Acte de Demande
0 Dteo saint ! père des lumières, qui éc!ai« rez tout homme qui vient en ce monde, enfoyez dans mon cœur un trait de cette lumière céleste, pour bien connaître, détes^ ter et déclarer les péchés que j'ai commis contre votre inflnie bonté.
Mère de mon Dieu, si remplie de charité enfers les pécheurs qui désirent sincèrement de se convertir , assistez-moi de votre secours ; car vous êtes après Dieu mon espé«raoce. Mon ange gardien, aidez-moi à connaître les fautes dont je me suis rendu coupable envers Dieu. Saints et saintes du paradis» priez pour moi, afin que je fasse de dignes fruits de pénitence.
Prière pour F examen.
O Jésus! mon Sauveur et mon Dieu, je vous offre l'examen que je vais faire pour ElloriOer votre divine justice ; {'espère de votre infinie t>onté, que vous m accorderez U grftce de me disposer saintement, et en-
(t) On peat consofter, snr ces matières, tant de bniis livres qui ont traité de la confession, eiurc a;if m h: P. Judde, lom. lit et V ; Gobinet, etc.
DlCTIO.^.V DKS HdULGK.NCBS.
suite celle de ne jnmais plus vous ofTefisor. C'est dans Tinlention d'accomplir votre sainte volonté, et avec tous les motifs qui peuvent vous procurer plus de gloire, que je désire de le faire, comme si c était pour la dernière lois de ma vie.
Ici on fait son examen ; mais on doit observer que, pour les personnes timorées qui s'approchent souvent des sacrements, l'examen doit être court, et nullement inquiet et scrupuleux. Voici, d'après le P. JuiJde, les principaux articles qu'on ne doit pas omettre dans son examen.
1* La négliçencedans les exercices de piété, surtout si elle est habituelle. On ne peut longtemps les omettre, ou volontairement les faire mal , sans s'exposer à commettre beaucoup de péchés. L'Es()rit-Saint nous dit formellement que celui qui néglige les petites choses tonU^era peu à peu.
2* S'approcher des sacrements sans préparation, sans en retirer de fruit, sans désir de devenir meilleur.
3^ Tout ce qui regarde la pureté, en actions, paroles et pensées; se souvenant qu'il y a peu de fautes en cette matière qui ne soient graves, si elles sont volontaires. Voir si l'on ne fait point de lectures dangereuses; s'il n'y a rien de licencieux dans les entretiens même domestiques ; si l'on n'a point de familiarité trop humaine ou trop charnelle avec les personnes de l'un et de l'autre sexe ; siVon garde sur soi-mèmela plus exacte pudeur.
4* Pour la modestie chrétienne, si l'on n*a rien qui blesse la simplicité de son état, et s'il n'y a point de vanité dans son extérieur.
5* Sur I obéissance, si l'on a le respect convenable tant intérieur Qu'extérieur pour les personnes uni sont an-dessus de nous; si on ne se révolte point en secret ou en public contre leurs ordres, si on ne relève point malignement leurs défauts, et si l'on ne fait point perdre aux autres la confiance qu'ils ont en eux.
^ Sur la charité » si l'on ne parle mal de
{personne, si Ton ne fait point de rapports iaux ou indiscrets, si l'on ne sème pomt la discorde parmi les frères ; si, par envie, par jalousie, on ne les décrie pas; si Tonne rai»porte point secrètement aux autres ce que l'on ne devrait point leur dire ; si on n'a injurié personne, si on a pratiqué la douceur envers tous, la miséricorde envers les pauvres, etc.
7* Sur l'emploi : si l'on ne perd pas son temps, si on s'acquitte des devoirs de son état avec zèle et avec application, comme de la plus rigoureuse obligation, si Ton a bien soin des mœurs et de rinstruction de ceux qui sont confiés à nos soins, si on leur donne bon exemple, si l'on n'en méprise, si l'on n'en néglige, si l'on n'en maltraite aucun, si on sanctifie ses actions, etc.
Sèniiments de eontrition.
Dans l'examen de conscience, il ne faut pas passer tout le temps à ta recherche do ses péchés ; il iaut en consacrer une bonne
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DICTIOÎNNAIUK
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pflTlie, el au moins un demi-quart d'heure, îi la douleur de ses péchés. On a déjà remarqué combien la contrition était nécessaire. Voici les deux moyens qu'il faut prendre pour l'obtenir : 1* s'y eiciter par quelques considérations sur les funestes effets du péché; S" la demander à Dieu avec instance.
On s'y excite parla considération attentive de la grandeur des bienfaits de Dieu que Ton a offensé, ou par la vue des peines que J'on a méritées et les dangers terribles où l'on s'est exposé en Toffensant ; on n'aura pas plus tôt compris fortement Tun et l'autre « qu'on détestera nécessairement son offense.
