Donnez-moi la force pour combattre vos ennemis
PRions.
O Dieu, qui avez voulu que votre Verbe, annoncé par Tange, s'incarnât dans le sein dd la bienheureuse Vierge Marie, exaucez nos prières et faites que nous, qui la croyons vraiment mère de Dieu, nous soyons aidés auprès de vous par son intercession.
Nous vous en supplions, Seigneur, purifiez nos consciences par votre visite, aun que lorsque Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, viendra, accompagné de tous ses saints, il trouve en nous une demeure prête à le recevoir ; lui qui, étant Dieu, vit et rè^ne avec vous dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Voici les réflexions que fait sur VAve Maria S. Alph. d(! Liuuori : puissent ces lignes (lorter les fidèles à aimer beaucoup celte puissante et douce i^rière !
làVE
LAVE MABIA.
IHGTIONNAIRE
AVE
La salutation angélir|ae est craotanl plus rigiéableà la sainte Vierge, qu^cile semble lui renouveler la joie qu'elle fui causa, loi*s-
aue range lui annonça qu'elle serait mère e Dieu ; cVst à cette Un que nous devons la saluer souvent par \ Ave Maria. Saluez-la par la salutation angélique^ dit Thomas à Kern* pis; elle entmd ce» accent$ avec un plaisir m- /Ini. (Serm. 21, ed nov.) La Mère de Dieu dit à sainte Mathilde qu'on ne saurait mieux la sfiluer que par VAve M<iria, Celui qui salue Marie serè aussi salué par elle. Saint Ber^ nnrd entendit un jour la sainte Vierge qui répondait à son salut : SaltU^ Bernard. Le salut de Marie, c'est quelque grâce par laquelle elle ré|>ond toujours à ceux qui la saluent : Elle nous salue ro/(?n/ifr«, dit saint Bonaventnrc, par qiwlffue faveur, si nous la saluons par TAve M^rin, (L'cxcell. de la Dé* voKon à Marie, parle P. Gallif'l.) Richard ajoute : Si quelqu'un s^odrrsse t) la Mère de Dieu, en lui disant : le vous salue, Mère de Dieu, Marie pourra-i-dle lui refuser une grâce ? Marie promU h sainte (jerlrude autant de secours à Theure de sa mort qu'elle lui avait dît d'Are Maria pendant sa vie. Le bienheureux Alanus assure qu'h la récitation de VAve Maria^ le a«l tressaille de joie, et que les démons, saisis de terreur, tremblent et l>rennent la fuite : Le ciel se réjouit , Satan fuit^ quand je dis : Ave, Maria. Thomias à kempis atteste qu'il a réellement vu fuir les démons h la récitation de VAve Maria. {Serm. 1 ed. nov.)
L'on doit dire VAve Maria : !• le matin et le soir, en se levani et en se couchant, en réciter trois la face contre terre ou au moins à genoux, y ajoutant relte courte oraison : par votre pure et immaculée conception, ô Mor rie l rendez mon corps pur et mon âme sainte; demander ensuite h Marie sa bénédiction, comme è notre Mère, à IVxemple de saint Stanislas, et nous mettre sous son manteau^ alin qu'elle nous préserve de pécher le jour ou la nuit suivante, et pour cela avoir au-
Çrès de son lit une belle image de ia sainte ierge. £• Dire V Angélus avec les troia Ave^ le matin, à midi, et le soir. Jean XXII fut le premier qui y attacha des indulgences ; le P. Grasset rapporte ainsi le fait qui y donna occasion (t. Il, tr. 6, prat. 2]: Un malfaiteur, condamne au feu, invoqua Marie la veille de l'Annonciation, au milieu des flammes; elles ne lui firent aucun mal et épargnèrent même ses vêtements. En dernier lieu, Benoit XUl accorda cent jours d'indulgence à celui qui le récite, et indulgence niénière, au bout du mois. Si on le récite après s'être confessé et avoir communié. Le P.Crasset dit aussi que Clément X accorde des indulgences à Quiconque ajoute, k la fin de chaque Ave Maria : beo gratias et Maries. (Loc. cit.) Alors chavint $*agenouillait au son de la cloche pour dire V Angélus; maintenant l*on en rougit 1... Siiint Charles Borromée n*avait pas honte de fle-ceiidredecheval ou de voiture pour le dire i gw'ooux dans la rue et souvent dans la boue.
