U* JOUR
1*' Point.. Maier divinœ gratiœ^ Mère de la divine grâce.
Saint Anselme appelle Marie : « Mère de toutes les grâces (3); » et le bienheureux
(I) Oratio Virginis habet miioncm imperîl. S. Ànion.
(t\ Qusrarous gratlaro, el pcr Marîam qnœramus. S, Bernêrd,
(3) Maicr mnoium gratiaruoi. & Amelm.
Raimond Jourdan, qui ptr humiUlé se taj. sait appeler l'Idiot : « Trésorière des grl ces (1). n Saint Bernardin de Sieonediiqic c toutes les grâces qui nous vienaent dt Dieu, c'est par les mains de Marie que oom les recevons; c'est Marie qui les dispense^ qui elle veut, quand elle veut, et comme elle veut (2), » Elle le dit elie-aiêine : i U Seigneur a mis en mes mains tooles ks richesses de ses grâces, afin que j'en Pimchisse ceux qui m'aiment (3). » Ainsi, t grande reine, si je vous aime, je ne seul plus pauvre comme je le suis. Je veuxdoo: vous aimer, après Dieu, et je tous aioe réellement par-dessus toutes choses; oui) augmentez encore ma tendresse et jm amour pour vous. Saint Bonaventure m'assure que « celui que vous voulez sauver sen sauvé (4). nie vous dirai dope avec ce mè» saint : « 0 salut de ceux qui vousiaTûqseai, préservez-moi de l'enfer; et pour celi^pfr servez-moi d'abord du péché, quiestli.<aif voie qui mène à l'enfer. »
IV Point. Maler purissima^ Mèrelrte-T^.
Cette Mère Vierge, cette colombe, «a de pureté, rend chasies et purs ceuiipt'i servent. Lorsque Marie était sur la Unt dit saint Ambroise, « sa seule préseaceifis-
Ïârait l'amour de la pureté (5). > Le Saic^ esprit la nomme le lis entre les épims 6.; car, dit saint Denys le Chartreux, toutes lé» autres vierges sont des épines pour efle^ mêmes ou pour ceux qui les voient; m là sainte Vierge ne fut épine ni pour elle ni pour les autres, car elle n'inspirait à loos ceux qui la regardaient, qu^ des sealiiDeflis purs et saints. Le docteur angélique disait que les images de cette chaste toorterelid éteignent l'amour impur en ceux qui les contemj)lent avec dévotion; et le véoénUt Jean Avila raconte que nombre depersonoes tentées d'impureté se sont conservées pores et chastes par la dévotion à la sainte Vjergf* O qu'elle est grande surtout la vertu duooia de Marie pour vaincre ces teotatioosl 0 Vierge très-pure , délivrez-moi de ce «»; faites que dans les tentations je recoure toujours à vous, et que je vous invoque tant que la tentation durera.
Iir Point. Jlfa^er anvto/ala, Mère saos U* che.
Marie fut cette femme parfaite qui ptrvt aux yeux de Dieu toute belle et sanstacbt: « Vous êtes toute belle, ma bieo-aimée, \^ dit le Seigneur , aucune tache n^ ^ vous (7). » C'est pour cela qu'elle fut ^
(1) Thesauraria gratianiin. /^toia. .
(2) Oinnia dona, ei graUse , quibus voHf 4**'' vuli, et auomodo vult, per ipsiua uaam éi^ftf^ liir. S. Bernard. Sen.
(3) Mecum sanl diviiiae, qI ditem fiigeaU» i^ Prov. VI».
(4) Quem ipsa vis, salvus crit.,.. 0 lal» ^ ^^ canUum. S. Bonav. ^^
(5) Tanu erat Maris gratia , ut si qaii m^ise» iniegriuiis insigne donum conrerret 5. A»*^*
(6j Sicul lilium inter spin^is, sic arnica w^^ filias. Cant. u. . ^
(7) Tou pnichra es, amtca mea, et !■•«•• ■" esiinie. C«iif. iv,7.
