SECOND JOUR
Honot er Marie comme la reine de Funiversy des anges et des hommes.
Prière.
0 reine de Tunivers I reine des hommes et des anges I en qualité de fille, de mère et d*épouse du Très-Haut, vous avez un droit assuré sur toutes les créatures; elles vous sont soumises, et vous doivent l'hommage que les sujets doivent à leur souveraine; je vous appartiens moi-môme par mille titres; mais je ne me contente pas d'être à vous, en conséquence de ce domaine général qui vous est accordé; je veux y être d'une manière spéciale et car un choix libre de ma volonté; me voici donc au pied de votre trône; je viens personnellement vous reconnaître pour ma reine, par un hommage volontaire que je vous rends. Je désire que la souveraineté générale que vous avez sur nous tous, vous l'ayez doublement sur moi. Je veux dès ce moment dépendre spécialement de vous; disposez désormais de moi; régnez absolument sur moi ; régnez sur mon esprit^ régnez sur mon cœur, régnez sur mes pensées, mes affections, mes actiouSf sur toute ma conduite : tout me sera doux et con3olant dès qu'ilaurapasséparles mains d'une reine aussi oienfaisan te que vous. Je ne vous demande qu'une chose, au prix de laquelle tout en ce monde ne me sera plus rien; c'est qu'après les vicissitudesdu temps^ ai:Û^u'*d'^ui calme, demain orageux, j'arrive un jour par votre moyen au royaume de réternité bienheureuse, pour vous glorifier k jamais comme reine des temps et des siècles. Ainsi soit-il.
Pratique.
Pratiquer la vertu d'humilité.
TROISI&MB JOUE.
Honorer Marie comme notre divine mère.
Prière.
O Mère de mon Dieul élevée, comme vous êtes, au-dessus des anges, comment, vil et méprisable pécheur que je suis, pourrai-je et oserai-je vous appeler ma Mère? Vous l'êtes néanmoins, et vous nous avez été donnée pour mère, par un acte authentique, par une donation solenuelleque Jésus- Christ , en mourant sur la croix , nous a fait de ce qui lui appartenait. En vous donnant pour mère à saint Jean, il adopta en sa personne tous les Gdèles pour être k vous. Je veux donc vous appeler du tendre nom de mère, et j'ai celle ferme confiance que, tout indigne que je suis, vous voudrez bien me connaître pour fils.
Montrez-vous à mon égard en cette qualité de tendre mère : Monstra te essematrem; et si ma prière ne vous touche pas, écoulez
la voix de mon adorable Sauveur qui pa'l;
Eour mai ; dans le fort de ses douleurs, sVj. liant en quelque sorte im-méme, il pfKise à moi, il me confie h vous par ces tendres [«• rôles : Ecce filius tuus. Hélas ! le voici pmy terné à vos pieds, ce fils tout indigne qu.. est; ne me désavouez pas pour voire enfant; souffrez que je me présente à vous, reféij de ce titre glorieux; c'est votre 6l5,?o(re premier-né , qui me l'a mérité, pan.^ qu» c'est pour l'amour et le salut des homii ) qu'il est né de vous; conjurez-le doîy vous-même pour moi , et obtenez- m»?
la grflce de bien connaître quel es( ojc^ honneur de vous avoir pour mère; là zrie de vivre d'une manière digne de vosenians de m'acquitter parfaitement de tous dm devoirs de chrétien, d'éviter le péché, qïi seul me rendrait indigne de vos regards.^ de participer enfin à votre gloire el à rotr^ honneur dans le ciel.
Pratique»
Pratiquer l'amour de Dieu.
QUATRIÈME JOUft.
Honorer Marie comme notre modik.
Prière.
