185-188.)
MECANISME pour apprécier la résistance çVprouren^ les bateaux. — Invention de M.Ricicourt, — Cette machineestcomposéede <ç-e manière: ducAtéde la poupe du bateau (tiu milieu est attaché un dynamomètre ou wiiaioe des anciens. C'est un cylindre creux Jiw lequel se meut un ressort à boudin. ■^ ressort est attaché à une tige qui est gra- ^<^èe, et sur laquelle on voit l'expression de "Sforce appliquée à l'autre extrémité du Wre, qui est aussi garnie d'un crochet. I réàulie de l'emploi de cet instrument les *î«ssuiTants : si l'on y applique une force ^>asiaote et parallèle à la quille du bateau, l'f^isort se trouvera comprimé, et la lige à ^^]u«lle il est attaché sortira d'une certaine S^ûiilé du cylindre. On verra sur cette '^'^^' graduée la somme de force employée à Hiacre la résistance de l'eau. On verra la '^•U'Tence qui existe entre celle nécessaire * "relire le bateau en mouvement, cest-àj'f« à taincre la force d'inertie, ei celle mau à besoin pour lui entretenir une
'^<^ constante. Mais autant la théorie i^arede facilité dans les calculs, autant la
pratique présente de difficultés pour les expériences. Il est^extrémement difficile d'avoir, dans ces cas, une force toujours con3tante. Les chevaux, les hommes mêmes les plus exercés, surtout lorsqu'il faut en employer plusieurs seraient bien loin de donner des résultat-s exacts. L'auteur à senti ces inconvénients, et la partie de son mécanisme dont voici ci-dessous la descciption a été imaginée pour y remédier. Elle consiste dans un châssis se mouvant horizontalement parallèlement à la quille du bateau. Ce châssis porte deux crémaillères qui s'eni^rènent (Jans les dents de deux roues, portées chacune par un axe placé verticalement, et passant, au moyen d'un tuyau, jusqu'au dessous du bateau. Ces axes sont garr\i$, à la partie qui est sous le bateau, chacun d'une pale placée perpendiculairement sur cet axe, et qui peut se mouvoir horizontalement. Cette machine agit ainsi qu'il suit : une extrémité du dynamomètre est attachée par la poupe du bateau ; à son autre extrémité, est fixé le crochet du châssis à crémaillère ; au bout de ce châssis, du côté de la roue, est attaché la corde qui doit tirer le bateau. A quelque distance de la proue» cette corde se divise en deux parties, et chacune de ces parties est tirée par des forces égales de chaque côté. Comme les hommes ou les chevaux ne tirent pas également dans tous les moments, soit par ce qu'ils prennent plus ou moins pied sur le terrain, soit parce qu*ii est incliné, ce qui leur donne de l'avantage, soit enfin par d'autres considérations qu'on ne peut prévoir ni déterminer, la ti^e graduée serait dans un mouvement continuel, ce qui em-
{>écherait de connaître la véritable force qu'il àudrait employer pour faire avancer le bateau. Les pales dont M. Recicourt se sert pour éviter ces oscillations produisent cet elfet. Le bateau, ayante avec une force donnée, acquis un mouvement uniforme, les pales sont, dans ce cas, parallèles à la quille du bateau et au fil de l'eau; mais si par quelqu'une des causes indiquées ci-dessus, la force augmente, alors elles tendent à se tourner dans le sens perpendiculaire à la quille; et comme, dans cette situation elles offrent une grande résistance, le surplus de la force nécessaire pour entretenir la marche uniforme est consommé par cette résistance, c'est-à-dire, que la marche du dyna« momètre est a peu près régulière, ce qui donne la facilité de voir sur la graduation la véritable force employée pour la vitesse constante. On sent que ces pales ne peuvent se mouvoir avec précipitation dans un liquide aussi dense que l'eau. 14 en résulte que le mouvement autour de cet axe ne pouvant être rapide, le pale diri^^eant^par leur mouvement» celui du châssis, ^t par conséquent celui du dynamomètre, ce dernier ne peut en avoir au'un très-léger; d'où l'on conclut que le mécanisme de M. Recicourt peut otrrir de très-grands avantages, et peut; influer sur les déterminations à prendre, à Tégard des canaux» ainsi que sur
MET
les formes et les dimensions qu*ji est préférable de donner aux bateaui de transport qui doivent naviguer sur les canaux. {Société d' encouragement j anX, p. 91.)
MÉGASCOPE.— /nuennon de M. Charles, de Vlmtitut. — Le mégascope est un instrument d'optique par le moyen duquel uu objet opaque, un tableau, une figure humaine sont représentés en grand, comme les objets transparents le sont dans la lanterne magique; mais avec une précision, une correclion qu^elIc ne saurait atteindre. M. Charles emploie un verre acromalique de quarante pouces de foyer , et un objectif ordinaire de dix à quinze pieds; en les éloignant l'un de l'autre, on change la grandeur et la distance de Timage, et une échelle de division maraue ia distance à laquelle on doit mettre l'objet, et celle à laquelle il sera représenté. Des peintres s'en sont servis pour copier des miniatures en grand; (;*esl une invention précieuse pour les arls. {Moniteur, au XIII, p. 992.)
MÉLODION. — /nrcnn'on de M. Dietz.-- (Art du facteur d'instruments à cordes,) — Cet instrument, sur lequel il a été fait un rapport à l'Institut de France possède à un trèshaut degré deux qualités bien précieuses : la pureté du timbre et la sensibilité des accents. £n cela seul, semblable à l'harmonica qu'il rappelle, il sait en reproduire les effets touchants. Cet instrument offre au premier aspect, la forme d'un piano forte de la plus f)etite dimension. Le clavier contient cinq octaves et demie. Fa grave et ut aigu du piano a grand ravalement. Ses cordes sont (les tiges cylindriciuesde métal, placées horizontalement par leur extrémité postérieure sur un sommier de bois. L'extrémité antérieure de ces tiges est ajustée de manière à former une ligne droite, parallèle à un cylindre de métal dont la longueur é^ale rétendue de tout ce clavier. A l'extrémité de chaque tige est vissée une petite lame de cuivre, étroite et longue d'environ quatre centimètres. Cette lame descend à angle droit, et est couverte par le bas d'une bande de feutre imprégnée de colophane. Le cylindre est mis en rotation par une pédale à peu près comme l'axe de l'harmonica. Tandis (]u'il tourne ainsi au gré de l'artiste qui en modifie la vitesse, le doigt appuyé sur la touche met en contact, par un moi^vcment de renvoi, la petite lame avec le cylindre. La vibration de la lame communiquée à la tige sonore la fait parler à l'instant. Le cylindre est un archet continu, et, par les articulations de la touche, le son est prolongé ou détaché à volonté. Des étouftoirs fort bien combinés éteignent le son avec la prestesse nécessaire à la netteté de la prononciation, et les sons n'anticipent ou ne surabondent que suivant l'inten^on de celui qui les emploie. (Moniteur 1811, p. 154).
