‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 167 sur 310 · MATIÈRE RADIANTE · texte numérisé non relu

MATIÈRE RADIANTE

vide de rpielques millimètres de mercure, i chacune d'elles on attache le pôle négatif en a, X seconde un millionième d'atmosphère. A | où se trouve une petite coupelle un peu con>

Fig. GOâ. — La malière radiante se meut en ligne droite.

e, puis en attache successivement le pôle l lumière violette qui joint les deux pôles se déiitif en b,, e, d. Dans la boule A, la ligne de I place aussi et choisit le chemin le plus court

Fig. 607. — Ombres produites par la matière radiante.

our aller de l'un à l'autre. Il n'en est pas 1 toujours frapper la paroi opposée en y proe même dans la boule B; les rayons vont | duisant une plaque circulaire de lumière

MÉGALOSCOPE. — MÉLANGE.

verte, et le reste de la boule est obscur. La matière radiante est arrêtée lorsqu'elle rencontre un corps solide, et une ombre se trouve projetée en arrière. Ainsi, le pôle négatif étant en N (fig. 607), et une croix découpée dans une feuille d'aluminium se trouvant en 6, on voit Tombre noire de la croix se dessiner sur le fond lumineux du tube. De plus, les parties du tube qui ont été frappées par la matière radiante sont devenues moins sensibles à son action, de sorte que, si Ton fait tomber la croix, qui est montée à charnière, Tombrecdse change brusquement en une croix lumineuse ejT,

parce que le reste du tube ne peut pls< : qu'une faible phosphorescence. Aprb tain temps de repos, le verre recoum r: sa propriété, mais il ne redevient jaai: sensible.

La matière radiante exerce une for^ mécanique sur les corps qu'elle frapp corps est facile à mettre en mouT^t obéira à cette impulsion. Le tube m Og. 608 contient un petit mouiioet i palettes de mica, qui peut se mouvoir ^l rails de verre. Ce moulinet se met eoE dès qu'on relie les électrodes à la M :

Fig. 608. — Aclion mécanique de la matière radiante.

Fig. 609. •— Déviation de la matière radiante par un aimant.

Fig. 610. — Clialeur produite p»r - ' radiante.

duction, et va du pôle négatif au pôle positif; si l'on change le sens du courant, le moulinet s'arrête et repart en sens inverse.

La matière radiante est déviée par les aimants; on le constate facilement avec un tube (fig. 609) qui a le pôle négatif à Tune de ses extrémités, et est garni d'un écran phosphorescent sur la plus grande partie de sa longueur. Il suffit de placer sous le tube un aimant ou un électro-aimant assez puissant, et l'on voit la ligne lumineuse tracée sur l'écran se courber, et onduler comme une baguette flexible, quand on fait varier la position de l'aimant.

Enfin la matière radiante échauffe fortement les corps qu'elle frappe. M. Crookes le démontre à l'aide d'une boule de verre (fig. 610)

dans laquelle le pôle négatif est conca rayons convergent sur l'extrémité du' ceau de platine-iridiuni qui acquiert a: presque impossible à soutenir et Huit n par fondre. En approchant un aiiai^' rayons sont déviés, et le platine ce??^ i rouge.

MÉGALOSCOPE. — Voy. ÉLECTBi^-i

COPK.

MÉGASCOPE ÉLECTRIQUE. - Vov.

NOSCOPE.

MÉGAVOLT. — Multiple du volt vali3 million de fois cette unité.

MÉGOHM. — Multiple valant un é d'ohms.

MÉLANGE. — Dérangement produit

MÉLOGRAPHE. — MESURES ÉLECTRIQUES.

contact de deux ou plusieurs fils (Voy. Débangkment).

MÉLOGRAPHE. — Instrument imaginé par M. Carpentier pour enregistrer un morceau de musique exécuté sur un piano.

Le mélographe peut s'adapter à tous les pianos sans les détériorer, car il constitue un appareil à peu près indépendant, dont la pièce principale est une sorte de récepteur Morse ayant autant de leviers qu'on veut utiliser de touches, par exemple 37 pour 3 octaves. Ce récepteur est commandé par un transmetteur, qu'on introduit dans le petit espace vide qui se trouve sous les touches, et qui est formé d'une planchette portant une série de ressorts dont chacun se place sous une touche. Lorsqu'on joue, chaque ressort s'abaisse et se relève avec la touche correspondante, établissant un contact d'autant plus prolongé que la touche reste elle-même plus longtemps enfoncée.