O Vierge sainte I modèle des riergH, modèle de la pureté, quel exemple pré5<£tez-vous pour la pratique d'une vertu «aimable, si sublime, si précieuse? Vousat»
été la première qui s'est consacrée aa Seigneur par le vœu d'une inviolable vir^nii::; e vois à votre suite un nombre innombn-
le de vierges, qui, instruites parvoseieœpies, vivent dans un corps mortel, coœd^ si elles étaient de purs esprits : touf^; comme je le suis de ce spectacle adDDiru)i(< que ne dois-je point faire pour imiter, «: tant qu'il est en moi, ces Ames chastes «j^ me le présentent? Hélas! je n'ose lerer /* yeux sur un modèle aussi pur et anssi s^ que vous Têtes, je craindrais qu'un seul if mes regards ne vous offensât; mais qu il>' ' du moins permis h ma langue de vous adresser cette humble prière d'un cœur codL'u:
Un pécheur, tout couvert de plaies, pr" sterne devant la mère de toute pureté. ^ supplie humblement de lui obtenir u»
abondance de larmes, capable de law w* tes les taches de sa vie passée; oui Im Jocw la force de mourir mille fois, plutêt f «y* pécher. Vierge sainte ! dois-je appréheiw» que vous ne m'exauciez pas? non, flw «" mande est trop selon votre cœur, von$ i pouvez vous empêcher d'aimar la f^y^ que je vous demande, et de vous «» »' Ib protectrice, comme vous en fûtes \f*^ jours le modèle; faites que toute maTît sois l'imitateur d'une vertu qui vous i ; toujours si précieuse, et que j'aie le boa»-. de vous voir un jour dans le degré é©"^^ de gloire où votre pureté vous éiefe dessus de tous les cœurs des anges.
Pratique.
Pratiquer et conserver une pureté in'»<^ lable de cœur, d'esprit et de corp*.
KfiU
DES INDtJLGENGtiS.
NËU
CiNQUlilSlB JOUR.
Honorer Marie comme noire atooeate.
Prière,
) mère du saint amour I notre vie, notre Kcurt notre espérance, ce n'était donc ; assez que Jésus se flt mon avocat auprès son Père, \\ a encore voulu que vous fusi mon avocate auprès de lui-même; il t que mon salut lui soit bien cher, et que re protection soit auprès de lui bien issaute; cependant , pour accomplir ce ind ouvrage de mon salut, il veut qu'à i mérites infinis j'unisse mes travaux et îs soins. Je viens donc à vos pieds, Vierge nie, comme à un autel de refuge et d'à- ?; et là, prosterné, je réclame votre seirs, je l'espère et je compte sur lui, en te que quand mon salut serait tout entre ;s oiains, io voudrais le remettre enlièrejn» entre les vôtres. Je confesse que, par ?s péchés, j'ai apporté des obstacles au (oursduciel que vous m'obtenez ; mais vous demande, aveo conGance, une auglenuiion de grâces pour vaincre tous ces bslacles. Ah l faites que, par une autre famr insigne de votre protection, je secotide sgrâces de mes efforts, et oue je n'en arrête mais le cours par mes infidélités ; personne a jamais réclamé votre secours en vain: rais^je le seul è ne pas en éprouver les Tels? Devenez mon avocate auprès de votre îiu Fils, et je suis moralement assuré de on salut éternel. Mon espérance en vous e rassure contre tous les efforts du démon, ) la chair et du monde. Je veux vivre, je ^ui mourir dans cette ferme espérance : uca «pei m€a JesUf et post Jesum Maria.
Praiiqtie.
Pratiçiuer la confiance en Dieu à Tetemple
• Marie.
8I&IBIIB jon.
Honorer Marie comme notre hienfaitrice.
Prière^
La juste peine due à un ingrat, c^est de le iTer des Diens dont on le comblait. Cette âne me serait due à moi si peu reconnais* ni envers vous, Vierge sainte, ma bieniatice. 0 mère de grâces i vous avez si sou* 'Q( jeté des regards de compassion sur es misères, vous m'avez si souvent se*" ^ru, et j*ai fait si peu d*usag6 de vos miés; je mériterais, je Tavoue, d'être oulé de vous, et que votre miséricorde s'iuiÇiisât pour des âmes moius ingrates que oi- Oui, voilà ce que j'aurais mérité; mais i une si grande idée de votre bonté, que ^Kre encore que votre cœur maternel ne ^ laissera pas vaincre par mon mauvais ^f ; j>spèreque, pour votre gloire et celle ^ ^olre divin Fils, vous agirez encore ivers moi selon votre inclination bienfai* 'Oie, et non selon mes ingratitudes accu- Ij^i^es. Une espérance si bien fondée seraille sans effet? 11 n*en sera pas ainsi, 6 mère
de miséricorde, dispensatrice des grâces divines, refuge des pécheurs I je me présente à vous, moi qui suis la plus pauvre des créatures; écoutez la voix de celui qui vous appelle à son aide, étendez votre main charitable ponr relever eelui qui est tombé. Si vous êtes la mère de mon Sauveur, vous êtes aussi ma tendre et divme mère. Autant qu'il me manque de titres pour obtenir par moi-même votre secours, autant trouverezvous de motifs en vous-même pour ne pas m'abandonner. Je vous promets de n'être plus ingrat envers vous, ma bienfaitrice, et de réparer mes ingratitudes passées par une fidélité inviolable à faire un saint usage de vos bienfaits; afin de chanter un jour les miséricordes que Dieu m'a si libéralement départies par vos mains.
