PHONOGRAPHE
suite le cylindre à son point de départ et qu'on recommence à le faire mouvoir dans le même sens et avec la même vitesse, la pointe du style s'engage dans le tracé et en suit exactement les moindres sinuosités; elle communique son mouvement à la membrane, qui reproduit les paroles qu'on a prononcées avec leur hauteur et leur timbre. Un cornet de carton se place dans l'embouchure E pour renforcer les sons émis.
Après de longs essais, M. Edison a donné récemment au phonographe une nouvelle forme, qui produit de meilleurs résultats, et qui a été brevetée en Angleterre le 14 décembre 1887. L'axe principal du nouveau phonographe tourne dans deux paliers, mais sans avancer; c'est l'embouchure et le style qui se déplacent. L'axe reçoit le mouvement d'un petit moteur magnétoélectrique placé dans le socle de l'appareil ; il est fileté et porte à Tune de ses extrémités %un cylindre de cuivre recouvert d'une couche de cire durcie sur laquelle doivent s'inscrire les vibrations sonores. Une tige horizontale, placée parallèlement au premier axe, porle un chariot auquel sont fixés l'embouchure, la membrane et le style. Ce chariot est commandé parle bras que l'on voit à gauche et qui porte une pièce taillée en forme de peigne, de manière & s'appliquer sur le pas de vis de l'axe principal en formant écrou. Lorsque le moteur est en mouvement, l'axe tourne ainsi que le cylindre de cire; la pièce écrou avance lentement, entraînant le style qui décrit une hélice sur la surface du cylindre.
Le bras articulé qui porte l'embouchure peut recevoir deux diaphragmes, l'un pour l'inscription, l'autre pour la reproduction de la parole; il est également muni d'un outil servant à égaliser la surface du cylindre de cire avant l'inscription. On fait d'abord manœuvrer l'instrument à vide, afin de préparer la surface par le passage de cet outil. On ramène ensuite le chariot au point de départ et l'on met en place le diaphragme inscripteur : le style ou aiguille qui produit le tracé est fixé au centre de ce diaphragme, et il est relié par un pivot à un ressort fixé sur le cadre du diaphragme. On fait alors marcher le moteur et l'on procède à l'inscription.
Quand le tracé est fini, on ramène encore le chariot au zéro et l'on remplace le premier diaphragme par celui qui sert à reproduire la parole ; c'est un diaphragme en baudruche au centre duquel se trouve une goupille reliée à un ressort délié en acier, dont l'une des extrémités est attachée au cadre du diaphragme, et dont Tautre appuie sur le cylindre de cire.
L'appareil ainsi disposé est prêt 1 :
les sons qu'il a enregistrés.
Dans ce nouvel appareil, TioTest^ fié l'intensité pour obtenir une ait tincte et une intonation parfaite: ..• nécessaire, pour percevoir les soib. .
de petits tuyaux acoustiques qu on : .
oreilles.
La couche de cire est cylindriques .
d'épaisseur, 50 mm. de diamètre de longueur. Le cylindre fait 5i) i.-v^ nute et peut recevoir 100 lignes par f
Le moteur est formé de quatre mants, entre lesquels tourne un tqIh tal en bronze, garni d'armaton» •:' qui sont successivement attirées par 1- Le mouvement est transmis à l'ai? ' une paire de roues coniques de fric'i deux éléments de pile suffisent à ao moteur, qui est pourvu d'un réffuiisensible, destiné à maintenir la ^\r' tante. Ce régulateur consiste en une n.^ trifuge placée sur Tun des rayons as.
qui rompt le circuit lorsque la ntesaugmenter.
Les deux diaphragmes sont plact^ >.
pièce métallique percée de deux tr -:•
Fig. G8I. -KécepUur.
(Figaro communiquée par M. JqIwa ^^^■
permet de les substituer rapidement l^^ tre en tournant la pièce de l'angle m'- Le diaphragme devant lequel on a pari
Fig. 682. — Pftrieur.
