‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 299 sur 370 · MYSTÈRE DOULOUREUX · texte numérisé non relu

MYSTÈRE DOULOUREUX

Le couronnement d'épines.

Après tantde cruautés faites à Jésus-Christ, les bourreaux auraient dû se lasser; au'contraire, ils imaginèrent un autre supplice jusque là inconnu ; entrelaçant des épines , ils les lui enfoncèrent sur la tête en forme de couronne ; ils le revêtirent d'un vil manteau d'écarlate , lui mirent un roseau à fa main, et, fléchissant le genou devant lui, il^ lui disaient par dérision : Salut , 6 roi des Juifs. Quelle humiliation i)Our le Fils de Dieu! Que cette considération nous décide \i souffrir sans murmure les humiliations et les opprobres.

Fruit du mysière, mortiQcaUon de Tamour-propre»

O Jésus , qui , pour punir notre orgueil , avez voulu uaisser votre tête sacrée sous une couronne d'épines, et dévorer tant d'humiliiitions, délivrez-nous de cette vanité qui nous domine. Régnez éternellement sur nous, ô notre roi; et faites-nous aimer ce que rous avez tant chéri , les humiliations. Vierge sainte , obtenez-moi cette gr&ce , et que je sente combien il serait honteux de vouloir vivre dans les plaisirs , étant membre d'un chef couronné d'épines. Pater. Ave.

k* MYSTÈRB DOULOUREUX.

Jisuêf allant au Calvaire^ porte $a croix.

On charge Jésus d'une pesante croix, on lui associe deux criminels, et on le conduit au lieu du supplice. Comme ses forces étaient épuisées, et qu'il tombait à chaque pas, on lui donna un aide. A ce triste spectacle, les personnes pieuses qui le suivaient fondaient en larmes. Mais ce divin Sauveur, plus occupé des autres que de lui*même, éleva la voix et dit : Filles de Jérusalem , ne pleurez pas sur moi, mais sur vous* mêmes , car ce sont vos péchés qui sont la cause de toutes mes souffrances. Pleurons donc nos péchés, et, pour les expier, suppor* tons avec patience les peines de notre état.

Fruit du mystère, le support des peines de

noue état.

O Jésus, cette pesante croix qui vous accable, ce sont mes péchés et ceux de tout le monde. Je m'offre pour vous aider à la porter par la pénitence. Ah I que ne puisje vous en décharger entièrement, en renonçant [K>ur toujours au péché ! Vierge sainte, hélas I quelle fut votre douleur en voyant votre cher Fils chargé de la croix !

Faites que je la porte désormais comme vous ; que cette divine croix soit à Tarenir mon refuge, ma science, la force de mou cœur, la joie de mon esprit; que je Tembrasse avec amour, et que je la porte avec persévérance. Pater. Ave.

5* MVSTàaB DOULOUREUX*

Jésuê crucifié.

Enfin, après tant de tourments, on attache Jésus à la croix ; on perce ses pieds et ses mains avec de gros clous; on élève ensuite cette croix, dont l'ébranlement reDOuveU toutes les douleurs de oe divin Sauveur. U, au lieu de compatir à ses maux , on l'insulte, on le blasphème. Entln il meurt, répandant son sang jusqu'à la dernière goutte pour le salut des pécheurs. Comprenez maiih tenant, mon flme, ce que vous avez coûté, et ce que vous valez. 11 n'en fallait pas moins pour vous délivrer de l'eofer et pour vous sauver.

Fiuil du mystère, Tamoar de Jésus ei de Marie.

O Jésus mourant, attachez-moi k votre croix, et cruciUez toutes mes passions. Faites, Sauveur de nu>n Ame, que je vive cruciûé avec vous jusqu'à la mort. Fortifiez-moi par vos mains toutes puissantes; aue vos pieds sacrés, qui se sont si souvent tassés ^ me chercher, rectifient mes voies; dé«;0UTrei à mon âme la bonté de votre cœur. Que je sois enflammé du même feu dont il brûle; réconciliez-moi avec votre Père; el puisqu'en mourant vous me donnez Marie pour mère, faites ((ue je remplisse à soc é^^^rd tous les devoirs d'un fils. O Marie 1 montrez que vous êtes ma mère, el je désire vous aimer et vous obéir tous les jours de ma vie. Pater. Ave.

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