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LAINE MINÉRALE. - LAMPE ÉLECTRIQUE

LAIHE MINÉRALE. — Scorie légère et isolante employée en Allemagne pour isoler les conductenrs souterrains.

LAIT0NISA6E. — Action de recouvrir d'un dépôt galvanique de laiton. Ce dépôt est plus souvent employé que celui de cuivre rouge ponr les menus objets en fer ou en zinc. Cette opération se fait comme le cuivrage, mais la composition des bains est différente.

Bain de laitomsage à froid pour tous métaux.

Carbonate de cuivre (récemment préparé 100 gr.

Carbonate de linc (récemment préparé). 100 —

Carbonate de soude 200 —

Bisulfite de soude ÎOO —

Cyanure de potassium pur 200 —

Acide arsénieux 2 —

Eaa ordinaire 10 litres.

Bien qn'on se serve d'anodes en laiton, la composition du bain ne reste pas constante ; il faut l'additionner de temps en temps de sel de cuivre, de sel de zinc et d'acide arsénieux dissous dans le cyanure de potassium. Il a du reste une marche d'autant plus régulière qu'il est plus vieux et qu'il a été plus souvent remonté en sels.

LAMPE ÉLECTRIQUE. — Appareil servant à produire de la lumière électrique. On peut diviser ces lampes en lampes à arc voltaique et lampes à incandescence. Les bougies électriques (Voy. ce mot) sont des lampes donnant un petit arc et dépourvues de tout mécanisme.

Lampes à arc on Régalatenrs. — Ce sont les plus anciennes. Nous avons indiqué plus haut comment se produit l'arc électrique (Voy. ce mot). Abandenné à lui-même, l'arc ne tarderait pas à s'éteindre, la combustion des charbons augmentant rapidement sa longueur et par suite sa résistance. Les régulateurs ont pour but de rapprocher automatiquement ces charbons et de les maintenii^à une distance convenable, suivant l'intensité du courant, ce qui permet d'assurer l'éclairage pendant un temps notable ; certains modèles remédient aussi à l'usure inégale des charbons et maintiennent le point lumineux à une hauteur fixe.

Un bon régulateur doit satisfaire aux conditions suivantes : les charbons restent au contact quand le circuit est ouvert, s'écartent à la distance voulue dès que le courant passe, se rapprochent ou s'éloignent suivant les variations d'intensité, et reviennent au contact pour rétabhr le courant s'il se trouve par hasard interrompu.

11 existe actuellement une telle quantité de régulateurs qu'il nous est impossible d'essayer

de les décrire tous. Il est même difficile d'établir une classification de tous ces modèles. Cependant on les divise ordinairement en régulateurs manophotes et polyphotes. Les premiers sont ceux dont le système d'éclairage est tel qa'on ne peut placer qu'un seul appareil en tension sur un circuit électrique. Les régulateurs polyphotes permetten t au contraire de placer plusieurs foyers en tension sur un même circuit. On appelle lampes différentielles celles dont les charbons sont commandés par deux électro-aimants, l'un à gros fil, placé dans le circuit principal, l'autre à fil fin, monté en dérivation. Le premier maintient les charbons écartés. Lorsque la résistance de l'arc augmente, l'intensité croit dans la dérivation, et l'électro-aimant à fil fin produit le rapprochement des charbons. Nous décrirons un certain nombre de modèles choisis parmi les plus employés, les plus intéressants ou les plus nouveaux.

Régulateur Foucault et Duboscq, — Foucault inventa en 1849 le premier régulateur, qui fui depuis perfectionné par Duboscq. Les deux charbons sont fixés à deux crémaillères qui engrènent en sens inverses avec deux roues dentées montées sur le même axe, mais dont l'une a un nombre de dents double de celui de l'autre. Lorsque les roues tournent dans un sens ou dans l'autre, les deux crémaillères se meuvent en sens contraires et les deux charbons s'éloignent ou se rapprochent à la fois. De plus le charbon positif, qui s'use le plus vite, est monté sur la crémaillère qui engrène avec la plus grande roue, de sorte qu'il se déplace deux fois plus vite que l'autre. Grâce à cette disposition, le point lumineux reste fixe.

Le système des deux roues est commandé par deux mouvements d'horlogerie, placés dans une boite cubique (fig. 461), qui tendent à les faire tourner dans les deux sens. A la partie inférieure se trouve un électroaimant embroché dans le circuit et dont Tar-

Fig. 461. — Régulateur Foucault-Duboscq.

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mature est fixée à une tige qui, lorsqu'elle est verticale, arrête à la fois les deux mouTements : c'est ce qui a lieu lorsque les charbons sont à la distance voulue. Si, pour une raison quelconque, rintensité vient à diminuer, Tarmature s'écarte de Télectro, et la tige verticale, s'inclinant vers la gauche, désembraye le moulinet de Tun des mouvements, qui fait rapprocher les charbons.. En sMnclinant vers la droite, cette même tige laisse libre l'autre mouvement, et les charbons s'écartent. Foucault est parvenu à réaliser l'indépendance de ces deux moteurs et à les faire agir en sens inverse sur les deux roues dentées par l'emploi d'une roue à satellites.

Cette lampe permet en outre d'élever ou d'abaisser le point lumineux pendant la marche, en faisant tourner à la main une des roues dentées du barillet principal. Cette propriété est du reste inutile pour l'éclairage industriel.

Le régulateur Foucault peut en outre fonctionner dans toutes les positions. Il est encore employé fréquemment dans les théâtres et dans les laboratoires. Mais, comme il est assez délicat et un peu susceptible de dérangement, il est à peu près abandonné pour les autres usages.

Régulateur Serrin. — Cet appareil est le premier qui ait fonctionné avec une parfaite régularité ; il a été adopté dans les premiers phares électriques.

Le charbon supérieur B (flg. 462) est positif. Il est soutenu par deux traverses horizontales : la traverse supérieure permet de le déplacer dans le plan de la figure, et l'autre de le mouvoir dans un plan vertical perpendiculaire au premier; ces deux mouvements permettent de le placer exactement sur le prolongement du charbon négatif D.

La tige massive du charbon positif passe dans une colonne creuse A et se termine par une crémaillère qui engrène avec une roue dentée; cette tige tend à descendre par son poids et à mettre en mouvement, par l'intermédiaire de celte roue, le mécanisme Oguré. Lorsque ce mouvement se produit, le charbon négatif subit, de bas en haut, un déplacement moitié moindre, par Faction d'une poulie, fixée sur l'axe de la première roue dentée, et ayant un diamètre moitié plus petit. Cette poulie porte une chaîne de Vaucanson, qui passe sur une poulie de renvoi, visible à droite du dessin, et va s'attacher à la pièce F, qui dépend du porte-charbon négatif. Cette disposition a pour but de maintenir le point lumineux à une hauteur fixe, indiquée par la petite gorge circulaire qu'on voit sur la colonne creuse A.

Pig. 462. — Régulateur Serrin.

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Lorsque le courant ne passe pas, la tige massive A descend par son poids, et entraîne le mécanisme, qui fait remonter le charbon négatif jusqu'à ce que les deux pointes se touchent. Les deux charbons continuent alors à descendre ensemble pendant un instant, car le porte-charbon négatif est fixé à Tun des côtés K d'un parallélogramme articulé dont trois côtés I,K,L sont mobiles ; le quatrième côté, qui est vertical et placé près de la tige A, est seul fixe. Ce mouvement est bientôt arrêté par une équerre fixée au porte-charbon négatif, et dont la pointe vient s'engager dans un petit volant étoile qu'on voit au bas du mécanisme. Le rouage se trouve ainsi immobilisé et les charbons conservent une position fixe.

Lorsqu'on veut allumer la lampe, le courant arrive par le charbon B et passe ensuite du charbon négatif à Télectro-aimant G ; celui-ci attire alors l'armature en fer doux H, fixée à l'un des angles inférieurs du parallélogramme articulé. Par suite, le côté K s'abaisse, entraînant le porte-charbon D, et l'arc jaillit. Deux ressorts à boudin tendent à faire remonter l'armature et & rapprocher les charbons lorsque l'intensité diminue; au contraire, lorsque l'intensité est trop grande, l'attraction de Télectroaimant tend à les écarter. Ces deux actions antagonistes maintiennent un écart convenable des charbons pendant le fonctionnement. Quant au charbon positif, il descend seulement lorsqu'il devient trop court, et que le charbon négatif monte d'une quantité suffisante pour que le volant étoile se trouve dégagé.

Un bouton, que l'on voit à gauche du mécanisme, en dehors de la boite, commande un levier coudé qui permet, au moyen d'un ressort, <le régler» au moment de l'allumage, la position du parallélogramme et la distance de l'armainre H à l'électro-aimant, pour avoir le maximum d'éclat de l'arc.