C'est une coutume très-sage et très-solidement fondée, quand on se confesse fréquemment etqu'on n'a nasde fautes considérables h se reprocher, do joindre toujours, ou en général ou en particulier, aux fautes présentes dont on s'accuse, quelques-uns des néchés r&ssés qui peuvent exciter davantage la contrition et l'assurer.
Comme la contrition est particulièrement l'ouvrage de Dieu, il faut surtout la lui demander avec instance. On pourrait pour cela ilire utilement le Chapelet des cinq Plaies, et la prière suivante. Si , api es avoir fait ces prières, on a encore quelque temps avant de pouvoir se confesser, on l'emploiera •ou à la méditation, ou à la récitation du Rosaire ou de auelques-unes des prières que Ton trouve dans ce Recueil, par cxemplCi celles de l'amour de Dieu, et autres.
AcUs de Contrition et de Ferme Propos.
Les biens que j'ai reçus de vous, ô mon Dieu l sont en si grand nombre, que je ne saurais les exprimer ; vous m'avez tiré du néant ; vous avez créé mon Ame à votre image; vous m'avez rendu capable de vous voir et de vous posséder pendant toute l'éternité; vous m'avez donné un cœur, un corps, pour être employés à vous servir et à vous aimer; vous m'avez souffert jusqu'à cette heure, malgré tous mes péchés. 0 mon Dieu 1 mon unique espérance, comment puisje m'en souvenir sans vous aimer? Combien de fois la mort aurait pu me surprendre au milieu de mes égarements I Combien de millions d'Ames brûlent maintenant dans les enfers pour des péchés moindres que ceux que j'ai eu le malneurde commettre 1 et que serais-je devenu si vous m'eussiez traité comme tant d'autres? Où serais-je maintenant, ù mon Dieu? Je ne puis y penser sans frémir I...
Vous éles mort pour moi, ô mon Sauveur! vous avez versé pour moi jusqu'à la dernière goutte de votre sang; vous m'avez toutdonné, vos grAçes, vos mérites, votre sainte mère, votre personne tout entière ; vous m'ouvrez votre cœur sacré pour me recevoir. O mon Dieu 1 que n'aurais-je pas dû faire pour reconnaître de si grands biens I
Mais, hélas 1 que vous ai-je rendu pour tant défaveurs 1 Par l'ingratitude la plus noire, je me suis révolté contre vous, j'ai levé la uiaiu pour vous maltraiter; je vous ai cruci-
fié autant de fois que j'ai commis de péchés... Ce sont mes vanités qui vous ont couronné d'épines, mes mauvaises paroles qai vous ont couvert de crachats, mes actions criminelles qui vous ont percé les pieds el les mains, mes sensualités qui ont déchiré volro corps adorable. Au lieu de profiter de ce sang précieux que votre amour vous a fait répandre pour moi, je l'ai, par une horrible malice, méprisé et foulé aux pieds.
Après cela, comment pouvez-vous me souffrir, ô mon Dieu? Comment puis-je paraître devant vous? Comment osé-je lever les yeui pour vous regarder?
Que ferai-je, ô mon Dieu 1 ah I j*irai k mon Père; je lui dirai : mon Père, je ne suis pas digne d'être appelé votre enfant. Non, mon Dieu, je ne le mérite point; je ne suis plus digne de vos embrassements. Hetlcz-moiau nombre de vos esclaves ; ayez pitié de moi selon votre grande et très-grande miséricorde.
Vous savez, Seigneur, que j'ai bien pu» par ma malice, vous ofTenser et me précifitor dans les enfers ; mais je ne puis pas de mto sortir de rétat du péché et réparer le u^l que j'ai fait. 0 mon Dieu I lendez-rnoi uue main secourabie; retirez-moi de Tablmeoù mes péchés m'ont enfoncé : vous seul poovH sauver mon âme, hâtez-vous de me secourir, ce que je demande uniquement, c'est la con* trition de mes péchés; je vous la demarrôe de tout mon cœur ; je vous la demande par Jésus-Christ votre fils et mon Sauveur. Voyei ses larmes, voyez son sang, voyez ses plaies, voyez sa douleur, voyez sou cœur : à la vue de ce cœur adorable et de son sang précieux, pardonnez-moi, Seigneur.
C'en est fait, mon Dieu, je ne veux plus vous offenser ; dès ce moment, je coounence à vous aimer. Oui, vous êtes le Dieu de mon cœur Je vous aime de toute mon âme, parce que vous êtes infiniment aimable. Jerenonce pour toujours au péché, parce qu'il vous déplail : je déteste tous ceux que j'ai comoiiN et les déteste pour l'amour de vous, parce qu'ils vous offensent et que vous êtes infiniment saint, infiniment bon, infinimeDi aimable. Je suis dans la ferme résolution de ne plus les commettre. Mais, mon Dieu, tous connaissez ma faiblesse, daignez me forufier. Jésus , aimable Jésus, qui' oie donmi cette bonne volonté, bénissez-la de telle sorb) que, quelques occasions qui se présenteou (Quelques tentations qui m'attaquent, jamai» je ne me sépare de vous ni de votre amour.