ÉLECTRO-PHYSIOLOGIE
siologie comprend les effets de rélectricité sur les nerfs elles muscles, et la production d'électricité chez les êtres vivants.
Effets de Vélectricité sur les muscles et les nerfs. — La première expérience d'électro-physiologie est l'expérience classique de Galvani. Le courant agit d'une manière différente sur les nerfs moteurs, les nerfs sensitifs et les nerfs mixtes. Sur les nerfs moteurs, on n'observe aucune action pendant le passage du courant, mais seulement des contractions à l'ouverture et à la fermeture. Les courants interrompus et les courants induits donnent également des contractions dues aux interruptions ou aux variations brusques du potentiel.
Les nerfs sensitifs donnent à la fois douleur et mouvement, le dernier phénomène provenant d'un réflexe. L'action sur la sensibilité augmente avec la chute de potentiel et avec la fréquence des interruptions, tandis que les contractions réflexes s'obtiennent plus facilement avec des courants de quantité. L'action sur les nerfs mixtes participe des deux actions précédentes.
L'effet sur les muscles consiste également en contractions à l'ouverture et à la fermeture. Il peut se produire pendant le passage un certain raccourcissement des muscles. Avec des interruptions rapides ou des courants induits, il peut se produire la tétanisation du muscle.
Les effets de l'électricité sur les hommes et les animaux se rapprochent de ceux que nous venons d'indiquer; nous allons les décrire rapidement.
Effets de Vélectricité statique sur Vhomme et les animaux, — Les personnes placées dans le voisinage d'une machine électrique en train de fonctionner sont soumises à des phénomènes d'influence, et amenées par suite à un potentiel élevé. Elles éprouvent alors une impression particulière,'souvent désagréable, accompagnée de hérissement des cheveux et d'une sensation de toile d'araignée sur les points où la peau est nue. Ces phénomènes s'exagèrent si la personne est placée sur le tabouret isolant et en communication directe avec la machine. On remarque souvent aussi une excitation de la circulation dans les parties périphériques et une sensation de chaleur aux extrémités.
Sil'on approche de la personne électrisée une pointe communiquant avec le sol, il se produit sur les parties voisines de cette pointe une sensation de vent due, comme celle dite de toile d'araignée, au déplacement de l'air électrisé. Enfin, si l'on tire des étincelles du sujet élec-
I trisé, on observe des contractions musculaires I plus ou moins énergiques. Ces effets paraissent ' dépendre de l'énergie mise enjeu.
I La foudre produit des effets analogues à ceux i des batteries électriques, mais beaucoup plus I puissants. L'électricité atmosphérique, même I sans qu'il y ait chute de foudre, paraît avoir I aussi une influence marquée sur l'organisme. Effets des courants, — Des phénomènes particuliers se manifestent au moment de la fermeture et de la rupture du circuit : le sujet éprouve alors des secousses et des douleurs quelquefois assez vives. Une série d'interruptions très rapides peut même amener des phénomènes tétaniques. Ces effets sont dus à la brusque variation de potentiel qui se produit, et paraissent augmenter plus que proportionnellement à. l'intensité du courant : ils dépendent donc probablement de l'énergie.
Les courants d'induction, n'ayant qu'une durée très courte, agissent aussi en provoquant des contractions musculaires et des chocs nerveux sensibles. En augmentant la grosseur du fil induit, on augmente la quantité d'électricité et l'on accroît les contractions sans accroître l'action sensible. Au contraire les bobines à ûl fin augmentent la force électro motrice et l'impression sur la sensibilité.
Pour étudier l'action des courants continus, il importe d'avoir une intensité bien constante, et par conséquent de laisser les électrodes bien fixes, car, en les déplaçant, on changerait la résistance des parties intercalées, et Ton produirait des effets analogues à ceux que donnent des variations de potentiel. Les courants continus occasionnent dans les tissus qu'ils traversent des décompositions chimiques sur tout leur parcours, mais les résultats n'apparaissent qu'aux deux pôles sous forme d'acides au pôle positif et d'alcalis au négatif, la théorie de G rot* thus s'appliquant parfaitement à ce cas. C'est à ces actions chimiques qu'il faut attribuer la sensation particulière de cuisson plus ou moins forte qu'on ressent au contact des électrodes, et qui se transforme en une véritable brûlure si le courant atteint une certaine intensité.