MÉTAL dit Artimomantico, — Découterte de M. Chardin, de Paris.—Le procédé fin l'auteur tend à purifier, préparer et dulnfUsr le cuivre rouge rosette, pour le rendre éé(f deux couleurs différentes, dont la pre-
mière imite la dorure, la deuxième le plaqué d or. Ce métal qu'il appelle métal artimofnantico, est propre à la fabrication des bou* tons et à divers obiets de bijouterie et de quincaillerie. Pour la première opération, il prend une partie de sel commun préparé, une partie de tartre blanc de bon vin, etuDo partie d'alun y a meno, le tout pilé, réduit en poudre et bien mêlé ; il le fait dissoudro dans douze parties de vinaigre. Il fait ensuite bien chauffer seize parties de cuiyre rouge sur le charbon ardent, et les fait refroidir dans le vinaigre ainsi préparé. Celte opération se renouvelle sept fois, o'est-àdire qu'on fait rougir le cuivre sept fois et qu'on le fait chaque fois éteindre de la même manière. La deuxième opération qui tend à resserrer les pores du cuivre, h le rendre plus malléable et à chasser la partie sulfurique qu'il contient, consiste à prendre une partie de sel persicaria ou persicaire et un quart de fcorax. Il fait fondre les seize parties de cuivre qui a subi la première opération, et jette, lorsqu'il est fonJu, le borax et le sel dans le creuset, qu'il ferme avec une plaque de fonte ou de fer; il maintient la fusion pendant une heure au même degré. 11 prend ensuite le cuivre et son double en poids de clinquant blanc, auquel il joint aussi en poids la trois cent yinst-quatrième partie du tout, des cendres de l'herbe dite flammula Jovis ou ailUiis Dieu, Le tout est remis au creuset et mis en fusion pendant deux ou trois minutes, après quoi Ton verse en lingot. Pour donner au métal la couleur du doré, l'auteur prend, pour la quatrième opération une vingt-quatrième partie de la matière provenant de la troisième , et un quarante - huitième de cuivre préparé d'après les procédés des première et deuxième opérations, fait fondre le tout dans un creuset, puis le coule en lingot. Pour donner la coiileur du plaqué d*or, M. Chardin prend la quaranle-huilièuie partie de la matière provenant de la troisième opération et un vingt-quatrième de cuivre préparé d'après les première et deuxième opérations. Il fond de (nême dans le creuset et obtient la couleur du plaqué d'or. Il est à observer qu'on obtient les mêmes résultats pour une plus grande quantité, dans Tun et l'autre cas, on prend un poids relativement plus fort des mêmes matières. On donne diverses couleurs à la dernière matière en augmentant ou diminuant la quantité de cuivre purifié par le moyen indiqué dans les première et deuxième opérations. (Brevets non publiés,)
MM. Grilli et Bardot, ont obtenu un brevet de cinq ans pour un procédé qui consiste à mettre quatre onces de cuivre lilé de première qualité et deux onces de clinquaut blanc sur des charbons ardents jusqu à ce qu'ils deviennent rouges; à peine sont-ils retirés du feu qu'on les met dans un ysst de terre, puis on les poudre avec trois parties de pierre-ponce mêlée avec une de salpêtre, de manière à ce qu Us soient rouverts; ensuite on les laisse ainsi quarante-
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DES INVENTIONS
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vit heures. Quand les quarante-huit heures n( écoulées, il faut mettre dans un creuset ifuiTre et le clinquant ; on les fait fondre; und iL< sont bien fondus il faut y ajouf ks 'lialières suivantes en trois fois et I trois pArties égales : une once de po- ^$e. demi-gros de sel ammoniac et demirtf de cendre de Therbe dite saponaria^ M l'un (céle avec un bâton. Chaque fois belon met une dose il faut observer que frécédente doit être consumée. Quand ftte opération est terminée, il faut couvrir ireusel jusqu'à ce que ce qu'il contient ^;l lien chaud, et enfin jeter la matière «Jne dans une lingotière mouillée avec de tciccoaifflune. (Brevets non publiés,) MniER A LA JACQUART.— On donne ii'jmit métier k des machines qui serai à la confection d'étoffes diverses. Le Ritf que nous allons décrire, eu ajoutant Si'erfectionnements qu'il a dus au génie «iof^nof^, s^emploie dans la fabrication néiûlTes de prix. Nous empruntons cette âi-if^iion à H. L. Louvet.
• Dios le métier ordinaire , un certain o«4:rdefils parallèles, tendus également (vi ieui rouleaux ou ensouples^ compo- «'-: '«qu'on nomme. la chaîne. Chacun de ff^-^'^sse isolément entre les dents d'un '"i-ji^inrotf formé d'un nombre égal de r'i>» lames minces et régulières qui sétVtii les deux fils voisins. Ce peigne est '^.^^fisune châsse ou battant mobile qui ??rA autour d'un axe, un mouvement oscil- >-'• ire déterminé par la main du tisseur ou T jn agent mécanique, de sorte que le -^•^a parcourt un arc de cercle assez grand. ia lîflà du peigne, chaque fd de la chaîne <&)« en outre dans un anneau , soit en fil , soi t c verre, suspendu de manière que si, par a moven mécanique quelconque, on fait t'KUeroa descendre l'anneau, le fil (]ui le 'lï'^ne s'élève ou s'abaisse avec lui, son ^'icilé lui permettant de céder à l'attrac- >-t.0aQs le tissage ordinaire, ces anneaux KiieaGi et disposés entre deux tringles 4ÎM)i$. Deux séries de ces anneaux sont ^'%$iaires pour un tissu uni. Dans l'une îî*enlious les fils pairs de la chaîne; Tau- '" i^eçoii tous les fils impairs. Ce sont ces ft'iedux ou Dis qu'on appelle lisse ; les sé- ^,î orient aussi ce nom, ou prennent '''jjuefois celui de lames. On comprendra j-' l' enaot que, les choses étant disposées ^ î*';0!i qu'en appuvant sur une pédale nue Glisses ou série d'anneaux s'élève tandis i^' l'autre s'abaisse, il en résulte que les ^*^6 la chaîne se séparent un ^ un; qu'une Mié, celle des fils pairs, par exemple, ^=^'f ; gue l'autre moitié, c'est-à-dire tous ^'j^is impairs, s'abaisse, et qu'ainsi inf '^w les uns par rapport aux autres ils "^«ot entre eux un angle plus ou moins ^i^'l* selon que l'attraction de la pédale et '^ lisses est plus ou moins forte. Les fils '''^^ viparés de la sorte, on fait passer, on
^(« entre eux, et en avant du peigne, la ^^f^, morceau de bois sur lequel est en-
-•«un fil qui, daus sa marche rapiile, se
déroule hf)rizonlaIenient en une direction perpendiculaire aux fils de la chaîne, au'il traverse, ceux qui sont abaissés, en dessus, ceux qui sont levés, en dessous. Ce fil prend le nom de trame ; et une longueur égale à la largeur du tissu, c'est-à-dire ce qui s'en déroule à chaque passage de la navette, s'appelle une duite.
