DÉRANGEMENT
Wiiue; s'il ne fonctionne pas, on essaye successivement les divers appareils du poste.
Recherche d'un dérangement dans un poste. — Supposons qu'on ait vérifié que le dérangement est dans le poste. On essaye alors successivement chacun des appareils dont ce poste est composé.
Pour cela, on opère de la manière suivante : Supposons par exemple qu'il s'agisse d'un télégraphe Morse. On réunit par un fil ou un objet métallique quelconque les deux bornes P' et P du manipulateur qui communiquent l'une à la pile, l'autre au récepteur (voy. Télégraphe) ; le courant de la pile locale passe alors directement dans le récepteur, qui doit être actionné. S'il en est ainsi, la pile et le récepteur sont en bon état.
Pile. — Si cette opération ne réussit pas, on met la pile en communication avec un galvanomètre, pour voir si elle fonctionne ; si elle ne donne qu'un courant insuffisant, on essaye les divers couples séparément, et Ton remonte les éléments qui en ont besoin. On vérifie aussi la propreté et le bon état des contacts.
Récepteur, — Si la pile marche bien, le dérangement est dans le récepteur. Tl ne peut consister qu'en une rupture du fil, que l'on constate en y faisant passer un courant, ou en un défaut de réglage, auquel on remédie facilement.
Manipulateur. — Après la vérification précédente, on vérifie le bon état du manipulateur en reliant sa borne de ligne à celle du récepteur et transmettant ainsi en local. Si la transmission se fait bien, le manipulateur est en bon état.
Vérification du poste entier. — Enfin on vérifie tl'une manière analogue la boussole, le paratonnerre, la sonnerie et tous les appareils du poste. Quand on a fini, il est bon de vérifier le poste entier en supprimant la ligne et reliant directement la borne de ligne à la pile locale. On doit pouvoir alors faire en local toutes les opérations d'une bonne transmission et actionner à volonté le récepteur ou la sonnerie.
Recherche d'un dérangement dans la ligne. — Les dérangements qui se produisent le plus ordinairement sur une ligne sont : un isolement, total par rupture du fil, ou partiel par mauvaise jonction; une perte à la terre, totale ou partielle, selon la manière dont s'estétablice
contact; enfin un mélange ou contact ^U <\ . fils.
Ces dérangements peuvent être trouv» > lement par une étude attentive de la l mais on préfère ordinairement les cher sans sortir du poste, en mesurant la réïi>ti de la ligne, et vérifiant si elle présente ^i leur normale. Cette mesure se fait par l; thede du pont de Wheatstone, que nous il. quons plus loin (voy. ce mot).
Pour cela, on met l'extrémité de lalijiii' I terre au poste B (fig. 210) et, au poste A, on i
Fig. 210. — Rechcrcho d'un dérangcnicnl sur une ligne.
l'autre extrémité à la borne b du pont de Wth .^ stone.
La borne c est mise à la terre, et a reli- ^ pôle positif d'une pile, dont l'autre pôle est t. lement à la terre ; la branche cd contient nî boite de résistances R. En amenant le gah^' mètre au zéro, on détermine la résistance- Vilf; connaissant sa longueur, on juge si (•' résistance présente sa valeur normale.
On détermine ensuite le point de laligD' se trouve le dérangement. Supposons la li-" formée d'un seul fil (fig. 2H), et soitDledèra^ gement; soit R la résistance de AD, R'cellf'' DR, et r celle du dérangement. On isole l«-'
Fig. îll. — Recherche de la distance du dérangement
des extrémités à la station D, et Ton mesure 3^ poste A la résistance du fil R„ qui se conip^'-' de R et de r.
On isole ensuite l'extrémité A et l'on me^orî en B la résistance, qui est
DÉRIVATEUR. — DÉSINFECTION ÉLECTROLYTIQUE.
On connaît de plus la résistance totale de la ^ne AB, qui est
Entre ces trois équations, on peut éliminer r t calculer R et R'; l'une de ces quantités suffit >our donner la distance du dérangement D à un des postes A ou B.
Nous avpns indiqué seulement les dérangeu^nts les plus fréquents; il peut s'en présenter in certain nombre d'autres auxquels on remélie d'une manière analogue.
DÉRIVATEUR. — Appareil servant à empé- :her les courants télégraphiques d'être entenlus dansle téléphone (téléphonie par les lignes élégraphiques, procédé Van Rysselberghe).