Il faut remarquer aussi que l'action chimique ne se limite pas à la partie directement intercalée entre les électrodes, mais que des courants dérivés s'établissent dans toutes les parties voisines et y produisent les mêmes effets. Si l'on fait agir un courant sur un nerf séparé, on provoque des contractions dans le muscle conespondant au moment de la fermeture et de la rupture du circuit. On peut le
ÉLECTRO-POLAIRE. — ÉLECTROSCOPE.
vérifier sur une grenouille préparée comme pour Texpérience de GaWani. L'action du courant continu doit consister encore en une décomposition chimique.
Production d'électricité chez les êtres vivants, — On ne sait presque rien sur la production d'électricité par les êtres vivants ; leurs organes paraissent être le siège de phénomènes électriques, qui sont sans doute une conséquence de leur fonctionnement. Ainsi, sur un muscle coupéy on observe un courant dirigé, dans le circuit extérieur, de la surface intacte À la partie coupée. 11 en est de même pour un nerf. Nous n'insisterons pas sur ces phénomènes, encore assez mal connus.
ÉLECTRO-POLAIRE. — Propriété d'un conducteur qui a un pôle positif et un pôle négatif.
ÉLECTRO-POSITIF (Corps). — Corps qui se porte au pôle négatif dans une décomposition électroly tique. On leur donne ce nom parce qu'on suppose qu*ils s'électrisent négativement.
ËLEGTROPSEUDOLTSE. — Nom donné par M. Tommasi à l'électrolyse lorsqu'elle sépare les « seuls produits de la dissociation » de l'électrolyse. Ainsi, en électrolysantle chlorure d'ammonium avec un courant faible, on ne le décompose pas complètement : on observe seulement un transport sensible d'ammoniaque au pôle négatif et d'acide chlorhydrique au pôle positif.
fiLECTROPUNCTURE. — Cautérisation produite par l'action chimique d'un courant. (Voy. Galvanocaustiqub chimique.)
ÉLECTROSCOPE. — Instrument servant à reconnaître la présence et le signe d'une certaine quantité d'électricité.
L'un des plus anciens électroscopes est le pendule électrique (flg. 313). Il se compose ordi-
Fig. 313. — Pendule éleetrique.
nairement d'une balle de sureau portée par un fil de soie et un support isolant. Lorsqu'on en approche un corps électrisé, la balle de sureau s'électrise par influence et est attirée.
Si l'on veut connaître la nature de la charge, il faut d'abord électriser la boule en lui faisant
toucher un corps chargé d'une électricité connue. Laboule est d'abord attirée, puis repoussée. On approche alors le corps de signe inconnu ; s'il repousse la boule, son électricité est de même nom que celle du bâton qui a servi à charger; s'il l'attire, son électricité est de signe contraire.
On se sert souvent aussi d'aiguilles mobiles sur un pivot vertical comme une aiguille aimantée. Si l'aiguille est isolée, on peut la charger et s'en servir comme nous l'avons fait du pendule.
Électroscope à feuilles d'or, — Le pendule électrique a subi bien des changements avant d'arriver à la forme actuelle, imaginée par Bennet, et qui est Vélectroscope à feuilles d'or. Cet instrument est formé de deux feuilles d'or très minces suspendues parallèlement à la base d'une tige de cuivre, terminée par une boule à la partie supérieure. Une garniture isolante entoure la tige, et une cage de verre, dont le haut est verni à la gomme laque, protège les feuilles contre les courants d'air et l'humidité
Fig. 314. — Électroscope à feuilles d'or.
La cloche repose sur un plateau métallique qui communique avec le sol et porte deux petites boules de laiton en face des deux feuilles.
