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SUPPLÉMENT

ABATA6E DES ARBRES PAR LtLECTRI- CITÉ. — Dans les grandes forêts de la Galicie, on abat les arbres d'essence tendre à Taide d'une tarière animée par un moteur électrique, et possédant à la fois un mouvement de rotation ^t un mouvement alternatif de va-et-vient. L'appareil est monté sur un chariot qui permet <le le faire tourner autour de l'arbre. On fait ainsi plusieurs trous, puis l'on achève de couper à la hache. Le travail est très rapide.

On a essayé en Amérique de scier les arbres avec un fil porté au rouge par un courant. Ce procédé ne semble pas avoir réussi.

ACCIDENTS PAR L'ÉLECTRICITÉ. — Le dimanche 23 novembre 4890, à deux heures de Taprès-midi, M. G..., maréchal des logis de dra- 4^ons, en garnison à Nancy, descendait la rue du faubourg Saint-Jean, suivi d'un soldat, monté également sur un cheval et en conduifant un autre par la bride. En arrivant devant la porte Stanislas, le cheval conduit en main par l'ordonnance passa sur une plaque de fonte fermant l'un des regards de la' canalisation d'électricité. En touchant cette plaque, il fit un saut brusque et tomba raide mort. L'autre cheval, <iui n'avait posé qu'un pied sur la plaque de fonte, fit seulement un écart et renversa son cavalier.

Cet accident s'explique par ce fait que la canalisation de Nancy, qui reçoit des courants alternatifs à 2400 volts, est encore formée en partie par des câbles anciens, insuffisamment isolés. Ce sont des câbles concentriques, c'est-àdire renfermant les deux conducteurs dont l'un forme l'axe du câble, tandis que l'autre forme une enveloppe concentrique au premier et séparée de lui par une couche isolante. Dans les premiers câbles, la substance isolante était du jute ; mais, cet isolant ayant laissé beaucoup à désirer, on le remplaça ensuite par du caoutchouc. On conserva cependant une partie de l'ancienne canalisation.

Pour établir les dérivations, on dénude les extrémités des conducteurs et on les réunit

par des pinces spéciales ; ces joints sont faits dans rintérieur de boites de jonction, que Ton remplit ensuite de brai. Les boites de jonction sont placées dans des cavités fermées par des plaques de fonte. C'est une de ces plaques qui a provoqué l'accident. Il est probable qu'un des câbles s'est trouvé par hasard en contact avec la plaque de fonte et Ta portée à un potentiel élevé, cette plaque se trouvant sans doute en communication insuffisante avec le sol.

Cet accident montre avec quel soin doivent être isolés les conducteurs destinés aux courants alternatifs à haute tension. La Compagnie nancéenne d'électricité s'est préoccupée immédiatement d'éviter le retour d'accidents aussi fâcheux.

ACCUMULATEUR ÉLECTRIQUE. - De nouveaux modèles d'accumulateurs surgissent chaque jour, et nous ne pouvons songer à décrire ici tous ceux qui ont paru depuis la publication de notre précédent article.

Nous indiquerons seulement un modèle tout récent, celui de MM. Betts et C>% de Carcassonne (Aude), construit d'après le système Cheswright.

Dans cet accumulateur, chaque plaque est formée par la juxtaposition de tubes verticaux en plomb pur, raffiné spécialement pour cette application. Ces tubes sont à section rectangulaire et repoussés, sous des pressions considérables, dans une filière qui produit sur les faces extérieures, formées par les grands côtés du rectangle, des nervures voisines en forme de queue d'aronde. La matière active est emprisonnée dans les cavités formées par ces saillies, dont le nombre et la disposition sont différents pour les tubes formant les éléments constitutifs des plaques positives et ceux des plaques négatives.

Les plaques d'un même élément de l'accumulateur sont suspendues au moyen d'un châssis en bois.

La pression considérable employée dans la fabrication de ces éléments (300 à 600 atmosphères) donne au métal un grande homogénéité et empêche la corrosion des supports.

9oi

ACCUMULATELH ÉLECTRIQUE.

D'après les auteurs, les principaux avantages | Grande rigidité des électrodes, qui peuvent de ce système sont les suivants : | être manipulées sans crainte de les déformer.

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V;\K/vASiiiiHifjuiAiuftiiwumiuuifauuiitauuiAiAiia

Fig. 1081. — Plaque positive et plaque négative de l'accumulatf'ur fictts.