(Figure communiquée par M. Jolien BncE
teur) diffère de celui qui les reproduit ,* Le premier (6g. 681 ) porte une pointe ^
PHONOPHORE. — PHOTO-ÉLËCTROGRAPHE.
d'une petite lame d'acier tranchante, fixée par de la cire au milieu d'une pastille de caoutchouc p* et assujettie par une vis p^ au centre du levier p', qui tourne autour de Taxe p^. Le bloc de caoutchouc q, réglé par la vis micrométrique 9*, limite les mouvements du levier et de la pointe. La memhrane est maintenue tendue par le ressort q^ ; elle ne peut donc exé-
cuter que les mouvements permis par Télasticité de la huttée g. La pastille de caoutchouc emmagasine une énergie suffisante pour renvoyer vivement la membrane et amortir les vibrations parasites.
Le parleur (lig. 682) est formé d'une membrane en baudruche, tendue entre l'anneau et le fond fileté. La pointe du style est arrondie, pour ne
Fig. 683. — Diaphragmes du récepteur et da parleur (dernier modèle). (Figure commaniquée par M. Julien Braalt.)
pas érailier les tracés des phonogrammes ; elle est beaucoup moins large que les sillons et peut s'y mouvoir librement. Dans la disposition la plus récente (fig. 683), le diaphragme du récepteur est en verre et celui du parieur en soie ; la disposition est du reste analogue à la précédente.
PHONOPHORE. — Sorte de microphone composé de deux charbons, l'un fixe, l'autre suspendu à l'extrémité d'un levier muni d*un contre-poids.
PHONOPLEX ou WAT-DUPLEX. — Disposilion imaginée par Edison pour pouvoir transmettre eu duplex sur les lignes télégraphiques des chemins de fer, sans avoir besoin de donner aux diverses parties de la ligne les mômes qualités de résistance, de capacité et d'isolement. Ge système est analogue & celui de M. Van Rysselberghepour la télégraphie et la téléphonie simultanées. On fait usage d'un récepteur téléphonique spécial, appelé pAone.
PHONOPORE. — Système imaginé par M. Langdon Davies pour la télégraphie et la téléphonie simultanées, et qui se compose de deux fils isolés parallèles enroulés ensemble.
PHONOSGOPE. — Terme désignant tous les appareils destinés à Tétude de la voix, et qui utilisent l'électricité.
PHONO-SIGNAL. — Système inventé par M. Ader pour entendre les signaux transmis par c4ble sous-marin.
Dans une transmission ordinaire, où l'on emploie Falphabet Morse, on entendra un son en remplaçant le récepteur par un téléphone. Mais, avec un câble sous-marin, la transmission serait trop lente pour donner naissance à un son Il faudrait intercaler un interrupteur à mouvement d'horlogerie, qui produise un grand nombre d'interruptions par seconde.
Cette disposition serait applicable avec Talphabet Morse, mais, en réalité, on se sert dans la télégraphie sous-marine de courants positifs et négatifs, qui correspondent aux points et aux traits, et ces courants ne donneraient aucune différence dans le téléphone.
Pour éviter cet inconvénient, l'interrupteur envoie chaque signal dans deux téléphones destinés aux deux oreilles et qui sont reliés à la terre par l'intermédiaire de deux piles montées en sens contraire. Suivant le sens du courant transmis, il est renforcé par Tune des piles et affaibli par l'autre, de sorte qu'un des téléphones fait entendre les courants positifs seulement, Tautre les courants négatifs.
PHOSPHORESCENCE. — Propriété que possèdent certains corps de devenir lumineux dans l'obscurité, lorsqu'on les a exposés au soleil ou à la lumière électrique. Beaucoup de substances deviennent phosphorescentes dans les tubes de Geissler.
PHOTOCHROMOSCOPIE. — Méthode consistant à éclairer par des étincelles d'induction des corps en mouvement, qui paraissent immobiles & cause de la faible durée de l'étin» celle. On peut ainsi mesurer la vitesse de certains mouvements rapides et simples, tels que vibration, rotation, etc.
M. Izarn a proposé de remplacer l'étincelle d'induction par la lueur des tubes de Geissler.
PHOTO-ÉLECTRIQUE. — Qui fournit de la lumière électrique, ou qui utilise cette lumière.
