‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 319 sur 370 · LA FLAGELLATION DE JÉSUS · texte numérisé non relu

LA FLAGELLATION DE JÉSUS

Fruit du mystère : C amour de la pénitence.

Notre amour pour vous, ô Jésus! ne serait

(oint véritable, si nous ne nous unissions vos douleurs, lorsque la plupart des hommes vous méconnaissent et vous outragent.

Pilate, ne pouvant adoucir la fureur des Juifs, qui demandaient à grands cris la mort de Jésus-Christ, prend le parti barbare dt le faire flageller, afin d'émouvoir à compission, en sa faveur, ces Ames sanguioaires. Jésus est donc livré aui nations, c'est-à^re aux soldats romains, qui le dépouillent de ses vêtements, le li«ent à la colonne, font pleuvoir sur sa chair délicate et inooceote une grêle de coups. Bientôt cette chair, d^ venue d'abord toute livide, se sillonne, s'ouvre en mille endroits. Le sang jaillit de toute part... « Nous l'avons vu, s'écnaii Isâe, nous l'avons vu ; il était aiéconnaissable... Sa beauté avait disparu ; son visage obscurci, pour ainsi dire, par les souffrances et les Ignominies, nous reût fait prendre pour on objet de mépris, pour le dernier deshonh mes. Ce n'était plus qu'un homme de doaleurs... Hélas I if a été blessé à cause deoos iniquités... » Jésus se taisait et souffnil « Considérez, s'écrie saint Bernard, la pourpre sanglante de sa passion. C'est là le signe de sa très-ardente charité pour les hommes, i

Seigneur Jésus ! couvrez de la prolection de iMrt divin Cœur noire très-saint Père le Pape.

YIU« MYSTÈRE.

LE COURONNEMENT d'ÉPINES.

Fruit du mystère : la mortification de f amourpropre.

Que votre volonté sainte, 6 mon Dieu! me détermine dans toutes mes actions, afin que ni la crainte de déplaire aux hommes, ni le désir d'en être estimé ne me fassent jamais agir.

LE GOUROlfNBlHENT d'ÉPINES.

Après rhorriWe traitement de la flagellation, les soldats entraînent le douxAgneio dans le prétoire, le couvrent de quelques haillons de pourpre, et, rassemblant touleli cohorte, ils forment une couronne de longues épines, qu'ils mettent sur la têl« de Jésus, lui font prendre un roseau dans 1« mains, puis, fléchissant le genou, ils rinsoltaient, disant : « Je te salue, roi des Juife* D'autres lui crachaient au visage, oulai donnaient des soui&ets. On alla même jo^ qu'à lui décharger de grands coups de roseau sur la tête. Ce fut après cetle sc^e barbare, et en ce pitoyable élat, que ^'

late le montra au peuple, en disant : « Voi» l'Homme I » On ne lui répondit que parce en:

« Qu'il meure ! crucifiez-le. »

Seigneur Jésus ! couvrez de la proicclion de tow divin Cœur noU-c très-saint Père le Pape.

IX« M\STËRË.

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