Grande surface de contact entre la matière 1 cette surface est égale à quatre fois la surface active et le support; dans les plaques positives I de Télectrode.

l-ig, lL8i. — Accumulateur Bctts (ligure communiquée par Ch. BeUeus).

Très grande division de la matière active,ce qui f Absorption complète des gaz libérés par Téannule les effets de sos modifications de volume. | leclrolyse de l'eau et par suile grand rendement.

AFFINAGE ÉLECTROLYTIQUE.

Annulation du foisonnement des électrodes et chute de la matière active empêchée.

Transformation progressive des électrodes en plaques genre Planté, au fur et à mesure du transport par le courant de Ja matière active déposée artificiellement.

La grande durée des plaques et le bon rendement de ces appareils sont ainsi réalisés et permettent les applications industrielles dans des conditions de sécurité et d'économie hors ligne.

Le groupement des électrodes formant un élément a été étudié minutieusement de façon a faciliter les manipulations, l'entretien et la surveillance et à avoir un écartement rigoureusement exact des plaques.

La figure 1082 montre Taspect général de cet accumulateur.

Nous joindrons encore aux nombreuses descriptions d'accumulateurs données plus haut celle d'un modèle breveté récemment par la Société Uelios à Gologne-Ehrenfeld, et qui repose sur un principe tout différent. C'est un accumulateur thermoélectrique, renfermant un certain nombre de lames de deux métaux différent s, aussi »*loignés que possible sur l'échelle thermo-électrique, qui sont soudées ou rivées ensemble. Le tout est entouré d'une enveloppe conduisant mal la chaleur, et qui peut s'enlever en face des lignes de jonction des deux métaux. On charge l'appareil en y faisant passer un courant, qui le porte à une température élevée. La chaleur ainsi accumulée peut se conserver assez longtemps, grâce à l'enveloppe ; pour décharger l'accumulateur, on ouvre l'enveloppe en face des joints, qui sont refroidis par l'air. Il se produit un courant qui dépend de la nature des métaux, du nombre des soudures et de la température, et qui dure jusqu'au complet refroidissement. Lne partie de ce courant peut être employée à régulariser la force électromotrice de la décharge.

AFnNAGE ÉLECTROLYTIQUE. — Nous avons indiqué plus haut le principe de l'affinage électrique, «{ui est surtout appliqué au cuivre, dans le but d'obtenir du cuivre pur, de très haute conductibilité. Nous ajouterons ici quelques détails sur ce procédé.

La dissolution de sulfate doit être assez chargée pour être bien conductrice. Il faut pour cela qu'elle ait une densité de 1,125, ce qui correspond à 12,3 p. 100 de sulfate anhydre. On doit surveiller l'opération avec beaucoup de soin. Si les plaques ne sont pas bien planes, ou si elles ne sont pas parfaitement équidistantes, si les parois de la cuve ne sont pas suffisamment

lisses et propres, il peut se produire en certains points des dépôts rapides qui se rejoignent bientôt, et Télectrolyse s'arrête.

Il suffit ici d'une très faible force électromotrice ; il en de même dans tous les procédés où Pon fait usage d'anodes solubles; le travail que nécessite le dépôt du cuivre sur la cathode se trouve en effet compensé par celui qui correspond à la dissolution de l'anode.

Le dépôt est d'autant plus cohérent qu'il s'est formé plus lentement. On ne doit pas dépasser 1/tOO de millimètre par heure. Il est bon que l'intensité du courant ne soit pas supérieure à 1 ampère par décimètre carré d'électrode, ou même à 10 ou 20 ampères par mètre carré. Il est avantageux d'employer des électrodes de grandes dimensions et de les placer très près l'une de l'autre, afin de diminuer la résistance. Cette distance ne doit cependant pas être inférieure à 5 centimètres. Si c'est nécessaire, on placera un certain nombre de bains en tension pour que l'intensité ne soit pas trop forte. Ce nombre variera avec la puissance de la machine employée.

Les meilleurs résultats paraissent correspondre à dix bains par cheval vapeur, avec 152 mètres de sui"face pour chaque électrode. La différence du potentiel est alors de 0,2 volt par bain. Dans ces conditions, on peut obtenir plus de 3 kilogrammes par cheval-heure .

Les frais spéciaux sont assez faibles ; la plus grande dépense provient de l'amortissement du matériel : il faut immobiliser un poids de cuivre 50 à 75 fois plus grand que celui produit en vingt-quatre heures.

