‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 323 sur 370 · L*ASS0MPTI0N DE MARIE · texte numérisé non relu

L*ASS0MPTI0N DE MARIE

Les apôtres, dit saint Jean Damascène, dont nous tirons ce tableau, se trouvaient, è Texception de ThomaSt tous réunis dans Jérusalem. La sainte Vierge méiu*t au milieu iPeux. Son corps, déposé dans uu tombeau à Gethsémani, y resta pendant trois jours, sans que, durant ce teujps-là, les anges interrompissent les cantiques qu*ils chantaient h sa gloire. Le troisième jour, saint Thomas étnnt arrivé, et le concert ayant cessé, les apôtres ouvrirent le tombeau où le saint corps avait été placé. Mais il n'y était plus. Seulement une odeur délicieuse s'exhalait de ce heu consacré par sa présence. C'est pourquoi l'Eglise, instruite par eux, nous init cnanter ces mots si doux : h Marie a été élevée au ciel; les anges s'en réjouissent; ils en bénissent le Seigneur. »

Seigneur Jésus ! couvrez de la proleciion de voire divin Cœur noire liés- sain l Père le Pape.

XV IIYSTËREL

LE COURONNEMENT DE LA SAINTE ViEBGE.

Fruit du mystère : la confiance en la très-

sainte Vierge.

Reine du ciel, sauvez par voire intercession notre patrie de ses propres excès, et conservez en France le précieux dépôt de la lui catholique, apostolique et romaine.

LE COURONNEMElfT DE XAaiE.

Mario s'éluvant vers la gloire, les anges se demandaient : Quelle est celle-ci qui .*»'é-

lève du désert, inondée de délices? Xxj guand ils reconnurent leur Reine, qnrU joie I Toute la cour céleste se lève et ♦olei sa rencontre. Elle raccompagna de ses«^ clamations et de ses cantiques jusqu'il trône de Dieu. Jésus Vy reçoit avec louiçli tendresse d'un fils, qui est Dieu, la présente à son Père, la couronne comme la reine d* Ja terre et des deux. Qui pourra dire li gloire de Marie? Elle est élevée hn^ts^^ de toute créature, à un degré de gloire cwrespondant h la grandeur de ses grâces etd> ses mérites. Elle était Mère de Dieu, et li plus humble comme la plus fidèle des ct^ lures.

HBir DE SA SàlNTBTÉ GBAgOIIIC XVI ((), D FAVBUB DU ROSAIEE VIVANT.

Pour en perpétuer le souvenir. Nous vm reçu, avec actions de grâces envers leS^n gneur de toute consolation, le rapport i;n nous a été présenta par notre cher fils Ikis de la S. C. des Rites, cardinaNprêtre Lit* bruschiui, touchant une piense pratiquequ le zèle et une ingénieuse piété ont Dagoèr» inspirée à quelques personnes en rbonnw de la bienheureuse Vierge Marie, sous le titre de Rosaibe Vivant. Nous arons, eo effet, conliance qu'il en résultera, Dieu aidant, non-seulement que les plus dignes invocations à Celle que nous devons saintt^ ment honorer, en tout temps et en toot lieu. se multiplieront partout, chaque joar, de plu5 en plus, par la facilité môme de cet exercice, mais encore, que ces supplications, recenot en quelque sorte une plus grande force de la réunion de tant de vœux, monteront plas agréables devant le trdno de Dieu, qoi se laisse toucher par la prière commune, et bit grâce et miséricorde. Aussi, a vons-oous bien volontiers résolu de rendre cette salatiire institulion rccommandable par la fareurde notre autorité pontificale, et de reacoorag^r par une concession d'indulgences, nous rappelant les grands avantages que toute Yt^^^ catholique a ressentis, lorsque le peupl* fidèle a commencé à invoquer unauimeoeai la protection de la sainte Vierge, par la récitation des Couronnes iustituées en soa honneur.

C'est pourquoi, à la gloire du Dieu tofli*

Suissant, et pour Thonneur de la très-Mi^*' larie, Mèr» de Dieu, de notre science cer* taine, et de la plénitude de notre puissance, nous accordons h tous les fidèles de Tua H de Tautre sexe qui s'engageront à honorer) sainte Vierge, par le pieux exercice qv*^

(!) La sacrée Gongrë^ilon deftln<l«ige8ceiij"| déclaré qu'elle ne pouvait consimcr VambnM^^ Uosaire Vivant, quant à son inslilulioo et qunt if^ indulgences, attendu iprellest ont étéaccordefsK Lettres apostoiif|UPs, en forme de hreC faitlcor)' se pourvoir auprès delà Secrétatrerte dot ^^^^^ ihilgeuces, et il a olHenn une copie conforwea* »'" pté( i:c. dont il rk)nnc ict la traduction Mtk.

SAC

DES INDILG£NC£S.

SAC

nomme le Rosaire Vivant, les indulgences suivantes: ^

1* Indulgence pléniire^ applicable aut défunts, le premier jour de fêle, après l'entrée dans cette sainte société de prières» pourvu que, vraiment pénitent, on se soit approché avec les dispositions requises des sacrements de Pénitence et d'Eucharistie.

