‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 239 sur 310 · I.IJJ LjJj LUI · texte numérisé non relu

I.IJJ LjJj LUI

Fig. 895. — Tableau universel (E. Micfad).

TABOURET ISOLANT. — Tabouret à pieds de verre sur lequel on place les personnes qu'on veut soumettre à la franklinisatîon.

TACHYGRAPHE. — Appareil télégraphique imprimeur rapide.

TACHYMËTRE. — Appareil r ginéparM. Hom pour mesurer 1.

machine. Dans le plan d'un fort J cheval tourne une capsule «1^ mant une armature de fer doaL

Fig. 896. — Disposition d'un numéro (E. Michel).

des courants de Foucault, Tarmature se déplace d'un angle qui est, au moins entre certaines limites, proportionnel à la vitesse. L'appareil est gradué empiriquement.

TACHYSCOPE. — Sorte de phénakisticope imaginé par M. Anschuetz, et dans lequel les images sont éclairées par un tube de Géissler. Les dessins sont tracés sur des disques, qu'on

dispose à la périphérie d'une ros^ vant tourner autour de son ax>* ^ manivelle, et montée de plus 5ar i roulettes. Cette roue porte ena-.-^ taquets placés un peu aa-dessosi i de chaque image. Quand on \om'' ressort frotte sur ces taqueU. -^ constitue l'interrupteur d'une b^/;"i

TANNAGE ÉLECTROLYTIQUE.

korfif, dont le courant induit est lancé, & chaque contact, dans un tube de Geissler en spirale, placé derrière Fimage, de façon à Téclairer complètement. L'image est donc éclairée seulement au moment où elle passe devant ies yeux des spectateurs, et la succession rapide de ces éclairages intermittents produit sur Tceil une impression plus vive qu'une lumière continue.

TANNAGE ÉLECTROLYTIQUE. — Malgré les efforts tentés pour réduire la durée du contact des peaux avec les matières tannantes, les opérations du tannage demandent encore aujourd'hui un minimum de six mois, fl y a longtemps qu'on a songé à faire intervenir l'électricité pour obtenir des résultats plus rapides. M. Grosse en 1850, M. Ward en 1860, puis M. Rehn firent des tentatives infructueuses.

£n 1874, M. de Méritens imagina un dispositif, encore appliqué aujourd'hui dans une tannerie des environs de Saint-Pétersbourg, et qui permet, paralt-il , d'effectuer le tannage en trente-cinq jours. Dans le fond de la cuve, on place une plaque de charbon communiquant avec le pôle positif d'une dynamo, puis on empile des peaux recouvertes de tan, et à la partie supérieure on place une plaque de zinc formant le pôle négatif.

A la môme époque, un autre procédé électrique fut imaginé par MM. Gaulard et Kresser. Puis, eu 1887, deux Suédois appliquent les courants alternatifs aux peaux immergées dans une fosse contenant des jus tanniques et garnie de grandes électrodes en cuivre : la durée du tannage est réduite à quarante-cinq jours.

Un procédé plus récent donne encore de meilleurs résultats et permet d'obtenir un tannage complet en quelques jours, grâce à l'agitation des peaux dans le liquide tannique et à la circulation d'un courant électrique au sein de ce liquide.

Les opérations préliminaires né sont pas mo* diliées. Elles comportent d'abord un lavage à l'eau pure *pour enlever le sang et les saletés dont les peaux sont ordinairement souillées. C'est le dessotynoore, qui dure deux ou trois jours pour les peaux fraîches, plus longtemps pour les peaux sèches ou salées. Le pelanage consiste dans l'action d'un lait de chaux qui diminue énormément l'adhérence de l'épiderme et des poils avec la peau, et permet de les enlever ensuite facilement à l'aide d'un rouleau d'ardoise (débtmrrage). On lave ensuite, puis on éckarne^ c'est-à-dire on enlève la chair et les impuretés qui adhèrent encore & la surface in-

terne de la peau; vient ensuite le lavage proprement dit.

Dans le procédé électrique, les peaux sont placées dans une solution tannique, obtenue au moyen d'extraits d'écorce de chêne ou de châtaignier, dans un tambour cylindrique qui tourne autour d'un axe horizontal. Chaque tambour reçoit de 500 à 700 kilogrammes de peaux et 1 200 & 1 500 litres de liquide tannant, auquel on ajoute une petite quantité d'essence de térébenthine.

Le tambour est mis en rotation. En même temps on fait passer, dans un faisceau de huit (ils de cuivre, disposés suivant les génératrices du cylindre et constamment baignés par le liquide tannique, le courant produit par une dynamo d'une intensité de 10 ampères et d'une force électromotrice de 100 volts.

