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THÉODOLITE MAGNÉTIQUE. — THERMO-ÉLECTRICITÉ

THÉODOUTE MAGNÉTIQUE. ~ Appareil imaginé par M. Lamont, et servant à mesurer en voyage la déclinaison et Tinclinaison. Un aimant abj protégé par un tube de verre V, est suspendu par ujx Ûl de cocon et porte un miroir M, perpendiculaire à son axe (Ûg. 4022). A

Ftg. lOSi. — Théodolite magnélique de Lamont.

aide d*une lunette L, on observe la position de aimant par la méthode du miroir (voy. ce mot) ; nais la règle divisée est supprimée. La lunette forie près de Toculaire une petite ouverture et, lu-dessous, une plaque de verre inclinée à 45°, [ui renvoie la lumière du ciel sur le réticule. ii la lunette est réglée pour l'infini, les rayons mis par ce réticule sont parallèles à la sortie ♦i rinstrument, et reviennent, après s'être éiléchis sur le miroir M, faire une image dans 3 plan même du réticule. Lorsque cette image oïncide avec le réticule lui-même, Taxe optique e la lunette est perpendiculaire au miroir et ar suite parallèle à l'axe de Taimant ab. On lit lors la position de la lunette sur le cercle radué B, au moyen de deux verniers, ûxés au isque qui porte celte lunette. On connaît ainsi i méridien magnétique.

On enlève ensuite la partie supérieure de appareil et Ton tourne la lunette de manière viser une mise fixe ou une étoile, dont on uisse connaître la distance angulaire au méri-

DlCTIOIfNAIRB D'ÉLECXAICITÉ.

dien géographique. On peut ainsi calculer la déclinaison.

Deux vis servent à régler la lunette.

Le disque C, solidaire dû tube T, tourne autour de Taxe vertical pour le réglage; pour faire les lectures, on le fixe au disque qu'il surmonte par une vis de pression. Les vis calantes servent à rendre, avant toute autre opération, Taxe de rotation parfaitement vertical.

Pour mesurer Tinclinaison, on fixe sur l'appareil un anneau de cuivre portant deux barreaux de fer doux verticaux, placés à 180° Tun île Tautre, sur le diamètre perpendiculaire au méridien magnétique. Ces deux barreaux sont disposés de façon que leurs actions sur Faimant ab s'ajoutent et tendent à le faire dévier avec le même sens. On mesure la déviation a avec la lunette L, et Ton en déduit Finclinaison. En effet, l'aimantation du barreau est proportionnelle à la composante verticale Z du champ terrestre, de même que l'action de ces barreaux, qui est dirigée perpendiculairement à Taimant. Si H est la composante horizontale du champ, on a

H Binas A z

D'ailleurs on a (Voy. Champ terrestre) Z = Htgt

D'où

tg tsajsm a

On détermine la constante k une fois pour toutes.

THÉORIE ÉLECTRO-MAGNÉTIQUE DE LA LUMIÈRE. — Voy. Lumière.

THÉRAPEUTIQUE. — Bien qu'on ait songé depuis longtemps à employer l'électricité à la guérison des malades, cependant les applications thérapeutiques sérieuses ne datent que d'un petit nombre d'années. On trouvera les renseignements relatifs à ces applications aux mots Électrothérapie, Bain, Galvano-caustique, Électricité médicale, etc.

THERMO-ÉLECTRICITÉ. — Transformation de l'énergie caloriûque en électricité. Seebeck a montré en 1821 que si, dans un circuit formé de deux ou plusieurs métaux, on chauffe l'une des soudures, il se produit aussitôt une force électromotrice. On montre ce phénomène avec deux barreaux, l'un de bismuth B, l'autre C d'antimoine ou de cuivre (fig. 1023), soudés ensemble aux deux extrémités. £n chauffant l'une des soudures avec une lampe ou même .avec la main, on obtient un courant suffisamment énergique pour dévier une aiguille

