‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 198 sur 310 · TT · texte numérisé non relu

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' y-''4\M ■''■ '^- 'V,^^;- >■{:>"" "^'"^^ Clef à double contact successif.

double contact successif (flg. 777). Lorsqu'on appuie sur la clef, les contacts 1 et 2 se tou-

Fig. 778. — Ponl à curseur.

chent d'abord et ferment le circuit des branches; 3 et 4 se touchent seulement un instant après et ferment le pont.

Un certain nombre d'appareils ont été imagi-

DlCnOHIUIM D'âLICTRIClTÉ.

nés pour réaliser le pont de Wheatstone. On se sert souvent du pont à fil divisé ou & curseur (fig. 778), imaginé par M. Forster, dans lequel les deux branches r^ et rj sont figurées par deux

PONT DE WHEATSTONE.

bandes de cuivre GB et CD de résistance négligeable. Ces deux branches sont coupées en leur milieu et reçoivent, Tune en x la résistance à mesurer, l'autre en R une résistance connue, par exemple une bobine étalon de Tohm légal . Les contacts de ces deux résistances sont établis à Taide de godets pleins de mercure. Les deux bras r^ eir^ sont figurés par les deux parties S et s d'un 01 de maillechort, tendu devant une règle divisée en millimètres, et sur lequel glisse un contact mobile A, muni d'un vernier au 1/20 et d'un poussoir, qui permet de lui faire toucher le fil pendant un instant très court. La pile s'attache en A et C, le pont, qui

contient un galvanomètre, en B et D. En C est un commutateur à mercure qui permet, pour une vérification, d'intervertir les résistances R et X. On déplace le curseur A jusqu'à ce qu'en appuyant sur le poussoir, on ne fasse pas dévier le galvanomètre, et Ton a alors

x = Ri.

Le rapport - est donné par la règle divisée.

Au lieu du pont à curseur, on peut employer des boites de résistances (fig. 110, 120 et 121j formant pont de Wheatstone; c'est une formo

Fig. 779. — Mesure des résist«nces par le pont de Wliealslone.

peut-être moins commode, mais plus rigoureuse, car le premier modèle suppose que le fil de maillechort a une résistance uniforme dans toute sa longueur. Or cette condition est rarement réalisée, à cause des éraillures faites par le curseur.

La figure 779 montre une installation complète pour la mesure rapide des résistances par le pont de Wheatstone. Le galvanomètre Deprez-d'Arsonval est muni de la règle divisée décrite plus haut (voy. Méthode du miroir); un élément Daniell à ballon produit le courant; les quatre branches du pont sont formées par la caisse placée en avant de la figure.

La table de mesures décrite plus haut

(voy. Mesures) est disposée pour former un pont de Wheatstone. Les communications sont alors établies comme sur la figure 780. Les parties AB, AD et BG de la caisse forment trois de> branches du pont; la quatrième est constituée par la résistance inconnue, placée en 9. A l'aide de la clef 13 à double contact successif, on fait passer le courant d'abord dans les branches du pont, puis dans le galvanomètre, convenablement shunté. On fait varier la résistance AD jusqu'à ce que le galvanomètre soit au zéro.

La figure 781 montre un pont de Wheatstone d'une forme très pratique, destiné aux mesures industrielles. L'appareil contient tous les organes nécessaires, et les connexions sont éta-

PONT DE WHEATSTONE.

blies d'avance. On voit à gauche les deux bornes auxquelles s'attache la pile, et entre elles le bouton de la clef à deux contacts successifs. La résistance s'attache aux deux bornes qu'on voit en avant, un peu à gauche du galvanomètre, qui occupe le centre de la table. Le cadran de ce galvanomètre peut tourner de manière à amener le zéro sous l'extrémité de l'aiguille. La table renferme en outre un pont de Wheatstone et un shunt à l'aide duquel on peut donner aux

bobines du pont une valeur plus ou moins grande.