II résulte d'un rapport de M. Mûntz que :

10 Dans les cuirs tannés par ce procédé, le tannin est bien combiné au cuir, de la même manière qu'il Test avec le tannage ordinaire, et, par suite, on a bien affaire à du cuir réel jouissant de toutes ses propriétés ;

2» Malgré la courte durée du contact de la peau avec la matière tannante, presque tous les cuirs examinés sont tannés à fond, autant qu'ils le sont par les procédés de tannage ordinaires ;

30 Si quelques-uns des échantillons ont un tannage insuffisant, cela n'est attrihuable qu'à ce que le temps du tannage a été par trop écourté ; quelques heures de séjour de plus dans les appareils eussent complété le tannage;

40 Les peaux de diverse nature peuvent être tannées par ce procédé, avec la seule différence d'une durée plus ou moins longue ;

S® Le degré hygrométrique des cuirs tannés par ce nouveau procédé est sensiblement le même que dans les cuirs ordinaires.

En conséquence, il semble que ce procédé constitue un progrès considérable par la rapidité avec laquelle il transforme la peau en cuir. Ajoutons que cette méthode, utilisée dans une tannerie de Paris depuis quelques mois, fonctionne déjà également dans des tanneries de Londres et de Lisbonne et fonctionnera sous peu de jours à New-York.

Le capitaine de Place a imaginé un autre procédé électrique employé à la préparation et au gonflement des peaux. Après le travail de rivière, les peaux sont placées dans des cuves ovales à agitateurs, analogues à celles qui servent à donner de la couleur et du grain aux veaux. Le fond des cuves porte une série de conducteurs en forme de peignes. On y place 20 à 25 peaux de vaches, on remplit de jus à 20° centigrades et à 0<',6 Baume, et l'on ferme par un couvercle. On fait ensuite mouvoir les agitateurs et l'on fait

TAPER. — TAXE TÉLÉGRAPHIQUE

passer le courant. Une intensité de 20 ampères suffit largement. Les peaux se colorent et se gonflent rapidement sous l'action de Tacide tannique mis en liberté par Télectrolyse. L'opération dure de deux à huit heures. On achève ensuite le tannage dans des cuves analogues, mais sans électrolyse, en renforçant sans cesse le jus chaud par de l'extrait décoloré. L'opération totale dure quarante heures pour les veaux, soixante-cinq à soixante-dix heures pour les vaches, quatre-vingt-dix à cent heures pour les mâles.

TAPER. — Mot anglais désignant une clef de court circuit placée entre les bornes d'un galvanomètre pour éviter le passage de courants trop énergiques.

TASIMÈTRE. — Syn. de Microtasimktre. (Voy. Supplément.)

TAXATION. — Action de taxer.

TAXE TÉLÉGRAPHIQUE.— Les télégrammes sont, en ce qui concerne l'application des tarifs, soumis à deux régimes différents : !<* le régime intérieur; 2® le régime international ^ celui-ci se subdivisant d'ailleurs en régime européen et en régime extra-européen.

C'est en générall'ilinéraire ou la voie admise pour la transmission du télégramme qui décide du régime auquel ce télégramme doitêtre soumis.

Dans tous les régimes on admet une taxe principale, celle à laquelle sont soumis tous les télégrammes simples, et des taxes accessoires, dont, indépendamment de la taxe principale, sont frappés les télégrammes spéciaux.

Dans le service intérieur, qui comprend la France, la Corse et l'Algérie, ainsi que les bureaux en Tunisie et dans la principauté de Monaco, toutes les correspondances sont soumises au même régime.

Le régime européen comprend toute l'Europe, l'Algérie, la Tunisie, la Turquie d'Asie et Tripoli.

Le régime extra-européen comprend :

En Afrique : l'Égyple, Zanzibar, Mozambique, Saint-Laurenco-Marquès, les colonies anglaises de Natal et du Cap, et la colonie française du Sénégal, les lies de Madère et de Saint-Vincent ;

En Asie : l'Arabie (Aden, Djedda et la Mecque), la Perse et le golfe Persique, la Russie d'Asie, le Béloutchistan, l'Afghanistan, l'Indoustan, la Birmanie, la presqu'île de Malacca, Penang, Singapore, la Cochinchine française, la Chine, le Japon, Siam et l'île de Ceylan;

En Océanie : l'Australie (provinces de l'Ouest et du Sud, Queensland, Nouvelles-Galles du Sud, Victoria), la Tasmanie, la Nouvelle-Zélande et les Indes néerlandaises:

En Amérique : l'Ile de Saint-Pierre et Mique-

lon, les États de l'Amérique britannique, lf> États-Unis, le Mexique, les Antilles, Panama. la Guyane anglaiscj Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua et Costa-Rica, le Brésil, l'Uruguay, la République Argentine, le Chili et le Pérou, la Colombie, l'Equateur, la Bolivie et le Venezuela.