La lampe Serrin n'a que de petites imperfections: lorsque les charbons contiennent des impuretés, il en résulte des variations de résistance qui font osciller l'armature H et donnent à la lumière une instabilité désagréable. De plus, les organes sont un peu délicats, et l'appareil, mû par la chute de la tige A, ne peut fonctionner que dans une position à peu près verticale.

Ajoutons que M. Berjot a modifié cet instrument en utilisant des effets difTérentiels pour produire le rapprochement des charbons, ce qui permet de le faire fonctionner dans toutes les positions.

La lampe Serrin est employée par les ministères de la guerre et de la marine.

Régulateur Gramme. — M. Gramme a imaginé en 4861 un régulateur dont les organes sont d'une simplicité et d'une rusticité remarquables. La figure 463 représente une coupe schématique de la disposition actuelle.

C'est un régulateur à action différentielle. Un électro-aimant AA, à fil gros et court, sert à éloigner les charbons; l'électro-aimant B, à fil long et fin, sert à les rapprocher. Le premier est embroché dans le circuit principal, le second est en dérivation. L'armature G du premier supporte un cadre EGE, qui porte le charbon inférieur. Deux ressorts antagonistes RR, fixés d'une part à la culasse de l'électro-aimant, d'autre part aux tiges EE en XY, soulèvent le cadre et l'armature et maintiennent les charbons en contact lorsque le courant ne passe pas.

Lorsque le courant traverse l'appareil, l'électro AA attire l'armature G, les charbons s'écartent et l'arc jaillit. Quand l'écart devient trop grand, l'intensité diminue dans le circuit principal ; mais la résistance de l'arc augmentant, l'électro-aimant B à fil fin, qui ne recevait d'abord qu'une dérivation insignifiante, reçoit une fraction du courant de plus en plus grande et devient capable d'attirer l'armature I, qui est supportée par le levier L, mobile autour de l'axe V. Ce levier bascule et son extrémité S abandonne un petit volant étoile, qu'elle maintenait immobile. Ce volant dépend d'un rouage, dont la première roue engrène, comme dans la lampe Serrin, avec la tige D du charbon supérieur, taillée en crémaillère. Le volant étant libre, cette tige descend par son poids, en faisant défiler le rouage.

Mais, pour assurer la stabilité de l'arc, il ne faut pas que le charbon supérieur descende trop vite. Pour cela, l'électro-aimant B communique avec un ressort N, sur lequel appuie une vis M, portée par le levier L. C'est par ces pièces que l'électro reçoit le courant, qui sort ensuite par le point P. Or, dès que cet électro attire l'armature I, la vis M se soulève, tandis que le ressort N est arrêté bientôt par la butté qu'on voit à droite au-dessus de lui. La dérivation est alors ouverte, le levier L retombe et arrête de nouveau le volant étoile; le charbon supérieur cesse de descendre.

Si l'écart est encore trop grand, les mêmes faits se reproduisent ; mais l'équilibre n'«st jamais rompu pendant plus d'une seconde, et le foyer est d'une régularité parfaite.

Les régulateurs Gramme sont polyphotes.

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11 en existe trois numéros, donnant un éclairage de 25 à 500 carcels.

Pour éviter le bruit de Tencliqueta^e ,

i;e) (ec (o)FM

Fig. 463. — Régulateur Gramme.

M. Gramme a remplacé, pour l'éclairage intérieur, le volant étoile et la lame d'embrayage S par un petit frein agissant sur une roue lisse. Lampe Cance, — Celte lampe utilise encore la

pesanteur pour rapprocher ou écar'.i^: bons. Le mécanisme est remarquab^npie. L'organe essentiel est une Tb i peut tourner autour de son axe, mai^ ^ cer, et porte deux écrous (fig. 464 . L. écrous B est placé vers la partie ^son mouvement est limité vers le l petit plateau fixé sur la vis. L'aotr^ porte le charbon supérieur ou posit :

termédiaire de deux tiges ce' qui tn^* platine MM'. Le charbon inférieur e^ les tiges FF' reliées aux précédentdouble palan fn^ fn\ Les fils, fixés ei passent sur les poulies n et n', p:

et f, et reviennent s^attacher au c^:

et n\ Les poulies n et n ajant u .

double de celui des poulies ff, od r ment que tout déplacement de i'écrj:

charbon supérieur produira un dépUr sens contraire et moitié plus ^ûi k négatif. I^ point lumineux restera:

Le déplacement de Técrou C et an est obtenu par Faction des solénoid^ î brochés sur le circuit général, gui rr: des noyaux de fer doux formés de ^ distinctes. La partie supérieure e est gb fer doux creux et fixe. La partie inir est un cylindre de fer doux mobile, f sort R tire vers le bas, et qui est surœvi cylindre de laiton h.

Quand le courant ne passe pas, F' entraîné par son poids, descend, etoumer, guidé par les tiges ce'. Le> arrivent au contact et restent dan> ' tion ; ce mouvement fait tourner h fdroite à gauche.

Dès que le courant passe, les cjïii^^ doux g se soulèvent, attirés par les f et par les pièces fixes ee' ; les cyliinl^* lèvent le plateau HH', qui vient a >•' frotter sur la base de Fécrou B eti p dans son ascension; ce mouvement i:

la vis une rotation de gauche à drn pourefl'etde faire remonter récrou'*' conséquent de faire écarter l'un de >^^ deux charbons; Farc jaillit imméd»'^ mais ce mouvement s'arrête bientôt» P^' le plateau H H' vient frotter contre le r|j teau fixe, qui limite son ascension, m site devient trop faible, les cWin^*-'' ^ cendent, sous Faction des ressorts RR AA' redevient libre, Fécrou C ^^^^^ son poids, et les charbons se rappi^ j

Le réglage se fait en réalité pa^ ''''^' 'j ble variation de l'adhérence du p'*'^'

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il3

icrou B, et les charbons vont en se rap- Ht d'un mouvement extrêmement lent,

peu près continu, ce qui donne à la 3 une fixité remarquable.

diminuer les frottements, les écrous ne

Fig. 464. — Lampe Canco.

it pas taraudés à Tintérieur; ils portent seulent trois goujons légèrement coniques, qui lètrent dans les filets de la vis.

La lampe Cance se monte généralement en rivation, ce qui rend les foyers indépendants permet d'intercaler dans le réseau des lam-

pes à incandescence. Elle est très répandue à Paris, notamment dans les magasins du Bon llarché, à TAdministration des postes et télégraphes, au Conservatoire des arts et métiers, à la gare de TEst, à TEldorado, etc.

Ces lampes donnent, avec le globe diffusant, une intensité de 40 à 45 carcels; la durée des charbons est de 8 à 9 heures.

Régulateur de Ferranti, — Cette lampe ne comprend ni engrenage ni mouvement d'horlogerie. Un axe horizontal a porte une poulie à gorge 6 ;

Fig. 465. — Lampe Ferranti.

sur les extrémités cd de Taxe passent deux cordes ef, soutenant les deux porte-charbons ghj de telle façon que Tun s'élève quand l'autre s'abaisse ; comme on le voit dans la figure, cette disposition assura le fonctionnement à point lumineux lixe (fig. 465).

Le réglage et Tallumage sont produits par une armature t qui est attirée par un solénolde /.

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Cette armature est suspendue par deux ressorts rs et réagit sur la corde m passant sur la poulie 6 et fixée à un ressort n. Si Tarmature entre h rintérieur du solénoîde, la oorde m agit sur la poulie à gorge et produit une rotation de Taxe dans le sens de la flèche : les deux portecharbons s'écartent; si Tarmature remonte, elle diminue la pression de la corde sur la poulie 6 et les charbons se rapprochent.

On voit que Tallumage et le réglage sont produits par la même action, tout en se réglant d'une façon indépendante, ce qui permet d'employer la lampe sans modification sous toute force électromotrice. L'appareil peut servir avec les courants alternatifs comme avec les courants continus.

Avec les courants alternatifs, le type de 8 ampères absorbe 336 watts et donne 600 bougies, soit environ 2 bougies par watt, ce qui constitue un rendement très élevé.

Régulateur A. Gérard. — La partie originale de cette lampe est le frein, qui est formé de deux pièces croisées en X, portant deux goupilles qui serrent le porte-charbon supérieur, et reliées par deux petites bielles à une entretoise q«e supportent les noyaux des deux solénoîdes(fig. 466) placés en dérivation. Ces noyaux sont attachés à desressorts à boudin. Le charbon inférieur est fixe.

Lorsqu'on lance le courant, si les charbons ne sont pas en contact, il traverse les solénoïdes, qui attirent leurs noyaux; ceux-ci en descendant appuient sur l'entretoise, et ouvrent rX. Le porte-charbon supérieur, rendu libre, descend jusqu au contact. Le courant traversant alors les charbons, la dérivation s'affaiblit ; les ressorts font remonter les noyaux, qui entraînent le frein, et par suite le portecharbon supérieur; les charbons se séparent, et l'arc s'établit.