Pratique*
Pratinuef la fidélité inviolable envers les grâces (le Dieu.
SRPTlilÉB JOUR*
Honorer Marie comme fioire Ubérairieo.
Prière.
OCi en serais-je aujourd'hui, divine Marie, si vous u'étiez pas aussi remplie de charité pour moi, que vous l'êtes 7 comment pourriez*vous supporter un cœur qui n'est touché ni des biens que f ai reçus dé vous, ni des maux dont vous m avez préservé ? Combien de fois ai-je été sur le bord du pi'écipicé affreux de l'enfer; et vous, mon insigne libératrice, lorsque le démon attendait mou âme prête à tomber entre ses mains, lorsque la justice se préparait à fulminer contré moi Tarrêt de ma condamnation, vous êtes venue à mon secours, sans que je perisas.so même à implorer votre assistance. Ëa ce danger, dont le souvenir me saisit d^une frayeur mortelle, vous avez présenté liu Père éternel les plaies de votre divin Fils, et à votre Fils les chastes entrailles qui font porté ; ainsi vous avec obtenu ma grâce au moment dangereux de ma mort éternelle; le moindre délai dans votre intercession me laissait pour jamais sous l'empire des puissances infernales. Tout cela ne suffira-t-il donc pas pour pénétrer mon âme de la plus vive reconnaissance, poor m'engaçer à dévouer tous les moments de ma vie et tous les sentiments de mon cœur au service de ma puissante libératrice ? Ah 1 c'en est fait, je me consacre à vous ; je veux, Vierge sainte, que wus ayez la gloire d'avoir soumis le cœur le plus rebelle à la grâce ; je vous coa* jure de continuer à être ma libératrice, mon appui, ma défense; demandez pour mol la délivrance d*un mal plus grana encore que les peines de l'enfer, qui est le péebé. Vous m'avez déjà délivré de tant de maux : achevez votre ouvrase, que je suis résolu de seconder è l'avenir, de tous mes efforts, par une fidélité constante à m'acquitter de tous mes devoirs envers vous.
NEU Pratique,
NEU
Pratiquer la reconnaissance envers les bienfaits de Dieu.
buitiImb joub»
Honorer Marie commenotre tonsolairice dans
nos peines.
Prière.
O reine puissante et tendre consolatrice des aiOigésj quel admirable assemblage je trouve dans vous, dans h sublimité de votre rang» dans la 'tendresse de votre cœur«t dans Tédat de votre gloire 1 Non-seulement vous n\)ubHcz pas des malheureux, mais votre crédit vous devient encore plus cher, parce que vous pouvez T^mplover pour les consoler et les soulager. Dans le monde, on aban* donne les amis dans le temps des afflictions ; pour vous, au contraire, c'est le temps oii vous nous regardez d'un œil plus favorable ; invoquée alors, vous venez aussitôt à notre secours, souvent même vous prévenez nos prières, et dans les itemps orageux vous nous o(h*ez un port assuré contre les écueils *gui nous menacent. Bénie soit 1a main du seigneur qui vous a rendue et si puissante tout à la fois et si compatissante, qui a formé dans vous le cœur de la mère la plus tendre et de la reine la plus digne de notre vénération. Divine Vierge ! parmi tant dr titres qui vous distinguent, vous ne dédaignez pas celui de notre consolatrice.
Tous voyez quelles sont les afflictions de ina vie, les peines que j'ai à porter, les chagrins que j'ai à essuyer ; je vous conjure de ne point cesser d^tre mon soutien et ma • consolation daos les croix doift je suis char-
Se, dans les tentations dont je suis assailli, ans toutes les misères de cette vie dont te suis environné; obtenez-moi la grâce de 'tes prendre dans l'esprit de Dieu , d'en faire un saint usage pour l'expiation de mes péchés, pour satiâaire à la justice divine, et pour mériter un jour' la récompense et*la gloire dessaints dans'le oiel.
ipriuiqus^
Pratiquer la résignation h la volonté Qe Dieu.
