‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 87 sur 370 · CRA · texte numérisé non relu

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A la plaie de la main droHe.

Je vous ^dore, très-sainte plaie de la main droite de mon Jésus. O mon Sauveur! je compatis h la douleur extrême que vous y avez endurée; je vous rends grâces de tous les biens que cette divine main m'a faits avec tant d'amour, quoique j'y aie si mal correspondu. J'offre au Père éternel la douleur et l'amour de votre très-sainte Humanité; je le prie de changer mon cœur et mes affections, et de rendre loutes mes actions conformes I sa sainte volonté.

PateTj Ave^ Gloria. Sainte Mère, etc.

A la plaie du côté ouvert.

Je vous adore, très-sainte plaie du côté de mon Jésus. Je suis profondément allligé, 6 mon Sauveur ! de rinsulle sanglante qui vous y est faite; je vous rends grâces de Tamour que vous m'y témoignez; car c'est yotre amour qui a voulu que yotre côté fût percé et voire cœur ouvert pour pous donner votre sans jusqu'à la dernière goutte , et çncore del'eau pour rendre notre rédemption plus abondante. J'offre au Père éternel la résigha(iuQ avec laquelle vplre Humanité sainte a souffert cet outrage, et Tamour qu'elle nous porte, afin que votre très-aimable Cœur, toujours prêt à accueillir les plu^ grands pécheurs, reçoive pour toujours mon âme dans sa plaie sacrée. Ainsi $oil-il.

Pater^ Ave, Gloria. Sainle Mère, etc.

A Mûrief percée du glaive de douleur.

Sainte Yiergf^ Marie, Mèr<* de Pieu, martyre d'amour et de douleur à la vue des souffrances et des humiliations de Jésus 1 vous avei; concouru au bienfait do ma rédemption par vos afflictions sans nombre, et surtout par l'offrande que vous avez faite au Père éternel de son Fils unique, qui était aus3i le vôtre, comme d'un holocauste et d'une victime do propitiation pour mes péchés, lecompatisauidouleurs très-cruelles que vous avez endurées. Je vous rends g^râ* ce$ de l'amour presque infini qui vous priva du fruit de vos entrailles, Jésus, vrai Dieu et vrai homme, pour me sauver, mot, misé« rable pécbeur. Ah ! jamais on ui imploré

en vain votre intercession; eçoployei-la, je YOu$ p^ie, «uprès du Père et du Fils , ann que je me corrige efficacement de mes mauvaises habitude^ et de mes mauvaises tnclipatioq3; qu^ je ne sois pas assez malheureux q^e de crucifier, par de nouvèaui péchés, mon aimqb^e Rédempteur; que je persévère, au contraire, dan:$ sa grâce jusqu'au moment ce m^ mort.

Les trois prières QU méditations suivantes seront ici bien h leur plaow pour mieux hou» faire comprendre re^ccllonce de cette déyotion. La première est de Bos$uet, les deux autres sopt extraites du pieux ouvrage de Mgr Strambi de sainte mémoire.

Prière pour unir nos souffrances à celles de

Jésus^hrist.

Mon Dieu, je m'unis de tout mon cœur à votre saint Fils Jésus, qui, dans la sueur de son agonie, vous a présenté la prière de tous ses membres infirmes. O Dieu, vous l'avez livré h la tristesse , h Tennui^ h la frayeur; et le calice que vous lui avez donné à boire était si amer et si plein d'horreur, qu'il vous pria de le détourner de lui. En union avec sa sainte âme, je vous le dis, ô mon Dieu et mon père : Détournez de moi ce calice horrible ; toutefois que ^otre volonté soitfaite^etnonpasla mtenne. Jemôlece calice avec celui que votre Fils, notre Sauveur, a avalé par votre ordre. Il ne me fallait pas un moindre remède, ô mon Dieu; je le re-

?;ois de votre main avec une ferme foi que vous 'avez préparé pour mon salut,et pour me rendre semblable à Jësus-Christ, mon Sauveur.

Mais, ô Seigneur, qui avez promis de ne nous pas mettre à des épreuves qui passent nos forces, vous êtes Adèle et véritable ; je crois en votre parole, et vous prie, par votre Fi Is, de me donner de la force ou d'épargner ma faiblesse.