Les correspondances échangées entre deux pays du régime européen par Tintermédiaire de lignes du régime extra-européen, ainsi que Ie> correspondances échangées entre un pays dn régime européen et un pays du régime extraeuropéen, suivent, sur tout leur parcours, le? règles du régime extra-européen.

Ainsi, un télégramme expédié de France pour l'Ile de Chypre est taxé d'après les tarifs du régime européen, lorsqu'il emprunte les lignes d'Italie, de Grèce et de Turquie, et d'après les tarifs du régime extra-européen, s'il suit la voie de Malte et d'Alexandrie.

Dans tous les régimes, c'est le moi qui sert de base au tarif et qui est l'unité de taxe, qu'il s'agisse de télégrammes simples aussi bien que de télégrammes spéciaux.

Dans tous les régimes,' la perception des taxes s'effectue au départ, c'est-à-dire au moment du dépôt du télégramme, sauf les exceptions prévues pour les télégrammes à faire suivre, pour les télégrammes sémaphorique$, pour l'excédent de taxe des réponses payées (service intérieur) dans le cas indiqué plus loin, et enfin pour les télégrammes avec exprès, 5i l'envoi de l'exprès a été demandé par le destinataire, et lorsqu'il s'agit d'une dépêche internationale avec exprès dont l'expéditeur n'a pas payé l'accusé de réception.

Toutefois, dans le cas même où le règleroenl autorise la perception à l'arrivée, si le destinataire refuse d'acquitter les taxes à percevoir, celles-ci doivent être recouvrées sur l'expéditeur, et elles font alors l'objetd'un complément de taxe.

Le mot étant la seule unité de taxe et le nombre de mots constituant avec le taux du tarif l'élément essentiel dans le calcul des taxes, il est d'une extrême importance que le compte des mots soit établi avec une rigoureuse exactitude.

Tout ce que l'expéditeur a écrit sur la minute de son télégramme, pour être transmis, doit entrer dans le calcul de la taxe et être compris à cette fin dans le nombre de mots, sauf les signes de ponctuation, traits d'union, apostrophes, guillemets, parenthèses, alinéas et indication de la voie. Le nom du bureau de départ, la date,rheure et la minu te du dépôt n'entrent dans le compte des mot> que si l'expéditeur a inséré ces indications,entout ou en partie, dans le texte de son télégramme.

TAXE TÉLÉGRAPHIQUE

Le compte des mots s'établit de la manière suivante :

(a) Dans le service intérieur :

Pour les dépêches en langage clair, toutes les expressions françaises ne sont comptées que poarnn seul mot lorsqu'elles sont comprises au Dictionnaire de TAcadémie, y formant le litre majuscule d'un article spécial.

A défaut du Dictionnaire de TAcadémie, le compte des mots se fait d'après les dictionnaires en usage dans les bureaux. En cas de désaccord entre les documents consultés, ce sont toujours les indications contenues dans la dernière édition du Dictionnaire de l'Académie qui font foi.

En conséquence, doivent être comptées pour un seul mot :

1» Les expressions françaises même composées servant de titre à un article spécial au Dictionnaire de l'Académie ;

2<^ Les dénominations qui, s'appliquant à un .seul et même objet, ont été établies par actes officiels pour désigner : les circonscriptions administratives (départements), les localités (villes, communes, hameaux, bourgs), les voies publiques (rues, avenues, boulevards, quais, cours, places, passages, ruelles, carrefours), et les numéros des habitations, toutes les fois que les termes employés pour les indiquer sont écrits dans le langage usité en France.

En cas de doute, pour les locutions françaises, et, en règle générale, pour les télégrammes rédigés en langue étrangère on en langage convenu, le maximum de longueur d'un mot est fixé à quinze caractères selon l'alphabet Morse ; 1 excédent, toujours jusqu'à concurrence de quinze caractères, est compté pour un mot. (6) Dans le service international :

!• Européen,

Le maximum de longueur d'un mot est fixé à quinze caractères selon l'alphabet Morse ; l'excédent, toujours jusqu'à concurrence de quinze caractères, est compté pour un mot.

2» Extra-européen f

Ce maximum est fixé à dix caractères.

Dans ces deux régimes, les expressions réunies par un trait d'union sont comptées pour le nombre de mots qui servent à les former.

Les mots séparés par une apostrophe sont comptés comme autant de mots isolés.