PHOTO-ÉLECTROGRAPHE. — Ëlectroscope à enregistrement photographique employé à Kiew (Russie). Les feuilles d'or, fortement éclairées, réfléchissent la lumière sur une bande de papier sensible qui se déroule d'un mouvement uniforme. Leurs mouvements produisent deux
PHOTOGALVANOGRAPHIE. — PHOTOGRAPHIE ÉLECTRIQUE.
courbes dont récartement indique Tétat électrique de Tatmosphère. L'électroscope est relié avec un paratonnerre.
PHOTOGALVANOGRAPHIE. — Méthode photographique donnant sur une plaque, couverte de glu mélangée de substances impressionnables, un dessin en creux ou en relief, qui est ensuite cliché par Télectrotypie pour avoir les planches nécessaires à l'impression.
PHOTOGRAPHIE ÉLECTRIQUE. — Photographie obtenue à Taide de la lumière électrique remplaçant la lumière solaire. La lumière solaire ne brille que pendant une partie du jour et son intensité varie d'une heure à l'autre, de sorte qu'on ne peut jamais compter sur un effet certain et qu'on est arrêté souvent dans les opérations photographiques par les changements d'éclat ou même par la disparition complète de la lumière. C'est pourquoi Ton a cherché depuis longtemps à utiliser les lumières artificielles, et notamment la lumière électrique, qui est la plus intense.
Les propriétés photogéniques de cette lumière sont connues depuis longtemps: une brochure publiée en 1689 raconte que la foudre tombant sur une église « imprima le canon de la messe sur une nappe d'autel ». L'emploi de la lumière électrique a été cependant fort restreint jusqu'ici par son prix de revient élevé et la difficulté de se la procurer et aussi de lui faire produire un éclairage aussi agréable et d'un effet aussi artistique que celui de la lumière solaire. C'est que cette dernière, tombant en larges faisceaux parallèles, vient baigner le modèle de tous côtés en produisant des clairs et des ombres, mais aussi des pénombres et des demi-teintes qui adoucissent le passage de la pleine lumière à l'obscurité complète, et donnent aux objets un modelé agréable. Cette qualité manque absolument à la lumière électrique, dont les rayons, partant sensiblement d'un même point, se répandent en faisceaux divergents et forment à la surface du sujet des clairs et des ombres heurtés et sans transition, qui donnent aux visages une apparence rigide et cadavérique.
Pour éviter cet inconvénient, M. Liébert emploie un procédé très ingénieux.
La source de lumière est une lampe à f»K-684 arc, formée de deux charbons à angle droit, dont l'un est fixe, l'autre mobile à l'aide d'un pas de vis. Le point lumineux, qui se trouve au sommet de l'angle droit, est disposé au centre d'une demi-sphère en métal de
2 mètres de diamètre, suspendue à une monture solide, et qu'on peut déplacer et orienter à volonté. Un disque métallique cache la source du côté du modèle, qui ne reçoit qii<» la lumière renvoyée par le réflecteur. On obtient ainsi un éclairage beaucoup plus\iouï. plus analogue à celui du soleil, et ne fatiguant pas les yeux des personnes qu'on veut faire poser. On peut en outre opérer par tous le? temps et à toutes les heures du jour et même de la nuit. La lumière électrique convient à la photographie, non seulement par son intensiié, mais aussi par sa richesse en rayons photogéniques.
La lumière électrique rend encore d'autre? services à la photographie : elle permet d'obtenir des reproductions photographiques dans certaines conditions particulières et sans chambre noire. Ainsi le docteur Boudet de Paris a reproduitdes médailles, monnaies, cachets, etc., en les appliquant sur la face sensible d'une plaque au gélatino-bromure d'argent, posée elle-même sur une feuille d'étain. En chargeant à refus le condensateur ainsi constitué, au moyen d'une petite machine de Voss, et le déchargeant ensuite, on obtenait de belles images. M. Ducretet a obtenu de même de belles photographies d'étincelles ou d'effluve§ en provoquant la décharge dans l'obscurité, à une petite distance d'une plaque au gélatinobromure, dans l'intérieur d'une petite cage en verre rouge.
Enfin M. Loi^de a employé la lumière électrique pour mesurer la vitesse des obturateurs: il a montré ainsi que la lumière électrique n'agit pas réellement sur la plaque pendant tout le temps que l'obturateur est démasque
— Enregistrement par la photographie (méthode de M. EricGcrard)
(Voy. J. Lefèvre, La Photographie et ses applications).
