‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 239 sur 370 · SECONDE N6DYA1NE · texte numérisé non relu

SECONDE N6DYA1NE

En préparation à la fête de la Nativité.

Elle GomiDence le 30 août.

Chaque jour de la neuvaine^ on fait les prières suivantes (ij :

Venez 9 Esprit-Saint , etc.

O très-sainte Marie » choisie et destinée de toute éternité par Tauguste Trinité , pour ^tre la mère du Fils unique du Père , annoticée par les prophètes , attendue par les patriarches et désirée par toutes les nations ; sanctuaire et temple vivant de TEsprit-Saint, soleil sans tache, parce que vous fûtes conçue sans le péché originel ; souveraine du ciel et de la terre, reine des anges : humbleinent prosternés, nous vous honorons, nous nous réjouissons du souvenir annuel de votre heureuse naissance , et , du fond de nos ccDurs, nous vous supplions de daigner naître spirituellement dans nos ftmes, afin

3ue, touchées de votre amabilité et de votre ouccur, elles soient toujours unies à votre doux et aimable coeur.

Maintenant, dans ces neuf salutations dis-

(I) Nous plaçooB ici comme très-iroportanle une note du iraducieur du ËaccoUa (édit. de Lyon) au traducteur du même livre (édit. de Besançon) :

c 11 existe, dans la traduction de la neuvaîne de U Nativité une erreur, ou plutôt une aérie d'erreurs dont il est bien difficile de se rendre compte; nous aiions cbercher à nous rendre intelligible. -

« Dans le lexie ilalien, cette neuvaîne, ainsi qne cela se pratique en pareil cas très-fréquemment en Italie, commence par une prière principale que siii- %ent immédiatement neuf courtes salutations ou invocations, terminées chacune parTAoe Maria; c*est rensemble de toutes ces prières et de celles qui les avivent, qui constitue Teiercice que Ton doit réciter duque jour de la neuvaîne.

t ¥oilài ce que le traducteur est loin d'avoir compris. Se croyant, au contraire, appelé à éclaircir le UMte, il y a fait, de son autorité privée, des additions doolon a dhroilde s'étonner, d'après Textréme réserve qu'il avait annoncée. Persuadé que chacune de ces salutations formai^ la prière particulière de chaque jour de la neuvaine, il a eu bien soin d'expliquer, en tète de chacune d'elles, le jour auqncl elle se rapportait : ainsi, la première a pour titre : pretnier jour, 30 août; la deuxième, second jour, 51 noAt, et ainsi de suite. Craignant même que ce ne fût pas suffisamment clair, if a fait précéder l'orainon du commencement par ces mots : Prièns pour iOMê liijamn de la neuvatM^ comme pour mieux faire ressorur que les salutations suivantes ne sont pas pour tous lesdits jours, ce qui est une erreur manifeste. Aucim de ces divers titres ne se trouve flians le texte italien, où, an contraire, il n'existe ni iffitenralle ni désignation quelconque entre les prières sutfdites.

c Qui ne voit qu'en suivant la marche prescrite fKir le traducteur, on ne (ja^nerait aucune espèce cPiD«lttlgences, puisque la récitation quotidienne des oeuf petites prières, et des neuf Ave Maria, est une coDditJon deriffueur.

« L'erreur de M. l'abbé *"' est d'autant plus extraordinaire, qu'il ne l'a point faite dans les neu- ▼aines de l'Annonciation et de la Puriflcatlon, dont Im contexture est absolument^emblable à celle de la >;«iivité, dans l'original italien, i

tinctes, nous dirigerons nos pensées vers les neuf mois pendant lesquels vous fûtes renfermée dans le sein maternel ; nous dirons que , tirant votre origine de la race royale de David , vous parûtes avec honneur a la lumière, en sortant du sein de sainte Aune, votre heureuse mère. Ave, Maria, etc.

Nous vous saluons, enfant céleste, colombe infiniment pure, qui, malgré le dragon infernal , fûtes conçue sans le péché originel. Ave, JUariaf etc.

Nous vous saluons, aurore resplendissante, qui annonçAtes le divin soleil de îustice et apportâtes la première lumière à la terre. Ave, Maria, etc.

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