L'affinage électrolytique présente plusieurs avantages. Il permet d'eitraire complètement l'or et l'argent ; de plus, il donne du cuivre très pur, contenant au plus 1 à 2 millièmes de matières étrangères et possédant une très grande conductibilité.

Le cuivre électrolytique manque souvent de cohésion, & moins d'effectuer le dépôt avec une telle lenteur que le prix de revient finit par devenir extrêmement élevé. M. William Elmore, de Londres, évite cet inconvénient en déposant le métal sur un manchon cylindrique qui tourne lentement, et le brunissant, à mesure qu'il se dépose, par le frottement sur une agate animée d'un mouvement longitudinal. Les tubes ainsi obtenus se transforment facilement en fils : pour cela, on les découpe en spirale, de façon à former un fil de section carrée, et Ton passe à la filière un grand nombre de fois.

ALCOOLS (Rectification des). — AVERTISSEUR ÉLECTRIQUE.

ALCOOLS (Rectification des). — M. de Méritens fait disparaître les aldéhydes et acétones qui donnent mauvais goût à Talcool en êlectro^ lysant le liquide additionné de bisulfite de soude, qui augmente la conductibilité du bain et de plus produit par Télectrolyse de Tacide sulfureux, agissant comme réducteur. Les aldéhydes sont réduits et transformés en alcool ; Tacide sulfureux se transforme en acide sulfurique, qui se combine avec la soude. M. de Méritens propose d'employer cette méthode pour purifier les alcools et pour retarder la fermentation des jus fermentescibles.

ALTERNATEUR. — Syn. de machine d'induction à courants alternatifs.

ANTHROPOPLASTIE GALVANIQUE. — Procédé de mélallisation galvanique imaginé par le Dr Yariot et destiné à remplacer Tembaumement des cadavres. Une tentative analogue avait déjà été faite par Soyer en 1854.

Le D' Variot enduit d'abord le corps d'une solution concentrée de nitrate d'argent, puis il réduit ce sel an moyen de vapeurs émises par une dissolution de phosphore dans le sulfure de carbone. La peau, qui était d'un noir opaque, prend des reflets argentés brillants. Le corps est alors introduit dans un bain galvanoplastique, où il se recouvre d'un dépôt régulier.

L'idée est certainement originale. On peut se demander si elle est bien pratique. Il est & •craindre que l'enveloppe métallique n'empêche pas la putréfaction et qu'elle ne finisse par éclater sous la pression des gaz produits. 11. Variot propose d'éviter cet inconvénient en incinérant le corps après l'opération galvanique, des trous étant ménagés dans l'enveloppe de métal pour laisser dégager Ils produits de la combustion.

ASSOMMOIR ÉLECTRIQUE. — MM. J. D. Miller et J. A. Dœfflmyre, de Gunnison (Colorado), ont imaginé un appareil électrique destiné à être employé dans les abattoirs, pour tuer les bètes sans douleur. La viande des bêtes ainsi mises à mort serait, dit-on, d'une conservation plus facile et, dans le cas du porc, l'électricité tuerait la trichine.

AVERTISSEUR ELECTRIQUE. — A Newllaven (Connecticut), les appareils téléphoniques destinés à demander des secours sont complétés par l'avertisseur suivant.

Les candélabres placés dans le voisinage des téléphones municipaux sont pourvus d'un globe transparent de couleur rouge, caché au-dessous du bec de gaz, de l'arc voltalque ou de la lampe à incandescence. Quand un policeman demande

du secours, il fait jouer un électro-aimant qui agit sur un levier; le globe sort de la cavité qu il occupe et se place autour de la lumière. Ce signal, qui s'aperçoit à une grande distance, hâte l'arrivée des secours attendus et déconcerte inévitablement les malfaiteurs.

AyertiMeur électrique de colfre-fort. — U Compagnie des chemins de fer de l'Est emploie un avertisseur de coffre-fort très ingénieux. Cet appareil est fondé sur le système d'alarme de MM. Bablon et Gallet, mais le relais a été modifié par le service télégraphique de la Compagnie. Ce relais est muni d'une armature équilibrée, qui ferme le circuit de la sonnerie d'alarme chaque fois que le courant principal subit une augmentation ou une diminution d'intensité ; par suite, il est absolument inutile de dissimuler les fils, car on ne peut les coaper ni les réunir sans produire le déplacement de l'armature du relais et sans faire tinter la sonnerie.