Enregistrement par la photographie, — Parmi les applications de la photographie, nous cite-
PHOTOGRAVURE.
rons son emploi pour Tenregistrement des phénomènes électriques. Nous en avons d^jà donné des exemples (Voy. Actinomètrb, Électromètre, etc.). Nous citerons encore une méthode
Flg. «85. -~ Disposition des eipériences du D' Mach.
très simple, employée avec succès par M. Eric Gérard, de Liège, pour enregistrer des mouvements rapides, tels que les oscillations d'un galvanomètre à miroir, m est ce miroir (fig. 684),
Fig. 680. — Photographie des projectiles en mouvement.
qui est éclairé par des étincelles d'induction, éclatant entre une pointe de charhon l et un fil épais de magnésium k. Les interruptions du
Fig. 687, - Schéma des lones d'air comprimée «t raréfiée par un projectile.
circuit primaire sont produites par un électro- <liapason F, ayant une période de vibration bien connue. Le faisceau réfléchi tombe sur une
lentille et vient former une image de l'étincelle sur une feuille de papier sensibilisé, tendue sur un cylindre tournant ou sur une planchette verticale animée d*un mouvement de descente. On obtient au développement une courbe pointillée ; en traçant par les points successifs des traits perpendiculaires à la direction du mouvement, on obtient des intervalles correspondant & des temps égaux et bien connus. Pour avoir une étincelle bien nette, on place une bouteille de Leyde en dérivation sur le circuit secondaire.
Photographie des projectiles en mouvement, — Nous citerons enfin, comme dernière application de Télectricité à la photographie, la belle expérience du docteur Mach, qui est parvenu à photographier les projectiles en mouvement. Une forte batterie électrique F (fig. 685) est placée dans un circuit contenant deux interrupteurs m et n, placés en ligne droite avec la lentille L et la chambre noire P. Le fusil est placé à quatre mètres de n, de sorte que le projectile vient rencontrer cet interrupteur dans la direction de la flèche. Au moment où il franchit ce point, une forte étincelle jaillit en m et Téclaire vivement, ce qui donne une image sur la plaque sensible.
La flgure 686 montre quelques-uns des résultats obtenus. Les deux premiers dessins montrent que Fair est comprimé en avant du projectile, et le dernier qu'il est raréfié en arrière, comme on pouvait s'y attendre. L'examen des nombreuses épreuves obtenues montre que, & l'avant, la couche qui limite la zone comprimée est une hyperbole, et à l'arrière, les droites qui limitent la zone raréfiée sont parallèles aux asymptotes de cette hyperbole (fig. 687).
PHOTOGRAVURE. — La gravure en creux utilise seule l'électricité, dont le rôle se borne généralement à donner par la galvanoplastie des reproductions fidèles des moules. Dès 1841, M. Fizeau, puis MM. Berres, Donné, etc., songèrent à placer les plaques daguerriennes dans un bain galvanique, soit pour creuser certains points, soit au contraire pour produire des saillies ; on transformait ainsi l'épreuve daguerrienne en une plaque propre à la gravure. Ces procédés furent bientôt abandonnés avec le daguerréotype lui-môme.
Le rôle de l'électricité dans la photogravure étant aujourd'hui extrêmement restreint, nous indiquerons seulement la marche du procédé Rousselon, employé par la maison Goupil; nous renvoyons pour les autres méthodes à l'ou-
PHOTOMÈTRE ÉLECTRIQUE. — PHOTOMÉTRIE.
vrage auquel nous empruntons ces détails (J. Lefèvre, La Photographie et ses applications). Dans le procédé Rousselon, on tire, sous le négatif, une épreuve positive sur gélatine bichromatée ; le développement à Teau tiède donne des reliefs qui ûgurent les ombres. On place la couche impressionnée sur une planche d'un métal mou, et Ton soumet à une forte pression, ce qui donne sur le métal une image ayant les ombres en creux. Cette planche n'étant pas assez résistante, on en fait par la galvanoplastie un moule, dans lequel on obtient ensuite par le même procédé autant de copies de la première planche métallique qu'on en désire. L'électricité joue un rôle analogue dans plusieurs autres procédés de photogravure.