2* Outre les indulgences que les Pontifes romains nos prédécesseurs ont attachées à la récitation du saint Rosaire, tndu/(;ffnc0 de cent jour $f pour tout associé, chaque fois

3UP, les jours ouirrables, il récite la partie Il Rosaire qui lui est échue, d'après la distribution prescrite des Mystères ; et indulgence de $ept ans et de $ept quarantainee ^ lorsqu'on récite la dizaine assignée, les di* manches et fêtes de Tannée, y compris même celles où il n'y a plus obligation a'entendre ia sainte Messe, comme aussi pendant los Ortaves d^ Noël, de Pâques, de la PentecAtP, de la Fête-Dieu, de l'Assomption, de U Nativité, de la Conception de la bienheureuse Vierge Marie.

2r Indulgence pléniêrcj applicable aux âriips du purgatoire, les jours ne fêtes solennelles de Mocl, de la Circoncision, de l'Epiphanie, de Pâaues, de l'Ascension, de la PentecAte, de la très-s^inte Trinité, ainsi (ju'à chacune des fêtes, même les moindres, velasaint« Vierge; aux fêtes des bienheu* reux apâtres Pierre et Paul, et de la Toussaint, et le troisième dimanche de chaque fnois, en faveur des associés qui, hors le sas d'un enapêchement lé^time, ayant récité ivec exactitude et dévotion, tous les jours, r>u moins pendant un mois, leur dizaine du l^usaire, s'approcheront, aux susdits jours ie fêtes» des sacrements de Pénitence et J Eucharistie, visiteront une église et y prie» ont avec piété.

Nous permettons cependant que ces indulgences soient gagnées par ceux*li mêmes qu'une infirmité ou quelaue juste motif enrw pécherait de se renore a 1 église, pourvu qu'ils aceoroplissent une autre ceuvre de piété, au choix de leurs confesseurs.

Hais, tandis que» dans le but d'exciter de

lus en plus dans les cœurs de tous left fidèles e respect, l'amour, la dévotion envers la Vierge Marie, nous nous efforçons d'augmenter encore la ferveur de ses plus dévoués serviteurs . en leur ouvrant les plus riches trésors d'indulgences, nous les engageons en même temps avec instance à remplir soigneusement tous les autres devoirs (le Religion, de charité et des autres vertus, et k régler leurs mœurs sur les préceptes de la morale chrétienne, pour se rendre ainsi plus chers à Marie, notre très-sainte Mère, qui promet de conduire à la vie éternelle ceux qui se seront appliqués à Thonorer. Par là nos intentions et nos vœux obtiendront los heureux effets que nous espérons, et nous nous féliciterons d'avoir favorisé une institution propice et salutaire au peuple fidèle.

Nous entendons que les présentes Lettres demeurent fermes, valides et eflicaces, et qu'elles obtiennent leur entier et plein effet» nonobstant toute disposition contraire, les présentes devant conserver leur force dans tous les temps à venir.

Donné à Rome, h Saint-Pierre, sous l'an* neau du Pêcheur, le 9 janvier 1832, la i>refuière année de notre pontificat.

Josephus, cardinalis Albamus.

Pour copie conforme au Rref existant dans la sccrétaircrie des Brefs d*indulgences.

À. Fiascheiti^ substitut.

Place t du iceau,

Voy. CoNFRÉRiR DU Rosaire, Rosaires, Cbâ- PELETS, Couronnes.

SACRE>rENT (Actes d'adoration et de ré^ »aratîou au saint).

Indulçence accordée à perpétuiU à tous '< fidèles qui réciteront, avec dévotion^ les «tes suivants d*adoration et de réparation, vfc cinq Paiera Ave et Gloria Patri.

Trois cents jours d'indulgence pour chaque

S. B. Cette indulgence est applicable aux mes du purgatoire.

ACTRS d'adoration ET DE REPARATION.

i. Je VOUS adore profondément, A mon

(\) Pie VII a accordé celle indulgence pnr un res- )( du ^(S aoAt 1SU, après avoir approuvé ces actes ir lorsane de Son Eaninence le cardinal-prérel de !^rree congrëgalion des Rites. Celte sacrée conrgalton coii^rve dans ses archives i^original dn rs< rit, dont une copie aiillientiqne est déposée k la crciairerie de la sacrée congrégation des liidulnccu.

Jésus, caché dans le très-saint sacrement de Tauiel; je vous j reconnais présent comme ▼rai Dieu et vrai homme tout ensemble; je me propose de suppléer, par cet acte d'adoration, à la froideur de tant de chrétiens ouï, en passant devant vos temples et quelaueiots même devant les saints tabernacles ou vous résidez à toutes les heures du jour, brûlant du désir de vous communiquer à vos Hdèles, ne daignent pas vous saluer, et, semblables aux Israélites dans le désert, montrent, par leur indifférence, qu*ils n'ont que du dégoût pour cette manne céleste; je vous offre, en réparation d*une tiédeur aussi révoltante , le très-précieux sang qui sortit de la plaie de votre pied fauche; et, caché dans cette plaie, je répéterai mille et mille fois :

Que le trèS'Snint et très-divin sacrement soit loué et béni dans tous les moments I

Pater. Ave. Gloria,

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