Lorsque l'écart des charbons devient trop grand, la résistance de l'arc augmente, et par suite l'intensité croit dans la dérivation : le frein s'ouvre de nouveau et laisse retomber le portecharbon supérieur, jusqu'à ce que, l'intensité ayant repris sa valeur normale, les ressorts fassent refermer l'X.

Le porte-charbon supérieur forme la tige d'un piston qui se meut dans le tube central : r&ir se raréfiant peu à peu au-dessus de lui, la descente se fait très lentement. Le mouvement du charbon est à peu près continu, et par suite la lumière est très fixe.

M. Gérard a ét€d>li sur le même principe un régulateur différentiel, en plaçant des solénoi-

des à gros fil sur le prolongement noîdes en dérivation.

Régulateur de Mersanne. — Les h i Mersanne fonctionnent depuis lon^."!!

la place du Carrousel à Paris. Le> i

Fig. 466. — Régulateur A. Gènr^

sont horizontaux et peuvent rece^^ grande longueur sans augmenter la ^ car les pièces qui leur amènent le c^J j saisissent près du point où se ^o*^^ "^, mouvement des charbons est commaQ»^ ^* mécanisme d'horlogerie, que l'on reœ<^'

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T*s. Deux électro-aimants produisent Tun ;>rocheinent des charbons, Fautre le re-

tlateur Bardon. — Dans cette lampe, le iment des charbons est produit par un >-aimaat embroché sur le circuit prin-

or

Fig. 4«7. — Régulateur Bardon.

.1, qui renferme un noyau flxe et creux, et autre noyau mobile, pouvant glisser dans .érieur du premier; un ressort antagoniste R re ce noyau vers le bas (fig. 467).

la partie supérieure se trouvent un volant V me poulie p, calés sur le même axe. Au-des-

sous du volant sont disposés horizontalement deux leviers, Tun A servant de frein, Fautre G destiné à Fallu mage. Le porte-charbon supérieur ou positif est ûxé à un cordeau de soie qui passe sur la pouliep,puis sous une autre p', dont la chape fait partie d'un cadre qui supporte le charbon négatif, et vient s'attacher au levier d'allumage. Au repos, le poids du porte-charbon

Fig. 468. — Lampe différentielle Bardon.

supérieur entraîne le système jusqu'à ce que les deux pointes soient en contact.

Dès que le courant passe, le noyau mobile, attiré violemment, s'élève dans le solénoîde; son extrémité supérieure rencontre le frein, et l'appuie contre le volant, qui se trouve immobilisé, ainsi que le porte-charbon supérieur. Mais en même temps, par le même mouvement vertical du noyau mobile, l'extrémité du levier d'allumage s'abaisse d'une petite quantité, en.

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trainant le cadre qui porte le charbon inférieur : 1 trop grande, le noyau de fer doux, âti r Tare sYtablit. Lorsque la résistance devient > fortement, redescend un peu, le fmi!

Pig. 469. — Rt^gulatcur Pilson.

du volant et le poids du porte-charbon supé- 1 chement se fait d'une façon continua

rieur fait rapprocher les charbons. Ce rappro- I qu'on ne voit pas tourner le Tolanl

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.ette lampe ne peut être montée qu'en déri- Lon. M. Bardon construit un modèle ditîéti el (fîg. 468), qui peut se placer en tension, en oiilant un fil fin par-dessus le gros fil et en s contraire. Il conseille un montage mixte, ' séries de deux lampes, sur un circuit de 100 lO volts. Deux foyers ainsi disposés, et donnt chacun 80 carcels, dépensent 735 watts.

Régulateur Pilsen. — Dans cet instrument le point lumineux est fixe. Aux deux extrémités d'un fil passant sur une poulie sont suspendus deux tubes creux de laiton qui passent librement dans des solénoldes et contiennent chacun une armature de fer doux taillée en cône à la partie supérieure (fig.469); ces tubes soutiennent les deux porte-charbons. La forme conique

Fig. 470. — Régulateur Lék&ng.

les armatures rend Taction constante dans outes les positions. Le charbon supérieur ou positif est plus gros que Tautre, afin de rendre le point lumineux fixe. Lesolénoïde qui entoure le porte-charbon positif est à gros fil et placé dans le circuit principal, ains'* qu'un petit électro-aimant interrupteur. L*au.re solénoîde a un gros fil dans le circuit principal et un fil fin en dérivation.

DlCTIONNAIRB D'ÉLBCTRICITÉ.

Si les charbons ne se touchent pas, le courant traverse seulement le gros fil du dernier solénoîde, et une résistance équivalente à celle de Tare : le porte-charbon négatif est attiré et s'élève jusqu'au contact. Le courant traverse alors les charbons, l'autre solénoîde et l'électro-interrupteur, qui attire son armature et rompt le courant qui traversait le premier solénoîde, dont le fil fin reste seul en dérivation. Le porte-

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charbon positif est attiré et remonte : Tare se produit. Quand Tintensité diminue, le solénoîde à fil fln agit sur le porte-charbon négatif et produit le rapprochement.

Quand les charbons sont usés, le courant est ramené dans le gros fll du premier solénoïde et dans la résistance équivalente ; Tappareil est en court circuit et nHnlluence pas la marche des autres.

La lampe Pilsen est un très bon appareil industriel .

Régulateur Létang. — Le régulateur Létang {fig. 470), étudié spécialement pour être monté en tension, est d'une construction très simple et d'un bon fonctionnement. Il peut donner des intensités comprises entre 30 et 2n0carcels. Le charbon inférieur est immobile : l'autre glisse librement dans un tube vertical D, ûxé à l'extrémité d'une armature dont l'autre bout est attiré par un électro-aimant I que traverse le courant principal. Quand l'intensité devient trop forte, cette armature est attirée et soulève le tube D. L'extrémité conique de ce tube vient alors serrer deux ressorts verticaux placés dans l'intérieur et terminés par deux sabots qui coincent le charbon mobile et le soulèvent. Quand l'intensité diminue parTusure des charbons, un second électro-aimant H, monté en dérivation, reçoit un courant plus intense et devient capable d'attirer une armature disposée pour vibrer comme celle d'une sonnerie. A chaque vibration, le marteau qui termine cette armature frappe sur le levier qui porte les deux ressorts : ceux-ci se soulèvent un instant et abandonnent le charbon qui redescend un peu.

Lorsque, après un nombre suffisant d'oscillations, le charbon a repris sa place, le courant dérivé qui traverse l'électro-aimant H est redescendu à sa valeur normale, et cet électroaimant n'a plus la force d'attirer l'armature vibrante : le charbon reste donc immobile, pincé par les sabots des deux ressorts.

Régulateur tle Puydt. — Dans cette lampe, le point lumineux est fixe. Le porte-charbon supérieur engrène avec la première roue A d'un mécanisme monté sur châssis qui peut osciller autour de l'axe de cette roue (fig. 471). Le portecharbon inférieur ou né^ratif engrène avec un pignon calé sur le même axe et de diamètre convenable pour remédier à l'usure inégale des deux charbons. L'électro-aimant P, à gros (il, placé dans le circuit principal, attire, lorsque ce courant prend une intensité suffisante, l'armature oblique P', reliée au châssis du rouage, et fait ainsi tourner la roue A et le pignon d'un

petit angle, dans un sens tel que les di s'écartent l'un de l'autre. C'est ainsi :. produit l'allumage.

Lorsque la résistance de l'arc de^itLi

Fig. 47i. — Régulateur de Puydt (dcU^

grande, l'intensité augmente dans l^' aimant à fil fin Q, placé en dérivation, ù' attire l'armature Q', ïixée à un levier en ^ oscille autour de l'axe de la roue A et Pson extrémité de droite un doigt fl q^'^'^

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nécanisme. Quand Tarmature Q' est attirée, aécanisme défile et rapproche les charbons, is seulement pendant un instant, car le cout dérivé s'interrompt aussitôt et un ressort [lène le levier à sa position primitive. Quand charbons sont usés, le porte-charbon négatif

Fig. 47i. — l^nii)o de Puydl, petit modèle.

ient butter contre la traverse 6, qui arrête le louvement.

Cet appareil est d'une construction simple et oime de bons résultats dans l'industrie.

La fî'.ajre 472 représente le petit modèle de i lampe dePuydt , qui comporte un mouvement rhorloçerie aclionné par le poids du porteiharbon positif, qui se termine par une crénaaillère à sa partie supérieure.

