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TAXE TÉLÉPHONIQUE. — TÉLÉGRAPHIE

mise seront gratuits. Les télégrammes urgents auront un droit de priorité. Le remboursement sera obligatoire pour les mots non employés. Enfin, le vocabulaire international sera composé de 200 000 mots.

TAXE TÉLÉPHONIQUE. — Nous ajouterons aux renseignements déjà donnés le texte d'un décret réceat (novembre 1890), qui a créé, pour les beores de nuit, vn tarif de conversation à prix réduit dans le service de la correspondance téléphonique inteniri>aiiie«

Abt. 1». — Il est créé, pour les heures de auit* un tarif de conversation à prix réduit dans le service de la correspondance téléphonique interurbaine.

Art. 3. — Ce tarif est fixé, par unité de conversation téléphonique interurbaine et par 100 kilomètres ou fraction de 100 kilomètres de distance entre les points reliés par la ligne téléphonique, à 30 centimes pour les conversations ordinaires et à 20 centimes pour les conversations par abonnement.

Art. 3. — L'abonnement comporte l'usage quotidien et à heure fixe d'une période de conversation de 5 minutes par un circuit spécialement désigné.

La durée de l'abonnement est d'un mois au moins; elle se prolonge de mois en mois par tacite reconduction. L'abonnement peut être résilié de part et d'autre, moyennant avis donné cinq jours à l'avance.

Art. 4. — Les abonnés obtiennent la communication au moment précis arrêté de commun accord, à moins qu'il n'y ait une conversation engagée entre deux antres personnes. Les minutes inutilisées dans une séance ne peuvent être reportées à une autre séance.

Toutefois, si la non-utilisation est due à une interruption de service, la compensation est, autant qne possible, accordée à l'abonné dans la même soirée.

Art. 5. — Il n'est fait aucun décompte de taxe à raison d'une interruption de service d'une durée de moins de vingt-quatre heures. Passé ce délai de vingt-quatre heures, il est remboursé à l'abonné, pour chaque période nouvelle de vingt-quatre heures, un trentième (1/30) du montant de l'abonnement.

Art. 6. — Les circuits sur lesquels il pourra être fait application du tarif réduit et les heures pendant lesqueUes les conversations pourront être échangées sous ce régime seront déterminées par arrêté ministériel.

Art. 7. — Le Ministre du commerce, de l'industrie et des colonies est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera inséré au Journal Officiel et au Bulletin des Lois,

Fait a Paris, le 31 octobre 1890,

Signé : Carnot.

TÉLÉGRAPHIE. -— M. de Bailiehache a imaginé récemment un appareil qui permet d'appeler tel poste que Ton veut sur une ligne par un seul ni; cet appareil est une modification de son télégraphe imprimeur, employé au Crédit Lyonnais et à la Société générale pour la transmission des cours de bourse, ainsi que dans

certains champs de tir de Farmée et à l'école d'Athènes.

Le manipulateur se présente sous la forme employée par les appareils à cadran, mais il opère par inversion de courant, au moyen d'une double godille mise en mouvement par une roue sinueuse, au centre de laquelle est fixée la manette.

Les branches de la godille viennent alternativement toucher le pdle positif et le pôle négatif de la pile. Une couronne isolée, placée au «entre du plateau, communique avec le récepteur.

Quand la manetle toociie oatte ouoroane par rintermédiaire du ressort qui y est fixé,€*est-àdire pendant tout le temps de la rotation, le courant est envoyé sur la ligne, mais, quand elle est au repos, c'est-à-dire engagée dans un des crans du pourtour, le courant est interrompu. C'est à ce moment qu'a lieu l'impression de la lettre et, dans le cas qui nous occupe, le déclenchement de la sonnerie locale, au poste appelé.

Le récepteur d'appel se présente sous la forme d'un récepteur à cadran ordinaire. Il est composé d'un mouvement d'horlogerie, dont le barillet porte une roue dentée qui commande par une série de roues et de pignons le jeu de l'arbre, qui porte d'un côté (face à l'opérateur) l'aiguille du cadran, de l'autre (derrière l'appareil) la roue des types ou, comme nous le verrons plus loin, une aiguille rigide destinée à assurer un contact, au moment où un poste de la ligne est appelé.

On distingue dans le récepteur deux échappements : l'un produit l'impression et est commandé par la culasse mobile de l'électro-aimant. Celle-ci est maintenue contre l'èlectro-aimant en attraction constante pendant le passage des courants et n'est rejetée en arrière, en pivotant sur deux vis à pointe, qu'au moment où la manette du manipulateur, entrant dans un cran de la couronne, interrompt le courant : l'autre échappement commande directement l'aiguille et permet à la palette d'avant de vibrer sous l'influence des courants inverses, lancés pendant la rotation de la manette.

Cette palette de l'échappement de l'aiguille d'avant est soumise à l'action du pôle d'un aimant placé sous le récepteur : elle change de sens, à chaque inversion de courant produite par le manipulateur, et oscille librement.

Ceci posé, supposons plusieurs appareils montés en embrochage sur une même ligne avec terres aux extrémités.

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