Le coffre^fort contient un commutateur interrupteur et une bobine de résistance, mis en circuit avec une pile et le relais.

Ce relais, qui est la partie essentielle de Tappareil, se compose d'un électro-aimant dont les deux bobines sont verticales (flg. 1083). Andessus se trouve suspendue une tige horizontale, qui peut tourner autour de son axe, et qui supporte : i^ un cylindre creux en fer doux, servant d'armature à l'électro, et fendu suivant une de ses génératrices pour éviter le maf>nétisme rémanent; 2^ une tige inclinée sur laquelle se déplace un contre-poids ; 3^ une fourchette fixée à l'une des extrémités de Taxe, et dont les dents comprennent une lame d'ar^^ent fixe. C'est le contact de cette lame avec l'une ou l'autre des dents de la .fourchette qui ferme le circuit local de la sonnerie et provoque le tintement.

Sans le contre-poids, Tarmature viendrait, par son poids, se placer exactement au-dessus de l'électro, même sans courant ; mais le contrepoids tend à l'en éloigner. A l'état normal, l'appareil est parcouru par un courant d'une certaine intensité, et l'on règle le contre-poids de façon que, sous la double action de ce courant normal et de la pesanteur, le cylindre armature soit à peu près au milieu de sa course. On règle en outre la fourchette de façon qu'aucune de ses branches ne touche la lame d'argent placée au milieu.

Dans ces conditions, si Ton ouvre le coffrefort, on rompt le circuit : le cylindre de fer doux, entraîné parle contre-poids, s'éloigncdes

AVERTISSEUR ÉLECTRIQUE

noyaux; Tune des branches de la fourchette vient toucher la lame d'argent et ferme le circuit local.

Il en est de même si Ton coupe les fils ou si Ton diminue d'une manière quelconque Tintensite du courant.

Si Ton réunit au contraire les deux fils de Hf^ne, on supprime la résistance placée dans le coffre-fort ; l'intensité augmente ; Tarmature, attirée plus fortement, se rapproche des noyaux, et 1 autre branche de la fourchette rencontre la lame d'argent et ferme encore le circuit local.

Le relais forme donc un système équilibré ; toute cause extérieure qui produit une aug-

mentation ou une diminution du courant détruit l'équilibre et fait tinter la sonnerie. Il est donc impossible, même à un électricien, d'ouvrir le coffre-fort sans donner l'alarme. Il résulte de là que la sécurité est absolue, et qu'il n'est besoin ni de masquer les fils de ligne, ni de tenir secrète la disposition employée. Il est seulement utile de ne pas faire connaître la valeur delà résistance placée dans le coffre-fort, ce qui est bien facile.

L'interrupteur placé dans le coffre est formé de deux lames de ressort habituellement en contact et reliées à la sen-ure de teUe sorte que, lorsque la serrure est brouillée, l'introduction

ZchcJlo de V2

Fig. 1083. — Relais de Taverlisseur de coffre-fort (Compagnie du chemin de fer de l'Est).

d'une clef, fût-ce même la véritable, ait pour effet de les séparer. Au contraire, lorsque la combinaison est faite, on peut ouvrir le coffre avec sa clef sans faire tinter la sonnerie.

Les piles au sulfate de cuivre, employées par MM. Hablon et Gallet, ont pu être remplacées par des piles Leclanché, en donnant une très ^Tande résistance au relais, qui, à cause du grand nombre de tours de fil, devient assez sensible pour fonctionner avec quelques milliampères.

Cet avertisseur a été appliqué par la Compagnie de l'Est à un certain nombre de coffresforts et donne de très bons résultats.

Avertisseur de fuites de gaz. — L'avertisseur

de M. Exupère actionne une sonnerie pour avertir si, une fois le compteur ou le robinet de barrage fermé, il reste dans la canalisation un robinet ouvert ou s'il y existe une fuite.

L'organe essentiel est une boite circulaire plate et verticale (fig. 1084), dont les deux faces sont formées de lames très minces en cuivre, ondulées comme celles des baromètres anéroïdes. La face postérieure de cette boite est percée en son centre et fixée à l'extrémité d'un petit tuyau à robinet A, qui peut se visser sur un raccord appartenant à une canalisation quelconque. La face antérieure, qui est libre, porte en son centre une pointe métallique, sur laquelle vient s'appuyer, sous la pression d'un ressort anta-

WERTlSSEmtl^

WL bornes quon voit à Veiiérieur de l'appa- I î l'aulre est en commumcaVion avec le &slf; ces deux bornes sont reliées d'autre ri av ce la pile et la sonnerie. Le circuit est interrompu entre le levier 6, relié par c mas^sif de l'appareil, et la pièce isolée par support d^ébonite e.