L'on racome qu'un religieux jviressein» qui De s*agenoui!Iait pas au son de VAngelus^wïi la cloche sineiiner trois fois, et entendit ces paroles : « Quoi I tu ne fais pas ce que font même les créatures insensibles ? » Kemar* quez qu'au temps pascal il faut dire le Re-^ gina cmli au lieu de VAngelus^comiue l'a dé* claré Benoît XIV; après les Vôpres du samedi el tout le dimanche, VAngelus se dit debout, 3* Saluer la Mère de Dieu par VAve Maria, toutes les fois qu'on entend sonner Theure. Le B« AlphonseRodriguez saluait Marie è toutes les heures. Lorsqu'elles sonnaient, la nuit, sans qu*il les entendit, les anges le ré* veillaient pour qu*il n'omit pas cette pralique de dévotion, hf" fin entrant et en sortant, saluer la saiute Vierge (>ar un Ave Maria^ afia que, soit dans la maison , soit dehors, elle nous garde du péché, et chaque fois lui baiser les pieds, comme font les Pères Chartreux. 5" Révérer son image eu disant un Ave Maria toutes les fois que nous la rencontrons. Ceux qui en ont le moyen feraient bien de placer dans le mur extérieur de leur maison une belle image de Marie, aflu
Ju'ellû fût honorée par tous les passants. La évotion en a placé de très-bel ics dans les rues de Naples, et de plus belles encore dans celles de Rome. G*" La sainte Eglise ordonne de dire VAve Maria au commencement de toutes les heures canoniales de rodice, et de les terminer de même par VAve Maria. 11 sera donc très-bon d*uscr de cette sainte pratique au commencement et à la iin de nos actions. Je dis de toutes nos actions, soit spirituelles, comme Toraison, la confession, la communion , la lecture spirituelle, lorsqu'on assiste au sermon, etc. ; soit temporelles, comme d*étudier,dedonner des conseils, travailler, se mettre è table, au lit, etc«,^c.; heureuses les personnes dont tes actions sont renfermées entre deui Ave Maria. En s'é veillant, en s'endormant, h chaque tentation, diaque péril, chaque mouvement de colère ou toute autre émotion passionnée, il faut t(#ujours dire un Ave Maria. Faites cela, mon cher lecteur, et vous verrez le'grand fruit que vous en retirerez. 11 y a vingt jours d'indulgence à gagner chacfue fois que Toii récite VAve Maria. (Ap. Viv<-i, de Jud. { ult.) Le P. Auriemma rapporte {l. cit.) que la sainte Vierge promit une bonne mort à sainte Mathilde si elle récitait chaque jour trois Ate Maria en l'honneur de sa puissance, de sa sagesse et de sa bonté. Elle révéla aussi k la Dîenheureuse Jeanne deFrancequ'il lui était très-agréable que Ton récitât dix fois r.4re Maria en l'honneur de ses dix vertus, (^p* Maraccif pag. 25, qui rapporte beaucoup a*uidulgences attachées à. ces dix Ave. )
Ave Maria (Sept). Pie IX a accordé, le li décembre 18^7, à ceuxqui réciteront sept Ave Maria, et après chacun, Sancta Mater, istud iigas, Crueifixi fige plagas eordi meo valide. par concession de Pie VII, du l" décembre 1815, trois cents jours d'indulgence à chaque fois, et indulgence plénière au bout d un mois, aux mèajcs conditio is;ru)eell>u*t*
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indulgence applicable aux âmes du purgatoire.
DillS INDULGENCES. BLA »e
Voy. L*ariicle précédent , ei l'aitick R<k
SAIRE.
BÉNÉDICTION PAPALE. La bt^nédtction papale est une indulgence plénière que le Pape accorde à tous ceux qui, après s*<Mro confessées et avoir coram unie» assistent h la bénédiction solennelle que S. S. donne ellemême Ie6 joursoù elle oflicie pontifîcalpment, et qui sont ortiinaîrement : Noël, Pâques, rAscension, la Pentecôte, la fête de saint Pierre el TAssomption.
