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LYSE

Pile secondaire. — Voy. Accumulateur.

Pile locale. — Pile placée au point considéré et dont le courant doit traverser, au moment voulu, un circuit de petite longueur et purement local. En télégraphie, ce circuit comprend un relais ou tout autre appareil auxiliaire.

PINCE EXPLORATRICE. — Voy. Explorateur.

PINCE GALVANO-CAUSTIQUE. — Syn. de

AiNSE GALVANIQUE.

PINCE THERMO-ÉLECTRIQUE..— Sorte de thermomètre électrique (voy. ce mot) formé de deux éléments thermo-électriques montés en série. Le corps chaud est placé en contact avec les deux soudures. Cette disposition a été employée notamment par Wiedemann et Franz pour étudier la conductibilité calorifique des solides.

PISTOLET MAGNÉTIQUE. — Appareil servant à vérifier les lois des aimants tubulaires, et imaginé par du Moncel. C'est un éleclroaimant dont le noyau est un cylindre creux, dans rintérieur duquel on place, près d'une extrémité, un bouchon de fer pouvant glisser librement. Lorsqu'on fait passer le courant, ce bouchon prend la même aimantation que le pôle voisin, et la répulsion de celui-ci le projette à plusieurs mètres.

PISTOLET DE VOLTA. — Petit vase métalli-

Fig. 763. — Pistolet de VolU.

que D traversé en un point par une tige de cuivre isolée A qui se termine intérieurement à une petite distance de la paroi opposée. On remplit

PLAN D'ÉPREUVE. — PLATINAGE.

cet appareil d'un mélange détonant d'oxygène et d'hydrogène ou même de gaz d'éclairage et d'air, et l'on fait passer une étincelle en approchant la tige isolée d'une machine électrostatique, le vase lui-même étant relié au sol. Le mélange détone et le bouchon est projeté (fig. 763).

PLAN D'ÉPREUVE. — Petit appareil imaginé par Coulomb pour étudier la distribution de réiectricité à la surface d'un conducteur en équilibre. Le plan d'épreuve est formé d'un très petit disque conducteur fixé à l'extrémité d'un fil de verre verni à la gomme laque et terminé par un fil de gomme laque, pour mieux isoler le disque.

En appuyant ce disque sur la surface du conducteur étudié, il se substitue à l'élément de surface qu'il recouvre, et prend la charge de cet élément. On pourra donc connaître cette charge en enlevant le plan d'épreuve bien normalement et le portant, en guise de boule lixe, dans la balance de torsion, dont la boule mobile recevra une charge constante. On détermine la torsion nécessaire pour maintenir la boule mobile à une distance donnée. Si l'on répète cette opération en touchant avec le plan d'épreuve différents points de la surface, les torsions observées sont proportionnelles aux charges de ces points. Le cylindre de Faraday offre une méthode plus simple et plus commode.

PLANTE ÉLECTRIQUE. — Un journal de Madras contient la description suivante d'une plante électrique qui aurait été découverte dans rinde :

A une distance de 6 mètres, l'aiguille aimantée est impressionnée ; elle est entièrement affolée si on l'approche près de la plante. L'énergie de cette singulière influence varie avec l'heure du jour. Toute-puissante à 2 heures après midi, elle est absolument nulle pendant la nuit. Dans un temps d'orage, son intensité augmente dans «ne remarquable proportion. Quand il pleut, la plante semble succomber et incline la tète sans force, même si elle est protégée contre la pluie. À ce moment, on ne ressent aucun choc en brisant ses feuilles et en outre l'aiguille aimantée demeure immobile. Personne n'a vu d'oiseau ni d'insecte se poser sur la plante électrique ; un instinct semble les avertir qu'ils trouveraient là une mort certaine.

PLAQUE DE GARDE. — Syn. d'ANNEAU de

OARDE.

PLAQUE DE TERRE. — Plaque métallique qui termine un fil de terre et s'enfonce dans un

terrain humide pour établir la communication avec le sol.

PLATEAU ÉLECTRIQUE. — Plateau de verre ou de résine qu'on éleclrise par frottement.