Cette crémaillère engrène avec un pignon calé sur Tarbre du premier mobile; cet arbre sert également à supporter tout le mouvement d'horlogerie, qui peut ainsi pivoter autour de son axe. Le dernier mobile porte des ailettes, qui sont embrayées ou débrayées en temps utile par un doigt d'arrêt ûxé à l'armature d'un électro à fil fin placé contre le plateau inférieur de la lampe. Un autre électro à gros fil, visible contre le plateau supérieur, est actionné par le courant de l'arc et, en attirant une armature fixée au mouvement d'horlogerie, fait osciller celui-ci et par suite le pignon engrenant avec la crémaillère.

Cet appareil produit donc deux actions bien distinctes :

1° L'écartement des charbons, lors de l'allumage, par l'action de Télectro-aimant à gros fil, qui fait décrire un certain angle au mouvement d'horlogerie, ainsi qu'aux deux pignons qui commandent les porte-charbons.

2° Un écartement fixe des charbons, à l'aide de l'électro-aimant à fil fin, qui désembraye les engrenages dès que la différence de potentiel aux bornes a dépassé la limite convenable. Détail important à remarquer, l'armature de l'électro inférieur à fil fin, ainsi que Fembrayeur, sont supportés par l'arbre d'origine du mouvement, de telle sorte qu'en tournant lentement, aussitôt le déclenchement produit, cet arbre ramène Tembrayeur dans la position d'enclenchement.

Par suite, les charbons ne se rapprochent que de quantités très petites à la fois et à de très courts intervalles de temps. Une vis sert à régler l'écart d'allumage et une autre, servant à tendre plus ou moins le ressort antagoniste de l'armature de l'électro à fil fin, permet de maintenir l'arc à la longueur voulue.

Cette lampe fournit une lumière très blanche et d'une fixité parfaite.

Régulateur Piepei\ — M. Pieper a construit plusieurs modèles de lampes à arc. La figure 473 représente un modèle à point lumineux mobile. Le charbon négatif descend légèrement au moment de l'allumage, puis reste immobile. Pour cela, il est commandé par un électro-aimant DD, à gros fil, embroché sur le circuit principal. Son armature F, qui soutient le porte-charbon négatif C, est maintenue écartée par un ressort à boudin.

Le porte-charbon positif est fixé à une tige T, qui glisse dans un tube cylindrique parfaitement alésé, et dont le mouvement est réglé par un frein que commande l'électro-aimant

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Fig. 473. — Régulateur Pieper à poinl luroioeux mobile.

horizontal EE, monté en dérivation. L.

ture M de cet électro, mobile autour .i : horizontal, agit sur un ressort garni isabots, qui s'appuient sur la tige T et ; .: bilisent. Lorsque Tarmalure est attira . tige peut glisser légèrement. L'armât j' traîne un contact horizontal qui ronif t rant dérivé dès qu'elle est attirée et ^ rlorsqu'elle ne l'est plus; Télectro naj: jamais que pendant un instant assez ciir ressorts RR' règlent la sensibilité de l'an

Si, lorsqu'on lance le courant, les ch ne sont pas en contact, il passe tout en'i : l'électro-aimant EE; Tarmature M pro!j interruptions rapides, et, pendant chaj, sage, la tige T descend un peu. Le L positif arrive ainsi, par une série de p^^'i* sements, au contact du charbon néga.':f. cuit principal se trouve fermé, et, i' aimant DD attirant l'armature F, le • L négatif s'écarte un peu de l'autre : Tan >

Ce modèle est économique et ffii bien, lorsqu'il est bien entretenu ; il donn intensité de 40 carcels avec 5 ampèn - ^ 45 volts; il peut être placé dans un contenant des lampes à incandescence.

Le modèle à point lumineux fixe e>t :

sente lîg. 4'74. Le charbon supérieur ou;'" tend à descendre sous l'action d'un p»: -- porte la traverse supérieure. Ce mon.

produit l'ascension du charbon n^-zài: i l'intermédiaire d'une chaîne sans fin qui ; dans les montants latéraux et vien^ • rouler vers le haut sur un tambour, raur. engrenage commandé par un pignon iailettes.

Un électro-aimant embroché sur le ■:■ principal attire, dès que le courant pa^cadre de fer doux qui agit sur la ch * suspension et produit l'écart néces^airr l'allumage.

Un second électro, monté en dérivati' t' mande l'autre partie du cadre, munit -^ doigt en laiton destiné à arrêter lésait t"'pignon. Quand la résistance de Tare aui:^ cet électro attire le cadre et produit le ^i •'" chement de l'ailette; les deux charl^^'^ rapprochent jusqu'à ce que, l'équilibre r -^j le doigt arrête de nouveau les ailettes. |

Hégulateur à chaines, — La AUgemeintlA citàts-Gesellschaft, de Berlin, construit de> 1^4 à arc différentielles (fig. 475), dont le mèa-'^ consiste en deux rouages commandés pa- ^ électro-aimants, dont l'un est actioniu' / poids du porte-charbon supérieur, l'au*'^ f^

LAMPE ÉLECTRIQUE

V ressort; et, selon que Tare a ou non sa

ngiieur normale, les rouages sont arrêtés

.r des encliquetages, soit ensemble, soit sépa-

ment.

Quand aucun courant ne parcourt la lampe,

que les charbons sont séparés, Tarmature des

électro-aimants est dans une position telle que Tun des encliquetages libère le rouaf?e qui lui correspond, l'autre étant arrêté par le second encliquetage. Donc le poids du porte-charbon supérieur met en mouvement le premier rouage et, à Taide d'une chaîne sans fin' qui passe sur

Fig. 474. ~ Régulateur Pieper à point lumineux fixe.

des poulies, les deux porte-charbons s'approchent l'un de l'autre, jusqu'à ce que les charbons soient en contact. Aussitôt que le courant est établi, il passe sans aucune perte à travers la bobine à gros fil de l'électro-aimant, et l'armature est attirée vers le noyau de fer de la bobine. En conséquence le mouven^ent du premier rouage est arrêté, tandis que l'autre est

libéré, ce qui produit la séparation des charbons et la formation de l'arc. Aussitôt que Tare atteint sa longueur normale, l'intensité du courant dans la bobine à gros fil est aCTaiblie, tandis qu'elle augmente dans la bobine à fil fin, de sorte que l'armature commune tend à prendre une position moyenne, et arrête les deux rouages, jusqu'à ce que l'usure des char-

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bons ait produit un allongement de Tare et un accroissement de résistance dans le circuit principal. Ces changements auront pour suite une nouvelle augmentation de courant dans la bobine à fil fin, de sorte que celle-ci remportera sur la bobine à gros fil; à ce moment Farmature sera attirée de ce côté et le rouage correspondant arrêté, tandis que l'autre sera libéré, et les charbons s'approcheront l'un de

de ces deux bobines fait monter on descendre un noyau de fer doux placé dans l'intérieur. Quand il monte, il soulève d'un seul côté une bague qui entoure le porte-charbon, de sorte qu'elle coince et s'oppose à sa descente, jusqu'à ce que le noyau redescende un peu.

La partie supérieure du porte-charbon forme un cylindre rempli de glycérine, dans lequel se trouve un piston percé de trous et soutenu par une tige fixe. L'écoulement du liquide à Ira-

l'autre, jusqu'à ce que la longueur normale et la position moyenne de l'armature soient de nouveau atteintes.

Régulateur Brush. — Dans cet appareil, le charbon inférieur est fixe; le porte-charbon supérieur est commandé par un électro-aimant qui porte deux enroulements en sens contraires, un gros fil embroché sur le circuit, et un fil fin monté en dérivation. L'action différentielle

Régulateur à chaînes (Allgemeine EleklricilaU GcâcUscliaft, Berliu).

Fig. 476. — Régulateur Brush.

vers ces trous régularise la descente du charbon.

Pour les éclairages de longue durée, M. Briisli construit des lampes ayant deux paires de charbons et deux mécanismes semblables. La deuxième paire de charbons s'allume quand h première est complètement usée. On peut avoir ainsi un éclairage de 16 heures. C'est le modèle représenté par la fig. 476.

Ce régulateur est très employé en Angleterre et surtout en Amérique; il convient à l'éclai-

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rage public et aux cas où la parfaite fixité de la lumière n'est pas indispensable.

Régulateur Weston, — Les lampes Weston (fig. 477) sont des régulateurs différentiels, dont

Figp. 477. — Régulateur Weslon.

le charbon négatif est fixe et le charbon positif attaché au piston d'une pompe à air pour adoucir le mouvement de descente. Dans les deux solénoîdes, dont Tun est à gros fil et l'autre à fil ftn, se meuvent deux tubes de fer doux, guidés par des tiges rigides. Un balancier, qui s'incline

dans un sens ou dans l'autre, suivant que l'un ou l'autre des solénoïdes devient prépondérant, commande le coincement du porte-charbon, par l'intermédiaire d'un système de leviers articulés. Quand les charbons sont en contact, la bobine à gros fil l'emporte ; son noyau s'élève, entraînant le balancier et soulevant le porte-charbon; l'arc jaillit. Lorsque la résistance augmente, le balancier s'incline de gauche à droite et abaisse le porte-charbon. Cette lampe est construite pour des courants à faible tension.