Jésus, mon Sauveur, nom de miséricorde et de grâce, je m*unis à la sainte prière du jardin, à vos sueurs, à votre agonie, à votre accablante tristesse, à l'agitation effroyable de vutre sainte âme, aux ennemis auxquels vous avez été livré, à la pesanteur de vos immenses douleurs, à votre délaissement, k voire abandon, au spectacle affreux que vous fit voir la justice de votre Père armé contre vous, aux coiiibats que vous avez livrés aux démons dans ces temps de vos délaissements ; et à la victoire que vous avez remportée sur ces noirs et malicieux ennemis, à votre anéantissement et aux profondeurs de vos humiliations, qui font fléchir le genou devant vous à toutes les créatures, dans le ciel« sur la terre et dans les enfers : en un root, je m'unis à votre croix, et à tout oe uue vous choisissez pour crucifier Thomme. Aytz pitié de tous les pécheurs, et de moi qui suis le premier de tous : consolez-moi, coDv'>rtissez-moi, anéantis$6z-moi, rendez^moi di* gne de porter votre livrée. Amêu.

L'effusion du sang précieux' dt Jésus-Christ dans son crucifiement.

1" PoisT. — Jésus, quoique tout ruisselant de sang, chargé de l'énorme fardeau de sa croix, et succombant sous ce poids, près*

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que k cnague pas, de faiblesse et d'épuisement, avait pris le chemin du Calvaire où il était arrivé après le trajet le plus pénible que l*on puisse imaginer. La fureur des Juifs n*était pas encore épuisée; ils le saisissent brutalement, le dépouillent dé ses habits, et lui arrachent même sa tunique, violant ainsi les lois de la décence la plus ordinaire. Les coups innombrables et cruels que Jésus avait reçus dans sa douloureuse flagellation, avaient attaché et comme collé celte tunique sur sa peau ensanglantée; de sorte qu'en la lui arrachant, remarque dévotement snint Laurent Justinien, on provoqua une effusion de sang non moins abondante que dans les autres scènes lugubres de sa passion. C'est ici le lieu de te recueillir, 6 mon âme 1 Considère la douleur poignante de Jésus : quelle confusion ne dul-il pas éprouver, lui, la pureté mômcl en se voyant livré aux insultes, aux injures, aux aflTronts d*une soldatesque impure! Agneau treaiblant et timide, que ne dul-il pas souffrir des cruels traitements de ces loups furieux, altérés de ^on sang, et avides de l'attacher sur la croix 1 Ecoute maintenant de la bouche de saint Augustin les enseignements salutaires que Ji^sus veut te donner en consentant à être ainsi honteusement dépouillé. « Le Sauveur, dit ce saint docteur, veut par ces plaies et par ce sang nous arracher cette enveloppe corrompue que les vices ont formée et à la-

Ïuelle l'âme s*est si fortement attachée. 'est dans ce but qu'il nous présente continuellement ces plaies sacrées toutes couvertes de son sang, afin qu'en s'y réfugiant notre esprit et notre cœur s'y renouvellent, s'y dépouillent de leurs vices, y prennent enfin un vêtement plus pur. Ptr foramen^ » etc. Elles sont innombrables , ces chaînes vicieuses qui séduisent et maîtrisent notre cœur, qui altèrent sa pureté et ternissent son écfat : elles sont d'autant plus dangereuses qu'on a plus de peine à les démêler ! Mon Jésus I ne permettez pas que rien vous dispute mon cœur ; régnez-y seul et sans partage, et détachez-le de tout ce qui pour-' rait être un obstacle h son union avec votre sainteté infinie.

