AIMANTER. — ALLUMAGE ÉLECTRIQUE
de changer brusquement le sens d'enroulement du fil : ainsi le barreau nn' prendra un pôle nord à chaque extrémité et un pôle sud en s.
Fig. 27. — Aimantation par les courants.
Le fer doux peut acquérir sous Tinfluence d'un courant une aimantation extrêmement puissante, qui cesse aussitôt qu'on interrompt celui-ci. On obtient ainsi des électro-aimants, qui sont utilisés dans un nombre considérable d'applications.
Procédés industriels, — Dans l'industrie, on aimante les aimants droits en les plaçant dans une bobine parcourue par un fort courant. Pour les aimants en fer à cheval, on les applique sur les pôles de forts électro-aimants, dans lesquels on fait passer pendant quelques secondes le courant d'une dynamo à courant continu. On peut aussi faire glisser le fer à cheval sur les pôles de Télectro, depuis sa courbure jusqu'aux extrémités; on recommence un certain nombre de fois, puis on agit de même sur l'autre face en tirant en sens contraire.
AIMANTER. — Communiquer au fer, à l'acier et à quelques métaux analogues, la propriété magnétique. (Voy. Aimantation.)
AJUSTAGE ÉLECTRIQUE. — Procédé qui permet de ramener exactement au poids légal, par voie électroiytique, les flans ou rondelles d'or ou d'argent que la frappe doit transformer en monnaies. Si la pièce est trop lourde, on la prend pour anode soluble dans un bain de dorure ou d'argenture ; si elle est trop légère, on la suspend au contraire à la cathode. On réunit généralement ensemble plusieurs pièces ayant la même erreur pour les corriger d'un seul coup. On peut même placer simultanément aux deux électrodes deux groupes de pièces présentant toutes la même erreur, mais les unes en moins et les autres en plus. Une disposition automatique, semblable à celle de la balance argyrométrique (voy. ce mot), arrête l'opération lorsque les pièces ont pris exactement le poids légal.
ALCOOLS (Rectification des). — Certains alcools mauvais goût ne peuvent pas être
purifiés suffisamment par les procédés chimiques. MM. Naudin et Schneider ont montré que, dans certaines conditions, l'électrolyse peut amener la destruction ou la transformation des aldéhydes ou des alcools supérieurs qui produisent ce mauvais goût.
Dans ce procédé, on soumet d*abord les flegmes à une action hydrogênante. Les électrodes sont des lames de zinc placées horizontalement et percées de trous pour le dégagement des gaz, mais elles doivent d'abord subir une préparation.
Pour cela, on remplit la cuve d'une dissolution dfi sulfate de cuivre dans les flegmes, qu'on y laisse séjourner vingt-quatre heures, à une température de 20* à 25* ; le cuivre déposé par électrolyse forme bientôt sur les lames une couche brune adhérente. Après avoir répété cinq fois cette opération, on procède à la rectification des flegmes, qui séjournent dans la cuve de six à quarante-huit heures. L'action du couple zinc-cuivre produit de l'oxyde de cuivre et de l'hydrogène, qui parait employé à transformer les aldéhydes. On ajoute de temps en temps un peu d'acide chlorhydrique pour dissoudre l'oxyde de cuivre. Les flegmes sont ensuite rectifiés.
Cette première opération ne suffit pas toujours, notamment dans le cas des flegmes do betteraves, qui gardent encore un léger mauvais goût. On les additionne alors d'acide chlorhydrique et on leur fait traverser sous pression une série de voltamètres hermétiquement fermés et munis d'électrodes en cuivre. L'oxygène brûle les impuretés qui subsistent encore ; les flegmes sont ensuite rectifiés.
ALLIANCE (Machine de l'). — Voy. Machines d'induction.
ALLUMAGE ÉLECTRIQUE. — En dehors des appareils industriels servant à l'allumage, que nous décrirons plus loin (Voy. Allomoirs), on peut facilement appliquer l'électricité à l'allumage instantané d'un nombre quelconque de bougies ou de becs de gaz.
Voici un premier procédé pour l'allumage des bougies, fondé sur l'emploi d'une spirale de platine rendue incandescente par le courant. On dispose, dans un coin de la pièce ou mieux dans un placard, de façon à la dissimuler, une pile dont on relie les pôles aux deux extrémités d'une spirale en platine suffisamment fine (fig. 28); le circuit comprend un bouton de sonnerie servant d'interrupteur. D'autre part,