a Lorsqu'une duite est jetée, on amène en avant le peigne, qui régularise sa position et la serre plus ou moins entre les auites précédentes, en sorte que le tissu est d'autant plus serré que le peigne agit avec plus de force contre la trame. Dès que la duite a été ainsi serrée par le peigne, le tisseur appuie le pied sur une autre pédale qui renverse la disposition précédente des fils de la chaîne, c'est-à-dire que les fils impairs sont élevés par leurs lisses, tandis que les fils pairs sont abaissés par les leurs, mais de manière à former entre eux le même angle d'inclinaison qu'auparavant. La duite précédemment ietée se trouve alors enveloppée par les fils de la chaîne, qui se sont croisés sur elle. On fait passer une nouvelle duitH en retour, et ainsi de suite de droite à gauche, puis de gauche à droite. C'est ainsi qu'on produit les tissus les plus simples; les tissus unis qui, comme on le voit, se compOi^ent de fils longitudinaux parallèles, s'entre-croisent alternativement autour de fils transversaux également parallèles, de manière que les fils qui recouvrent le dessus d'une duite recouvrent le dessous de la duite suivante, et réciproquement; ce dont On peut s'assurer par la seule inspection d'un morceau de toile ou de tout autre tissu uni, taffetas, etc.
« Mais si, au lieu de deux lisses, on en emploie un plus grand nombre, par exemple quatre, et que les anneaux consécutifs de la môme lisse reçoivent les fils de la chalDu de quatre en quatre ; si enfin la disposition des lisses est telle que, lorsqu'une d'elles est élevée, elle reste dans cette position pendant le passage de deux duites pour s'abaisser ensuite, en sorte qu'il y en ait toujours deux d'élevées, quoiqu'il n'y en ait qu'une de changée à chaque passage do .a navette, il en résultera un croisement des fils qui donnera au tissu un aspect chevronné. L'espèce de tissu ainsi produit prend le nom de croisé: tels sont les coutils, les mérinos, etc.
a En multipliant le nombre des lisses, on peut faire varier beaucoup l'apparence du tissu, chaque fil de la chaîne pouvant passer sur une plus ou moins grande quantité de fils de trames avant de traverser d'une face a l'autre du tissu, c'est-à-dire de l'endroit à l'envers. Si l'on organise le mouvement de ces lisses de manière que deux ou plusieurs fils consécutifs de la chaîne traversent le tissu entre les deux mômes duites avant de retraverser le tissu, on obtient alors un dessin régulier formant des côles obliques allant d'une lisière à l'autre; ces côtes pour* ront être plus ou moins chevronnées et représentent des carreaux, des losanges, etc.
« Supposons mainlenailquecertains fils de
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IHCTIONNAJRE
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la chaîne soient éleyés oa abaissés pendant le passage d'un nombre de duites plus oju moins grand que celui qui délermioe le croisement régulier des autres tils de la chaîne, il en résultera, pourles pointsdu tissu 01^ ces fils auront êlé placés dans des conditions différentes des autres fils, une apparence particulière. Si ces Qls ont été abaissés, la trame sera plus à découvert en ce point à la surface supérieure et plus recouverte de Tautre côté ; le contraire aura lieu si les flis ont été élevés. EnGnJa différence sera encore plus sensible si la trame est d*une autre matière ou d'une autre couleur que la chaîne. Si donc, par un moyen quelconque, on neut choisir tels ou tels fils de la chaîne pour les soustraire à Kentrecroisement régulierdes autres fils, ce choix produira un dessin ou un ornement plus ou moins parfait, suivant le goût de la personne qui fera agir les fils. On parvient à ce résultat en rendant les anneaux indépendants les uns des autres, et en tirant en temps utile les cordes auxauelies les lisses sont attaciiées par groupes séparés. Mais, comme il serait impossible à l'ouvrier de savoir quel groupe de lisses il doit tirer à chaque instant pour les besoins du dessin qu'il exécute, si sa mémoire ou son intelligence devait seule les lui indiquer, on a recours k un autre ouvrier, nommé liseur^ qui suit le dessin sur une feuille de papier où il est tracé au moyen d'un nombre considérable de petits carreaux formés par des lignes perpendiculaires entre elles. Chacun de ces carreaux figure le point de croisement d'un fll de la chaîne et d'un fil de la trame, et leur coloration différente sur le dessin indique si en ce point le fil de la chaîne doit être levé ou abaissé. Des lignes plus grosses, disposées de dix en dix ou de ciuq en cinq, permettent au liseur de reconnaître ranidement les cordes à tirer pour lever les fils de la chaîne indiqués par le dessin. A sa voix, un autre ouvrier, nommé tireur de lacs^ tire les cordes convenables, et le tisseur lance la navette. Plusie.irs navettes chargées de trames de diverses couleurs sont à sa disposition ; s'il lance celle que demande le dessin, qu*elle lui soit indiquée par le tisseur ou par un fii semblable adapté au groupe de lisses levé par le tireur de lacs, il produira non seulement des dessins très-variés de formes, mais aussi de couleurs. Seulement, la lenteur d'un pareil procédé devait arrêter la production des étoffes brochées, que l'on fabriquait ainsi, et l'on comprend toute l'importance de l'invention de Jacquart, dont le résultat fut de supprimer le travail du tisseur et du tireur de lacs, en sorte que le tisseur peut à lui seul et plus facilement produire le dessin désiré.
« Dans le métier Jacquart, chaque lisse (ou groupe de lisses) est adaptée, au moyen d'une ficelle, à une tige verticale en fil de fer terminée en haut par un crochet. Ces liges sont disposées sur plusieurs rangs ; un poids ou un petit plomb suspendu au-dessous de chaque lisse les ramène à l'état libre lorsque rien n'agit sur elle. Chaque tige verticale
traverse un œil pratiqué dans une autre tige horizontale, ce qui forme deux systèmes d'aiguilles en nombre égal. Les aiguilles horizontales sont aussi disposées sur plusieurs rangs, et guidées par des trous percés à cet effet dans deux pièces de l'appareil, où elles ont un mouvement de va-et-vient horizontal; l'une de ces pièces |)orte le nom dV/ui, et chacun des trous qui y sont pratiqués renferme un petit ressort è boudin buttant contre l'eitrémilé de l'aiguille. Entre les ranjis des aiguilles verticales et au-dessous des crochets sont disposées des laraesmélalliques retenues à leurs extrémités par un châssis
3ui, au moyen d'un levier mu par une péale, peut s'élever verticalement et retombe de lui-même lorsqu'on cesse d'agir sur la pédale. Ce châssis, avec les lames qui le traversent, se nomme griffe; il est convenablement guidé dans son mouvetnent vertical pour ne dévier ni dans un sens ni dans l'aulre. Lorsqu'on appuie sur la pédale, les lames de la griffe, en s'élevant, déterminent le soulèvement des fils de la chaîne par leur rencontre avec les crochets des aiguilles verticales, mais il ne faut généralement soumettre à l'action de la griffe qu'un certain nombre d'aiguilles ; pour cela il suffit de repousser les aiguilles horizontales correspondantes sur leur ressort à boudin : dans ce mouvement elles entraînent les aiguilles verticales qui traversent l'œil, et, par une légère déviation, elles amènentau-dessusdes lames de la griffo les crochets des aiguilles qui doivent être soulevées pour élever les fils de la chaîne avec lesquels elles sont en communication par les lisses. La disposition contraire est possible, c'est-à-dire que les aiguilles repoussées peuvent dégager les crochets en prise. Maintenant, si, pour chaque duite à jeter, on a un moyen certain et indépendant de rintelligence de l'ouvrier de repousser celles des aiguillts horizontales qu'il convient de faire rentrer pour Teiécution de la partie du dessin ou du fond du tissu qui correspond à celle duite, la fabrication du tissu ouvré deviendra aussi facile que celle du tissu uni. Voici comment Jacquart a résolu ce problème.