2' Point. — Jésus ainsi dépouillé au mépris de toutes les convenances, va de luimême se placer sur la croix, véritable lit de douleurs ; il v étend ses mains et ses pieds, que ces cruefs bourreaux percent impiloyaiitementavecd'énormes clous; le tiraillement forcé de sts membres délicats occasionne une dislocation complète des jointures; ses l>lessures se rouvrent avec une nouvelle violence, et il s'en échappe des torrents de sang. O mon âmel qui pourrait se représenter avec toute leur vivacité les souffrances qu'é-

{ trouva Jésus dans cette effusion de sang? jui pourrait nous dire ses inexprimables douleurs? La croix est élevée et plantée avec d'horribles secousses, et Dieu crucifié «st exposé à la vue d'une foule immense qui riiisttua et l'outrage encore par les plus sanglantes dérisions. Le soleu se couvre d'un crêpe de douleur ; toute la terre est envelop-

pée dans les plus épaisses ténèbres; les rochers se fendent, les tombeaux s*ouvrent ot vomissent leurs morts étonnés de retrouver la vie; le voile du temple se déchire, et pendant ce temps, Jésus offre son sang au Père éternel, et il le supplie par ce sang même de pardonner à ses bourreaux ; il efface avec ce sang la sentence écrite de notre éternelle condamnation; il apaise la justice de Dieu irritée contre les hommes, il consomme son sacrifice; sa mort et son sang deviennent le sceau qui confirme l'ancienne et la nouvelle alliance, et de ses plaies, comme d'autant do sources vives, dit saint Chrvsostome, découle ce sang précieux qui se répand sur toute la terre pour la purifier de ses souillures : Sanguis, etc. Qui donc ne voudrait participer aux bienfaits de ce sang divin? Qui ne désirerait porter dans son cœur en traits ineffaçables les stigmates sacrés de ses plaies? Qui ne se sentira tout embrasé d'amour pour Jésus crucifié qui nous invite amoureusement àaller puiser à ses sources intarissables les eaux salutaires de sa miséricorde infinie?

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o mon divin Rédempteur, attaché à la croix pour mon salut ! si par mes péchés, je me suis autrefois ligué avec vos bourreaux, et si j'ai aidé à ouvrir vos plaies, à vous crucifier de nouveau, j'en éprouve un regret bien amer, et mon cœur se brise de douleur. Pardonnez-moi parce sang sacré qui découle de vos blessures. Je vous adore , 6 mon Sauveur, et j'unis mes adorations à celles que votre auguste Mère, que le disciple bienaimé, que toutes les saintes femmes qui avaient suivi vos traces sanglantes jusqu'au pied de la croix, ^ue le bon larron lui-même, converti en pénitent, vous offrirent sur le Calvaire. Vous avez dit que, lorsque vous seriez élevé de la terre, vous attireriez à vous toutes les créatures par l'effusion de votre précieux sang. Vous voilà suspendu maintenant sur votre croix au-dessus de la terre : resterai -je encore attaché sur ce monceau de boue? Ahl Seigneur, que votre nom soit aujourd'hui glorifié! La croix est Je théâtre de votre gloire : en vertu de ses mérites et avec les liens formés par votre sang, attirez-moi à vous, et puisque vous m'avez créé par un pur acte de votre miséricorde, et que vous ave^ été élevé sur une croix pour ma rédemption , faites, par les mérites de ce sang précieux, que l'amour vous a fait répandre pour moi, que je ne vive plus séparé de vous.

Ve/fusion du sang de Jésus dans Vouverture

df son sacré côté.

1" Point, — Jésus, après avoir remis son âme entre les mains de son Père céleste, avait rendu le dernier soupir. Soudain, uu soldat inhumain ouvre avec sa lance ce cœur divin qui avait toujours embrassé tous les hommes dans son amour, et il en jaillit un nouveau fleuve de sang mêlé avec de l'eau. « Jésus, dit saint Bernard, est blessé avec le fer de cette lance, aiguisé par une fureur