THERMO-ÉLECTRIQUE

aimantée placée entre les deux barreaux, et qui va de B en C à travers la soudure chaude. Le

Fig. lOiS. -^ Production d'électricité par la chaleur.

bismuth est donc le pôle négatif, Tantimoine ou le cuivre le pôle positif. On trouvera plus haut (Voy. Série thbrho-électriqoe) la liste des métaux rangés dans un ordre tel que chacun d'eux représente un pôle négatif par rapport à ceux qui le suivent, un pôle positif par rapport à ceux qui précèdent. Ainsi le cuivre, qui est le pôle positif dans Vêlement précédent, devient le pôle négatif dans le couple cuivre fer. C'est là le principe des piles thermo-électriques.

Inversion du courant. — Pour certains métaux, la force électromotrice augmente d'une façon continue avec la température de la soudure chaude. Mais, le plus souvent, cette force passe par un maximum, décroît ensuite et finit par s'annuler et changer de sens. L'inversion se produit d'ailleurs à une température variable, et qui dépasse autant le maximum que celui-ci dépasse la température de la soudure froide.

Loi des températures successives. — Si l'on porte les soudures d'un couple à des températures ^o et (i, puis à ^1 et fg» la somme des forces électromotrices développées dans ces deux cas est égale à la force obtenue entre les températures toeiif Cette loi peut s'écrire

Loi des métaux intermédiaires. — Si, dans un circuit, deux métaux AB sont séparés par un ou plusieurs métaux intermédiaires maintenus à r, la force électromotricc est la même que si les deux métaux étaient unis directement et la soudure chauffée à t°,

il résulte de là que deux métaux peuvent être réunis à volonté directement ou par une

soudure quelconque. De même, si Ton intercale ^ dans un circuit un galvanomètre ou tout autre appareil, on n'introduira aucune force électromotrice nouvelle, pourvu qu'il n'y ait aux points de contact aucune différence de température.

Théorie des phénomènes thermo-électriques. — L'existence des courants thermo-électriques montre que les forces électromotrices de coutact, découvertes par Volta, sont fonction de la température. Mais le phénomène de Tinversion montre que ces forces n'agissent pas seules. Il faut aussi tenir compte des différences de potentiel produites dans les conducteurs par l^s variations de température et qui donnent naissance aux effets Thomson. Ces différences n ont pas d'action dans un conducteur homogène : la chute de potentiel et la chute de températuie sont symétriques de chaque côté du point chauffé. Mais, si le conducteur présente la moindre dissymétrie de part et d'autre de ce point, la variation de potentiel, pour un même abaissement de température, peut, en passant d'un côté à l'autre, changer de grandeur et même de signe. Ainsi Magnus a montré qu'on peut obtenir un courant avec un conducteur formé d'un seul métal, pourvu qu'il y ait dissymétrie, par exemple en enroulant en spirale une partie d'un fil de platine et chauffant une des extrémités de la spirale.

THERMO-ÉLECTRIQUE. — Qui a rapport à la thermo-électricité.

Chaîne thermo-électrique. — Chaîne formée par un certain nombre de métaux soudés bout à bout. La force électromotrice obtenue ei^t donnée par la loi des métaux intermédiaires (Voy. Thermo-électricité).

Diagramme thermo-électrique. — Représentation graphiqne des phénomènes thermo-électriques. Si Tune des soudures est maintenue à 0*», on peut prendre pour abscisses les températures successives de l'autre soudure et pour ordonnées les forces électromotrices correspondantes. On obtient ainsi une parabole & axeveitical, qui coupe de nouveau l'axe des a; à la température d'inversion. La même courbe représente les phénomènes obtenus en portant la soudure froide à une température ( différente de 0<>, à condition de prendre pour axe des x une parallèle au premier axe menée par le point de la courbe qui correspond & t^. C'est une conséquence de la loi des températures successives. On voit que la température du maximum est toujours la moyeune entre la température de la soudure froide et la température d'inversion. Enfin, si l'on construit la courbe des deux

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