MM. Woodhouse et Rawson construisent pour les mesures industrielles un pont de Wheatstone très portatif (fîg. 782). Les deux branches de proportion sont formées par deux ûls en alliage de platine et d'argent, enroulés sur deux pas de vis pratiqués sur la surface d'un cylindre en ébonite, et reliés avec les deux autres branches l'un par son extrémité infé-

Pig. 780. — Table de mesures disposée en pont de Wheatstone.

rieure, l'autre par l'extrémité supérieure. Sur le cylindre fileté se meut un anneau à l'intérieur duquel se trouvent un ressort et un galet de contact, destinés à faire communiquer les jîeux fils d'argent. Quand on tourne cet anneau, on allonge l'un des fiJs d'argent et l'on raccourcit l'autre : le rapport - est donné par une gra-

duation qui entoure l'appareil. Le cylindre renferme quatre bobines de résistance 0,1 — 1 — 1 — 10 ohms, que Ton peut à l'aide d'une fiche intercaler sur l'un des bras du pont. On voit

encore sur l'appareil les bornes servant à établir les communications avec la pile, le galvanomètre, la résistance inconnue et la résistance étalon.

On emploie avantageusement avec cet appareil le galvanomètre asiatique décrit plus haut (flg. 381), dans la base duquel on peut installer une résistance en charbon d'un mégohm pour servir d'étalon. Le tout est placé dans une boite facile à transporter.

Pont double de Thomson. — Les appareils décrits plus haut sont destinés les premiers à

PONT DE WHEATSTONE.

la mesure des résistances moyennes, les derniers à celle des grandes résistances. Pour les résistances très faibles, on peut employer une modification imaginée par sir W. Thomson et

qui est très sensible/, Le ûl de proportion est remplacé par deux Ûls (fig. 783) : Tun PQ porte comme dans le pont simple un|curseur G relié au galvanomètre; mais les deux bouts de ce fil

Fig. 781. — Table de mesures linéaires (Oesruelles).

communiquent avec deux curseurs isolés AjB^, qui se déplacent sur un autre fil ABen restant à la même distance l'un de l'autre. Les extrémités du second fil sont reliées d'une part avec

la pile E, de l'autre avec l'extrémité fixe D du pont, par l'intermédiaire de la résistance inconnue a! et de la bobine étalon 5'.

Si la résistance de la portion du fil AB com

Kig. 78i. — Pont de Whcalstonc circulaire (Woodhou*:? et Rawson).

Fig. 783. — Principe du pont double.

prise entre les deux curseurs AjEj est exactement égale à la résistance totale de PQ, on a

Sir W. Thomson et M. Varley ont donné au pont double la forme représentée par la figure 784. Chaque fil est remplacé par une série de bobines égales, disposées en tension. La première série comprend 101 bobines de 1000 ohms chacune, la deuxième 100 bobines de 20 ohms. Elles sont disposées en cercle dans

PONT DK WHEATSTONE.

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Fig. 784. — Pont double de W. Thomson et Varley.

deux boites identiques; sur la première tourne i prennent toujours entre eux deux bobines de un double curseur dont les deux contacts com- I lOOè ohms, c'est-à-dire une résistance égale à

rci/7 o

Fig. 785. — Pont de MM. Siemens et Halske (principe).

la résistance totale de la seconde boite. Cette 1 La manette du second cadran étant sur le dernière porte un contact simple. I bouton, on tourne celle du premier jusqu'à ce

PONT DE WHEATSTONE.

que l'équilibre soit à peu près établi, puis on déplace Tautre jusqu'au contact qui donne l'équilibre le plus approché. Si le premier contact s'est arrêté sur la bobine d'ordre M, et le second sur celle d'ordre M', on a

d'où l'on tire

a' lOOM + M'

Lorsque M est voisin de 50, c'est-à-dire lorsque

le rapport cherché est peu éloigné de l'unité, une erreur d'une bobine sur le second cadran

ne donne qu'une erreur de ^^ pour le rap-

port —, ; l'approximation est moindre lorsque le

premier contact s'arrête près d'une des extrémités, mais on peut encore obtenir une valeur très exacte en prenant successivement les deux nombres M et M-hl qui comprennent le résultat cherché.