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barbare, lui qui avait déjà été blessé par les traits deTamour ; vulneralur lancea^ etc. (1). » Ce nouveau sang est un surcroît d'espérance ; soa divin cœur s'ouvre coinoie une arche de refuge pour les justes et pour les pécheurs. Tous sont invités à v chercher un asile, a Viens, ma colombe cnérie , dit Jésus en s'adressant à l'âme juste, viens le réfugier dans les fentes de ce rocher, c'est-àdire viens te jeter dans mes plaies sacrées et cache-toi surtout dans le fond de mon cœur; Ten/, columba mea ^ etc. » Et vous, ingrats, qui avez méconnu mes bienfaits et m'avez si indignement outragé par vos péchés, venez aussi dans mon cœur ; vous y trouverez un abri assuré contre les coups redoutaîjles de la vengeance divine que vous avez si justement provoquée, et vous vous jr purifierez en même temps de vos souillures : Petra refugium hertnaciis, O amour immense de Jésus ! O cœur infiniment aimable 1 comment se fait-il que vous n'éprouviez de la part des hommes qu'insensibilité, qu'abandon, qu'ingratitude, que mépris? Me voilà, leur dites-vous. Cependant, ù mon Sauveur, je vous donne tout mon s.ing, pourvu que vous me donniez en retour une seule goutte du sang de votre cœur, c'est-à-dire une larme, un acte de douleur de vous avoir offensé. Chrétiens, voilà sans doute un moyen bien facile de lui rendre sang pour sang : une larme pour une mer de sang 1 et pourtant il n'en est que trop parmi nous qui ont l'âme assez insensible pour la lui reiuser 1 presque personne ne se repent des outrages faits à la souveraine Majesté; au contraire, on voit malheureusement se renouveler chaque jour le scandale que le Seigneur déplorait avec tant d'amertume devant la bienheureuse Angèle de Foliçny : « Une foule de chrétiens, lui disait-i!, déchirent tous les jours mon corps, ils me percent chaque jour de mille plaies nouvelles , chaque jour ils répandent de nouveau mon sang. » Ne faut-il donc pas, 6 mon Jésus, nous écrier avec saint Bonaventure, que le cœur oui n'est pas amolli par votre sang, ni touché de compassion à ia vue de vos souffrances, est plus dur que les rochers? Nimis saxeum est y e:c.

2* PoiRT. —Pénètre, 6 mon âme, dans la profondeur des mystères qui sont cachés dans cette plaie d'amour, et dans le sang précieux qui en découle. Dieu ouvrit le corps d'Adam et de l'un de ses côtés il tira la substance dont il forma Eve, notre première mère, destinée à être la compagne du père des hommes, 6t du côté ouvert de Jésus se forme aussi l'Eglise, cette épouse chérie, qu'il acquit au prix de son sang; Noé trouva dans l'arche un refuge contre l'inondation universelle du déluge, et Jésus offre pareillement un a$ile assuré dans Tarche mystérieuse de son cœur ouvert à tous les hommes, pour les soustraire au glaive vengeur de la justice divine irritée contre eux, et afin que les traits enflammés de sa

(1) S, Bero., tetm, de Pa$s,

colère viennent s'éteindre dans cette mer de sang, formée par les effusions de son amour. Cette plaie sacrée et ce sang divin renferment un autre mystère non moins consolant. Ce rocher d'Horeb que Moïse, par l'ordre de Dieu, frappa dans le désert de sa verge miraculeuse, et dont il fit sortir des eaux pures et limpides comme le cristal, pour en désaltérer le peuple Israélite, n'est-il pas la figure significative du cœur de Jésus, ouvert d'un coup de lance, et transformé en une » source intarissable de miséricordes et de grâces ? Bibebant omnesy etc. (/ Cor, x, %,) « Oui, ajoute saint Ambroise, voilà la fontaine d'oti jaillit ce sang précieux, dont les (lois sont plus qu'abondants pour désaltérer la soif ardente de toutes les ftraes : Vmhra eratt etc. » O nlaie d'amour 1 ô sang adorable de vie éternelle 1

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J'ai trouvé, ô mon doux Jésus! vous dirai-je avec votre dévot serviteur Bernard, j'ai trouvé votre aimable cœur blessé et ouvert pour moi, ce cœur du père le plus tendre, du pasteur le plus zélé, et le nceilieur qu'on puisse imaginer, ce cœur de l'ami le plus fidèle, du frère le plus rempli d'arailié

aue je puisse désirer. Permettez-moi dono e m'approcher de ce cœur infiniment aimable, afin que j'aille me purifier dans le sang bienfaisant qui en découle ; laissez-moi entrer dans cette arche que vous m'offrez comme un refuge et un asile , afîa que je puisse m'y trouvera l'abri du naufrage certain cù m'entraîneraient mes péchés; éteignez, crans ce sang que l'amour a fait couler de ce cœur, les traits enflammés que la divine justice pourrait vouloir lancer contre moi, coupable pécheur. Ahl c'est dans ce cœur que je veux me cacher et établir mon repos ; c'est là que je veux vivre et respirer désormais; c'est la que je veux mourir, plein de confiance que vous ne voudrez pas m'arracher violemment de votre cœur pour me précipiter dans les feux éternels.