PHOTOMÈTRE ÉLECTRIQUE. -- Instrument imaginé par Masson et destiné à mesurer l'intensité lumineuse des étincelles électriques.
Il existe aussi plusieurs photomètres, destinés à comparer des sources lumineuses quelconques, en utilisant les variations de résistance électrique du sélénium sous l'action de la lumière. Le photomètre de W. Siemens est formé d'un tube de cuivre noirci à l'intérieur, portant à l'une de ses extrémités un diaphragme, et à l'autre une plaque de sélénium, reliée avec une pile et un galvanomètre Thomson. On place d'abord l'étalon à une distance connue D de la plaque de sélénium, et l'on observe la déviation du galvanomètre ; on place ensuite la source à une dislance D', telle que la déviation soit la même. Si I et V sont les éclats intrinsèques de l'étalon et de la source, on a, d'après la règle ordinaire de la photométrie :
M. Gimé a imaginé également plusieurs dispositions fondées sur les propriétés du sélénium ; mais la précédente est la plus simple et la plus précise.
PHOTOMÈTRE MAGNÉTIQUE. — Appareil servant à mesurer les Intensités lumineuses et imaginé par M. Raimond Goulon. C'est une sorte de radiomètre, formé d'un globe de verre dans lequel on a fait le vide, et qui renferme une aiguille aimantée, mobile sur un pivot et portant à ses extrémités deux disques de mica noircis sur une face. Lorsqu'un rayon lumineux vient frapper les deux disques, l'aiguille s'écarte de sa position d'équilibre. On gradue empiriquement. M. Coulon a donné à son photomètre plusieurs formes un peu différentes.
PHOTOMÉTRIE. — La photométrie est l'en-
semble des méthodes qui permettent de comparer les^ éclats intrinsèques des foyers lumineux. Nous ne pouvons traiter en délail celte question, qui est à peu près complètement étrangère à l'éiectricité. On trouvera dans les deux articles précédents la description des méthodes photométriques qui emploient des appareils électriques ou magnétiques.
Unités et étalons photométriques. — M. Violle a fait adopter par la Conférence internationale de 1884 les unités suivantes :
Fig. 688. — Lampe-ï^talon au pentane (Woodhouse et Kawsou;.
L'unité de chaque lumière simple est la quantité de cette lumière émise normalement par un centimètre carré de platine à la température de fusion.
L'unité pratique de lumière blanche est la quantité de lumière blanche émise dans les mêmes conditions.
Cette unité pratique n'est pas d'un emploi commode et ne peut servir qu'à étalonner des brûleurs qui seront ensuite employés pour comparer les différentes sources.
Divers étalons de lumière ont été proposés pour les applications industrielles. M. Hefner- Alteneck se sert de la flamme produite par une mèche saturée d'acétate d'amyle. Ce corps se prépare en distillant deux parties d'acétate
PHOTOPHONE, — PHOTOPHORE ÉLECTRIQUE.
de potasse avec une partie d'alcool amylique et une partie d'acide sulforique.
M. Vemon-Harcourt emploie une lampe (Cvji, 688), dans laquelle on brûle des vapeurs de pentaney carbure d'hydrogène extrait du pétrole. Cette substance donne, dit-on, une lumière d'une fixité et d'une constance exceptionnelles.
PHOTOPHONE. — Appareil destiné à transmettre les sons en faisant agir un rayon lumineux sur un fragment de sélénium pour faire varier sa résistance (Voy. Sélénium).