L'enregistrement se fait sur une bande de papier entraînée uniformément par un petit moteur électrique, commandé par six accumulateurs ; le mouvement de ce moteur est rendu absolument régulier par un volant et un appareil à force centrifuge; la vitesse du papier est d'environ 3 mètres par minute.

Le papier passe sous un cylindre à gorges, qui forme comme une série de molettes sans cesse enduites d'encre oléique par un rouleau placé à la partie supérieure. Au-dessous du papier se trouvent, sous chacune des molettes, une série de styles commandés chacun par un petit électro-aimant. Ces électros sont réunis séparément aux ressorts de contact par un petit câble à trente-huit conducteurs, le dernier servant de retour commun. Chaque fois qu'on appuie sur une note, l'électro-aimant correspondant attire son armature et le style appuie le papier sur la molette, produisant un trait plus ou moins long. La largeur du papier est de 12 centimètres, ce qui fait 3 millimètres pour chaque note. Chaque note est donc représentée par un trait dont la position par rapport aux bords du papier correspond à sa hauteur, tandis que la longueur correspond à sa durée.

M. Carpentier a complété cette invention par celle d'un perforateur et d'un mélotrope qui permettent de reproduire automatiquement les morceaux enregistrés par le mélographe. Nous n'insisterons pas sur ces appareils qui n'ont rien d'électrique ; le lecteur pourra en trouver la description dans la Nature (n® 734, 25 juin 1887).

MEMBRANE. — Plaque vibrante d'un téléphone ou d'un microphone.

MÉRIDIEN MAGNÉTIQUE. — Plan vertical ayant pour trace la ligne des pôles d'une aiguille aimantée mobile dans un plan horizontal. L'angle que fait ce plan avec le méridien astronomique est la déclinaison; il se mesure à l'aide des boussoles (Voy. ces mots).

MESURES ÉLECTRIQUES. — Les mesures électriques peuvent se faire directement ou indirectement; dans le premier cas, on mesure la quantité cherchée elle-même; dans le second, on déduit sa valeur de la mesure de quantités auxqueUes elle est liée par des formules connues.

Les principales mesures qu'on a à faire en électricité sont les mesures d'intensité, de force électromotrice, de capacité, de résistance, etc. On trouvera à chacun de ces mots les méthodes qui s'y rapportent. Nous donnerons seulement ici quelques indications générales.

Lorsqu'on a souvent à effectuer des mesures électriques, il est commode d'avoir une installation permanente qui, avec quelques petits changements, se prête à tous les besoins. Tel est le but de la table de mesures (Ûg. 611), construite par la maison Bréguet, et qui permet de mesurer la résistance des conducteurs et des piles, la capacité des câbles et des condensateurs, l'isolement des conducteurs, la force électromotrice des sources d'électricité, l'intensité des courants. Cette table comprend

A. Un galvanomètre Thomson (1), avec son échelle de réflexion (2), et son shunt (10) permettant de diviser jusqu'à rjrjjjr le courant qui

doit le traverser.

B. Une caisse de résistances avec pont de Wheatstone (6).

G. Deux autres caisses simples de résistances (7 et 8), dont l'une (8) de 100,000 ohms.

D. Un condensateur (14), dont la capacité

est de ^ de microfarad.

E. Divers appareils accessoires, tels que commutateur multiple (5), inverseur de courant (4), commutateurs d'expériences (5 et 5 bis), clef à double contact successif (13), clef de décharge (12), clef de court circuit (H), prises de courant (9 et 9 bis), etc. Tout est disposé de sorte qu'on puisse, par une simple manœuvre de chevilles, réaliser toutes les combinaisons nécessaires.

Les piles sont supposées montées en dehors de la table, et leurs lils aboutissent aux diverses touches du commutateur multiple, qui permet de prendre à volonté de i à 8 éléments en ten-

MESURES ÉLECTRIQUES

MESUREUR D'ÉNERGIE. — MÉTÉOROGRAPHE.

sion. Le coarant passe ensuite dans Tinver- <eiir, puis dans le commutateur d'expéiiehce, qui renvoie, suivant la position des chevilles, dans le pont de Wheatstone ou dans le circuit direct.

Dans le premier cas, on fixe sur la prise de courant (9) la résistance que l'on a à introduire Voy. Résistance); le courant va ensuite au ^'alvanomètre par la clef à double contact (13), le commutateur d'expérience spécial (5 bis), le shunt (10) et la clef de court circuit (11). La clef (13) sert à envoyer d'abord le courant dans le seul circuit du pdnt, et rend ainsi plus juste la première lecture au galvanomètre.

MESUREUR D'ÉNERGIE OU VOLTAMPÉRE- HÊTRE. — Voy. Compteur d'électricité.