Nous empruntons la description de son procédé à M. Bosquillon :
« On prisme à base carrée , improprement «appelé cylindre, et pouvant tourner sur « deux tourillons, est adapté à un chAssis « mobile sur un axe horizontal, de manière « que, lorsque le châssis est dans la position « verticale, une des faces du cylindre butte « contre une des extrémités des aiguilles « horizontales. Chaque face du cylindre est « percée d'un certain nombre de trous, dont « chacun reçoit l'extrémité de l'aiguille ho- « rizonlalequi y correspond; de sorte quVn « cet étal, quelle que soilla face du cylin<lrc «en contact avec les aiguilles horizontales » « aucune n'étant repoussée , aucune des ai- « guilles verticales ne sera déviée, et par « conséquent, suivant la disposition adoptée, « tous les fils de la chaîrje seront soulevés , « ou tous resteront en repos, si l'on élève la « griffe. Mais si, sur la face du cylindre en
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DES INVENTIONS
lenntaclafecles aiguilles horizontales, on a . ^iacé un carton percé de trous dont le nom-
< L>ivet la position auront été déterminés par t II partie du dessin que doit produire la
• duiteÀ jeter, les trous de ce canon laisse-
• roDt en place les aiguilles horizontales qui ileslraferserontel pénétreront dans les trous
• du cylindre placé derrière * tandis que les
• iBires aigoilles horizontales qui ne pour-
< ronl pas entrer dans les trous du cylindre ,
• lK>3cfaé par le carton, seront repoussées par i^doKi, délieront les aiguilles verticales I correspondantes , et il en résultera, au
• Ciomeot de l'ascension delà griffe ^Téléva-
• tiofldesaiguilles verticales dont les crochets *ieTf)ui en prise, et par conséquent le souihemeot des fils de la chaîne en communileotionarec ces aiguilles.
< Si maintenant nous concevons un nomitrtplusoQ moins grand de cartons sembla- I !)t^ percés chacun de trous, dont le nombre leila position soient en rapport avec la par^ ttedo dessin que doit produire la duite
• wrespondante à chaque carton; si nous » fHxeroos, en outre, tous ces cartons adaptés •ksuosaux autres sous forme déchaîne «♦tt^fiiï, et obligés d'arriver, dans leur
• vMre successif, sur la face du cylindre en
• fttîiclavec les aiguilles horizontales, nous «reprendrons comment, sans aucune préoc- •cvi;i!ion du tisseur, les fils de la chaîne •f/îfnables au dessin se trouveront levés à ••:î]ue duite, et comment un dessin régu-
• Vf pourra se trouver produit sans Tinter-
• vfolioD du liseur de dessins et du tireur de *<3fs.Si enfin les choses sont disposées de « Kianièreqne, lorsque laduite doit ôtre d'une •c'juleur différente, un fil de cette couleur
• seraoDire après une des lisses soulevées, le •îisseurreconnaîlra par là la navette qu'il •'ioil lancer, et il ne lui faudra qu'un faible
• ^î^éd'intelligence et d'attention pour pro-
• duirç ces magnifiques tissus si variés de •Msin et de couleur qui étonnent l'imagi-
• nation par leur régularité et leur éclat. »
• Tels sont les principes sur lesquels Jacfiîrt a fondé son ingénieuse machine , et jyi, guelles qu'aient été d'ailleurs les moœîwalions qu'on a tenté d'introduire dans la o>i«Mruclion de l'appareil, ont toujours été Jf^pectées par ceux qui ont cherché et réussi •''? perfectionner. Cette mécanique, depuis faranle ans, a été considérablement per- »: 'tonnée, et toujours elle appelle des mo- '•«-Mions nécessaires pour obtenir de beaux " grands effets. C'est en voulant reproduire ^* beaux dessins de châles Tjui nous arriut^^ 'Inde que M. Bosquillon, ancien wicanl de châles, s'est occupé des moyens ^p exécuter à moins de frais, »
^'JiDpléions ces données par l'exposé des F*nwîiioijiiements introduits dans la méca- °Jpe de Jacquart par M. Bosquillon (1).
j/^^inbinai^on nouvelle qu'il a adoptée, ^ précision dans l'exécution, lui donnaient •* <:eri,iude de se récupérer des avances
t|) Curait des Butietlns de la Société d^encoura-
qu'il aurait faites, sur le prix de la lecture antérieure à la mise en activité de ses mécaniques. Le produit de ce travail était dans une telle proportion, que la différence du montant d une lecture couvrait le prix de la mécaniaue Jacquart nouvelle. Ainsi, en mars 189^2, époque où ces mécaniques commencèrent 1 exécution des châles longs , M. Bosquillon établit la différence du prix des deux lectures d'un patron de 330 dizaines , 10 en 10 , à 9 couleurs en 16M.
La carte lue à Paris donne deux cartons de 30,000, 60,000 à 30 fr.
le mille 1,800 fr.
La même carte lue par le nouveau piquage donne 1 carton , 30,000, à 40 fr 1,200 fr.
Différence. ... 600 fr.
C'était donc 600 francs d'économie qui compensaient le prix coûtant de la mécanique : les premières sont revenues à 400 fr. ; elles font 1,640 par un seul carton.
Un patron decnâlecarré, de moitiéde 1640, en iw dizaines de 10 en 11 à 9 couleurs.
La carte lue h Paris donne deux cartons de 17,400 34,800 à 30 fr. 1,044 fr.
La même carte lue par le nouveau piquage donne un carton, de 17,400 à 40 fr 696 fr.
Différence. . . . 348 fr.
Ainsi dans le dessin du châle carré la différence est de 348 francs.
Ces calculs, etceux desdessinsque M. Bosquillon a exécutés jusqu'à la fin de l'année 1847, constatent l'avantage des mécaniques Jacquart nouvelles, qu'il désigne sous le nom de mécaniques Jacquart parisiennes.