UT
DES INDULGENCES
UT
ilie la médiatrice des pécheurs. Si dans une ébcllion un des conjurés iillait trouver le oi pour Tapaiser, au lieu d*y réussir il prooquerait sa colère. Ainsi Marie ayant été lestinée à traiter de la paix entre Bieu et t les hommes, il ne convenait pas qu'elle »arût coupable de péché et complice du rime d'Aaaip. C'est pourquoi le Seigneur n préserva de toute tache du péché. Ahl eino sans tache, blanche colombe si chérie le Dieu, je suis, il est vrai, tout couvert i*iniquités et de misères, mais ne détournez las pour cela vos regards de moi, et secouez-moi. Dieu qui vous aime tant ne vous cfuse rien, et vous-même ne savez rien reuser à ceux qui implorent votre secours. O ilarie, j*ai donc recours è vous, avez pitié le rooi. Mater inviohUa^ ora pro noOû, Hère ;ans tache, priez pour nous.
III' JODR.
r^ Point. Uaier amabitiê^ Mère aimable.
Richard de Saint-Laurent dit que « Marie Fat si belle aux yeux de Dieu, qu'il fut épris de sa beauté (1); » jusqu'à 1 appeler « sa colombe, son unique parfaite (:!). » Il est certain, dit le Père Suarez, que Dieu aime plus Marie que tous les autres saints ensemble; parce qu'elle seule aima plus Dieu que ne l'ont aimé tous les hommes et tous les anges. O Marie, Vierge très-belle, Vierge très-aimable, vous avez gagné le cœur de Dieu. Prenez encore mon cœur, car je vous lime, et je mets ma conQance en vous. MaleramabiliSi ora pro no6i<, Mère aimable, ;>riez pour nous.
11* Point. Mater SalvaiorU^ Mère du Saureur.
Saint Bonaventure appelle « Marie Médiarice de notre salut (3) ; » et saint Jean Danascène : « le salut, en quelque sorte , du nonde (4). » En effet on peut, sous deux apports, rap()eler le salut du monde , et lotVn Médiatrice, c'est-à-dire Médiatrice de ;râ<ie, comme Jésus-Cbrist est Médiateur de ustice. Premièrement, à cause du consenement qu'elle donna k l'incarnation du >rbe, < puisque, par ce consentement, dit aint Bernardin, elle nous procura le saut (51 ; » secondement, par le consentement [U*eile donna à la mort de son Fils, pour otre salut. Marie, je vous dirai donc : O 1ère de mon Sauveur, vous qui offrîtes à Meu la Tie de votre Fila pour mon salut, auvez-moi maintenant par votre interceslon.
Iir Point. Tirgo veneramdu^ Vierg« véné« ible.
Dire de Marie 'qu'elle est mère de Dieu,
(1) Fuit beata Yirgo amabilis ocvlii iptius Dei. Vie. de S. L
(i) Uua est coluniba mea , perlecta mea. Cant. «, S.
(5) ll;iria medîairix noslrae salmis. S. BoMtt.
(i) Salviitrix niundituo modp. £• ^Man. J>ar
(5) Per bouc eansensua ooiiiîttin lalulero proea- AtH. 5. Bêrnarà. Sen,
c'est dire qu elle fut élevée k la plus haute dignité qu'il y ait après Dieu. C'est pourquoi saint Anselme lui parle en ces termes: « O Marie, il n'y a rien qui vous égale, cai tout ce qui existe est ou au-dessus de vous et c'est Dieu ; ou au-dessous, et c'est tout ce qui n'est ras Diru. » En un mot, dit saint Bernardin, «il n'y a que Dieu oui puisse connaître la granaeiir ue Marie (1) : » et le bienheureux Albert va jusqu'à dire que ç Marie ne pouvait être plus unie i Dieu, qu'en devenant Dieu elle-même (2). » Elle est donc bien digne de notre vénération et de nos hommages la Mère de Dieu, puisque Dieu lui-même ne pouvait l'élever plus»
qu'en la faisant sa Mère. O Mère de Dieu et la mienne, je vous révère et je voudrais que TOUS fussiez révérée et honorée de tous les cœurs autant que vous le méritez. Ayez compassion d'un pauvre pécheur qui vous aime, et qui met en vous sa confiance. Fîr^o teneranda^ ora pro nobiSf Vierge vénérable, priez pour nous.
IV* JOCR.