Pour reconnaître si un corps est électrisé,' on l'approche de la boule ; il agit par influence sur l'appareil, et les feuilles, chargées toutes deux de la même électricité que lui, se repoussent et divergent. Si l'on veut déterminer le signe de la charge, on commence par électriser l'instrument par influence ; en approchant par exemple un bâton de résine chargé négativement, la boule devient positive et les feuilles négatives. On touche la boule avec le doigt, la charge négative disparaît et les feuilles retombent; on enlève le doigt, puis le bâton de résine : l'électroscope reste chargé positivement et les feuilles divergent. Si l'on approche alors un corps positif, il agit par influence de manière à augmenter la charge positive des feuilles d'or, qui divergent davantage : si l'on pré-
ÉLECTROSCOPE.
sente au contraire à Tinstrument un corps chargé négativement, il attire l'électricité vers la boule et les feuilles se rapprochent. Si le corps est très chargé, il peut même arriver que ces feuilles, après s'être rapprochées jusqu'au contact, divergent de nouveau. C'est que l'influence augmente à mesure que le corps s'approche, et, tandis que la charge positive de la boule continue à s'accroître, les feuilles redeviennent neutres, puis négatives. Enfin, si l'on approchait de l'électroscope un corps neutre communiquant avec le sol, il se chargerait par influence d'électricité contraire et réagirait à son tour sur l'instrument : il produirait donc un léger rapprochement des feuilles d'or, mais
qui n'irait pas jusqu'au contact. Les petites boules intérieures servent à décharger les feuilles quand elles divergent trop et à les empêcher de se coller à la cage ; au contraire, si la déviation est trop faible, elles tendent à l'augmenter en agissant sur elles par influence.
Pour l'étude de l'électricité atmosphérique, on employait autrefois un électroscope à feuilles d'or dont la boule était remplacée par une tige pointue. La déviation mesurait le potentiel au sommet de la pointe. On se sert aujourd'hui d'électromètres enregistreurs.
Electroscope de Bohnenberger, — Cet instrument indique, par une seule lecture, la présence d'une charge électrique et son signe. 11 diffère
Fig. 315. — Électroscope de Bohnenberger.
Fig. 316. — Électroscope condensateur.
du précédent en ce qu'il n'a qu'une seule feuille d'or. Cette feuille est suspendue à égale distance entre deux plateaux métalliques pp' portés à des potentiels égaux et contraires, car ils sont reliés aux deux pôles d'une pile sèche P, dont le milieu est au sol (fig. 315).
Si l'on approche un corps positif, le plateau C se charge négativement par influence et la feuille d'or positivement; elle est donc attirée par le pôle négatif et repoussée par l'autre. La plaque Ë indique le signe de la charge, sans qu'on ait besoin de connaître la nature des pôles BB'. Les tiges bb' permettent de déplacer les plateaux pp' pour régler la sensibilité. Un œilleton se place en avant de la cage de verre pour observer la feuille d'or.
Électroscope condensateur. — Cet instrument, imaginé par Vol ta, est un électroscope à feuilles d'or (fig. 316) dont la boule a été remplacée par un condensateur, formé de deux plateaux, vernis à la gomme laque sur les faces en contact. Cette couche de vernis forme la lame isolante du condensateur. Cet instrument doit être employé lorsqu'il s'agit, non pas d'un corps électrisé, mais d'une source d'électricité trop faible pour dévier les feuilles d'or de l'électroscope ordinaire.
On fait communiquer le plateau inférieur avec la source, l'autre avec le sol. On supprime la seconde communication, puis la première, et l'on soulève le plateau supérieur par son manche isolant. La charge du plateau inférieur
ÉLECTROSCOPIE. — ÉLECTRO-TRIEUSE.
se répand dans les feuilles, qui divergent. L'emploi d'un condensateur a évidemment pour effet d'augmenter la charge du plateau inférieur dans le rapport de la force condensante.
ÉLJSGTROSCOPIE. — Détermination de la nature de la charge d'un corps par l'électroscope.
ËLEGTRO^ÉMAPHORE — Appareil électrique servant à lapplication dublock-system (Voy. ce mot) sur les lignes de chemins de fer.
ÉLEGTRO-SÉMAPHORIQUE. — Se dit de signaux électriques ser\'ant à communiquer avec les navires en mer.
ÉLSGTROSTATIQUE. — Syn. d'ÉLECTRiciTÉ sTATiQCB. Il Adj» Qui se rapporte à l'électricité statique.
£L£GTRO-SnBSTRAGT£UR. — Instrument destiné à empêcher la formation de la grêle.
ÉLECTRO-TÉLÉGRAPHIQUE. — Qui concerne la télégraphie électrique.
ÉLECTRO-THÉRAPEUTIQUE. -^ Syn. de électrothérapie. Il Adj, Qui concerne Télectrothérapie.