Il est facile d*établir les avantages que ces mécaniques procureront aux fabricants d'étoffes pour meubles, de damas, de linge damassé de table, de rubans et de toutes les industries textiles.
On sait que les mécaniques Jacquart sont construites à simple griffe ou à double griffe. Les mécaniques Jacquart parisiennes sont à simple griffe pour les tissages à un fil au maillon ou à la lisse, et à double griffe pour la fabrication des châles façon cachemire.
Une mécanique Jacquart en bois h simpfd griffe, en 200, en 400, en 300, eu 600, a un cylindre percé du nombre de trous^ correspondants, et une griffe de 8 lames ou de 12 lames, suivant le nombre de rangées de trous dans la hauteur de Tune des facesdu cylindre. Dans les mécaniques Jacquart parisiennes h simple griffe, la ('on)hinaison étend les divisions à 800, 900 et 1000.
La griffe est une pièce de la mécanique à lames en fer bien également espacées, qui. est placée hurizonialement au-dessus du corps ou de la garniture des aiguilles; sa fonction est d'élever, au moyen d'un tirage mécanique qui agit par le pied de l'ouvrier, les crochets, dont la tête dépasse les lames après avoir traversé Tanneau de l'aiguille. Les lames sont au nombre de 16 pour les cylindres de 800 des mécaniques en fonte;
DICTIONNAIUE
MET
au nombre de 18 pour un cylindre de 900, et au nombre de 20 pour les cylindres de 1000. Les cylindres sont en cuivre, de la dimension d'un cylindre en bois, savoir : d'un 1^00 pour le cylindre de 800, d'un 500 pour le cylindre de 1000; celui de 900 est d'une dimension entre les deux MO et 500 : cette combinaison n'existe pas dans la Jacquart en bois ordinaire.
Les mécaniques à double griffe n'ont également qu'un cylindre, mais elles ont deux Sriffes l'une au bout de l'autre, disposées ans une position horizontale; elles fonctionnent l'une après l'autre; le nombre des aiguilles est égal aux trous de l'une des feces du cylindre, comme dans toutes les mécaniques Jacquart lorsqu'elles travaillent en plein compte; mais elles sont plus longues y et ont chacune deux anneaux , suivant la division des lames des griffes, non compris la chasse. C'est dans ces anneaux que passent les crochets, qui sont d'une longueur proportionnée à la hauteur de la lisse des chaînes; d'un bout, ils ont la tête recourbée uniformément en un bec ou coupée en biseau, qui passe au-dessus de la lame de la griffe, par l'extrémité inférieure; ces crochets sont recourbés en deux branches, et c'est dans Tenfourcheraent que ))ass6 un collet auquel sont attachées les lourches ou arcades qui tiennent les lissettes des maillons et des plombs.
Dans les mécaniques à double griffe, le nombre des crochets est double ; la moitié fonctionne par une griffe, l'autre moitié par rautre griffe. Les aiguilles et les crochets sont faits sur des mandrins; ils sont en fil de fer de bonne qualité.
Le cylindre ordinaire est une pièce en bois à quatre faces régulières, portant à Tune de ses entremîtes une lanterne en fer, et au centre du quadrilatère de chaque bout un tourillon ou axe en fer. Il est percé symétriquement de trous dont les centres sont espacés de 6 millimètres, par 26 sur la longueur et 8 en hauteur; ces 26 trous multipliés par 8, en deux tableaux séparés par la dimension d'un trou non percé, donnent bl6 trous pour un cylindre dit de 400; ces 26 rangées de trous multipliées par 12 trous de hauteur donnent, pour chaque tableau, 312 et 624 pour les deux.
Le cylindre est placé entre les bras du battant; il est ajusté devant la planchette des aiguilles, pour que les têtes de ces dernières puissent entrer dans les trous du cylindre et en sortir sans le moindre frottement; l'ouvrier, qui avec son pied foule la marche du métier, oblige par ce mouvement l'arbre à bascule et la griffe de s'élever; celle-ci porte sur le devant de la mécanique un longécrou taraudé muni à son extrémité d'un galet qui entre dans un excentrique adapté au battant; à l'état de repos, le galet presse le battaut et le cylindre contre la planchette des aiguilles. Lorsque la sriffe s'élève, le galet, dans le parcours de l'excentrique, éloigne le battant du cylindre; ce dernier, arrivé au terme de son écartement^ est forcé de
tourner et de présenter une autre face ( un crochet adapté à la jumelle de la mé^ nique; ce crochet, appelé loquet^ a saisi i des coins de la lanterne, tandis que celle^ tournant avec le cylindre, comprime i ressort qui appuie, par son mouvement rotation, sur le côté de la lanterne; ce u canisme force le cylindre de présenter d rément une face à la planchette.
Les mécaniques doubles Jacquart en b^ sont dans les divisions de 400/800, i 700/1,400, de 800/1600, de 900; 1,800 : <] dernières sont énormes. Les mécaniot^ Jacquart parisiennes è double griffe sont 800/1,600 et en 900/1,800; le cylindre a m 900 trous dans la dimension correponJai: à un 400/800; il ne faut qu'un seul cari pour exécuter le même dessin, qui se 1< ordinairement par deux montures do c< tons, deux mécaniques et deux cylindres bois.
La division des trous des cylindres et d trous de matrice est à peu près la niôc que l'ancienne division Jacquart lyonnais* elle est, du centre d'un trou à un autre, ( 0- 006 \W , soit 0- 006812 : cette ditTéren en plus est si minime, qu'elle ne préseo aucune difficulté pour dégarnir la mécaniqi de la moitié de ses aiguilles et de ses cr chets, et la faire travailler avec un cyliodi à grands trous; on peut ainsi exécuter ^ nouveau les anciennes lectures comiuij sionnées.
Le cylindre de la mécanique Jacquart e la pièce qui a réuni dans sa forme et dâf son perçage tout ce que l'on pouvait obtcp du seraple dans l'ancien usage de la tire; complication des dessins même de p*' d'effet rendait cet ancien système impos sible, outre qu'il était très-dispendieux. .La griffe, les aiguilles, les crochets or remplacé avec de grands avantages les ca^ sins, les poulies et la queue de rame. L lecture des cartons, assemblés en cbapelei a supprimé en grande partie la lecture au lacs de fil avec les gavassines. Ainsi les nié caniques Jacquart ont remplacé générale ment toutes les tires. A ces mécaniques oi attache le corps de fourches ou arcade comme si celles-ci étaient attachées aui cardes de rame. Avec ces mécaniques , lei fabricants ont exécuté de plus grands des| sins; c'est en recherchant l'exécution ave<i économie qu'ils ont apporté de rarnéliora^ tion dans les constructions des mécaniqut'Sj et qu'ils ont fait faire des progrès à loute^ les industries do tissage. i
La mécanique Jacquart parisienne con^ tribuera à rendre de nouveaux services \^^ l'économie qu'elle procure pour Texëcutiou d'un grand dessin par un seul carton contenant le double de trous dans la rf^^^^ dimension; à cette économie, qui est du» tiers, il faut ajouter Tordre qui résulM^i montage d'une seule mécanique en foot^»
au lieu de deux mécaniques Jacquart e»
bois. .