MtTAUiISATION. — Opération ayant pour but de rendre les corps non métalliques assez conducteurs pour recevoir un dépôt métallique. On métallisé quelquefois avec une solution de nitrate d'argent, mais le plus souvent avec de la plonabagine (Voy. Galvanoplastie et Électrochimie).

MÉTALLOGHROMIE. — Production de colorations variées sur les métaux à l'aide des anneaux de Nobili.

MÉTALLOSGOPIE. — Exploration de l'état nerveux des malades par l'application de divers métaux ; méthode imaginée en 1848 par le D' Burq.

MÉTALLOTHÉRAPIE. — Méthode curative fondée sur l'application des métaux. Ce procédé, imaginé par le D' Burq, a été étudié par MM. Charcot, Luys, Dumontpallier.Les rapports de cette méthode avec l'électricité ne sont pas assez connus pour que nous puissions insister.

MÉTALLURGIE ÉLECTRIQUE. — Voy. Électro-métallurgie.

MÉTÉ0RO6RAPHE. — Appareil enregistrant les indications relatives aux principaux phénomènes météorologiques. 11 existe un certain nombre de météorographes.

Celui de MM. Van Rysselberghe et Schubart, qui fonctionne entre Ostende et Bruxelles, se compose de divers appareils météorologiques auxquels est appliqué, avec de légères modifications, le même système de transmission. V La pression atmosphérique est enregistrée par un baromètre à siphon dont les deux bran- 'hes ont le même diamètre, de sorte qu'il suffit d'enregistrer les variations de niveau dans la branche ouverte et de les multiplier par deux. Tontes les dix minutes, par exemple, une sonde dacier verticale descend dans la branche ou-

verte d'une quantité constante et suffîsante pour qu'elle rencontre sûrement le mercure. Ce contact ferme un circuit dont le courant actionne un crayon qui trace un trait continu pendant toute la fermeture.

Voici comment s'obtient ce résultat. Au moment fixé, une horloge fait faire un tour entier, d'un mouvement uniforme, à un cylindre enregistreur vertical, dont l'axe porte deux demiroues dentées, placées de chaque côté et à des hauteurs différentes, de façon qu'elles puissent engrener successivement avec le haut et le bas d'une roue dentée verticale. Une seconde roue dentée verticale, calée sur le même axe que la première, engrène avec une crémaillère qui commande la sonde d'acier. Cette sonde communique avec le pôle positif d'une pile, dont le pôle négatif est relié au mercure du baromètre par l'intermédiaire de l'électro-aimant qui commande le crayon.

Lorsque le cylindre commence à tourner, la première roue dentée engrène avec l'une des demi-roues et tourne de manière à faire descendre la sonde ; au bout d'un instant, celle-ci rencontre le mercure et ferme le circuit; l'électro-aimant attire son armature, et le crayon qui est fixé au bout de celle-ci, de l'autre côté de son axe de rotation, vient toucher le cylindre et trace un trait.

Quand le cylindre a fait un demi-tour, un interrupteur, placé sur son axe, ouvre le circuit; la première roue dentée, engrenant avec la seconde demi-roue, fait remonter la sonde, et le crayon est écarté du cylindre enregistreur par un ressort.

Lorsque le cylindre est revenu au repos, l'électro-aimant et le crayon, qui sont fixés à un écrou mobile sur une vis verticale, descendent d'une petite quantité, pour que les traits successifs ne se recouvrent pas. Enfin, pour éviter que l'appareil donne des traits d'autant plus longs que la pression est plus faible, les communications sont établies en realité d'une manière un peu différente : le courant établi par le contact de la sonde et du mercure agit sur un relais qui rompt le circuit d'une pile locale quand le courant général s'établit, et inversement.

Une disposition analogue est appliquée à deux thermomètres dont l'un est maintenu humide ; les indications du premier font connaître la température; comparées avec celles du second, elles donnent l'état hygrométrique.

La pluie est recueillie dans un udomètre formé d'un entonnoir amenant l'eau au-dessus

MAGNÉTOMÈTRE

tige cylindrique à laquelle il est fixé, ce qui se I coupé en deux parties égales par le réticule verfait en visant un objet, de sorte qu'il semble | tical, puis retournant Taxe bout pour bout. Si

Il ♦ h •

l'objet n'est plus coupé en deux parties égales, on change Tinclinaison du miroir à Faide de la vis de réglage ; 3° rendre Taxe optique de la lu-

nette perpendiculaire à Taxe du miroir, ce qui se fait au moyen d'un oculaire collimateur. Ces réglages faits, on soulève Taimant à l'aide

Page 1