ELECTROTHÉRAPIE. — Application de l'étricité à la thérapeutique. L'électricité peut venir en aide à la médecine et à la chirurgie, elle peut également servir au diagnostic. Ses applications chirurgicales sont décrites au mot Galvanocaustiquk ; les appareils destinés au diagnostic sont à leur ordre alphabétique. Nous nous hornerons à donner ici quelques indications sur l'électrothérapie générale, renvoyant aux traités spéciaux pour ce qui est relatif à Télectrothérapie particulière.
La médecine utilise les machines électrostatiques et les piles; mais, si toutes ces sources fournissent le même agent, elles offrent chacane des avantages spéciaux qui les font préférer dans certains cas. Nous avons indiqué au mot Électrophysiologib les effets de ces diverses sources.
L'électricité statique se prête à une application à tout rindividu. Elle est donc surtout employée comme une sorte de bain, pour obtenir une action générale : le malade est placé sur un tabouret isolant et relié à. la machine par un conducteur, de sorte qu'il est amené au même potentiel que cette machine; l'électricité s'écoule lentement par l'air et par le support. On peut cependant localiser l'action de l'électricité statique, et produire au point voulu un écoulement d'électricité plus ou moins abondant, en approchant de ce point des excitateurs de formes Tariées, mis en communication avec le sol (Voy. Machine et Excitateur).
Le» courants se prêtent au contraire à une
action localisée. Les courants continus agissent surtout par leprs effets chimiques, et déterminent un processus profond, qui parait favorable à la nutrition générale. L'action prolongée peut cautériser et même brûler les points mis en contact avec les électrodes (Voy. Galvanocaustiqce). La forme des excitateurs doit varier suivant l'effet qu'on veut obtenir (Voy, Excitateur) .
EnfinTaction des courants interrompus et des courants induits est due surtout aux variations brusques de potentiel qui accompagnent l'ouverture et la fermeture du circuit. Leur emploi convient donc pour provoquer des contractions. Le lecteur trouvera aux mots Bobine et Machine la description des appareils d'induction médicaux, et au mot Interrupteur celle des instruments qui servent à produire des interruptions avec les piles. Lorsqu'on veut, à l'aide des courants induits, agir par révulsion et excitation de la sensibilité, on doit employer des courants de haute tension, c'est-à-dire faire usage d'une bobine à fil long et fin. Si l'on veut seulement obtenir des contractions, sans provoquer des douleurs, on emploiera des bobines à. (11 long et plus gros, donnant par conséquent des courants de tension beaucoup moins forte. (Voy. Faradisation, Franklinisation, Galvanisation.)
ÊLEGTROTONUS ou ÉTAT ÉLEGTROTONI- QUE. — Nom donné par Du Bois-Reymond à l'état électrique d'un nerf parcouru dans une partie de sa longueur par un courant constant. La partie qui se trouve près du pôle négatif devient plus irritable, tandis que la partie voisine du pôle positif devient moins irritable. C'est ce dernier état qu'on a appelé état anélectrotonique ou anélectrotonus,
ÉLECTRO-TRIEUSE. — Les aimants peuvent servir à séparer les poussières magnétiques mélangées avec d'autres substances ; on peut ainsi enlever facilement le fer mélangé au cuivre, dont il diminue la valeur, dans les déchets des ateliers, ou séparer les minerais de ces deux métaux. On peut de même enlever le fer dans tous les mélanges où sa présence est nuisible, par exemple dans la pâte à porcelaine, où il produirait des taches.
Les trieuses magnétiques (Voy. ce mot) font usage d'aimants permanents, tandis que les électro-trieuses sont munies d'électro-aimants.
Dans l'appareil de M. Chenot, les électro-aimants tournent autour d'un axe; ils reçoivent le courant et attirent le fer pendant la moitié de la rotation ; pendant le reste du mouvement, ils sont inaclifs, et laissent tomber les pous-
ÉLECTROTYPE. — ÉLECTRO-VITAL.
sières dont ils sont chargés dans un récipient spécial.
Dans les appareils de M. Vavin et de M. SiemenSf les électro-aimants sont actifs pendant toute la rotation, mais, après s'être chargés de matières magnétiques, ils rencontrent des brosses tournant en sens inverse, qui détachent ces matières et les font tomber dans le récipient destiné à les recevoir.
