Un fil pour chaque communication
TÉLÉPHONOGRAPHE. — TELPHÉRAGE.
TCLÉPHONOGRâPHE. — Appareil imaginé }ar M. Lagriffe, et composé d'un phonographe ;t d'an téléphone récepteur; on détermine lans ce dernier des vibrations assez intenses )OQr produire le gaufrage de la feuille d*étain lu phonographe, qui reproduit les sons perçus lar le téléphone.
T£L£PH0TE. — Appareil transmettant à disance une image lumineuse.
Diverses tentatives ont été faites pour obtenir î vision à distance par Télectricité. M. Sawyer repose d'employer comme transmetteur une pirale plate de fil fin de sélénium, placée dans ne petite chambre noire. Un tube étroit, tourant rapidement en spirale devant le sélénium, e la périphérie au centre, projette successivetent les différentes parties de Timage lumiîuse sur les divers points de cette substance. i vitesse doit être telle que toutes les impresons lumineuses persistent sur la rétine penint la course entière du tube projecteur de la iriphérie au centre, de sorte que toute Timage it visible à la fois. Les variations lumineuses oduisent dans le sélénium des changements
résistance. D'autre part, le récepteur est nstitué par une bobine d'induction, dont le primaire est relié avec la pile et avec le séléim, le fil secondaire avec deux pointes fines platine, fixées très près Tune de l'autre, sur
index noirci tournant dans l'intérieur d'une tite chambre noire. Si les deux appareils sont rfaitement synchrones, si les variations de îstance du sélénium sont assez grandes et fisamment instantanées, les étincelles d'inztion pourront suivre les changements d'insite de l'image, et la reproduire par leur »erposition sur la rétine.
L Lazare Weiller a indiqué, en 1889, un autre cédé. Devant l'objet lumineux se meut un oir tournant disposé d'une façon spéciale : it un plateau circulaire horizontal, tournant c une vitesse de 30 tours à la minute autour Q axe vertical passant par son centre, et it la périphérie est couverte par 360 miroirs ns, faisant avec la surface horizontale des les voisins de 90<*, mais variant un peu de i à l'autre. Cet appareil projette successiveit, et dans un temps très court, des rayons ineux provenant de tout les points de l'objet, une cellule de sélénium intercalée dans le rant de ligne qui aboutit, à l'autre poste, à éléphone à gaz. Cet appareil consiste en un phone de Bell, dont le diaphragme est percé i petit trou central. L'espace compris entre iaphragme et le pôle de l'aimant reçoit un
courant de gaz d'éclairage, qu'on allume audessus de l'oriûce central. Les variations de résistance du sélénium font vibrer le téléphone, dont les mouvements se communiquent à. la flamme. Un appareil tournant à miroirs, identique au premier, est éclairé par cette flamme, dont il projette la lumière sur un écran. On conçoit que, si les deux appareils tournants sont parfaitement synchrones, les vibrations de la flamme sont en quelque sorte analysées, et l'on pourra obtenir sur un écran la reproduction de l'objet lumineux.
TÉLËPHOTOGRAPHIE. — On donne ce nom à l'art de reproduire à distance une image lumineuse par l'électricité. On a proposé divers systèmes analogues aux télégraphes autographiques.
M. Shedford Bidwell a imaginé, en 1881, un appareil qui diffère de ces télégraphes seulement par la manière de produire les interruptions au poste transmetteur. Le style de ce poste se meut sur une plaque de sélénium, sur laquelle on projette une image de l'objet lumineux. Suivant que la pointe passe sur des parties éclairées ou obscures, il se produit des variations d'intensité, qui donnent au récepteur des différences de teinte et reproduisent l'objet.
TËLËRAOIOPHONIE. — Méthode télégraphique imaginée par M. Mercadier, et dans laquelle on fait usage de signes radiophoniques. On peut transmettre plusieurs signaux à la fois et dans un sens quelconque, d'où l'appareil est dit multiple auto-réversible.
TELLURIQUE (Courant). — Voy. Courant.
TELPHERAGE. — Du mot anglais telpher.
Mode de transport de wagonnets par Télectricité, qui a été imaginé par M. Fleeming Jenkin, et qui n'exige aucune surveillance des trains. Ce système, étudié par l'auteur, avec la collaboration de MM. Ayrton et Ferry, a été appliqué industriellement à Glynde (Sussex).
La ligne est aérienne, pour des raisons qu'il est facile de comprendre; elle comporte deux câbles, qui supportent chacun les trains allant dans un sens. Ces cdbles servent, en outre, à amener le courant jusqu'au moteur. Une ingénieuse disposition évite l'emploi d'un fil de retour. Pour cela, chaque ligne est composée de sections égales, isolées les unes des autres ; mais chaque section d'une voie communique avec la section précédente et avec la section suivante de l'autre voie (flg. 1020). L'ensemble forme donc deux conducteurs continus, ABCDEF et A' B' CD' E' F', reliés aux deux pôles de la dynamo M, et qui, en l'absence des trains, ne
TÉMOIN (Aimant). — TERRESTRE (Courant).
reçoivent aucun courant, le circuit étant ouvert. Deux sections consécutives d'une même voie, par exemple CD et B'F', sont jointes par une petite portion de câble isolée.
Les wagonnets ont leurs roues isolées. Les trains ont une longueur égale à celle d'une des sections de la voie, de sorte que les deux roue^ extrêmes se trouvent toujours sur deux sections
Jf E
A B' C DE' F' G h
Fig. 1020. — Ligne double pour le telphérage.
consécutives, sauf pendant le temps très court où elles passent d'une section à la suivante, et reposent sur les petites parties isolées. Ces roues sont reliées au moteur, qui est placé au milieu du train. Quand elles sont sur deux sections contiguës, elles ferment le circuit, et le moteur fonctionne. Lorsqu'elles passent sur deux sections isolées, le train continue sa marche, en vertu de la vitesse acquise, et atteint
bientôt les sections voisines: le courant se rétablit alors, mais il a changé de sens, ce qui n'influe pas sur le sens de rotation du moteur, le courant se renversant à la fois dans Findacteur et dans Tinduit.
Pour que plusieurs trains puissent circuler a la fois, on établit une différence de potenli»rl constante aux bornes de la dynamo. Pour éviter que deux trains puissent se rejoindre, chaque
Fig. lOil. — Telpbépage.
moteur est pourvu d'un régulateur à force centrifuge, qui rompt le circuit dès que la vitesse dépasse une certaine limite. La ligure 1021 montre l'aspect du Irain et de la double ligne.
M. Lartigue a imaginé un système de transport analogue, décrit à l'article Monorail.
Ces systèmes présentent de nombreux avantages, et sont probablement destinés à se répandre dans l'industrie; économie dans la construction de la ligne et par la suppression de la surveillance des trains; facilité d'adapter à. cet usage, avec une petite dépense, les lignes destinées à l'éclairage ; utilisation, dans le jour, des dynamos servant le soir à produire la lumière ; application au chargement et au déchargement des bateaux, etc.
TÉMOIN (Aimant). — Petit aimant cori^teur placé dans les galvanomètres des télégraphes, pour maintenir l'aiguille dans le plan du cadre, lorsqu'il ne passe aucun courant.
TEMPETE MAGNÉTIQUE. — Syn. (I'Obage