PLATINAGE. — Opération ayant pour but de recouvrir un objet métallique d'un dépôt de platine par l'électrochimie. Roseleur fait dissoudre à chaud 10 grammes de platine laminé ou mieux de mousse de platine dans un mélange de 150 grammes d'acide chlorhydrique et de 100 grammes d'acide azotique à 40<». Quand la dissolution est assez épaisse, on laisse refroidir, on ajoute 500 grammes d'eau distillée et on filtre. On dissout d'autre part 100 grammes de phosphate d'ammoniaque dans 500 grammes d'eau. On mélange : il se forme un précipité abondant de phosphate ammoniaco-piatinique, et la liqueur est orangée. On ajoute peu à peu, en agitant, 500 grammes de phosphate de soude dissous dans un litre d'eau. On fait bouillir jusqu'à ce que la solution devienne acide et incolore. Ce bain doit être employé chaud, avec un courant assez énergique. On l'entretient au degré convenable par l'addition du précipité de phosphate ammoniaco-piatinique.

M. W. H. Wahl, de Philadelphie, a proposé récemment l'emploi de bains alcalins, formés de

Hydrate de platine.

Potasse caustique.

12,48 grammes 50 grammes.

Eau distillée 1000 —

On dissout la moitié de la potasse dans 250 grammes d'eau, on ajoute l'hydrate de platine en agitant, puis on dissout le reste de la potasse dans une égale quantité d'eau et l'on mélange. Si l'on veut un dépôt épais, on ajoute quelques goutttes d'acide acétique. L'anode peut être en platine ou en charbon. La température ne doit pas dépasser 40°. On emploie une force électromotrice de 2 volts et le dépôt se fait rapidement.

Le même auteur emploie aussi des bains à l'acide oxalique et à l'acide phosphorique ; ces derniers contiennent :

Acide phosphorique sirupeux (D= 1,7). 50 gr.

Hydrate de platioe 12 à 15

Eau distillée 1 000

On étend l'acide d'un peu d'eau et l'on dissout l'hydrate à l'ébullition, en remplaçant l'eau qui s'évapore, puis on réduit à i litre. Ce bain s^emploie à chaud ou à froid, avec un courant un peu plus fort que le précédent.

Le platinage s'est beaucoup développé dans ces dernières années. Le dépôt de platine, mat

PLATINOIDE — PLUME ÉLECTRIQUE.

et d'un gris perlé, est très dur et doit être bruni en frottant fortement avec des brosses en fer. Pour avoir un dépôt très mince, on brunit la pièce avant de la mettre dans le bain; il suffit ensuite de frotter le dépôt à la peau et au rouge d'Angleterre.

PLATINOIDE. — Alliage imaginé par M. Martino, de Sheffield, et formé de maillechort mélangé avec i à 2 p. 100 de tungstène. Les constructeurs anglais l'ont substitué au maillechort dans la construction des bobines de résistance, parce que sa résistance varie encore moins

avec la température. Sa résistance spécifique est 1,5 fois celle du maillechort, laquelle est 21,7 microhms. La variation par degré centigrade esti 0,000208 microhm, d'après M. Bottomley, tandis qu'elle est 0,00044 pour le maillechort.

PLATTMtTRE. — Condensateur double imaginé par sir W. Thomson et formé d'un cylindre ce autour duquel sont disposés deux anneaux p et p', de même longueur et de même rayon, concentriques au cylindre, et parfaitement isolés (fig. 764). Ces deux anneaux sont

^ Lonfètudhutl Section <^£bUgm«ter

Sertion (hrongh A^,

Fig. 704. — Platymétrc (coupe longiludinale et transversale).

assez éloignés pour ne pas s'influencer réciproquement. Le cylindre ce communique avec un électromètre.

Le platymètre sert à mesurer les capacités. Si Ton porte l'un des anneaux p à un potentiel V el qu'on le mette en communication avec

l'anneau p', le potentiel devient — par le partage des charges, et le potentiel du cylindre reste nul. On relie alors les deux anneaux pp' aux deux capacités que l'on veut comparer. Si le potentiel du cylindre ce reste encore nul, ces deux capacités sont égales.