^I*i»rsque la température s'élève lentement, is de^ conditions normales, toutes les parde I^appareilse dilatent également et proisi veijient, et conserventparsuite leurs positons relatives : le circuit neîe ferme donc pas. 5î*jl ^e produit au contraire une élévation de

terni

s éc se bra viei du et':

pr( i guii un pn I qu

Fig. i(W6. -AvcrUsseurdi

^^j . ^ «iepapitir ou qu'on allume une cigarette

^isD *^^^^ ^e ^ui. La figure 1086 montre la

position complète de Vavertisseur, qui peut

^^r au plafond ou le long d'un mur.

^ ^^•riigsaur de passage à niveau. — Nous

^^.*^^^ciéjà indiqué plus haut (Voy. Avektisseur

1^ ;^ V!L ISOLÉ) la disposition imaginée par M. de

^*^V^V\ache pour la protection des gares, des

^^^^es à niveau, des bifurcations, etc., dis-

V**^^Hion qui parait appelée à rendre de grands

^!^^'^*ices dans Texploitation des voies ferrées.

,^^'5 signalerons encore une disposition nou-

.,^**^ du contre-rail isolé, qui peut être préfé-

* '^**îo dans certains cas, pour la protection des

^^s^içes à niveau.

j^ ^^^ns ce nouveau dispositif, le passage est ^* '"^i d'une sonnerie à relais, et le circuit local

VERTISSEUR ÉLECTRIQUE.

ur de l'appalion avec le liées d'autre .e circuit est , relié par a ;e isolée par

lentement, tes les parient et proî leurs posie donc pas.

levât ion de

température brusque et anormale, la plaque A s'échauffe d'abord et se dilate seule : la vis V se trouve soulevée et pousse en 0 la petite branche du levier fe, dont la grande branche vient toucher la pièce isolée, malgré la tension du ressort r : le circuit se trouve ainsi fermé et la sonnerie tinte.

Le réglage se fait en enfonçant plus 0(i moins profondément la vis V ; la différence de longueur des bras du levier 6 permet de donner une grande amplitude à ses mouvements et produit une grande sensibilité. On peut obtenir que Tappareil fonctionne lorsqu'on brille une

Avertisseur d'iacendie Le Gallil.

de la sonnerie est fermé, puis ouvert par le pas.sage même du train. Supposons d'abord qu'il s'agisse d'une ligne à double voie. On dispose sur chacune des voies un contre-rail isolé A à 1200 mètres environ en avant du poste du garde-barrière, et un autre en B à 100 ou 200 mètres du passage gardé et de l'autre côté (dg. 1087). Lorsque le train franchit le contrerail A; il fait communiquer avec la terre la pile de gauche, qui est positive, et Télectro-aimant du relais, qui est également relié au sol par son autre extrémité. Ce circuit est donc fermé et l'électro attire une palette qui tourne autour d'un axe et vient frapper deux contacts métalliques. Ce mouvement de la palette ferme le circuit de la pile locale sur la sonnerie, qui se met à tinter d'une façon continue.

AVERTISSEUR ÉLECTRIQUE

Woie double Passage a niveau

autoznaîique

Bolmte au

résistance

iqne a

'il

Eléments pour Ja prie de la sonnerie locale

MHh

Ligne

Corftreri

•aiiisoia

Train

CorftrerailisoJi

en marche *' I T I J-»® tfam sannotice aupaseage à niveau en passant en A

arrêt

j-»e iram sannotice aupaseage aniveauenpassani et efface 5on signai en franchissant le cortfre rail B

Fig. 1087. — Avertisseur do passage à niveau ^voie double).-

Lorsque le train passe ensuite sur le rail B, I rant de la pile de droite, qui est négative : I«i il lance dans Télectro-aimant du relais le cou- I palette est alors attirée en sens contraire et rt--

Voie unfqae.Fâssage à niveaiT

Elëmexits pour la pile de la sonnerie locale

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Le tram s'aimonce au passage a orveau et êffiice son signal à sa sortie de la section bloquée

acràt. I

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Fig. 1088. — Avertisseur de passage i niveau (voie unique).

vient sur elle-même, ce qui ouvre le circuit lo- 1 II faut remarquer que le ciicuit de réleclrocal ; la sonnerie s'arrête aussitôt. I aimant est, en temps normal, constamment

BAROMÉTROGRAPHE.

fermé par Tintermédiaire de la bobine de résistance R. Cette dérivation n'est pas assez forte pour actionner une sonnerie; elle sert seulement à contrôler Tétat électrique de la ligne. Dans ce but, le circuit contient un petit galvanomètre, qui doit donner constamment une déviation de 4» à 5®. La perte de courant due à cette dérivation est donc très faible, et ce mode de montage réunit les avantages du courant continu à ceux du courant intermittent.

