POUVOIR THERMO-ÉLECTRIQUE. — PRÉAMBULE
quand la direction du rayon coïncide avec celle des lignes de force ; il est nul quand ces deux directions sont rectangulaires. L'effet est plus marqué avec les substances raonoréfringentes qu'avec les corps biréfinngents.
On montre ce pouvoir à Vaide d'un électroaimant de RuhmkoriT, semblable à ceux qui servent pour Tétude du diamagnétisme (flg. 791 ). La substance étudiée est placée en c, entre les deux pôles de Télectro-aimant, qui est percé d'un trou suivant son axe ab. Deux niçois sont placés en a et 6 et tournés & Textinction. Si Ton fait alors passer le courant à Taide du commutateur H, la lumière reparaît aussitôt. Si Ton a employé de la lumière homogène, on rétablit l'extinction en tournant l'analyseur d'un certain angle, qu on lit sur le cercle P.
Le pouvoir rotatoire magnétique est indépendant du sens dans lequel le rayon se propage. 11 en résulte que si Ton fait revenir le rayon sur lui-même, en plaçant xm miroir derrière la substance, la rotation est doublée, tandis qu'elle serait annulée dans le cas de la rotation naturelle. De même si, en argentant les deux faces extrêmes du corps, on fait réfléchir le rayon 2,3, 4... fois (flg. 792), la rotation est multipliée
Fig. 7»i. — Effet des réflexions 8ucces»ives.
par 3, 4, 5..., tandis que la rotation naturelle serait nulle ou égale à la rotation initiale, suivant que la lumière traverserait la substance un nombre pair ou impair de fois.
. Pour les substances diamagnétiques, la rotation est dite positive; elle est de même sens que le courant qui produit le champ. Elle est négative pour la plupart des substances magnétiques.
MM. Ed. Becquerel, Matteucci, Bertin, Edlund, de la Rive, Wertheim, Verdet et plus récemment M. H. Becquerel ont étudié le pouvoir rotatoire magnétique.
Verdet a donné en 1852 la loi suivante : la rotation du plan de f>olari$ation entre deux points est praportionneUe à la différence du poten- M magnétique entre ce» deux points.
M. H. Becquerel a montré que, pour un même groupe de substances, l'expression
est à peu près constante, R étant le pouvoir rotatoire magnétique et n l'indice de réfraction ; mais la valeur de cette constante est différente pour les différents groupes.
Pour une même substance, la rotation des diverses radiations peut être représentée assez exactement par
RX«
'■ constante ,
X étant la longueur d'onide.
Mesure de Vintensité des courants, -— La rotation magnétique du plan de polarisation constitue une sorte de galvanomètre optique, qui permet de mesurer l'intensité d'un courant en valeur absolue.
Soit a la constante de Verdet, c'est-à-dire la rotation que produit la substance considérée pour une différence de potentiel égale à, Tunité. Supposons que la substance forme un long cylindre ou soit placée, si elle est liquide, dans un long tube, qu'on entoure en son milieu d'une bobine formant n spires de grandeur et de forme quelconques. Le tube étant assez long pour que l'action de la bobine soit négligeable aux extrémités, le rayon polarisé traverse n fois le circuit et le potentiel varie chaque fois de 4iîl. La rotation est donc 4w«»I. D'où l'on tire I en valeur absolue.
Action du magnétisme terrestre. — M. H. Becquerel a pu mesurer la rotation magnétique produite dans un tube plein de sulfure de carbone par le magnétisme terrestre. MM. Kiindt et Rôntgen ont calculé quelle serait la rotation produite dans l'air atmosphérique par l'action du magnétisme terrestre. Ils ont trouvé que la lumière, allant du nord au sud, devait traverser 253 kilomètres pour tourner d'un degré. D'après les expériences de M. H. Becquerel, il faudrait 300 kilomètres. M. Becquerel a pu observer une rotation causée par l'action du magnétisme terrestre sur l'atmosphère.
POUVOIR THERMO-ÉLECTRIQUE. — Force électromotrice d'un élément thermo-électrique dont les soudures ont une différence de température de 1®. Ce pouvoir varie avec la température moyenne des soudures (Voy. Thermoélectricité).
PRÉAMBULE. — La transmission de tout télégramme est précédée d'un ensemble de ren-