Du carton et de la lecture Jacquart- -^ J^^ carton est jusqu'à ce jour la meilleure t^'
MCT
DES INVEfiTlONS.
MET
jcfe employée pour exécuter avec'uiM
Ticnie célénté les dessins destinés à dire
fftadmls par le tissage au moyen de ia
Dccanique Jacquarl. Le prix de ce carton
[irie sairant sa qualité; les feuilles ont
r73 à 0"7i de longueur sur 0"4-6 de lar-
sur. Oa Hre 1,100 cartons de 400 dans 100
kdiiles, et un plus grand nombre en 200
i en 300; mais on en tire on nombre
iKÙKire eo 300 , 600 , 700, etc. , etc.
h lecture des dessins aux cartons de
Icqurt est d*un prix élevé : depuis l'em-
|bi des mécaniques » beaucoup de fabricants
\i de constructeurs ont cherché à écono-
user ces frais; M. Bosquillon, par Tappli-
biioo du piquage du carton, les a réduits de
DDiUi La mécanique Jacquart parisienne
Tii qu'une leciure de cartons , qui font
SBDetiuQoer d*une seule course 1,600 ou 1,800
MCts de dessin; la dimension de son car-
'4fi est celle d'un carton de 400 k 450. Dans
A mécaniques en bois, il faut deux cartons
^ exécuter le même travail. La lecture
a cartons de dessin est confiée à des
V^mes ou k des femmes munis d'une
^ dite d'accrochage. Le maître liseur re-
Ci chacun de ses liseurs un morceau de
is^ (ies embarbes , un semple de cordes
pb.'tâ chacune dans des trous de deux
iimi,â*un gril formant une tissette nouée
1 ii «ogueur de 0*1S à 0"16 ; ces cordes ,
>{u.»e {prolongent d'environ 2 mètres, sont
ma les unes k côté des autres contre
sKtraferse de bois ou une tringle de
U semple, ainsi disposé , s'accroche à la Mie d'accrochage ; i'ouvrier le dispose d'ap» Tordre qu'il a reçu et s'occupe de lire K morceau de carte de dessin. Les cartes de desiin sont des papiers imprimés par des »iâo<^hes gravées en carreaux, dont les »^es eo longueur représentent la chaîne et ^-es en travers les trames. Le dessinateur tnce sur ces iwpiers les objets gu'il veut Plaire, puis il les peint ou les fait peindre i:a corde, c'est-k-dire qu'il fait bien arrêter HscûDiours des objets , pour que le liseur '( iiiisse pas être induit en erreur en pre* Biiit des cordes qui changeraient leur
. tfuaod le liseur ne s'occupe que de sa '^tore, il passe une embarbe, après avoir •'vunt dans sa main gauche toutes les cordes ''«la course, qu'il a parcourues avec les 'l'igts de la main droite. Les embarbes sont '^«,rt)rdes longues, quelquefois de 2 mètres ^ attachées une k une le long d*une corde- '■^He forte appelée arbre. Le liseur en passe 'loe dans le semple k chaque lac qu'il a fini ^<^'ire, et, lorsque toutes les prises d'une ^«rse sont terminées, il fait un nœud de ^ embarbes; k chaque course il en fait •aiant, puis, quand lelnombre de courses '^tamté à la dizaine du papier, il indique sur UQ papier le chifiTre de la dizaine qu'il < t^ioée, et l'assujettit k la dernière em- Jj«*e. Ccsl dans l'attention du liseur , c'est ^•tt l'ordre qu'il apporte k la lecture» que ^^nsute une bonne exécution du dessin.
Les maîtres liseurs coupent et divisent les cartes de dessins en autant de parties qu'ils croient convenable pour mettre \f^s parties en lecture entre plusieurs liseurs ; ils ont l'attention de bien numéroter chaque partie, et la reçoivent avec la même désignation, pour ne pas faire d'erreurs lors de la rentrée des semples. Les lectures par les semples k accrochage permettent à des maîtres actifs de pouvoir livrer une lecture complète de [)lusieurs milliers de cartons dans des délais très-rapprochés. Dans les mécaniques Jaequart parisiennes la lecture et le piquage sont établis pour travailler avec la plus grande célérité.
Du piquage des cartons de Jacquart, — Le piquage des cartons s'exécute en grande partie, jusqu'k ce jour, au moyen de deux machines : 1* Un métier disposé avec des cordes, pour transmettre les prises des lectures desembarbes k des poinçons qui sont poussés dans une matrice placée au devant au bâti ; 3" Une presse k balancier fixée solidement sur une table, recevant la matrice des poinçons. Cette matrice, détachée de la première machine, est placée sur d'autres matrices entre lesquelles on a passé un carton ; alors, le tout étant poussésousleplat delà presse, l'ouvrier fait agir le balancier, et le carton est piqué.
Ce mécanisme est ancien, il est peu expé* ditif; les plaques des matrices exigent souvent des réparations. M. Bosquillon a adopté le piquage accéléré pour compléter son nouveau système d'économie ; il a remplacé la presse k bascule par une forte vis qui agit de bas en haut et permet de percer d'un seul coup un carton de 1,000 trous.
Les piquages accélérés réunissent, dans le même bâti, le tirage des embarbes, dont le semple a été replacé k la boite d'accrochage» et le piquage des cartons, sans déplacement d'aucune matrice. Les matrices correspondent avec tant de régularité, qu'il n'existe pas le moindre frottement entre elles ; elles durent longtemps avant d'avoir besoin de réparations.
Quand le liseur a terminé la lecture de la carte qui lui a été remise, il la rapporte^ avec le semple garni de ses embarbes, au maître liseur ; celui-ci lui rend un autre mor* ceau de carte, un semple vide avec le gril, et de plus un paquet d'erobart^s en quantité suffisante pour la lecture de la carte.
Le mettre liseur est le propriétaire du piquage accéléré, pièce d'une haute valeur par sa construction et par le travail d une trèsgrande complication de cordes, qui d'un côté sont fixées k la boîte d'accrochage, et de 1 autre font descendre des poinçons dans les matrices. Ces cordes sont longues et en noni^ bre double des trous des matrices du piquage ; les trous des matrices sont en rapport exact avec les trous des cylindres de» mécaniques Jacquart. Les cordes d'un c6té, qui aboutissent a la botte d'accrochage, sont attachées chacune k l'autre bout, k un plomb qui tient cette corde fortement tondue ; de ces plombs partent d'autres cordes , dont chacune est accrochée à l'un des poin-
MET
DICTICNNAIRB
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reçoit dans sa partie sapérieure , qui a la forme d*utie fourchette , la douille de la roue mobile , de sorte que le mouvement de ce levier y qui a lieu t.intôt à droite et tantôt à gauche, bit engager les broches dans le croisillon ou les en fait sortir; ce qui rétablit ou interrompt le mouvement du métier.