I** Point. Yirgo pr<jtdicanda ^ Vierge digne de louange.
L'Eglise proclame dans ses chants, que Marie est « très-digne de toute louange (3) ; • fmisque, selon saint Idelfonse, « toute ouanse qui lui est adressée rejaillit à l'honneur de son Fils (4). » Ce qui&it direk saint Georges de Nicomédie, « que Dieu regarde la gloire de Marie comme la sienne propre (5). » « Marie promet le paradis à ceux qui la font connaître et aimer (6). » « Elle fera honorer dans l'éternité ceux qui l'auront honorée dans le temps (7). » Saint Anselme nous dit : «Comme Marie, étant mère de Dieu, fut le moyen pour sauver les pécheurs, ainsi les pécheurs obtiennent leur salut en prêchant les louanges de Marie. » Tous, il est vrai, ne peuvent être prédicateurs, mais tous peuvent la louer et la célébrer plus ou moins directement, en parlant, dans le commerce ordinaire de la vie, entre amis et parents, des privilèges de Marie, de sa puissance, de sa miséricorde, et inspirer ainsi k tous la dévotion envers cette divine Mère. Reine du ciel, je veux désormais faire tout ce que ie pourrai pour vous faire honorer et aimer de tout le monde. Agréez ce désir et aidez-moi à I exécuter; en attendant, recevez-moi au nombre de vos serviteurjSt et ne permettez pas que je retombe j^m^is sous 1 esclavage du démon.
(1) Tanla est perfeciio Virginis, ul soli D«o oognoscenda reserveUir. S. Bernard, Sen,
(2) Magis Dec coigungi non poloit, dIsI lleret Deus. Albert, M,
i5) Oinoî lande dignîssîma.
Refuadiiur in rilium, quod impeadiiur Mau*!. S, iiéeph.
(5) Tuam enim gloriam Creator exiaiioiat eue propriani. S. Ceorg» Nicam.
(tf) Qui clHeidant bm^ vitaa atemaa Inbebmit. Of/i. Comept, B. V.
(7) Honoraoïet eam la boc laMulo, bMMrakit In fuUiro. Rkearé*
UT
DICTIOMNAIRC
UT
SI
H* Point. Yirgo potens , Vierge puis-, santé.
Aucun saint n*est aussi puissant auprès de Dieu que sa sainte Hère. Elle obtient tout ce qu'elle veut. Vierge sainte, dit saint Bernard, « veuillez seulement, et tout se fera (1). » Son Fils ne sait lui refuser rien de tout ce qu'elle lui demande, même pour les pécheurs. C*est pourquoi saint Germain lui dit : « O Mère de Dieu, vous êtes toute-puissante pour sauver le-s pécbeurs,et vous n'avez pas besoin d'autre recommandation auprès de Dieu, puisque vous êtes sa Hère. » O Marie, vous pouvez me rendre saint, j'espère que vous le ferez.
m* Point. Tirgo démens^ Vierge clémente.
Autant Marie est puissante auprès de Dieu, autant elle est com[)atissante et miséricordieuse pour ceux qui recourent à elle. • Marie, dit saint Bernard, ne peut manquer ni de puissance pour nous sauver, puisqu'elle est la Mère de Dieu, ni de vo^ lonté pour nous aider, puisqu'elle est notre Mère (2). » En effet, qui a jamais recouru à elle, et n'en a pas élé secouru ? « Qu'il ne parle pas de votre miséricorde, celui-là, s'il existe, qui vous aura invoquée sans que vous rayez eiaucé (3). » Le désir qu'a Marie de nous dispenser ses grâces est si grand, « qu'elle se croit offensée, non -seulement par celui qui l'outrage, mais encore par celui qui ne lui demande aucune erâce (&). » 11 n est pas nécessaire de faire de longues
Erières pour obtenir le secours de cette [ère de miséricorde, il suffit de le tui demander avec contiance. Sa bonté est si Srande, « qu'elle vient à notre secours avant 'en être priée (5); » car « elle ne peut voir nos misères, sans être empressée è nous soulager (6). » Regardez donc» ô Marie, regardez mes misères, et secourez-moi. Yirgo elemenst Vierge clémente, priez pour nous.