En vertu d^indults apostoliques, lesarcheréques et évéaues peuvent être autorisés à ilonner, deux fois l'année, dans leur métropole ou cathédrale, la bénédiction papale, «ivec une indulgence plénière en faveur de leurs fidèlesdiocésainsconfessés, communies ot présents à cette messe solennelle qui a liea après la messe pontiGcale, à PAques et à un autre jour à leur choix. Une décision imfortaiile à cet é^ard, et qui a été renou* veléeen avril 1851, sur une demande d'un irtpode Ln Rochelle, est celle-ci, qu'on tiouvc datis TUnivers du 13 mai 1831 :
■ Lorsque, le jour de Pâques, Tévèque a la permission de donner la bt''nédiction pa- |»alp, avec indulgence plénière pour les assistants qui ont reçu les sacrements de pénitence et d*euchanstSe, le Pape Grégoire XVI a déclaré que cette confession et cette communion sussent pour remplir le devoir pa<cal : Per confesiionem et communionem die Paschalis resurreclionis peractam^ ei indtUgmiiam plenariam Papali benediciioni ndnexam lucrarij ei gaiis prœcepio Paschaliê lieri. P (19 mars 1841.)
Les Tidèles sont invitas h prier pour VEglise, pour le S. Père et leur prélat respectif.
BLASPHÈME (Association pour Pexlirpatitin du). Tout missionnaire peut ériger rette utile association. Ceux qui se font inscrire s'engagent : 1* è ne jamais blasphélïior; a* s'ils ont quelque autorité, à en user |<Hir empêcher de le faire; 3* s'ils ne peu- 'eni pniaemmcnt Tempôcber, k dire, chaque fois qu'ils entendront blasphémer : Que le ^ainl nom de Dieu soit béni ; ou : Loué soil i^us-Christ; t* A dire chaque jour un Paier H un Avt pour la conversion de ceux qui blasphèment ; 5* chaque dimanche, è l'heure marquée par l'évêque, il sera dit k l'Eglise, i»ar un prêtre, cinq Paier et cinq Ave pour la mémo intention.
Pour ceux qui, étant inscrits, rempliront vos conditions, indulgence plénière une fois -e mois el à l'article de la mort : — de trois cents jours quand on récite les cinq Pater et Ate le dimanche; — de cent jours quand on fait les autres œuvres de piété prescrites.
Ces indulgences, accordées Ma Belgique, (e i" avril 1835, ont été étendues à la France, le 2 juin I8i3. {Manuet desintriue- «<aw de Lyen.) Pour comprendre l'exceltofice
et la nécessité d'une telle nsso^^ialion. voyez l'article Blaspbèub (Archicoufrérie pour la réparation du). Nous mettons sous le même titre une autre confrérie qui nous parait avoir absolument le même but. On trouve dans Mgr Bouvier, p. 287 :
« Par un bref du 8 août 18U, Grégoire XVI consentit à ce aue de pieuses associations ayant pour but l'extirpation des blasphèmes et des imprécations, formées avec l'autorisation des ordinaires, n'importe dans quel lieu, ublque tnf^i/tfffi^, jouissent do toutes les indulgences qui avaient été accordées, en 1840, à une association de c^tle nature établie à Rome.
« Ces indulgences sont : !<* indulgence plénière une fois par mois, le jour que les associés choisiront, pourvu que, s'étant confessés, ils communient et prient selon les intentions du Souverain Pontife; 2* indulgence plénière à Tarlicle de la mort, en invoquant le nom de Jésus, au moins de cxur, s'ils ne peuvent le faire de bouche; 3* cent jours d*indulgence |X)ur chaque bonne œuvre que feront les associés selon l'esprit de Tassociation.
« Le bref pontifical suppose que ces pieuses associations s*établisscnt dans les missions. Les religieux exercices d'une mission sont» en effet, très-propres à ces sortes d'établis* seraent; mais les indulgences étant concédées h ceux qui s'associent (K>ur l'extirpation des blasphèmes et des imprécations, il suûit que des associations de cette nature soient formées par l'évêque diocésain ou avec son consentement.
« C*est à lui de donner les statuts et règlements (]uo suivront les membres de cba-* que association.