Régulateur Thomson-Houston, — Cette lampe se compose encore d'un porte-charbon négatif fixe et d'un porte-charbon positif qui tend à descendre par son poids, mais qui peut être coincé par un frein F (fig. 478). L'électro-aimantE, à gros fil, est dans le circuit principal, l'électro E', à fil fin, est en dérivation. Leurs armatures sont formées par un levier aa', qui peut tourner autour d'un axe central et porte un bras L, articulé avec une pompe à air, pour amortir les mouvements. Le bras L supporte aussi le frein F, qui peut serrer le porte- charbon ou le laisser tomber librement. Lorsque Télectroaimant E agit, son armature est attirée, le frein soulève et maintient le porte-charbon ; lorsque la résistance augmente et que l'électroaimant E' devient prédominant, le frein se desserre et le porte-charbon s'abaisse.

Il peut arriver que la descente du portecharbon soit arrêtée par des frottements anormaux : l'intensité augmente alors dans la dérivation E' et l'armature correspondante vient au contact. L'extrémité a porte un ressort qui vient alors appuyer sur le contact i et lance le courant dans un électro-aimant auxiliaire (représenté sur le dessin par la résistance R'), dont l'armature commande un système qui fait déscendre le porte-charbon.

Quand la lampe s'éteint, elle se trouve mise automatiquement en court circuit.

Régulateur Sperry, — Dans la lampe Sperry (fig. 479), très employée en Amérique, l'allumage est produit par un électro à gros fil parcouru par le courant total, tandis qu'un solénoïde à fil fin, placé en dérivation, produit la descente progressive du charbon supérieur. Enfin un troisième électro-aimant, n'ayant que quelques tours de gros fil, sert & mettre les charbons en court circuit lorsqu'ils sont usés.

Le mécanisme est un peu compliqué, mais fonctionne bien. Douze de ces lampes figuraient à l'Exposition de 1889. Elles exigent 50 à 55 volts et 10 ampères. La durée des charbons est de quatre heures.

AU

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Régulateur Siemens, — La maison Siemens et Halske construit plusieurs modèles de régulateurs. Celui que représente la figure 480 est différentiel. La tige SS sert d'armature à la fois au solénoîde à gros fil RR placé dans le circuit principal, et au solénoîde TT mis en dérivation. Cette armature descend ou monte suivant

que Faction de Tune .ou l'autre des ï devient prédominante. Elle entraîne aoci. I qui arrête ou laisse défiler un mécaulîm- 1 l'une des roues engrène avec la crémâi i porte-charbon positif Z. Le charboD :-i est hxe.

Si on lance le courant, les charbons c i

Fig. 478. — Régulateur Thomson-Houslon.

contact, l'armature SS s'enfonce rapidement, la tige AA est soulevée par le levier ce' et Tare jaillit. Quand la résistance de Tare augmente, le noyau SS s'enfonce dans la bobine TT, la tige AA s'abaisse, le mouvement défile et les charbons se rapprochent.

Lampe Alioth. — Ce régulateur est du type différentiel. Le rapprochement des charbons est

déterminé par le poids du porte-charf^^s rieur. Le charbon positif est plus gros «i^' que les deux porte-charbons doivent?*^ cer de la même quantité. Ces deux lig^ lées en crémaillère, engrènent avec des pisolés montés sur l'axe de la roue d'ec;: ment placée au bas du mécanisme [H- '' Cette roue est entourée par un cadre n:

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des couteaux, qui porte à gauche un cli- . destiné à arrêter la roue d'échappement, oite un étrier vertical relié à un noyau de doux formant, comme dans Fappareil préînt, l'armature commune des deux soléles placés à droite. La bobine inférieure, &

Fig. 479. — Lampe Spcppy (Sperry Electric G», Chictgo).

;ros fil, est embrochée dans le circuit princi- )al; Tautre, qui est à fil fin, est en dérivation. Les charbons étant en contact, si le courant )asse,rélectro aimant inférieur attire le noyau ; 'étrier s'abaisse, entraînant le cadre mobile; le cliquet embraye la roue d'échappement et la fait tourner de gauche à droite, ce qui écarte les charbons et produit l'allumage. Si la résis-

tance devient trop grande, le solinoïde à fil fin fait remonter le noyau et le cadre s'incline en sens contraire. Pendant ce mouvement, un levier écarte le cliquet et l'empêche d'engrener : la roue d'échappement est donc libre et tourne sous l'action du porte-charbon supérieur. Les charbons se rapprochent.

L'électro-aimant à gros fil placé à gauche est

Fig. 480. — Régulateur Sieraen».

dans le circuit principal. U sert à produire un champ intense dans lequel toui'ne un disque de cuivre calé sur le même axe avec un pignon denté qui engrène avec la roue d'échappement. Les courants de Foucault qui prennent naissance dans ce disque arrêtent le mouvement, et ne laissent échapper qu'une seule dent de la roue à chaque rapprochement. Les porte-charbons et le noyau sont guidés par des galets. Les charbons sont fixés dans des pinces à ressoi-t.

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Régulateur dynamo Bréguet. — MM. Edison, Gray, TchikolefT, etc., ont construit des lampes dans lesquelles une petite dynamo sert de mo-

teur pour produire le déplacement i^ bons.

La maison Bréguet construit égal:

Fig. 481. — Lampe AUoUi (de B41e).

lampe dont le charbon inférieur est fixe, et le charbon supérieur commandé par une petite

machine de Gramme (lig. 482). L'axe d^^ bine porte un pignon denté qui engr^»- •

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^maillère du charbon supérieur ; celle-ci >on poids tend à faire tourner Tanneau le dans un certain sens, tandis que les aunications sont établies de manière à tourner Tanneau en sens contraire lors-

qu'il est traversé par le courant. On conçoit donc ]a possibilité d'obtenir une position d'équilibre du système pour un certain écart des charbons ; c'est la position pour laquelle l'effort développé par l'anneau est égal au poids de la cré-

Fig. 48i. — Régulateur dynamo Bréguet.

lillère. Si les charbons s'écartent, l'intensité courant diminue ; le poids de la crémaillère mporte et fait tourner l'anneau de manière rapprocher les charbons. Si l'intensité deveit par hasard trop grande, ce serait l'action ectrodynaraique qui l'emporterait et la bo-

bine tournerait en sens contraire, de manière à faire remonter la crémaillère. Ces appareils sont généralement construits pour un fontionnement ininterrompu de sept à huit heures. On obtient des durées plus longues avec des appareils disposés spécialement dans ce but

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et portant plusieurs paires de charbons placées parallèlement et montées en dérivation. L*arc passe successivement de Tune à l'autre aussitôt que l'augmentation d'écart, résultant de Tusure des charbons, détermine une résistance plus grande dans la paire en fonction. Ce régulateur est d'une construction éminemment simple et robuste. Il peut s'employer en dérivation et donne des intensités variant de 70 À 250 carcels. Régulateur Thury, — Cette lampe est mue, comme la précédente, par une petite dynamo : Taxe de Tinduit porte un pignon, qui engrène avec une roue dentée sur Taxe de laquelle sont disposés deux pignons égaux, commandant des crémaillères adaptées aux deux portecharbons; celles-ci, étant disposées de part et d'autre de l'axe, se meuvent toujours en sens contraires, mais de quantités égales. Pour com-

penser cet inconvénient, et rendre lmineux fixe, on emploie des charte.'. • mètres difTérents.

La dynamo, excitée en série, est -& tion sur le circuit principaL Au rep*v. du porte- charbon négatif entraîne \et les charbons sont écartés. Le cojr.

donc d'abord seulement dans la d)ii agit sur les charbons et les £ait rappris qu'au contact. Le courant se dÎYï^ l intensité diminue dans la djnam< .

permet au poids du porte-charbon l l'emporter, et l'arc s'établit. Sa p augmente la résistance du circuit p:.

l'action du moteur devient asseï f^ maintenir l'équilibre. Le réglage se i^ par ces deux actions antagonistes.

Lampe Soleil. — Cette lampe, ims.

Fig. 483. — Lampe Soleil.

MM. Clerc et Bureau, formait en quelque sorte le passage des bougies aux lampes à incandescence. Les inventeurs l'ont transformée depuis en un véritable régulateur.

Elle était formée à l'origine d'un bloc de carbonate de chaux, évidé à la partie inférieure. Deux charbons glissaient librement dans des ouvertures obliques, de sorte que leurs pointes se trouvaient en regard dans l'évidement inférieur, où elles étaient arrêtées par un rebord extérieur. L'allumage se faisait à l'aide d'un charbon qu'on présentait entre les deux pointes. I.e carbonate se changeait en chaux vive, et devenait incandescent, ce qui augmentait beaucoup l'intensité et donnait à la lumière une grande fixité et une belle couleur légèrement dorée.