DÉRIVATION. — Lorsque deux points d'un circuit électrique sont reliés par deux ou plusieurs conducteurs, on dit qu'on a établi entre ces points une ou plusieurs dérivations. (Voy. Gourant dérivé.)
Beaucoup d'appareils, lampes, sonneries, etc., se placent souvent en dérivation.
DÉSAIMANTATION. — Action de désaimanter un aimant, c'est-à-dire de le ramener à l'état neutre.
DÉSAMORÇAGE.— Il peut arriver qu'une machine dynamo, continuant à tourner, cesse tout à coup de produire un courant. Le désamorçage peut être dû à une augmentation de la résistance du circuit, qui devient supérieur à la tangente trigonométrique de la tangente à la caractéristique à l'origine (voy. Caractéristique) ; il peut résulter aussi d'une diminution de vitesse de la machine, ce qui change la caractéristique, laquelle peut alors ne plus couper la droite qui représente la résistance.
DÉSENGAGEUR ou. COULISSE ÉLECTRIQUE.
— Appareil électrique servant à empêcher la manœuvre intempestive des signaux dans les appareils de Tyer et Farmer, pour le Blocksystem.
DÉSINFECTION ÉLECTROLYTIQUE. —M. E.
Hermite a appliqué à la désinfection des vidanges et des eaux d'égout et à la purification des eaux d'alimentation ou des eaux indus-
Fig. 212. — Appareil pour désinfection électrolj tique.
trielles une méthode analogue au procédé de blanchiment électrolytique que nous avons décrit plus haut. Cette méthode repose sur la décomposition électrolytique des chlorures de
potassium, sodium, calcium, magnésium ou aluminium en présence de l'eau; il se forme, dans ces conditions, d'après l'auteur, au pôle positif des composés oxygénés du chlore, très
DÉTERMINANTE. — DIAGOMÈTRE.
instables et doués d'un grand pouvoir d'oxydation et de désinfection ; au pôle négatif, on obtient un oxyde capable de précipiter certaines matières organiques.
On se procure donc ainsi un liquide qui a les propriétés suivantes :
1° De détruire complètement les matières organiques résultant de la putréfaction, et aussi les gaz tels que l'hydrogène sulfuré, le sulfure d'ammonium, les carbures d'hydrogène et aussi les germes ou microbes.
2° De précipiter certaines matières telles que les matières albuminoîdes, eic., et par conséquent de clarifier les eaux.
Ce procédé peut être appliqué de deux manières différentes. On peut mélanger une faible proportion d'un des sels précédents avec le liquide à désinfecter, et faire circuler le mélange dans l'jÉ/ec^ro/yscMr décrit ci-dessous (action directe). On peut au contraire prendre une dissolution d'un chlorure, ou de l'eau de mer, de l'eau provenant des marais salants ou même de certaines usines de produits chimiques, et faire circuler ce liquide dans les électrolyseurs autant de fois qu'il est nécessaire pour lui donner le titre voulu en composés chlorés; on le mélange ensuite avec le liquide à désinfecter ou on l'emploie pour le lavage des égouts ou des ruisseaux.
La figure 212 représente l'électrolyseur employé par M. Hermite. Il consiste en une cuve de fonte galvanisée, ayant à la partie inférieure un tube perforé d'un grand nombre de trous et muni d'un robinet en zinc par lequel arrive le liquide. Le haut de la cuve est muni d'un rebord formant canal ; le liquide déborde dans ce canal et sort par un tuyau. On a ainsi une circulation continuelle.
Les électrodes négatives sont formées par un certain nombre de disques en zinc montés sur deux arbres qui tournent lentement. Entre chaque paire de disques sont placées les électrodes positives, formées de toile de platine maintenue par un cadre en ébonite. Des couteaux flexibles en ébonite, fixés sur les plaques positives, pressent contre les disques çn zinc et détachent immédiatement les dépôts qui pourraient se former. Toutes les électrodes de même nom d'un appareil sont réunies en batterie. Si l'on emploie plusieurs électrolyseurs, on les monte en tension.
Ce procédé convient particulièrement aux villes voisines de la mer ou à celles qui peuvent d'une manière quelconque se procurer à bas prix le chlorure nécessaire.