Voy, les articles qui ont trait à la Pas* sion de Jésus-Christ.

CHAPELET DES Confrères de Notre- Dame AUXILIATRICE DE NaMUR. Vov, CCS mOlS.

CHAPELET DES MORTS. Nous n'avons trouvé nulle part d'indulgences attachées à cette pieuse pratique connue, croyons-nous, de toutes les âmes fidèles et en usase dans beaucoup de paroisses , surtout dans le Limousin. — Ce chapelet se récite ainsi en particulier : Requiem œtemam dona m, ûo* mine, et lux perpétua, etc., sur la croix ; puis le verset composé de trois Requiescant m pace, puis on récite cinq dizaines en disant au gros grain : Requiem œtemam^ etc , aui dix petits Requiescant, etc., à la fin un De Profundis et l'oraison Fideiium Deus, Quand on le récite solennellement à Téglise, on dit entre les dizaines : O Christe, Salmtor mundt, exaudi preces nostrasîoa une oraison jaculatoire de ce genre.

N'y aurait-il d'indulgences que ceHes gui sont attachées séparément à la prière requwn [Voy. Confrérie des Trépassés), à une orai-

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DES INDULGENCES

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son jaculatoire quelconque, au De profundis surtout (Foy. même article}, c*esl-à-aire, la récitation de ces prières en forme de chapelet ne leur ajoute-t-elle aucune valeur? nous rignorons; toutefois nous avons dû mentionner cette pratique à laquelle sont peut-être attachés des privilèges que nous ne savons pas, et qui peuvent avoir été concédés par quelques rescrits particuliers.

Au moment où s'impriment ces lignes, M. Tarcbiprêtrede la cathédrale de Limoges nous dit qu*ayant demandé quelques indulgences pour cette dévotion, la sacrée congrégation lui a répondu : « Les fidèles ne peuvent que gagner les indulgences de la confrérie des trépassés. »

CHAPELET INDULGENCIÉ. Voy. Cdape-

LETS BR16ITTAITIS.

CHAPELET ORDINAIRE.Ce qu'on appelle vulgairement le chapelet ou la couronne de la sainte Vierge, est le tiers du rosaire, et se dit en récitant une fois le S)[mbole, puis le PateTj trois Ave^ et cinq dizaines, comme ci-dessus. Ce chapelet est le plus usité parmi le peuple et parmi les personnes de piété dans toutes les classes.

Si l'on se sert d'un chapelet non bénit, ou bénit par un prêtre qui n'ait point reçu de Rome le pouvoir de le faire, on ne gagnera aucune indulgence; on fera seulement une œuvre de piété très-bonne et très-louable. Si, au contraire, on a un chapelet bénit.par le Pape, ou par un prêtre qui en ait reçu de lui le pouvoir, on gagnera diverses indulgences, selon le ^enre de bénédiction, et selon l'espèce de bonnes œuvres que l'on fera. On connaît deux sortes de chapelets bénits avec Indulgences, ceux qu'on appelle BRiGiTTAiNs et ceux qu! sont simplement ixDULOBNGiés. (Voy. ces mots.)

Bénédiction des chapeteiê ordinaires.

t. Adjutorium nostrum» etc. f, Dominus, etc.

Omnipotcns et misericors Deus , qui proptereximiam charitatem tuam,qua dilexisti nos, Filium tuum unigenitum Dominum nostrum Jesum Christum, de cœlis in terram descendere , et de beat® virginis Mariœ dominœ nostrœ utero sanctissimo angelo nuntiante, carncm suscipere, crucemque et moriem subire, et tertia die gloriose a mortttis resurgere voluisti, ut nos eriperes de poteslate tenebrarum ; obsecramus immensam clementiam tuam, ut hœc si^a in honorem et laudem ejusdem Genitricis Filii tui bene t dicas , et sancti t fices , eisque tantam infundas virtutem Spiritus sancti, ut quicunque ea super se portaverint, atque attente ac dévote recitaverlni, per invocationem sancti nominis tui, corporis sanitatem et animœ tutelam percipiant. Per eumdem Dominum. ^. Amen.

