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balterio au chlorure d'argent

pies utilisés est toujours égal à la différence des chiffres sur lesquels on place les deux ressorts : sur la figure, le pôle positif correspond au chiffre le plus fort. On dispose ordinairement les deux séries de boutons sur deux cercles: les ressorts A et B sont remplacés par des manettes M et M', mobiles autour de leurs

centres et élargies à l'extrémité, afin qu'on puisse passer d'un bouton au suivant sans interruption. Les bornes RR' représentent les deux pôles.. On peut avec cet appareil prendre successivement tous les couples, et par suite les user régulièrement. En I et C se trouvent un interrupteur et un commutateur. Un galvano-

PILE ÉLECTRIQUE

mètre, non figuré, mesure l'intensité en ampères. Enfin, si Tappareil fonctionne mal, il est toujours facile de trouver quel est le couple en mauvais état : pour cela on ferme le circuit en

plaçant en RR' les deux bouts d'un même rhéophore et Von prend sucessivement et séparément chacun des éléments.

Emploi des piles médicales. — Dans les appli-

Fig. 757. — Collecleur simple.

cations médicales, il est nécessaire d'obtenir dans chaque cas une certaine intensité. Il est donc intéressant de chercher quel nombre d'éléments il faut avoir à sa disposition pour pro-

duire rintcnsité maxima dont on puisse avoir besoin. Calculons ce nombre en prenant comme intensité maxima 30 milliampères, ce qui est le cas le plus fréquent.

Les piles qui nous occupent peuvent être divisées en quatre types principaux. Celles au bisulfate de mercure possèdent une force électromotrice de i ,35 volt et une résistance faible, environ 1 ohm. Les piles de Leclanché et celles au chlorure de zinc ont une force électromotrice de 1,33 volt avec une résistance do 2-6 ohms. Enfin les piles au sulfate de cuivre Daniell, Callaud, Callaud-Trouvé, ne représen-

COLLECTKbi: DOUBLE.

DE A.GAIFFE

aO)

in -* '♦ A^

Fig. 758. — Collecteur double.

tent qu'une force électromotrice d'environ 1 volt : leur résistance, qui varie de 6à 15 ohms dans les modèles ordinaires, atteint 100 et 150 ohms dans certains dispositifs, comme la pile à rondelles de papier de Trouvé.

Examinons successivement les résultats que peuvent donner ces différents types. L'intensité est donnée par la formule nE

K + nr'

d'où l'on tire

IR 'E-Ir'

Prenons d'abord le premier groupe dont la résistance 7* est 1 et la force électro motrice 1,"». Pour avoir une intensité de 0,030, avec un circuit extérieur de résistance 2000 ohms, il faudra prendre

PILE ÉLECTRIQUE

Il faudra donc 41 éléments de ce modèle. Pour le second type, prenons E=i,35 et la résistance la plus grande, 6 ohms.

Il faudrait donc 52 couples pour obtenir la mémeintensité; on trouverait seulement 47 pour les modèles les moins résistants (r=:2ohms). Considérons maintenant les piles au sulfate de cuivre. Faisons E=i et r = lo, ce qui donne

11 faut donc 110 de ces éléments.

Enfin si nous considérons les piles du même genre à très forte résistance (r=loO ohms), nous aurons

On voit donc que dans ce cas le problème est insoluble, puisque le dénominateur de la fraction est négatif, ce qui veut dire que, quel que soit le nombre de ces éléments employés, on ne pourra jamais obtenir une intensité de 30 milliampères.

Pour vérifier ce résultat, cherchons quelle intensité maximum on peut avoir en associant en tension un nombre quelconque d'éléments. On a

TiE

R + nr

Comme E et r sont fixes, la condition la plus favorable est évidemment d'avoir R = 0, ce qui donne

"~ nr ~~ r

Dans le cas que nous étudions, cette équation donne

I = ri; = 0,0066.

Ainsi, dans les conditions les plus favorables, c'est-à-dire avec un circuit extérieur de résistance nulle ou négligeable, ces piles ne pourront fournir, quel que soit le nombre des éléments associés en tension, qu'une intensité maximum de 60 milliampëres.

Le médecin doit donc choisir de préférence une pile à faible résistance. Avec les piles au bisulfate de mercure, 40 éléments environ suffiront aux besoins ordinaires, tandis qu'avec celles du second groupe il en faudra environ 50, et 110 avec celles au sulfate de cuivre les moins

résistantes. Enfin, les piles très résistantes, loin d'être avantageuses, comme on l'a prétendu quelquefois, doivent être rejetées, car elles sont insuffisantes dans la plupart des cas et ne peuvent servir que pour des intensités extrêmement faibles.

Piles militaires.

L'art militaire faitusage de piles pour la mise de feu des mines, forages, puits, etc., la télégraphie, la téléphonie, etc. La plupart des piles décrites plus haut (piles Bunsen, Daniell, Gallaud, Leclanché, de Lalande, pile au bichromate, etc.) peuvent servir à ces usages. Nous signalerons cependant quelques modèles disposés plus spécialement pour les applications militaires.

Une seule pile est réglementaire en France pour le service des explosions; elle porte le nom de pile des parcs. Un cylindre d'ébonite (fig. 759) est rempli jusqu'au tiers par 120 gram-

Fig. 759. — Pile dos parcs.

mes d'eau dans laquelle on ajoute, à l'aide de petites mesures, 3 grammes de chlorochromate et 10 grammes de sulfate de potasse. Un plongeur en gutta-percha est percé de quatre trous cylindriques parallèles, revêtus intérieurement d'une feuille de zinc, et contenant quatre cylindres de charbon; ces quatre éléments sont assemblés en série et aboutissent à des bornes, fixées sur le plongeur, et auxquelles on attache les extrémités du circuit. Pour faire passer le courant, il suffit d'enfoncer le plongeur dans le vase d'ébonite.

La télégraphie et la téléphonie militaires font

Fig. 760. — Pile hermétique Leclanché pour télégraphie militaire.

usage de piles hermétiques et facilement transportables.

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