Le photophone a été imaginé par MM. Bell et Tainter. Il se compose d'une embouchure A (fig. 689), fermée à la partie supérieure par un miroir métallique mince, ou une plaque de verre formant miroir, monté à la façon des diaphragmes de téléphone. Un faisceau lumi-
neux, concentré sur ce miroir par la lentille B, est ensuite rendu parallèle par la lentille G et vient tomber sur le récepteur de sélénium E, placé au foyer du réflecteur D, et intercalé dans un circuit qui contient une pile F et un téléphone G. Lorsqu'on parle en A, le miroir vibre : il en résuite en E des changements d'intensité lumineuse, qui font varier rapidement la résistance du sélénium. Ces variations correspondent exactement aux vibrations du transmetteur et la parole est reproduite par le téléphone (■. Le récepteur de sélénium doit avoir une surface aussi grande que possible, tout en présentant une résistance électrique assez faible. MM. Bell et Tainter ont adopté la forme plane ou cylindrique. Les récepteurs plans sont formés de deux plaques de cuivre séparées par du mica : la plaque supérieure est criblée de trous
Fig. 689. — Photophone. {La lumière électrique.)
coniques et la plaque inférieure porte des pointes qui pénètrent dans ces trous sans toucher les bords. Tous les espaces annulaires compris entre les pointes et les bords des trous sont remplis de sélénium. Le courant passe de la plaque inférieure à la plaque supérieure en traversant tous les anneaux de sélénium.
La résistance de cet appareil est 300 ohms dans l'obscurité et 150 à la lumière.
Les récepteurs cylindriques se composent d'une pile de disques de cuivre séparés par des disques de mica un peu plus petits.
Les sillons annulaires produits par le mica sont remplis de sélénium. Les disques pairs de cuivre communiquent avec l'un des pôles de la pile, les disques impairs avec l'autre. Les couches de sélénium se trouvent ainsi toutes en dérivation. La résistance est 1200 ohms dans l'obscurité et 600 à la lumière. Les récepteurs
plans s'emploient quand le faisceau lumineux est bien cylindrique, les autres, quand il est très large ou un peu dispersé, ce qui est le cas le plus ordinaire. On fait alors usage du réflecteur D, qui est inutile dans le premier cas.
M. Siemens a employé des récepteurs en forme de grille et de spirale.
PHOTOPHONIE. — Production du son par l'action des rayons lumineux. Les premiers travaux sur ce sujet furent publiés en 1 880 par MM. G. Bell et Tainter. M. Mercadier a montré que cette production est due en réalité à Faction calorifique des rayons, et il a proposé de désigner ces phénomènes sous le nom de radiophonie, qui est adopté maintenant.
PHOTOPHORE ÉLECTRIQUE. — Petit appareil imaginé par MM. Hélot et Trouvé, pour servir à l'éclairage du microscope, à la photographie microscopique, ou encore pour éclairer
PHOTOSCOPE. — PHOTOTHEHMOMÈTRE.
un bocal contenant de très petits animaux, à mesure qu'on les étudie à la loupe.
Le photophore (fig. 690) est formé d'une petite lampe à incandescence, placée dans un
tube cylindrique fenné au fond pr concave et en avant par une Im gente.
La lumière réfractée par U lenti
Fig. 690. — Photophore Hélot et Trouvé.
faisceau parallèle à Taide duquel on peut illuminer très vivement la préparation qu'on veut examiner ou disséquer. Le petit volume de cet appareil et la facilité avec laquelle on peut le
Fig. 691. — Photophore froulal (Trouvé).
fixer à différentes hauteurs A, A' A" sur son support et Torienter dans toutes les directions le rendent extrêmement commode.
Photophore frontaL — On utilise en médecine
le même appareil (fig. 691), fix^ sur Taide d'un bandeau et articulé por r i tourner dans toutes les directioîb. I manière, les deux mains de l'op-: i tent libres. On peut aussi Ûirr !
ment sur un manche.
La figure 692 représente un n ' ancdogue construit par M. Chari peut également être placé suri i ÛTé sur un manche.
PHOTOSCOPE. — Voy. Cor^ l'éclairage des disques.
PHOTOTÉLÉGRAPHE. - Tel " I imprime par l'action de la iumi'
PHOTOTHERMOMÉTRE tl£^ — Thermomètre enregistreur a i lectricité et dans lequel les ' ' sont fournies par une lampe s ' cence qui éclaire un Ihermom^ devant un cylindre recouvert : ' sensible. Le papier est proi»^- ' partie de sa hauteur par l'orabrcure, ce qui indique la températï Cet instrument a été appliqua ^ aJ mination delà température delam'?^^l des profondeurs. Il est alors enferma? ^-^ boîte de fonte contenant au fond du dans lequel plonge le réservoir du ifc"'^''