Si la ligne est à voie unique (fi g. 1088), comme le train peut se présenter à droite ou à gauche du passage à. niveau, il faut munir la voie de quatre contre-rails M, N, 0, V. La distance NO doit être d'environ 2000 mètres, les distances MN et OV de 200 mètres chacune. Les deux

contre-rails N et 0 servent à actionner la sonnerie, les deux autres à l'arrêter. Le passage à niveau est à peu près au milieu de ON.

Si le train va de gauche à droite, la sonnerie automatique est actionnée quand il passe sur le contre-rail N et s'arrête quand il franchit le rail V. Si le train marche en sens contraire, la sonnerie tinte depuis son passage en 0 jusqu'à ce qu'il arrive en M.

Si le passage à niveau est gardé, on peut supprimer les deux contre-rails M et N, en chargeant le garde-barrière d'arrêter lui-même la sonnerie en pressant sur un bouton après le passage du train. Une simplification analogue peut être adoptée sur les lignes à voie double.

BAR0MÉTR06RAPHE. — Nous décrirons le baromètre enregistreur de grandes dimensions qui a été installé récemment au laboratoire d'études physiques de la tour Saint-Jacques, à Paris.

On sait que le premier baromètre de grandes dimensions fut établi par Pascal à Rouen, en 1646, dans la cour d'une verrerie du faubourg Saint-Sever. Il était formé d'un tube de 46 pieds, rempli d'eau colorée par un peu de vin. Un autre baromètre à eau fut installé par Daniell en 1830 pour la Société royale de Londres. En 1870, M. H. Jordan établit à l'Observatoire de Kew un baromètre à cuvette dans lequel l'eau était remplacée par la glycérine, afin d'éviter l'évaporation : la hauteur minimum du liquide était de 8,22 m. Enfin, en 1886, M. Zophar Mills, riche négociant de New- York, a fait établir dans sa maison un baromètre également à glycérine.

Les difficultés que présente l'installation des baromètres de ce genre sont largement compensées par les avantages qu'ils procurent : à cause de leur grande hauteur, ils permettent d'observer facilement les variations les plus minimes de la pression atmosphérique, qui resteraient invisibles avec les baromètres ordinaires à mercure. C'est pourquoi Ton a songé à installer, en 1889, un nouveau baromètre à eau au Laboratoire d'études physiques de la tour Saint-Jacques.

DlCTIORNAIRB D*iLECTRiaTÉ.

Ce baromètre est à siphon : la grande branche est formée d'un tube de verre de 12,65 m. de hauteur et de 2 centimètres de diamètre.

Ce tube, le plus long qui ait été employé jusqu'à ce jour dans les sciences, a été fabriqué dans l'usine Martin, à Saint-Denis. La petite branche est formée par un tube de même diamètre et de 2 mètres de hauteur, réuni avec le premier par un manchon coudé en cuivre. L'appareil est fixé sur une planche verticale de 13 mètres de hauteur et de 25 centimètres de largeur. Pour plus de commodité, les changements de niveau se lisent dans la petite branche. Les deux tubes ayant le même diamètre, les variations observées sont égales à celles de la grande branche et doivent être multipliées par deux. Les mouvements du liquide sont très curieux à observer, surtout en temps d'orage. La petite branche du baromètre contient un thermomètre destiné à indiquer la température de l'eau. On doit installer en outre un appareil photographiant le thermomètre toutes les heures, pour dispenser de l'observer.

Le bouchage de la grande branche a été l'opération la plus délicate du montage de l'appareil. Il a été effectué en remplissant complètement d'eau les deux branches, la petite étant fermée : on a pu alors adapter au haut du grand tube un bouchon métallique rempli d'huile et maintenu par un manchon de caoutchouc.

Une légère couche d'huile a été laissée sur la

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