Deînde aqua benedicta aspergii.

CHAPELET ou CouROTiïfB de l4 sainte Vierge. Voy, les art. Rosaire, Chapelets

iniGITTAITIS, INDUL6ENCIÉS , apostoliques',

ordinaires, DES Sept Douleurs.

CHAPELET ou Couronne de Notre-Dame DES SEPT Douleurs. La passion de Jésus et celle de Marie ne peuvent pas être séparées; on ne peut considérer Jésus sur la croix sans voir Marie au bas de la croix. C'est là qu'elle devient notre mère au milieu des plus cruelles douleurs. Un enfant de Marie pourrait-il oublier un si grand bienfait?... Le bienheureux Léonard de Port-Maurice, qui a eu tant de zèle pour le chemin de la croix, avait aussi une tendre dévotion aux douleurs du cœur de Marie; on lit dans ses résolutions : « Je porterai, jour et nuit, sur la poitrine, une croix ogiée de sept pointes, non-seulement pour soutfrir quelque chose, mais aussi pour qu'il y ait près de mon cœur un objet qui me rappelle sans cesse les douleurs de Marie ; si l'obéissance ne me le permet pas, j'y suppléerai par des actes intérieurs. » Mais voici une autorité plus imposante : Pie Vn, pendant sa captivité de Savonne et de Fontainebleau, ne cessait de recommander la dévotion envers Notre- Dame des sept Douleurs; il en indiquait la fête comme le jour de notre délivrance et de la sienne. Ce fut en effet, en 181^, le jour de la fête de la Compassion de la sainte Vierge qui rendit à leurs sujets et le chef et le fils aîné de l'Eglise. De retour à Rome, le Pape y rendit, le 18 septembre 181^, un décret

f>our ordonner qu'à l'avenir, outre la fête de a Compassion de la sainte Vierge, qui se célèbre partout le vendredi de la Passion, on célébrât solennellement dans toute l'Eglise la fête des sept Dv)uleurs de la sainte Vierge, le troisième dimanche de septembre.

Indulgences accordées à perpétuité à tous les fidèles qui réciteront ou porteront sur eux la couronne des sept Douleurs de la sainte Vierge (1).

Remaraue. Deux souverains pontifes, Benoit Xlll et Clément Xll , ont successivement accordé de grandes indulgences à la couronne des sept Douleurs. 11 est essentiel d'observer ici que , comme le bref de Benoît Xlll était perpétuel. Clément Xll, tout en accordant des indulgences plus considô-

(1) Vers Tannée 1233, sept hommes, aussi distingues par leur naissance que par leur piélé, et que rEglise honore sous le litre des sept bienheureux fondateurs, quittèrent la ville de Florence qu'ils habitaient, et se retirèrent dans une solitude aux environs de Sienne. C'est là que, par suite d*une révélation de la sainte Vierge, ils institnèrent Tordre des Servîtes de Marie, qui devaient s'adonner par* liculièrement à la médiialion des cruelles douleurs de celte leine des martyrs, et propager celte sainte dévotion parmi les peuples. La couronne des sept Douleurs, qu^ils composèrent, leur parut un des moyens les plus propres à remplir ce but. Aussi les Servîtes de Marie lirent tous leurs eflbrts pour la faire connaître, et les Souverains Pontifes ont daigné y attacher les plus grandes indulgences, afin d'engager les fidèles h la rt^citcr souvent. Ces couronnes sont composées en Thonneur des sept Douleurs principales de la sainte Vierge, de sept Pater et de sept fois sept Ave Maria. On ajoute, à la fin, trois autres Ave Maria, pour honorer les larmes que versa la saints Vierge.

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DICTiaNiNAlRE

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rableSi n*a pas supprimé pour cela celles concédées par son prédécesseur ; il les a « au contraire , positivement confirmées dans )a bulle piôme par laquelle il en accordait de nouvelles. En conséquence, nous donnons ici successivement les titres des indulgences accordées par ces deux papes. La couronne des sept Douleurs jouit tout à la fois des indulgences contenues dans ces deux listes.