« Nous avons approuvé, pour notre dio-» cèse, des statuts en sept articles; nous pouvons, s'il y a lieu, les modifier selon le besoin des localités, pourvu que le but et la sub-stance de l'association restent les m^ mes. » ^
BLASPHÈMES et de la vmLATiox dv piMANCBB (Association pour la réparation des ). Nous donneroni quelques développements à ce chapitre. Il y est question, en effet» de deux choses capitales. D'où vient le mépris de toute aulorité, mépris qui, se traduisant en faits, a mis plusieurs fuis en péril la société en Europe, sinon du mépris de Dieu même, législateur de toute société? El» d'autre fiart, qu'est le blasphème^ sinon l'expression la plus entière du mépris de
La profanation du dimanche n'entre-t-elle pas aussi pour une largo part dans drs désor* ares qui contristent et épouvantent ? Sur ce ))oint, on le sait, ont eu lieu des discussions dans toutes les tribuues, de pressantes ins-
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tAiH.es il» la part des paslcurs de I^Egliso, des ouvrages de toute espèce.
Nous diviserons donc de la sorte cet article : I I". Histoire de F Associai ion, S II. But et excellence de V Association, § III. PrUres et indulgences de l'Association.
I I''. -— Histoire de l'Association.
Cette association a pris naissance à Rome ; le souverain pontife Grégoire XVI, dans son xèle pour faire honorer le nom de Dieu, a bien touIu donner un Bref» en date du 8 août 18tô, par lequel il permet d'instituer de pieuses confréries pour Texlirpalion des blasphèmes et des imprécations, et il leur accorde les indulgences dont a été enrichie celle qui est établie pour la même lin h Rome, dans l'oratoire du Père Garavita» parrescrit du 8 août \8k3 (1).
Mgr révèque de Langres a érigé canoniquement l'associatiou réparatrice dans l'église paroissiale do Saint-Martin-de-Lanoue, à Saint-Dizier ; et un bref de Sa Sain^ teté Pie IX accorde le titre d'Archiconfrérie k ladite association.
Voici l'ordonnancé de ce vénérable prélat, promu depuis peu à l'évèché d'Arras.
« Pierre-Louis Parisis, par la miséricorde
*ivine et la grâce du Saint-Siège apostoli-
]uet évoque de Langres, à tous les fidèles
jue les présentes concernent» salut et béné-
iictioii dans le Seigneur.
« Notre bien-aimé frère en Jésus-Christ , Pierre Marche, curé de la paroisse de Lanoue, en notre diocèse, nous ayant exprimé ses vœux ar.lents, qui sont aussi ceux d'un
5rand nombre do tidèles, pour qu'il soit tabli dans Tantique église paroissiale dudit lieu, dédiée à saint Martin, une association réparatrice, dans le but très-louable de réparer les outrages faits à la Majesté divine par les blasphèmes et par la profanation des saints jours de dimanche, et de travailler, par tous les moyens» à l'extirpation de ces crimes;
« Nous, plein de confiance que cete pieuse institution contribuera, par la miséricorde du Seigneur» à la gloire de Dieu et au salut des âmes ;
« Etablissons, par les présentes» l'AssociatioD réparatrice dans la susdite église» et députons notre bien-aimé frère en Jésus- Christ Pierre Marche» pour procéder avec solennité à l'établissement de cette pieuse confrérie ;
« Voulons, en conséquence» que ladite association ou confrérie, ainsi érisée caiiouiquement, puisse jouir de toutes les indulgences et autres grâces s[)irituelles dont elle pourra être favorisée, soit en vertu de nos pouvoirs ordinaires, soit par la pleine autorité du Saint-Siège apostol que ;
« Accordons, par les présentes, aux confrères et aux consœurs» une indulgence de quarante jours : 1* à leur admission ; 2* en la fête de la très-sainte Trinité» fête princi-
Raie de la confrérie ; 3r en la fête du saint loin de Jésus» fête secondaire ; « Mandons et ordonnons (|ue les présenta) Vo9f, rarlivle précédent.
tes» devant servir de fondeincnt audit Institut, soient conservées dans les archives «k ladite église» et transcrites» avec les autres titres, sur le registre de la confrérie.
et Donné à Langres, sous notre soing,le sceau de nos armes et le contre-seing de notre secrétaire, en la vigile de la fêle d('s bienheureux apôtres saint Pierre et saint Paul, le 28 juin 18i^7.
« lit PiBBRB-Louis» évèque de Langres. »
Lettre de S. E, le cardinal FisauTTi,
Secrétaire d'Etat à Romej
à moiueignettr révèque de l^angres*
(traduit de TiUilien.)