Si les anneaux pp' n'avaient pas la même capacité, tout se passerait encore de même, mais, dans la seconde expérience, les capacités comparées, au lieu d'être égales, seraient dans le même rapport que celles des anneaux.

PLOMB DE SÛRETÉ. — On donne ce nom à des dispositions semblables à celles du coupecircuit: un fil ou une lame fusible de plomb ou d*étain interposé sur un conducteur pour éviter les accidents provenant d'une augmentation anormale de l'intensité.

PLOT. — Le plot ou goutte de suif est une

petite pièce métallique, en forme de calotte sphérique très aplatie, sur laquelle vient s'appuyer la manette de certains commutateurs ou interrupteurs pour établir les contacts (voy. fig. 467). On donne encore le nom de plots aux bandes métalliques disposées sur les boites de résistances et sur certains commutateurs à fiches.

PLUIE DE FEU. — Expérience imaginée par du Moncel. Deux plaques de verre parallèles sont recouvertes extérieurement de feuilles d'étain communiquant avec les deux pôles d'une bobine d'induction . On observe entre les lames de verre une véritable pluie de feu.

PLUME ÉLECTRIQUE. — Plusieurs inventeurs ont imaginé des dispositions permettant de reproduire les dessins ou l'écriture en perçant le papier d'une foule de petits trous.

M. Martin de Brettes pose le dessin, imprégné de cyanure jaune, sur une feuille de cuivre en communication avec le pôle positif d'une bobine de Ruhmkorff, et promène à sa surface un fil de platine en communication avec l'autre pôle; les étincelles percent le papier en suivant le dessin. Ce procédé a été appliqué à la

PLUVIOGRAPHE OU PLUVIOMÈTRE ENREGISTREUR.

reproduction broder.

des dessins sur les étoffes à

M. Bellet remplace le fil de platine par un crayon à la mine de plomb, de sorte que le

Fig. 765. — Plume électrique Edisou ,

dessin est perforé pendant qu'on le trace.

La plume électrique d'Edison consiste en un petit moteur mû par une pile et fixé au sommet d'un tube terminé en pointe, qui présente les dimensions d'un porte-plume ordinaire (fig. 705). Le moteur commande un arbre qui tourne sur lai-méme et communique, à Taide d'une camo triangulaire, un mouvement de vaet-vient très rapide à une aiguille placée dans l'intérieur du tube. L'aiguiUe se trouve ainsi projetée hors du tube 9000 à 10 000 fois par minute. Si on promène la plume sur une feuille de papier reposant sur du papier buvard, on peut écrire aussi vite qu'avec une plume ordinaire; mais les caractères sont formés d'une série de petits trous extrêmement rapprochés. Le patron ainsi obtenu est tendu sur un châssis et l'on passe sur sa surface un| rouleau imprégné d'encre. L'encre traverse les trous et imprime les caractères sur une feuille blanche placée au-dessous. Un seul patron peut donner 2000 copies à raison de 300 à 400 par heure. On peut faire deux patrons à la fois, en écrivant sur deux feuilles superposées.

PLUVIOGRAPHE OU PLUVIOMtTRE ENRE- GISTREUR. — Appareil inscrivant la hauteur d'eau tombée. Le modèle représenté figure 766 renferme à gauche le cylindre destiné à recevoir l'eau de pluie, qui est relié, comme d'ordinaire, à un entonnoir de même diamètre disposé au haut de l'édifice. Le tracé des abscisses et des ordonnées se fait sur l'appareil même. Pour cela, on dispose d'abord la feuille de papier sur le cylindre de droite, et on la divise en abscisses et ordonnées au moyen du crayon porté par les glissières divisées placées

à sa gauche. Toutes les semaines, on substitue

Fig. 766. — Piuviograplie.

le cylindre ainsi divisé à celui du milieu, pour qu'il serve à l'enregistrement. Il est alors mû

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