Le séparateur magnétique d'Edison rentre, malgré son nom, dans les électro-trieuses. Le mélange de poussières, placé dans une trieuse, s'écoule par une fente en une mince lame verticale qui passe devant les pôles de forts électro-aimants. Les particules magnétiques sont seulement déviées de leur direction par l'influence des aimants et forment une seconde nappe à côté de la première, de sorte que les deux sortes de poussières sont reçues dans des récipients différents.
Pour Fépuration de la pâte à porcelaine, on fait usage d'un fort électro-aimant, dont les pôles sont en regard, comme ceux de l'appareil pour le diamagnélisme. La pâte, très liquide, passe dans une boite étanche qui entoure ces deux pôles, et sort à la partie inférieure. Les poussières magnétiques adhèrent aux électroaimants.
ËLECTROTTPE. — Moulage galvanoplastique produisant une composition ou une gravure typographique. Le même nom a été donné improprement à un appareil galvanoplastique.
ÊLECTROTTPIE. — Application de la galvanoplastie à la reproduction des gravures.
Les planches gravées sur cuivre ou sur acier, et surtout sur bois, ne peuvent servir qu'à un tirage limité, car elles s'écrasent peu à peu sous la presse. Aussi a-t-on coutume aujourd'hui de remplacer la planche elle-même par un certain nombre de reproductions gai vaniques ; ces copies sont identiques à l'original, et, comme on peut en obtenir un nombre quelconque, le tirage est à peu près illimité.
Pour le clichage des bois, on fait d'abord un moule, de préférence en gutta-percha, par pression. Onle métallisé comme pour la galvanoplastie, et on le suspend dans un bain de sulfate de cuivre, bien parallèlement à l'anode soluble et à environ 1 centimètre de celle-ci. Au bout de quelques heures, le dépôt a une épaisseur suffisante; on l'enlève, on le nettoie (étamage) h l'esprit de sel, puis on le renforce en coulant par derrière une couche de 4 à 10 millimètres dépaisseur formée d'un alliage fusible de
Plomb 91 parties.
Antimoine 5 —
Étain 4 -
On opère de même pour les planches de cuivre et d'acier, sauf que le moule, au lieu d'être en gutta, s'obtient aussi par la galvanoplastie. Dans ce cas, il faut laisser le dépôt s'épaissir beaucoup plus ; l'action du courant doit être quelquefois prolongée pendant plus de quinze jours.
Ce procédé de clichage est appliqué notamment aux billets de banque, aux timbres-poste, et à l'illustration des livres. La plupart des figures de cet ouvrage ont été tirées avec des clichés galvaniques. Dans certains cas, on augmente la résistance des clichés par Vaciérage ( Voy. ce mol). MM. Christofle et 0^» déposent d'abord dans le moule en gutla une légère couche de nickel, et par-dessus un dépôt de cuivre. La planche est ensuile renforcée et clouée sur bois.
La galvanoplastie peut servir également à gra- ^ ver en creux ou en relief. Pour graver en creux, j on suspend la planche de cuivre, recouverte | de vernis (4 parties d'asphalte, 4 de cire et 2 de poix noire) sur tous les points qui ne doivent pas être attaqués, au pôle positif, de sorte qu'elle serve d'électrode soluble. Pour graver en relief, il suffît de la placer au contraire à l'électrode négative.
Un procédé analogue permet de faire des corrections sur les planches gravées. On enlève au grattoir les parties à corriger, on couvre le reste de vernis, et l'on suspend au pôle négatif. Le dépôt obtenu est plané avec soin, et, sur les parties ainsi refaites, on grave de nouveau.
Enfmrélectrotypie sert au clichage des livres. Cette opération s'applique aux ouvrages dont le texte ne doit pas être modifié aux éditions successives. Souvent on fait un moulage en plâtre des planches destinées au tirage de la première édition, et l'on coule dans ce moule un alliage métallique. Ces clichés servent au tirage des éditions suivantes : on évite ainsi soit d'immobiliser pendant longtemps un grand nombre de caractères ordinaires, soit de faire composer l'ouvrage à chaque édition. Ce procédé laisse à désirer sous le rapport de la netteté. 11 est préférable de faire un moule en gutta et d'y déposer un cliché galvanique, ce qui n'est pas beaucoup plus coûteux.
ËLECTROTTPIQUE. — Qui concerne l'électrotypie.
ËLECTRO-VITAL. — S'applique aux phéno-