L'appareil avait l'inconvénient de ne pas se

rallumer automatiquement en cas dVx^ les inventeurs l'ont modifié pour fai:

raltre ce défaut. Un bloc de marbra 1^ (fig. 483), évidé au centre, est fixe d: cornière de fer circulaire qui reçoit le . verre. Les charbons BB', placés horizooL traversent deux tubes de fer qui les j ils sont poussés vers l'intérieur, à mei^r s'usent, par deux leviers coudés DLOlesquels agissent les ressorts RR' ; quaoi i est complète, ces leviers rencontrent en I' contacts qui mettent la lampe en court L'allumage automatique se produit a^ d'un charbon mince, qui traverse suivi axe le charbon B' ; ce charbon mince e-' une tige E, qui termine l'armature F dbine G, placée dans le circuit. Au rep tion du contre-poids P appuie constaojc '

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on mince contre le charbon B ; dès que le nt passe, le solénoîde attire Tarmature F, arbon mince s'écarte et Tare jaillit. Le te marbre dure environ dix à quinze heures ; iiarbons, longs de 10 centimètres, durent ante heures ; mais cet appareil ne donne ne lumière aussi régulière que les lampes rbons verticaux, et il absorbe une force ice double.

npes à incandescence. — Dans ces lampes, nière est fournie par un filament porté à empérature élevée. Nous avons donné plus les notions générales relatives à Tincanînce (Voy. ce mot); il nous reste seuleâ faire connaître les principaux modèles

de lampes, leur fabrication et leur mode de montage. Ces modèles ne diffèrent guère que par des détails, le principe étant toujours le même.

Les lampes à incandescence se composent d'un filament de charbon placé dans une ampoule 011 Ton a fait un vide presque absolu : il en existe du reste bien des systèmes qui diffèrent par l'origine du filament, sa forme et son mode de préparation. Quelles que soient d'ailleurs ces conditions, le filament doit être très homogène et élargi vers les bouts pour être plus solide. Il doit aussi être en parfaite communication avec les conducteurs qui amènent le courant. La forme rectiligno ne lui

Fig. 484. — Lampes Edison.

Tient pas, parce qu'elle ne laisserait pas élasticité suffisante pour résister aux chocs ux variations de longueur : on rapproche nairement les deux extrémités de manière li donner une forme courbe, qui est aussi j avantageuse au point de vue de l'éclairage m point ou un trait lumineux très fin. ampe Edison; sa fabrication. — La lampe son est la première lampe à incandescence ait satisfait aux besoins de l'industrie ; elle e de 1880. Le filament a la forme d'un U versé ; il est placé dans une ampoule presî vide d'air. Nous croyons intéressant de luer quelques détails sur la fsibrication de te lampe.

,es filaments de charbon proviennent de la cination de certaines espèces de bambous

du Japon. Cette substance a été choisie par Edison après de nombreux essais portant sur les matières les plus diverses. On prend des fragments d'environ 20 centimètres de longueur, choisis à la surface de la tige, et, après les avoir amenés à l'épaisseur voulue, on les découpe en filaments renflés aux deux bouts. Ces filaments sont ensuite placés dans des moules plats en nickel, qui leur donnent la forme qu'ils doivent conserver, et qu'on porte à une température suffisante pour carboniser le bambou au degré convenable. Le filament est alors fixé à la pièce qui doit le porter : cette pièce est formée d'un tube de verre qu'on voit dans l'intérieur de la lampe et qui renferme deux fils métalliques. Ces fils traversent le haut du tube, qui est fermé ; en ce point, ils sont formés de platine,

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qui a la même dilatation que le verre ; au-dessus et au-dessous, ils sont en cuivre. On fixe donc le filament de charbon à la partie supérieure des fils de cuivre, et, pour assurer le contact, on recouvre d*un dépôt de cuivre galvanique ]es points d'attache du charbon et du métal.

Cette opération terminée, on intn>iL dans Tampoule de verre qu'on fenu-^al inférieure en la soudant au chalomta à la partie supérieure de Tappai^eî!

cylindrique par lequel on fait Je vid?-^: sant communiquer avec une pompe a :

de Sprengel. Lorsque le vide est pre--: on fait passer dans la lampe un cou^:

on augmente peu à peu Tintensit^ ' que le filament ait atteint réclal qi avoir en fonctionnement régulier; cet:

tion chasse les gaz condensés par k et dont le dégagement ultérieur aurait menter inutilement la pression ir- Quand on a atteint un vide suffisant, fampoule au chalumeau et on introdu dans une monture en cuivre où onhy du plâtre; les fils de cuivre abouti>^ pièces métalliques destinées à prendra rant. On laisse généralement dans 1-^ une pression un peu inférieure i 1/100 de millimètre de mercure. Il d pousser la raréfaction au delà de c' car l'opération deviendrait plus ai^un vide trop parfait a rinconvénienl d i la désagrégation du filament, dontk-

Fig. i85. — Douille à clef Edison (d(^lails) (Compagnie continentale Edison).

cules enlevées vont noircir l'ampoule, en même temps que la durée de la lampe se trouve

abrégée.

La Compagnie Edison a mis récemment en circulation un certain nombre de nouveaux types de lampes, qui sont destinés à fournir des intensités plus considérables, et dans lesquels

on a modifié en conséquence la forme, l^' el la disposition des filaments. U ti-"^ montre deux de ces nouveaux mod«^lf^ Montage des lampes Edison. — Les lanii^ nous venons de décrire doivent tire d;pour pouvoir se placer et s'enlever fau afin qu'on puisse les remplacer quand t!^

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. Pour obtenir ce résultat, les supports nés aux lampes se terminent par une le en bois M (fig. 485), dont la cavité intée porte au fond une plaque de cuivre G nuniquant avec Tun des conducteurs; une ure en cuivre filetée F garnit l'intérieur de vite : elle est reliée à l'autre conducteur >lée de la plaque précédente : d'un autre

la lampe est mastiquée à l'aide de plâtre

un manchon en cuivre E fileté extérieure- ., ainsi qu'on le voit sur la figure précé- 3 : la surface latérale de ce manchon comique avec Tune des extrémités du filament, is que l'autre bout du charbon est ûxé à rondelle de même métal D scellée au midu plâtre, et qui fait saillie à la partie inure. Il suffît de visser la lampe jusqu'au

de la douille pour mettre ces deux pièces .lliques en communication avec les deux es correspondantes de celle-ci et par suite

les conducteurs. Lorsque la lampe est , il n'y a qu'à l'enlever et en visser une 3 à la place.

la douille ne contient pas d'autres pièces, leux extrémités du filament sont en com-

munication permanente avec les conducteurs : il est donc nécessaire d'installer en un point du circuit un interrupteur qui permette d'allumer ou d'éteindre la lampe à volonté, soit seule, soit en même temps qu'un certain nombre d'autres. La douille elle-même peut porter cet interrupteur. Telle est la douille à clef des figures 485 et 486. L'un des conducteurs est

— Douille à clef Edison.

coupé en un point, et ses deux sections aboutissent à deux pièces isolées et formant une sorte d'entonnoir interrompu. La clef se ter-

''irniTOniBiniiii;

v f lil^^H

Fig. 487. — Lampe Woodliouse et RawsOD.

le par un tronc de cône fendu dont les deux ties sont maintenues séparées par un rest. La tige de la clef est enfermée dans un e contenant un ressort spirale et muni d'une Qure hélicoïdale dans laquelle se meut la

tête d'une vis fixée à la tige de la clef; cette rainure est terminée par un cran d'arrêt. En tournant la vis de gauche à droite, on attire le tronc de cône, qui vient toucher les deux pièces isolées et fermer le circuit. Quand on tourne de

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droite à gauche, le ressort repousse le tronc de cône et le circuit est rompu. La manœuvre est donc identique à celle qu'on fait pour ouvrir ou fermer un robinet de gaz. La Compagnie Edison construit aussi des modèles plus récents dont le principe est le môme, mais qui sont moins volumineux.

Lampe Woodhouse et Rawson. — Nous avons cru devoir décrire avec quelques détails la fabrication et la disposition des lampes Edison, qui forment un des types les plus employés. Il existe beaucoup d'autres systèmes qui réalisent aussi les conditions nécessaires à un fo)ictionnement régulier et qui diffèrent du précédent par Torigine du filament et par certains détails de fabrication qui sont parfois tenus secrets. Nous ne pouvons songer même à énumérer tous ces modèles, mais nous allons indiquer quelques-uns des principaux.