ILLUSTRISSIME ET RÉVÉBBnDISSIME SBIGRBOi»
Noire Saint Père le Pape Pie IX, après vous avoir d<yà donné des preuves de sa pleine satisfaction en ce qui reganic rinsiituiion de rarcliioonfrérie érino dans votre diocèse, et qui a pour but de réparerles crimes du blasphème et de favoriser la iMnctificaiion des jours consacrés à Dieu, daigne y ajimter un nouveau témoignage de ses sentiments, e» permeitant que son nom auguste soit inscrit sur le registre des confrères associés pour cette œuvre sainte.
En faisant part à votre seigneurie illustriMime et révérendissime de cette marque de bienveiibuce souveraine, je vous prie de vouloir bien faire également inscrire mon nom sur le même catalogue, étant moi-même bien désireux d'appartenir à niM association qui doii, sans aucun doule, procurer de très-grands avantages à TEglisc et aux fitlétes.
C*est dans les sentiments de la considération la plus distinguée que je me dis.
De votre seigneurie illustrissime et révérendissime*
1^ serviteur, S. Caed. Feeretti.
A Rome^ le 20 novembre i847.
Bref de notre Saint^Pire le Pape fti fatenr de l'Association réparatrice.
Pie IX» Pape.
(Traduction.) Ad perpetuam rei mcmoriam*
Notre vénérable frAre Tévéque de Lancres nous a fait exposer qu*il existe en son diocèse» dans Téglise (laroissiale de Lanouc, dédiée h saint Martin» évéque» une pieuse association ou confrérie de prières» érigée ca« noniquement : cette association ayant peur objet de réparer» autant gue les associés le
Eourront, les outrages faits à Dieu par les lasphèmes et par la profanation des saints jours, et de réunir leurs efforts pour extirper ces vices » est désignée sous le nom de Ré-
PARATHICE.
Or, pour enflammer de plus en plus le zèle des fiuèles à Pétard d'une œuvre si louable et si pieuse , ledit évègue nous a demandé avec instance de vouloir bien enrichir cette association du trésor des indulgences.
Nous donc, toujours disposé» selon le devoir de notre charge, à faire ce qui peut contribuer à la gloire de Dieu et au salut des âmes, accédant k ces vœux » nous confiant en la miséricorde de Dieu tout-puissant » et en Tautorité des bienheureux ap^ très saint Pierre et saint Paul » accordons ï tous et à chacun des fidèles» qui par la suite entreront dans la pieuse association ou coi^ frérie Réparatrice ^ érigée canoniquenienl dans réglisc paroissiale de Saint-Martiu-dt>-
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DES INDULGENCES
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Lanouo, au diocèse de Langres« indulgence pUniêre^ le jour de leur entrée dans ladite associatioa ou confrérie, pourvu que, vraiment pénitents et s*étant confessés, ils reçoivent le très-saint sacrement deTEucharislie; de plus, également indulgence plinière à tous les fidèles inscrits maintenant et qui seront inscrits par la suite des temps dans ladite association , pour chacun à l*article de la mort , pourvu que, vraiment pénitent , s*étant confessé et ayant communié, et si ces deui dernières conditions ne peuvent être remplies, pourvu que, au moins vraiment pénitent, il invoque avec piété, de bouche si possible, ou au moins de cœur, le saint nom de Jésus.
En outre, nous accordons miséricordieuseoient dans le Seigneur, chaque année, aux confrères de Tassociation , tant à ceux qui existent maintenant qu*è ceux qui Tiendront dans la suite, Yindulgence pléntère et rémis- Monde tous leuis pécliés, à gagner aux fêtes fie la très-sainte Trinité ; du saint nom de Jésus; de saint Michel, archange ; de saint l^iiis, roi de France ; de saint Martin , évéquo et confesseur: soit le jour de la fêle principale, soit un des sept jours qui suivent chaque fête immédiatement , et laissé pour chaque année au choix de chaque associé, qui pourra obtenir lesdites indulgences une fois seulement dans l'espace d'un jour de chaque octave, pourvu que, vraiment pénitents, s*étant confessés et nourris de la sainte communion, ils visitent ladite église paroissiale de Saint-Martin, auxdits jours, qui commencent dès les premières Vêpres, et qu'ils j^ prient pour la coucorde des princes chrétiens, Texlirpation des hérésies et l'exaltation de notre sainte mère l'Eglise.