Dans le service intérieur et le service international européen^ les réunions ou altértUions de mots contraires à l usage de la langue ne sont point ad" mises. Toutefois, les noms propres de villes et de personnes, les noms de lieux, places, boule-

vards, etc., les prénoms, ainsi que les nombres écrits en toutes lettres, sont comptés, jusqu'à quinze lettres, pour le nombre de mots employés par l'expéditeur à les exprimer.

Tout caractère isolé, lettre ou chiffre, est compté pour un mot; il en est de même du souligné.

Les signes de ponctuation, traits d'union, apostrophes, guillemets, parenthèses, alinéas ne sont pas comptés.

Sur les lignes extra-européennes, la transmission de ces signes n'est pas obligatoire.

Le Gh, qui est représenté dans l'alphabet Morse par un signe spécial, ne compte que pour une lettre dans les correspondances en langage clair ou en langage convenu, mais il * compte pour deux lettres dans les télégrammes chiffrés.

Les exemples suivants indiquent la manière de compter les mots dans les télégrammes en langage clair ou convenu et font ressortir les seules différences que comporte désormais le compte des mots dans le service intérieur ou dans le service international.

Rœponubilité (t4 caractères]

Krtegsgeachic!iten (tS caractères

inconalitutîoDnalité (20 lèrea)

StaatswisaeiMchafllich (20 caractères)

A-l-il

Aujourd'hui

Aujourdliui (<krit sans apostrophe)

CcHt-i-diro

Seina-et-Manie

Seineelmaroe

Are>lèft-Gray

ArclèsGray

Dea-ljivandi6res-S^*-0pportune (nom de rue)

OeslavandiëroMteopportune (n.

de rue) .'....

33 tar (numéro de rue)

Frankfurt am Main

Prankfurta/M

New South WalA

NewsouthwaleH (13 caractères).

Hyde Parli

Deux cent trente-quatre

Deuxcenttrentequaire (20 caractères)

Two hundred and Uiirly four. .

Twohundredandthirlyfour (23 caractères)

De suite

Deux-cent-quatre-vingts

Compagnie P. L. M

Compagnie PLM

S. V. P. (signifiant s*il vous plaît)

GORRBSPONDANCB

lXTKn?(ATIOKALE

IXTt- RIECRB.

1 mot.

1 mot.

2 mots.

3 mots.

1 mot.

1 root.

4 mots.

1 mot.

t mot.

i mot.

1 mot.

t mot.

1 mot.

3 mots.

1 mot.

2 mots.

4 mots.

2 mots.

5 mots.

2 mots.

2 mots.

3 mot».

4 mots.

4 mots.

3 mots.

1 mot.

2 mots.

2 mots.

3 mots.

2 mots.

i mot.

4 mots.

3 mots.

1 mot.

4 mots.

2 mots.

2 mots.

3 mots.

2 mots.

3 mots.

1 mot.

2 mots.

4 mots.

2 mois.

5 mots.

2 mots.

2 mots.

4 mots.

4 mots.

4 mots.

tilnesrspéMM.

2 mois.

2 mots.

2 mots.

2 mots.

3 mots.

4 mots.

3 mots.

2 mots.

3 mots.

1 mot.

5 mots.

3 mots.

2 mots.

3 mots.

2 moU.

3 mots.

2 mots.

2 moU.

4 mots.

2 mots.

5 mots.

3 mots.

2 mots.

4 mots.

4 mots.

4 mots.

TAXE TÉLÉGRAPHIQUE

Dans le service intérieur et dans le service international, régime européen, les nombres écrits en chiffres sont comptés chacun pour autant de mots qu'ils contiennent de fois cinq chiffres, plus un mot pour Texcédent. La même règle est applicable au calcul des groupes de lettres.

Pour la correspondance extra-européenne, le nombre de mots auquel correspond un groupe de chiffres ou de lettres s'obtient en divisant les chiffres par trois et ajoutant, s'il y a lieu, un mot pour le reste.

Sont comptés pour un chiffre : les points et les virgules qui entrent dans la formation des nombres, ainsi que les barres de division.

Les lettres ajoutées aux chiffres pour désigner les nombres ordinaux sont comptées chacune pour un chiffre.

Dans les télégrammes qui contiennent un langage convenu ou un langage chiffré, les mots clairs sont comptés conformément aux règles indiquées ci-dessus pour le langage ordinaire. Les mots en langage convenu admis sont comptés d'après les mêmes règles. Enfin, les groupes de chiffres ou de lettres, ainsi que les mots, noms ou assemblages de lettres, non admis dans le langage clair ou convenu, sont comptés comme les nombres écrits en chiffres.

Les exemples ci-dessous déterminent plus particulièrement la manière de compter les chiffres. Ils s'appliquent également aux expressions du langage chiffré.

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