HEUVlftHB JOUR.
Monorsr Marie comme la pcUronme d'une
éonne mari.
Prière.
Vierge sainte,.j6 sais que je mourrai un jour, et peut-être bientôt ; si jamais j'ai eu besoin de votre secours, ce sera surtout dans ces derniers moments, où les ennemis de mon salut redoubleront leurs efforts pour me perdre. Toute ma vie vous m'avez honore de votre protection ; vous m'avez comblé de vos grâces ; vous avez été ma mère, «t, après Dieu, mon tout; vous ne me délaisserez pas à ma dernière heure où j'aurai besoin plus que jamais de votre assistance; je vous la demande avec toute l'instance dont mon cœur est capable; venez alors à
mon aide; défendez-moi contre )2S aKt>|Cr. du démon : soutenez-moi dans les épreoTa et les angoisses du dernier combat; oUoumoi la patience dans les douleurs dta dernière maladie, la grâce de receroir j. derniers sacrements dans des disposibgi< saintes, enfin, le bonheur de rendre le >"• nier soupir dans la grâce de Dieu, et v mourir de la mort précieuse des $s\n\i\, ne le mérite pas après une vie si erimiod' mais je l'espère de votre bonté et de ufy puissante intercession auprès de Dieu.lV dans ces sentiments que je vous adresse jê^ à présent la prière que 1 Eglise vous adres^ si souvent au nom de tous les fidèles. Pir
I)Our nous, Vierge sainte, maintenant «t > 'heure de notre mort; montrez surtoata^^ gue vous être notre mère ; daignez v^ intéresser pour vos enfants souffraou ei mourants; recevez vous-même notre k entre vos mains : pour la remettre eoirt -^ mains de son Créateur : Ora pro notniffsioribus^ nune ei inkora mortis m^- Amen,
Pratique.
Faire aujourd'hui la préparation \h\m mort. ^
PREMIÈRE NEUYÂINE
En prfparaiion à la fête de riwmseéii Concepiion (Ij.
£lle commence le S9 noyembre.
Venez, Esprit-Saint, remplissez les<xrr de vos fidèles et allumez en eux le fev * divin amour.
t. Envovez votre Esprit-Saint , cl W sera créé de nouveau ;
^Le Giamale di Roma du 29 noreabretfl ail un mandement du c^rdinal-Yicairepri neuvaine parlaqueHe les Romains ool tsaust* se préparer k célébrer digneroeoi la fêle de n^ culée Concepiion. Dans celte pièce, oà m^ ' plus tendre et la plus ardente piélé, reaarqM passage suivant :
c Cetleannée, notre ioie, la joie de ym^" affectionnés de Marie, à rapproche de œ j«feu' nîversaire, doit éclater plus inteoae et |il« vin, «^ le cœur nous présage qu*il n^est pas âoifaé, k^ d'allégresse où, par décret infaiUtble de itglise* «« promul|pié, comme article de foi caiboli^. f^^ a élé jusqu'à présent une pieuse erofucr. r* Marie, dès 4e premier instant de sa eooopM**'^ sainte. Immaculée et entièremeot ateoipie^**'' uche de la faute originelle. Tels sont ksi*»' tout le christianisme, tel est le senliaMfli p»^^ unanime des sacrés pasteurs, et» aoos ei >** Tespérance, tel sera le jugement que rtaâné*^ tican le suprême hiérarque de TEglise.
f Oh! de quel sentiment est rempile ••or*' en pensant qu*il nous sera bienlAl daaaé é^ de foi Uferfeds) un si grand et si gioricsi pA>^ de Marie ! Nous en aYoos Fassuranoe, ce stn u^
2 ni marquera Troque forlnnëe où ccnerM* kt^ liions et les bouleversemenU, oà le« of^a^ hommes, rentrant dans Tordre et 's****'^*!!, manière de penser selon If droiture, I* f"' ^ rendue à fEgiîse et au monde entier, oA /•« *^ s'accomplir die nooyeau la propbëiie dtsaie :J^ bit popuns mené tu pkiekntuJme pstih *" ^^'^^ culii jiducUe et in requie cfutetita. i (Vojf. art. CoTicapTioa.)