Indulgences accordées à perpétuité par Benotl Xlll.

1* Indulgence de deux cents jours pour chaque Pater et pour chaque Ave de la couronne que Ton récitera dans une église de l'ordre des Servîtes de Marie,

2* Les vendredis, tous les jours du carême, le jour de la fêle des sept Douleurs, et les jours de TOctave de cette fêle, on jieut gagner Tindulçence ci-dessus, dans quelque lieu que ce soit,

3* Tous les autres jours, lorsqu'on récite la couronne Lors des églises des Servîtes , Tindulgence est seulement de cent jours pour chaque Pater et pour chaque Ave.

i* Indulgence de sept ans et sef)t quarantaines, en outre de celles qui précèdent^ pour ceux oui, seuls ou avec d^autres, auront récité la couronne entière.

N. B. Pour gagner les susdites indulgences il faut être vraiment contrit et s être confessé^ ou du moins avoir une ferme volonté de se confesser (1).

Indulgences accordées à perpétuité par Clément XII.

1* Indulgence plénière une fois le mois

f)Our tous les fidèles qui auront récité tous es jours du mois la susdite couronne , le jour où, s*étant confessés et ayant communié, ils prieront selon les intentions de TEglise.

2* Indulgence plénière une fois par an pour ceux qui récitent habituellement celte couronne quatre fois par semaine , pourvu qu*un jour de Tannée, à leur choix, ils se cotifessent, communient et récitent encore ce jour-là la couronne.

3* Indulgence de cent ans toutes les fois au*on récitera la couronne des sept Douleurs, étant vraiment contrit et s'étani confessé^ ou du moins ayant la ferme résolution de se con^ fesser,

kr Indulgence de cent cinquante ans pour tous les fidèles qui, s*étant confessés^ réciteront cette couronne les dimauchc, lundi, mercredi , vendredi et les jours des fêtes chômées.

5* Indulgence de deux cents ans pour tous les fidèles qui, étant vraiment contrits et s'étftnt confessés^ réciteront la couronne et prieront selon les intentions de (* Eglise (2).

(i) Benoit Xlll, bref universel et perpétuel Kedt'mptoriSf (lu î^ st^plemhre 17ii. La conressioii de rti.ique semaine suffit pour gagner les indulgences «inlessus et les suivantes, acconlées par Cléntenl XII, où la confession est exigée. (Soie du traducteur du

lUcCOLTA.)

(i) Cette dernière condition n*est pas exprimc^e dau9 Touvrage ilaiicD, quoiqu'elle le soit cependant

6* Indulgence de dix ans pour tous les fidèles qui réciteront fréquemment cette couronne, chaque fois que, en en portant une avec eux , ils feront quelqu*œuvre de piété spirituelle ou temporelle, soit en rhonneur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de la sainte Vierge ou de quelque saint, soit en faveur du prochain , ou qu*ils réciteront sept Pater et sept Ave en Thonneur des douleurs de Marie (1).

A". B. Toutes les indulgences ci-dessus, tant celles accordées par Benoît Xlll aue celles dues à Clément XII, sont applicables aux âmes du purgatoire.

Pour les gagner, il est nécessaire que les couronnes aient été bénites uar les supérieurs des maisons de Tordre des Servites de Marie, ou par d'autres prêtres du même ordre, qui en aient reçu le pouvoir spécial. Une fois qu*eiles sont bénites, on ne peut plus ni les vendre, ni les prêter à d autres, dans le but de leur communiquer 1( s indulgences; et si on le fait, par cela seul les couronnes perdent toutes les indulgences qui y étaient attachées (2).

Enûn, une condition essentielle pour gagner les indulgences accordées è cette couronne, c'est de réfléchir, tout en la récitant, aux sept principales douleurs de la sainte Vierge. Du reste, il n'est nullement nécessaire de s'astreindre aux formules que nous joignons ici pour aider à la piété des âmes pieuses.

MANIÈRE DE EÉCrTER LA COURO!l!IE.

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