MM. Siemens et Halske construisent pour les résistances très faibles un appareil qui est une modification du pont de Thomson. On met en série une pile B de grande intensité (fig. 785), une clef de contact C, un fll D étalonné et gradué, sur lequel glisse un curseur e, enfin la pièce W, dont on veut mesurer la résistance X entre les points 66. Aux points o et e du Cl gradué, ainsi qu'aux extrémités 66 de la résistance à mesurer, s'attachent les branches du pont mnopy entre lesquelles sont disposés le galvanomètre à miroir gg et la clef c.

Fig. 78C. — Pont de MM. Siemens et Halske.

La clef c étant fermée, on choisit convenablement les résistances m^njO^p, et l'on fait glisser le curseur e jusqu'à ce que le galvanomètre s'arrête exactement au zéro.

Soit N la longueur de fil à intercaler entre o etc. Si l'on faitm=n et p = o, l'équilibre est établi pour N=X. Si l'on règle les branches pour avoir

l'équilibre aura lieu pour

Il est commode de faire -égal à 10, i, r^r

La figure 786 montre la disposition réelle des communications et Taspect de l'appareil. Les bo-

PORTE-MONTRE (Poste). — POSTE TÉLÉGRAPHIQUE.

bines qui forment les quatre branches m, n,o,p, sont placées dans une boite circulaire, entourée par le fîl étalonné D, sur lequel glisse le curseur e, N est la résistance de la partie oe. Les bornes gg reçoivent le galvanomètre, xx la résistance inconnue, et les bornes HK (Haupt^ stromkreis) les pôles de la batterie B (2 à 4 élé> ments Bunsen), dont l'un par Tintermédiaire de la résistance W. Le dessin en perspective montre les différents organes, notamment le Ûl gradué et le cercle divisé qui raccompagne, le curseur e à gauche de la figure, les bornes et les clefs de contact G et c.

Applications. — Le pont de Wheatstone sert à faire toutes les mesures qui se ramènent à une détermination de résistance, notamment à rechercher les dérangements, à mesurer Tisolement d'un câble, etc.

PORTE -MONTRE (Poste) et PORTE- VOIX ÉLECTRIQUE. — Noms donnés par M. Mildé à des postes microtéléphoniques domestiques ; le second est destiné & remplacer les tuyaux acoustiques.

POSITIF. — Voir Électricité et Pilk.

POSTE AUX LETTRES ÉLECTRIQUE. — M. Werner Siemens a proposé de transporter les lettres à Taide d*une petite locomotive électrique roulant sur des rails dans un tube carré en tôle de fer de 50 cm. de côté, servant aussi de conducteur. Le retour se ferait par la terre, de sorte que la résistance ne dépasserait pas 0,02 ohm par] kilomètre. Une seule machine ^'énératrice suffirait pour 20 kilom. de ligne. La voiture boite à lettres poussée par le moteur étant très légère, celui-ci pourrrait faire 1000 tours par minute, et atteindrait 60 kilom. à Theure. On produirait les arrêts en rompant le circuit.

POSTE MICROTÉLÉPHONIQUE. — Poste télégraphique dont les transmetteurs sont des microphones et les récepteurs des téléphones. Voy. ces mots.

POSTE TÉLÉGRAPHIQUE. — Ensemble des appareils servant à recevoir ou à transmettre une dépèche. Le mot poste est pris souvent comme synonyme de bureau. On dit encore station télégraphique.

Voici les abréviations employées par TAdmînistration française des postes et télégraphes pour désigner les différentes sortes de postes télégraphiques.

N. Service permanent (de jour et de nuit).

N/ll. Service de jour prolongé jusqu'à U heures du soir (cette abréviation n'est employée que dans la nomenclature des bureaux de Paris).

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