La Stanley Electric Company, de Philadelphie, étudie actuellement un procédé différent de purification des eaux, fondé sur la réduction des matières organiques par l'oxyde de fer. L'eau est accumulée dans un réservoir, d'où une pompe l'envoie d'une façon continue dans uu électrolyseur, contenant des électrodes négatives en charbon et des anodes en fer. Une petite quantité d'eau est décomposée; l'oxygène qui se porte au pôle positif attaque le fer. L'oxyde se détache, réduit les matières organiques, et vient flotter à la surface. Il est entraîné par un tuyau de déversement situé â la partie supérieure. L'eau s'écoule dans un filtre où on la laisse séjourner quelque temps, pour permettre à la petite quantité d'oxyde restée en suspension de se déposer. Les résultats paraissent satisfaisants.
Enfin l'on essaye en Angleterre le procédé Webster, qui fait usage de plaques positives en charbon et d'électrodes négatives en fer, séparées par une cloison poreuse. On obtient d'après l'auteur, au pôle positif une solution de chlore et d'acide bypochloreux, grâce aux chlorures qui se trouvent toujours dans les eaux d'égout. au pôle négatif, de l'ammoniaque, de la soude et de la potasse qui, à leur tour, précipitent les sels de chaux et de magnésie, tandis que les premiers composés oxydent et détruisent rapidement les matières organiques .
DÉTERMINANTE. — Intensité maximum qu<' puisse subir une machine dynamo sans échauffement sensible.
DÉVIATION (Méthode de). — Voy. Méthode.
DIAGOMÈTRE. ~ Sorte d'électroscope imaginé par Rousseau, en 1823, pour reconnaître la falsification des huiles d'olive, ens'appuyant sur ce que la propagation de l'électricité, très lente dans certains liquides, est notablement changée par la présence d'une petite quantité d'un autre liquide.
Le diagomètre se compose de deux disques de clinquant verticaux (fig. 213) : l'un L est porté par une tige métallique qui traverse le disque métallique PP et peut recevoir à l'autre extrémité L' un godet G, également en métal. L'autre disque est fixé à l'extrémité d'une aiguille aimantée très légère M, placée sur un pivot d'acier qui termine une colonne métallique placée au centre du plateau PP. Le godet G étant rempli du liquide à essayer, jusqu'à un niveau constant, on tourne l'appareil jusqu'à ce que le disque d'épreuve L vienne toucher exactement le disque mobile, qui se place de lui-môme dans le méridien magnétique, puis on amène au con-
DIAMAGNÉTIQUE. — DISQUE ÉLECTRIQUE.
tact de la surface du liquide une tige métallique isolée et mue par une crémaillère, et l'on fait communiquer cette tifçe avec l'un des pôles m d'une pile sèche dont Tautre pôle m est au sol. II suffît alors d'observer, à l'aide d'un chronomètre, le temps que met l'aiguille à atteindre son maximum d^écart, à partir du moment où la communication est établie.
ï\g. 313. — Diagomètre de Rousseau.
In cercle d'ivoire divisé E, fixé sur le plateau PP, permet d'observer les écarts.
Rousseau a reconnu ainsi que l'huile d'olive possède une conductibilité de beaucoup inférieure à celle de toutes les autres huiles végétales ou animales, et qu'on peut apprécier facilement par ce procédé le degré de pureté des huiles d'olive du commerce.
DIAUAGNfiTIQUS (Corps). — Corps repoussé par l'aimant. (Voy. Magnétique.)
DIAUAGNtTISME. — Propriété que possèdent certains corps d'être repoussés par les aimants. (Voy. Magnétique.)
DIAM A6N£T0MËTRE. — Appareil servant à étudier le diamagnétisme.
DIAPHRAGME. — Cloison poreuse servant à séparer les liquides d'une pile,
DIÉLECTRIQUE. — Syn. de corps isolant ou mauvais conducteur. Faraday leur a donné ce nom, parce que ce sont les seuls dans lesquels les forces électriques puissent exister ou se propager.
DIFFÉRENTIEL (Galvanomètre). - Voy. Galvanomètre.
DILATATION ÉLECTRIQUE DU VERRE. ~ Volta a constaté que le volume intérieur d'une bouteille de Leyde augmente lorsqu'on la charge. Plusieurs physiciens ont constaté le même phénomène.
DIMENSIONS DES UNITÉS. — Voy. Unîtes.
DIPLEX. — Voy. Télégraphie.
DISJONCTEUR. — Voy. Conjoncteur.
DISPERSION ÉLECTRIQUE. — Syn. de Déprr-