Les lampes Woodhouse et Rawson, qui sont d'un emploi fréquent en Angleterre, présentent un filament à peu près de même forme que celui des lampes Edison, mais dont l'origine et le mode de préparation sont tenus secrets (fig. 48'7). Le montage se fait au moyen d'une substance particulière, la vitritey dont la composition est également inconnue, et qui constitue un isolant dur et inattaquable, fusible à une température élevée.

L'extrémité inférieure du globe est fixée au moyen d'un ciment spécial dans une capsule cylindrique en vitrUCf qui entre à baïonnette dans une douille en laiton et y pénètre jusqu'au fond, au-dessous de la déchirure figurée sur le dessin. Dans la capsule sont encastrées deux pièces en laiton percées chacune d'un trou où s'engage un des fils de platine de la lampe, le contact étant assuré au moyen d'un amalgame particulier. La douille en laiton est montée ellemême sur une embase en vitrite que traversent deux conducteurs aboutissant aux colonnettes A et B. Celles-ci font ressort et assurent, lorsque la capsule est introduite dans la douille, un excellent contact avec les pièces métalliques, auxquelles aboutissent les fils de platine.

Quelquefois le mouvement à baïonnette est disposé de façon qu'on puisse engager la goupille d'arrêt à droite ou à gauche. Dans l'un des cas, les colonnettes A etB rencontrent les pièces métalliques et le courant passe; dans l'autre, elles touchent le fond en vitrite de la capsule et le courant est interrompu. Cette manœuvre très simple permet donc d'allumer ou d'éteindre la lampe à volonté. La figure montre en outre deux formes de supports à baïonnettes desti-

nés à cette lampe. Toutes les parties isolantes sont en ardoise.

Lampe Swan. — Les filaments des lampes Swan sont formés de fils de coton tressés et enroulés en un renflement aux extrémités. Après une longue immersion dans l'acide sulfurique étendu, on les recourbe en forme de boucle et on les chauffe à blanc dans un creuset en terre réfractaire rempli de poussier de charbon très fin. Us sont ensuite fixés à des fils de platine, qui se terminent par deux anneaux dans lesquels on engage deux crochets fixés au support. Un ressort à boudin fait pression sur la lampe et empêche les crochets de se dégager (fig. 489).

Fig. 488. — Ijimpe Swan (brevets Edison et Swan).

La figure 488 représente un modèle de lampe Swan.

Depuis deux ou trois ans ce mode de montage, qui exposait beaucoup à casser les fils de platine, a été abandonné pour la lampe Swan et remplacé par les supports à baïonnette de la figure 489. Celui de droite est muni d'un interrupteur.

Les lampes Swan sont fabriquées avec soin

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et économie, car elles exigent peu de watts pour une intensité donnée.

Fig. 4«9. — Douilles pour lampes Swan (Grivolas).

Les lampes Siemens et Halske utilisent également les fils de coton tressés.

Lampes Lane-Fox et Maxim, — Dans la lampe

Fig. 490. — Lampo Lane-Fox.

lane-Fox (fig. 490), le filament est constitué par des brins de chiendent ou de bouleau carbonisé : ces fibres, nettoyées à la potasse, sont tendues

DlCTlONNAIBB D'ÉLECTRICITÉ.

sur un moule en graphite et carbonisées dans un creuset de môme substance. On les chauffe ensuite au moyen d'un courant énergique, après les avoir placées dans des globes remplis de benzole; le charbon provenant de la décomposition du carbure vient renforcer les parties les plus minces, qui sont en même temps les plus

Fig. 401. — l^m|M; (îérard.

chaudes. Les filaments, qui ont à peu près la même forme que ceux d'Édison, sont ensuite fixés par leurs extrémités dans de petits cylindres creux de graphite cc^ dans lesquels pénètrent par l'autre bout des fils de platine, se terminant dans des renflements en verre aa^ pleins de mercure. Au-dessus de ce liquide se trouvent des tampons d'ouate fortement pres-

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sée, surmontés d'un bloc de plâtre qui clôt la lampe. Ce système n'est pas appliqué en France.

Il en est de même du système Maxim, qui donne cependant des résultats satisfaisants. Le filament n'est pas recourbé : on le découpe à Temporte-pièce dans un papier bristol en lui donnant la forme d'un M. On le carbonise légèrement entre deux plaques de fonte, et on l'introduit dans l'ampoule, qu'on remplit de vapeur de gazoline. On fait un vide partiel et l'on chaufTe le filament au moyen d'un courant électrique, de manière à décomposer lentement la gazoline, dont le charbon se dépose sur le filament et le renforce. Cette manière de nourrir le charbon, que nous avons déjà indiquée dans le procédé Lane-Fox, est due à M. Maxim et employée par beaucoup de constructeurs. Elle donne aux fils une grande élasticité.

Lampe Gérard. — Les filaments des lampes Gérard sont formés de coke en poudre mélangé de matières gommeuses, qu'on a comprimé et passé à la filière. On calcine ensuite à l'abri de l'air et l'on soude deux filaments rectilignes par leur partie supérieure, de manière à former un V renversé (fig. 491). Ces lampes n'ont qu'une résistance assez faible, et exigent par conséquent une intensité assez grande et une faible différence de potentieL La douille est simple, donne un bon contact et permet de remplacer très facilement les lampes usées.

Lampe Cruto, — Le filament des lampes Cruto (fig. 492) est formé d*un fil de platine à

Fig. 492. — Lampe Crulo.

la Wollaston, qu'on entoure d'une gaine de charbon en le fixant dans une ampoule où circule lentement du bicarbure d'hydrogène. Le

platine étant alors porté au rouge par un courant électrique, il se forme, par une suite de décompositions chimiques, une série de couches concentriques de charbon, formant un filament sensiblement homogène. Un système ingénieux de vérifications électriques permet d'arrêter ropération au moment précis où le filament a le diamètre voulu. Le charbon est ensuite ûxé sur des supports de platine par une soudure due également à la décomposition de l'éthylène.

Lampes Thornson-Houston, — La Thomson- Houston Electric C^ a imaginé plusieurs systèmes de lampes à incandescence, pouvant être intercalées dans un même circuit avec des lampes à arc. Nous indiquons plus loin comment se fait le montage (voy. ce mot). Le premier modèle (fig. 493) se fixe au plafond par une rosace portant deux bornes destinées aux fils du circuit et un commutateur pour dériver le courant de la lampe. Les fils traversent la tige pour aller au coupe-circuit destiné à protéger automatiquement la ligne, lorsque le filament se brise par accident, lorsqu'on a oublié de fixer la lampe à son attache ou lorsque le commutateur du plafond n'est pas fermé. Cette dernière manœuvre doit toujours être faite avant de visser la lampe sur la garniture.

Le second modèle est muni d'un distributeur individuel, consistant en une boite de laiton qui renferme un électro-aimant placé dans le circuit de la lampe et une bobine de résistance, qui est automatiquement substituée à la lampe dans le cas où le filament vient à se briser. 11 faut un distributeur pour chaque lampe. Le modèle ordinaire absorbe i ,25 ampère et donne 20 à 2o bougies. Dans les circuits pour arcs de 1200 bougies (6,8 ampères), ces distributeurs sont placés par groupes de cinq. On porte leur nombre à huit dans les circuits pour arcs de 2000 bougies (10 ampères) (voy. Montage). Chaque distributeur peut être muni d'un commutateur permettant de retirer la lampe du circuit sans affecter le fonctionnement des autres.

Un modèle spécial peut même être placé directement en tension sur des circuits de lampes à arc. Ce modèle reçoit une monture particulière représentée fig. 494, et qui sert à fermer le circuit automatiquement, soit que la lampe soit enlevée, soit que le filament soit brisé, afin d'éviter l'extinction des autres lampes à arc ou à incandescence placées sur le circuit. Pour cela, les deux extrémités du filament^ sont reliées respectivement à la garniture taraudée placée au centre de la base, et à un collier en cuivre qui entoure le bas de l'ampoule. D'un

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autre côté, les conducteurs aboutissent Tun au l au mica, qui surmonte le support. Cette plaque massif du support, Tautre à une plaque isolée | porte une vis qui pénètre dans la garniture ta-

Fig. 493. — Lampes ThornsoD-Houslon.

raudée de la lampe et un bras A, sur lequel

Fig. 494. — Monture des lampes Thomson-Houslon.

s'appuie, lorsqu'il n'y a pas de lUmpe, le ressort S relié au massif. Le circuit est ainsi fermé

quand il n'y a pas de lampe. SI Ton visse une lampe, le ressort S s'abaisse, le contact avec A est rompu et la lampe peut s'allumer. La plaque isolée porte enfin une équerre B qui s'appuie sur le massif du support, mais en est séparée par une feuille de papier isolant. Si le filament se brise, la différence de potentiel en B est suffisante pour percer le papier et le circuit se trouve rétabli.

