Ainsi soit-il
Voy. Tarticle précédent et Noil.
ÉV^ANGILE (Explication de 1). [Voy. Doc-
EXAMEN DE * CONSCIENCE." Un des
moyens les plus propres à opérer notre sanctification et notre salut est, sans contredit, l'examen de conscience. Les saints nous le recommandent tellement, qu'ils ne veulent pas même qu*on sVn dispense pour cause de maladie. On doit donc prendre pour règle invariable de ne l'omettre aucun jour de la vie, sous quelque prétexte que ce soit. 11 n'est pas nécessaire d'être k genoux en le faisant; on peut être debout ou assis, ou même dans le lit, lorsqu'on a quelqiM raison pour cela; résidentiel est de le faire avec exactitude, avec la contritioa du passé et un ferme propos de l'avenir.
C'est iiarticulièrement è la fln de la journée qu'if importe de faire l'examen de conscience. Beaucoup de personnes le font en* core è midi, et on ne peut que recommander celte pratique; m^is du moins il est indisf>ensaule de le faire le soir, ou à ia prière, ou avant de se coucher; six ou sept minutes peuvent sudire pour cela.
Il y a deux sortes d'examens de cons-cience; le général et le parliculier. Le général se fait sur les fautes que l'on a commises le long du jour, en pensées, en paroles et en actions; et il s'appelle général, parce qu'il embrasse généralement toutes choses. Le particulier se fait sur une seule matière, sur une vertu particulière à acquérir, comme la patience, rtiumilité, la présence de Dieu,
la conformité à sa volonté; ou sur un défau', k éviter comme la vanité, la colère» l'habitude de dire des paroles contraires à la charité, à la bonne édification, etc. Quand on a déterminé un sujet particulier, il est essentiel d'y insister et de ne pas l'abandonner iusqu'à ce qu*on soit notablement eorrisé du défaut que Ton avait è combattre, et qu on pratique avec facilité la vertu que l'on se proposait d'acquérir. Voyez sur Cexamen particulier^ la Perfection chrétienne^ de Rodrigue^, r* part., vir traité, où cette matière est parfaitement développée; le Combat spirituelf ch. 3k ; la Vie dévoie , part, v , ch. 3.
Il y a des indulgences attachées k cet exercice, pourvu que l'on ait un chapelet ou médaille bénits par le Pape ou par tout autre
f>rêtre qui en a le pouvoir, ainsi que nous 'avons remarqué.
Voici, en peu de mots, la méthode que l'on peut suivre pour faire son examen de conscience :
1' Se mettre en la présence de Dieu, l'adorer et s'humilier devant lui ;
3* Le remercier de ses bienfaits, et surtout de ceux que l'on a reçus pendant la journée;
3* Invoquer les lumières de l'Esprit Saint par quelque fervente prière, comme : Feni, iancte Spiritus ^ ou antres semblables , et lui demander deux grAces : la première, de connaître ses péchés ; et la seconde, de les détester;
4* Examiner toutes ses actions et tous ses instants, depuis le lever ou depuis le dernier examen ; voir les fautes que l'on a commises par pensées, par paroles, par actions, par omissions;
5* S'examiner sur le sujet de Texamen particulier, c'est-à-dire sur la vertu que l'on s'est proposé d'acquérir et sur le défaut dont on désire se corriger;
6* Comparer son examen avec celui du jour précédent; voir si on a commis moins de fautes, et si on a fait plus d'actes de vertus ;
T Faire un acte de contrition, et prendro des résolutions pour l'avenir;
8* Implorer le secours de Dieu et se recoii>* mander à la sainte Vierge. (Voy. Co?irKSSio!f.) EXAUDI NOS, Voy. Piiêparatio!! a la