L'extrémité inférieure du même levier est retenue par la corde qui tient au martinet de la navette; cette corde suit ses mouvements et retombe sur la roue , lorsque lui-même retombe et lâche la corde. Le levier est alors rencontré par un crochet qui le pousse; c'est ee qui interrompt le mouvement. Un second crochet , diamétralement opposé au premier, remplit les mêmes fonctions que celui-ci ; il est nécessaire , parce que la navette passe deux fois pendant que la roue fait une seule révolution.
1808. — Le second perfectionnement apporté par M. Biard à sa machine à lisser a pour but Taraélioration dans le tissage des toiles de Gl, de lin et de chanvre. Pour obtenir une toile forte d'une bonne qualité, il est nécessaire que la chasse frappe deux fois: la première fois immédiatement après le passage de la navette et pendant que Ton- ▼erture de In chaîne existe ; la seconde fois lorsque Touvrier a croisé la chatne sur le fil de la trame. M. Biard obtient ces effets en rempla^'ant dans sa machine : 1* les deux roues circulaires excentriques qui exercent la pression sur les pédales par deux pièces particulières; 2* la pièce qui détermine la chute du battant et qui sert à le relever , par une autre pièce qui donne deux chutes au battant penuant une demi-révolution. La première cnule doit avoir lieu pendant l'ouverture de la chaîne , et la seconde lorsque la chatne est crnisée. Lors du départ de la navette, le battant est levé par un point situé sur la perpendiculaire à un des côtés du carré de l'axe ; un autre point presse aussi perpendiculairement sur la pédale; un arc soutient le battant également levé , et un second arc pareil au premier sert à mainr tenir la chatne également ouverte pendant le passage de la navette. Le premier coup de battant s'opère, et la pression sur la pédale s'exerce vers les points que l'on vient de désigner. Une dent soulève le battant et le laisse retomber une seconde fois ; au second coup du même ballant, la pédale est arrivée au point le plus près de Taxe ; mais en même temps que cette première pédale s'est rapprochée de Taxe en parcourant 90 degrés , le croisement de la chatne s'est opéré en passant sur l'autre pédale à l'instant même où le second coup du battant se fait. Le battant est ensuite relevé , et la seconde révolution a lieu et opère comme la première. Pour obtenir un tissu bien fait, il faut que le fil de la trame soit bien tendu. 11 illut pour cela empêcher la réaction de la navette. C'est ce qu'on obtient au moyen d'un levier qui a quatre lignes d'épaisseur , et dont la surface est |)lacée horizontalement et parallèlement h la navette. Le levier est fvnau pour qu'on puisse introduire un petit
coin en bois, au moyen duquel on règle h volonté la pression sur la navette. {Brevets fU)n publiés , 1810.)
M. X. Buchet a obtenu un brevet de cinq ans pour un métier de tisserand au moyen duquel on peut faire plusieurs pièces à la fois. Le corps de ce métier est à peu de chose près le même que celui d'un métier à calicot ; la différence entre ces deux métiers consiste princifialement dans le battant , qui est différemment disposé, suivant la largeur des pièces. Pour les pièces étroites , telles que le nankin , le battant porte dans sa partie inférieure une coulisse dans laquelle se meut un conducteur portant trois taquets ou petits morceaux de bois , qui chassent les deux navettes volantes, qui n'ont pas de roulettes et qui sont plus petites que celles ordinairerement en usage, ce qui leur permet de se mouvoir plus facilement. Ce conducteur est retenu par deux vis, et peut, à Taide de deux rainures allongées, avoir tout le mouvement nécessaire. C'est au moyen d'une poignée placée au milieu de ce conducteur que le tisserand, par un mouvement de va-et-vient à droite et à gauche, opère la chasse des deux navettes. Pour les pièces plus larges, les navettes sont mises en mouvement par l'impulsion de taquets glissant le long de tringles en fer rond. A ces taquets sont attachées des cordes qui passent sur des poulies, et qui se réunissent et se fixent à une poignée en bois, avec laquelle le tisserand fait agir les navettes. [Brevets publiés^ tome IV, page 281.)
M. Lecoq^ menuisier à Rouen ^ 1813. — La Société d'émulation de Rouen a décerné une médaille d'argent à M. Lecog pour un perfectionnement dans les métiers à lisser au moyen duquel plusieurs navettes chargées de tils de plusieurs couleurs, se trouvent placées suivant le besoin de Touvrier, sans que le travail du tissage se trouve ralenti. (Moniteur de 1813. page 652.)
MÈTRE, SYSTEME MÉTRIQUE. — En voyant le nombre prodigieux de mesures eu usage non-seulement chez les peuples, mais dans la même nation, leurs divisions bizarres et incommodes pour les calculs, la difCculte de les connaître et de les comparer, enfin l'embarras et les fraudes qui- en résultent dans le commerce, l'Assemblée constituante sentit qu elle rendrait le plus grand service à la société en imposant à la France et en proposant à tous les peuples l'adoption d'un système de mesures dont les divisions uniformes se prêtassent plus facilement au calcul, et qui dérivassent de la manière la moins arbitraire d'une mesure fondamentale indiquée par la nature.
Le 8 mai 1790, cette célèbre assemblée rendit un décret d'après lequel le roi des Français devait engager le roi de la Grande- Bretagne à réunir aux savants français, choisis par l'Académie des sciences, un nombre égal desavantsdela Société royaledeLondres, pour déterminer en commun la longueur du pendule simple qui bat la seconde à là lalitude moyenne de 45" et au niveau de la mor.
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DES INVENTIONS
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iXte loogueor devait former TuDité des biefuresquelesdeuxnationsauraient ensuite l^ropagées parmi tous les peuples civilisés. Us évéoemeDls politiques ne permirent pas fttte réaniOD et la commission des académiciens français dut agir seule. Elle avait trois points principaux à fixer : la division du sjstèice, le choix de Tunité, et le rap- («rt des diverses mesures à cette unité foncifloeolale.
L'aranlage de la division en nombre égal \ celai des chiffres de la numération est in)p incontestable pour qu'il n'ait pas dû kn admis dès Tabord. Mais il fallait se dérider entre le système décimal en usage et > système duodécimal, dont Tintroduction rûûiigéun changement complet dans nos ums de nuDQération et d'arithmétique.
Ifs difficultés que présentait une pareille utooratioo arrètèrentles savants commissaic», et rhabitude prévalut.