Lampe Heisler, — D'autres inventeurs, notamment MM. Heisler, de Saint-Louis (Missouri), et Bernstein, se fondant sur les dangers résultant des hautes tensions, précpnisent l'emploi de lampes peu résistantes, alimentées par des courants de grande intensité et de faible force électromotrice.

La lampe Heisler (fig. 495), très employée en Amérique, est formée d'un filament en forme de boucle, de faible résistance, donnant une lumière blanche, se rapprochant par sa couleur de celle de Tare voltalque. Ces lampes sont

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très économiques et faciles à installer. M. Heis- 1er emploie des courants de 5 ampères; il suffit donc de prendre un fil de 2 millimètres de diamètre pour Tintérieur et de 3,4 millimètres pour Textérieur, de sorte que la perte est très faible. Le diamètre des conducteurs est le même quel que soit le nombre des lampes, ce qui simplifie beaucoup Tinstallation. Toutes les lampes sont montées en série. La figure représente une lampe Heisler disposée pour l'éclairage public. Le support en fer se fixe dans un poteau de bois; les fils qui partent de la lampe passent sur des isolateurs et vont aboutir au conducteur principal, qui est aérien et sou-

tenu par des isolateurs placés un peu plus baut sur le même poteau.

Un ferme-circuit automatique est joint à chaque lampe pour Tisoler en cas d'extinction.

Ces lampes donnent une intensité de 15 à 200 bougies.

Lampe Bemstein, — Cette lampe est aussi à faible résistance (0,7 à 1 ,4 ohm), et se monte également en série. Le filament est obtenu par la carbonisation d'un ruban creux en soie blanche. Il est fixé à des fils de platine par Tintermédiaire de petites masses d'émail. La figure 496 montre le dernier modèle, renfermant un gros fil de charbon horizontal a.

Fig. 4Uo. — Lampo Heisler.

Toutes les lampes étant en série, il faut que, si un filament vient à se rompre, la lampe soit mise immédiatement en court circuit. Pour cela les deux fils qui supportent le filament sont très rapprochés en un point c; en d ils sont entourés d'une matière isolante et reliés par un ressort e, qui tend à les faire toucher en c. La résistance mécanique du filament a s'oppose à ce mouvement et empêche le contact, tant qu'il est en bon état. A mesure qu'il s'use, l'action du ressort fait rapprocher les deux fils, et le contact se produit dès que le charbon est consumé, mettant la lampe en court circuit.

Le support est construit de telle façon qu'il faut établir un contact direct avant d'enlever la lampe, et que le contact ne peut pas être rompu ensuite avant qu'on ait replacé une nouvelle

lampe. Une plaque isolante porte deux douilles métalliques t et ij de section carrée, destinées à recevoir les fils conducteurs de la lampe. Les parois antérieures de ces douilles sont remplacées par des ressorts plats kkt. Quand la lampe est dans la douille, elle est maintenue par la pièce TO, dont l'extrémité pénètre dans la tige f. Pour enlever la lampe, il faut tourner la pièce mde90<> avec une clef ; cette pièce établit le contact entre les deux douilles et se trouve solidement maintenue par les deux ressorts qu'on voit de chaque côté. Ces deux ressorts se trouvent soulevés lorsqu'on introduit une autre lampe, et l'on peut alors ramener la pièce m dans sa première position.

Lampes à incandescence à grande intensité, — Les lampes les plus employées sont celles dont l'intensité varie entre 1 et 20 bougies, en

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particulier les modèles de 8, de 10, de 16 et de 20 bougies. Toutes les autres sont moins usitées. Les lampes à grande intensité, outre qu'elles sont beaucoup plus rarement utiles, ont présenté pendant longtemps Tinconvénient de s'user beaucoup plus vite. On est cependant

parvenu, depuis quelque temps, à fabriquer des modèles dont Tintensité peut s'élever jusqu'à 100 bougies et qui peuvent par suite rivaliser avec Tare électrique, sans qu'elles présentent une durée inférieure à celle des lampes ordinaires. Telles sont les lampes Glarke, Ghapman

Fig. 496. — Lampe Beraslein et son support.

et Parsons, actuellement employées au théâtre du Ghàtelet et la c Sunbeam Lamp » de MM. Woodhouse et Rawson (fig. 497), qui peut donner de 200 à i 500 bougies.

Lampes portatives. — Pour compléter Ténumération des divers types d'éclairage électrique, il nous faut signaler encore des appareils comprenant une lampe à incandescence de

puissance variable et une source capable de l'actionner pendant un certain temps; cette source peut être d'ailleurs une pile ou un accumulateur. Ces lampes portatives affectent des formes différentes suivant les divers usages auxquels elles sont destinées.

Quelques constructeurs fabriquent des lampes de ce genre destinées à l'éclairage des ap-

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parlements ; elles affectent la forme d'une lampe ordinaire (fig. 498), dont le pied contient la source d'électricité, pile ou accumulateur ; le plus souvent c'est une pile au bichromate. Le socle contient huit compartiments isolés renfermant le liquide : à la partie supérieure est suspendue une plaque isolante portant les zincs et les charbons reliés en tension. Il suffit de faire faire à la clef un certain nombre de tours pour allumer la lampe en plongeant les lames dans le liquide ; on les enfonce plus ou

moins, afin d'avoir l'intensité Touk ù pareils contiennent d'ordinaire 2 à 1 1 liquide et peuvent servir 4 ou 5 heur^. devons déclarer cependant que, mo!.:

simplicité apparente, ils ne nous sembi fournir une solution pratique de 1^ privé, car ils présentent un assez cran; bre d'inconvénients : outre leur prix rr nécessité de changer le liquide tousle^ le poids des appareils, le danger r^ d'une chute ou d'un renversement, n

Fig. 497. — Lampe Sunbeam.

Fig. 498. - Lampe électrique f*"^

raissent de trop graves défauts pour qu'on puisse songer à éclairer un appartement par ce procédé.

Lampes portatives de sûreté, — Si les lampes portatives nous paraissent absolument impropres à un éclairage régulier, il faut ajouter qu'elles conviennent au contraire très bien dans quelques cas particuliers, lorsqu'on n'a besoin de lumière que pendant un temps assez court ou lorsque l'éclairage électrique présente des avantages particuliers. Il se présente chaque jour, môme dans les usages domestiques, une foule de cas où il est précieux d'avoir une source de lumière qui n'expose à aucun dan-

ger d'incendie. Tel est l'avantage des W sûreté de M. Trouvé. La figure 499 repr^^^ une lampe qui s'allume spontanément P on la prend par la poignée. La boite P^-' une pile au bichromate de poiàsse lplaques de zinc et de charbon sont sus^ au couvercle. Dans la position actu? ^^ plaques plongent dans le liquide et la F ^ tionne la lampe à incandescence, qu^ ''• ' au couvercle C. Le couvercle de ^^^^^^^/^ une tige verticale qui traverse ^^ ^^'' toute sa hauteur et se termine au bas p plaque ronde G. Dès qu'on pose la ^^ une table, elle vient s'appuyer sur la P^^

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ge verticale repousse le couvercle, qui relie jusqu'au haut de Tappareil et fait sortir néme temps les zincs et les charbons du ide. Dès qu'on saisit Tappareil par la poig et qu'on le soulève, la plaque G devient e, le couvercle s'abaisse et les éléments ^scendent. Une double enveloppe de cristal ne sorte de lanterne métallique protègent la

lampe à incandescence. Une série de tiges métalliques pendent librement autour du cylindre D ; si le vase s'incline d'un côté, il y a toujours une de ces tiges qui vient s'appuyer sur la table et l'empêche de tomber.

Le modèle représenté par la figure 500 s'allume au contraire quand on le pose sur sa base ou qu'on le suspend à l'aide de la poignée J ou

Fig. 499. — Lampe porlative de sûreté.

ie la courroie AB, attachées toutes deux sur la >ande C, qui forme le haut de la caisse contelant les piles ; si l'on saisit l'appareil ou qu*on 'accroche par la poignée F qui est fixée au couvercle, celui-ci remonte, les éléments sortent du liquide et la lampe s'éteint. Cette disposition permet de porter la lampe à la main pendant un certain temps sans qu'elle s'allume, ce qui n'est pas possible avec le premier modèle. D'ailleurs, ce dernier convient plutôt aux

besoins industriels; c'est celui qui a été adopté par les sapeurs-pompiers de Paris. Le premier se prête parfaitement aux usages domestiques: il peut remplacer avec avantage les bougeoirs, les lanternes et les petites lampes à essence minérale dont l'emploi est si dangereux : la lampe électrique, au contraire, éclaire beaucoup mieux et donne toute sécurité. Elle est donc d'une utilité incontestable pour la recherche des fuites de gaz et chaque fois qu'on veut

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