Enfin, nous accordons, selon la forme accoutumée dans l'Eglise, aux susdits associés oa confrères, pour chaque œuvre pie de lassociation ou confrérie, cent jours (ftndulgenee ou rémission des peines canoniques qui leur auraient été imposées, ou qu'ils mériteraient de quelque manière que ce soit. Et ce, nonobstant toutes choses contraires, les présentes devant valoir à perpétuité.
Donné à Rome, à Sainte-Marie-Majeure, MUS l'anneau du Pêcheur, le 27 juillet 18^7, la seconde année de notre pontiticat.
Pour San Eminence le cardinal LambruscUni : Signé : A. PiccHioni, substitut.
Lieu t du sceau.
kir de notre Saint-Pire le pape, qui érige f Association Réparatrice en arcniconfrérie,
(Tradoctioo.)
PiB IX, Papb.
Ad perpeiuaiD rei oienioriam.
Dans la sollicitude constante de notre ministère apostolique pour le salut de tous les hommes, nous accueillons avec une bienveillance paternelle les associations pieuses où les fidèles mussent les efforts de leur zèle afin de foire glorifier le nom adorable ^e Dieu, et de procurer le salut des Ames.
Or, notre vt^nérable frère Pierre-Louis Pa- Risis, évêque de Langres, nous a fait exposer
2u*il existe en son diocèse, dans l'antique ^lise paroissiale de Lanoue, dédiée à saint Martin, évêque, une pieuse confrérie dite Réparatrice^ érigée canoniquement, et ainsi nommée parce qu'elle a pour but : 1" d? réparer les outrages faits a la Majesté divine par les blasphèmes et par la profanation des saints jours de dimanche ; â* de travailler de tous ses efforts à Texlirnation de ces crimes. £t, sur la demande qu'il nous a faite de vouloir bien enrichir cette nieuse association du titre et des privilèges d archiconfrérie, nous avons jugé bon et nous nous sommes empressés d accéder à ses vœux.
En conséquence, voulant étendre notre bienveillance particulière sur tous ceux en faveur de qui sont les présentes, les absolvant au besoin, et afin seulement que ces lettres ressortissent leur effet, et les décla'> rant absous de toute excommunication, suspense et interdit, ou toute autre censure, sentence et peine ecclésiastique, pour quelque cause que ce soit; de noire autorité apostolique, par ce présent Bref, nous établissons en archiconfrérie ladite pieuse association Réparatrice ; nous la dotons de ce titre et des privilèges qui y sont attachés; et nous donnons, par le présent induit, aux confrères et directeurs présents et à venir, le pouvoir d'agréger à la susdite confrérie toutes les autres associations du même titre déjà érigées, en dehors toutefois du lieu de Tarchiconfrérie, et en se conformant aux prescriptions du pape Clément VIII, noire prédécesseur d'heureuse mémoire, de telle sorte qu'ils puissent librement et licitement, de notreautoritéaposlolique,leur communiquer toutes les indulgences, rémissions de péchés et remises de pénitence, accordées {)ar le Saint-Siège apostolique à leur associalioQ devenue archiconfrérie.
Nous voulons que les présentes soient et demeurent stables , valides et efficaces ;
S|u'elles ressortissent et obtiennent leur efet plein et entier, avec leurs pleins privilèges en faveur de tous ceux qui, maintenant ou dans les temps futurs, y ont ou pourront y avoir droit ; que tous les juges ordinaires et même les auditeurs délégués .des causes du palais apostolique, dans leurs décisions et jugements, se conforment aux présentes pour les choses y contenues, de telle sorte que , s'il arrivait que, par ignorance ou sciemment , le contraire fût tenté par quelqu'un, de quelque autorité qu'il fût revêtu, son acte serait nul et de nul effet. Et ce, nonobstant les constitutions et ordonnances générales ou spéciales publiées, soit par le baint-Siége apostolique, soit par les conciles généraux, provinciaux ou synodaux ; nonobstant encore, en tant nue de besoin, les règles, coutumes et privilèges de ladite association, et aussi les lettres apostoliques qui pourraient être un obstacle auxdites faveurs, de quelque manière qu'elles aient été accordées , confirmées , , renouvelées ; toutes choses .qu'il faut tenir pour pleinement
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