«Uidentité du calcul décimal» a dit La* l'tafie, et de celui des nombres entiers ne bisse aacun doute sur les avantages de la tmioDde toutes les espèces de mesures eu loties décimales; il suffit, pour s'en con- ^rm^ de comparer les difficultés des mul- . 'allons et des divisions complètes, avec <^!xilité des mêmes opérations sur les ^mns entiers; facililé qui devient plus priBiJe encore au moyen des logarithmes, ^'■Hn peut rendre, par des instruments 'ufies et peu coûteux, Tusage extrème- '^M populaire. A la vérité, notre échelle i^Mtique n'est point divisible par 3 et K^, deuxdiviseurs que leursimplicité rend tresHisuels. L*addition de ^deux nouveaux cracièreseût suffi pour lui procurer cet 3'aBtage ; mais un changement aussi consi* dénhle aurait été infailliblement rejeté avec iesjslème de mesures qu'on lui aurait sutordoQoé. D'ailleurs, l'échelle duodécimale *i inconvénient d'exiger que l'on retienne i^prijduit de douze premiers nombres, ce qoi surpasse Tordioaire étendue de la méluuire, è laquelle l'échelle décimale est bien {•Hiportionnée. Enfin, on aurait perdu l'a van* (^4e qui probablement donna naissance à ^'ire arithmétique, celui de faire servira la jiooiératioo les doigts de la main. On ne uaiançadonc point à adopter la division dé* Çutale, et pour mettre de l'uniformité dans ie s)stème entier des mesures, on résolut fit lis dériver toutes d'une même mesure 't^ire et de ses divisions décimales. La luestioD fut ainsi réduite au choix de cette ^^ore universelle, à laquelle on donne le iOQi de mètre (1). »
^ )oo|sueur du pendule et celle d'un cer- 'le terrestre sontlesdeux principaux moyens •l^olTre la nature pour fixer d'une manière i^ll^^able Tunité des mesures linéaires, '««pendants l'un et l'autre des révolutions ^ales, ils ne peuvent éprouver d'altération |«QMbie que par de très-grands changements ^ la constitution physique de la terre.
(l)du grec fr/TM, mesure, parce que, en eCEet, c'esi
* *«wre par eueilence.
a Le premier moyen, d'un usage facile, a rinconvénient,dit Laplace, de faire dépendre la mesure de la distance de deux éléments qui lui sont hétérogènes, la pesanteur et le temps dont la division est d'ailleurs arbitraire, et dont on ne pouvait pas admettre la division sexagésimale pour fondement d'un système décimal de mesures. 9 La commis* sion, craignant d'ailleurs que le choix du pendule à ii^5% quoique ce fût bien réellement la latitude moyenne, ne fût réprouvé par les peuples qui n'avaient pas cette latitude, voulut choisir une base plus large et véritablement universelle, en la prenant sur la terre elle-même. Ce moyen [)araît avoir été employé de toute antiquité, tant il est naturel à l'homme de rapporter les mesures itinéraires aux dimensions mêmes du globe qu'il habite. « En sorte, dit Laplace, qu'en se transportant sur ce globe, il connaisse par la seule dénomination de l'espace parcouru, le rapport de cet espace au circuit entier de la terre. On trouve encore à cela l'avantage de faire correspondre les mesures nautiques avec les mesures célestes. Souvent le navigateur a besoin de déterminer l'un par l'autre le chemin qu'il a décrit et l'arc céleste compris entre les zéniths des lieux de son départ et de son arrivée; il est donc intéressant que Tune de ces mesures soit l'expression de l'autre, à la différence près de leurs unités. Mais, pour cela, l'unité fondamentale des mesures linéaires doit être une par* tie aliquote du méridien terrestre qui cor«r responde à Tune des divisions de la circonférence. Ainsi le choix du mètre fut réduit è celui de l'unité des angles.
« L'angle droit esl la limite des inclinaisons d'une ligne sur un plan, et de la hauteur des objets sur Thorizoï;! ; d'ailleurSy c'est dans le premier quart de la circonférence que se forment les sinus et généralement toutes les lignes que la trigonométrie emploie, et dont les rapports avec le rayon ont été réduits en tables. Il était donc naturel de prendre l'angle droit ()0ur l'unité et le quart de la circonférence pour l'unité de leur mesure. On le divisa en parties décimales, et, pour avoir des mesures correspondantes sur la terre, on divisa dans les mêmes parties le quart du méridien terrestre. Ce qui a été fait dans l'antiquité, car la mesurede la terre citée par Aristole, et dont l'origine est inconnue, donne 100,000 stades au quart du méridien. Il ne s'agissait plus
3ue d'avoir exactement sa longueur. Mais abord quel est le rapport d'un arc du méridien mesuré à une latitude donnée au méridien entier? Dans les hypothèses les plus naturelles sur la constitution du sphéroïde terrestre, la différence des méridiens eçt insensible, et le degré décimai dont ^e milieu répond à la latitude moyenne est la centième partie du quart du méridien. L'erreur de ces hypothèses ne pourrait infiuer que sur les distances géographiques, où elle u'e^t d'aucune importance. On pouvait âoùG conclure la grandeur du quart du méridien de celle de 1 arc qui traverse la France de-
4iZ MET
OBSBRTikTfOMS ET RteLBS ▲ SUIVRE.
Les multiplicateurs qui composent ce tra- Tail contiennent un nombre variable de décimales. Tels qu*ils sont , ils conduisent à un degré d*approiimation satisfaisant.
Néanmoins, pour ne pas s'embarrasser de calculs dans les opérations peu importan'.es ou qui ne nécessitent pas une grande exactitude, on pourra réduire le nombre des décimales.
Alors, prenez trois décimales dans les mesures linéaires et celles de pesanteur « quatre dans les mesures de surface, six dans les mesures de volume, en ayant soin toutefois d'augmenter ce nombre , si les premiers ordres d'unités ne sont pas exprimés par des chiffres significatifs.
Toutes les opérations indiquées conduisent au produit de deux facteurs, dont un au moins est pourvu de décimales ; on se rappellera donc cette règle très-simple :
jSffectuer la multiplication comme celle des nombres entiers , c^est-^-dire abstraction faite de la virgule , et séparer à la droite du produit autant de décimales qu'il y en a dans les deux fadeurs.
Dans les résultats , si la partie entière fournit des mètres linéaires, la 1" décimale exprime des décimètres ; la 2% des centimètres; la 3* des millimètres.
S'il s'agit de mètres carrés, les 3 premières décimales expriment des décimètres c; les 2 suivantes, des centimètres c. ; les deux suivantes , des millimètres c.
D'où les quatre premières expriment des centimètres et les six ensemble des millimètres c.
D'après cela, si le nombre des décimales est impair, rendez-le pair par l'addition d'un zéro.
Dans les fraclions de mètre cb., les 3 premières décimales expriment des décim. cb., les 3 suivantes, des centimètres cb.; les 3 suivantes des miilim. cb.
Chaque ordre devant être exprimé par 3 chiffres, complétez le dernier ; pour cela, ajoutez autant de zéros qu'il en laut pour le rendre ternaire.
LONGUEUR
NOMENCLATURE NOCVELLB.
Jlèlre f unité principale.
MULTIPLES
Dcca — =10 inèlrcs.
Heclo— = iOO >
Kilo— = ICOO »
Myria— = 10000 »