DISTRIBUTION DU MAGNÉTISME. — DORURE GALVANIQUE
des accumulateurs et de perdre beaucoup d'énergie, toute celle qui est consommée par les récepteurs passant d'abord par les batteries. Le système Edmunds, usité en Angleterre, est fondé sur le principe précédent.
Il est plus avantageux de mettre les récepteurs et les batteries en dérivation sur le circuit principal (fig. 218). Lorsque les récepteurs
Fig. 218. — DistribuUon par accumulateurs.
ne consomment que peu d'énergie, une partie du courant de la dynamo traverse les accumulateurs, qui se chargent. Si le nombre des récepteurs en service augmente, les accumulateurs se joignent à la machine pour alimenter le réseau. La machine fournit donc toujours aux récepteurs au moins une partie du courant directement, et la perte d'énergie est plus faible ; en outre le nombre d'accumulateurs est plus petit. Ce système a été adopté par M. Grompton, M. Monnier et M. de Khotinsky.
Tout récemment, M. de Montaud, prenant pour base le cahier des charges imposé par la ville de Paris pour la distribution de l'électricité, a étudié la distribution dans un secteur entier, en utilisant les accumulateurs comme ir ans formateurs distributeurs. Ce système se rapproche du précédent.
D'après le calcul de M. de Montaud, le système qu'il propose réduirait les frais d'installation de près de 50 p. 100.
Nous signalerons enfin les distributions indirectes par l'intermédiaire de transformateurs secondaires. Les transformateurs (voy. ce mot), placés en divers points du réseau, reçoivent un courant de haute tension, de sorte que la perte d'énergie est faible, et le transforment en courants de basse tension et de grande intensité, susceptibles d'être envoyés avantageusement dans les récepteurs.
DISTRIBUTION DU MAGNÉTISME DANS LES AIMANTS. - Voy. Aimant.
DORURE GALVANIQUE. —De la Rive parvinr le premier, en 1840, à dorer le cuivre, le laiton et l'argent en décomposant par un courant 1res faible une dissolution très étendue de chlorure d'or; les procédés presque identiques découverts par Elkington (septembre 1840) et par lluolz (1841) remplacèrent bientôt cette première méthode.
La dorure galvanique se fait dans les appareils ordinaires (voy. Argenture et Galvanoplastie).
La pièce est d'abord décapée avec soin par les procédés ordinaires (voy. Électrochïmie) puis portée dans le bain.
Les bains sont ordinairement formés par du cyanure d'or dissous dans un excès de cyanure de potassium. Voici deux formules qui conviennent parfaitement.
Bain Roseleur, pour la dorure à froid des grandes pièces :
Eau distillée 10 litres.
Cyanure de potas&ium pur. . . . ?00 gr. (ou cyanure à 75 <^/o : 300 gr.)
Or vierge transformé en chlorure neutre 100 gr.
Bain Roseleur, pour la dorure à chaud des petites pièces :
Eau distillée 10 litres.
Bisulfite de soude 100 gr.
Cyanure de potassium pur. ... 10 gr. Phosphate de soude cristallisé. 600 gr. Or vierge transformé en chlorure neutre 10 gr.
Cette formule convient bien à la dorure rapide de l'argent, du cuivre et de ses 'alliages. Pour dorer la fonte, le fer, l'acier directement, sans cuivrage préalable, il vaut mieux prendre :
Eau distillée 10 litres.
Bisulfite de soude ... 125 gr.
Cyanure de potassium pur. ... S gr.
Phosphate de soude 500 gr.
Or vierge transformé en chlorure neutre 10 gr.
« On peut dorer directement le cuivre et ses alliages, l'argent, le zinc, le fer, la fonte et l'acier. Cependant il est préférable de recouvrir d'abord l'argent et les autres métaux d'une couche de cuivre.
<c Le dépôt se produit à chaud ou à froid. La difficulté de chauffer des bains de quelque importance fait préférer la dorure à froid pour les gros objets, tels que pendules et candélabres; mais la dorure à chaud prend une couleur plus vive et, à égale quantité d'or, elle est plus solide.
DOSOMÈTRE ELECTROLYTIQUE. — DUPLICATEUR.
<c On fait usage d'une anode d'or vierge, soutenue par des fils de platine. Gomme cela se produit pour un grand nombre de dépôts, Tanode ne peut se dissoudre assez rapidement pour entretenir la richesse du bain. Il faut ajouter de temps en temps soit de l'oxyde d'or, soit du chlorure d'or, et même un peu de cyanure tie potassium. On doit retirer l'anode quand le bain ne fonctionne pas, car elle continuerait à >e dissoudre.
« La dorure à froid doit se faire aussi lentement que possible, à l'aide d'un courant faible. Un courant trop fort donne une teinte rouge ou même noire ; un courant convenable, une dorure jaune.
<( Quand on opère à chaud, on porte le bain à une température comprise entre 50° et 80° G. On prend une anode insoluble, en platine, et on suspend les objets à un crochet que l'on tient à la main et que Ton agite. La dorure s'effectue très rapidement; elle est sufflsante après quelques minutes. Le courant doit être faible. On emploie le bain jusqu'à ce qu'il soit épuisé, puis on en fait un autre, sans le remonter,
i< La dorure, surtout celle à chaud, peut présenter, avec un même bain, plusieurs colorations différentes dues à des agrégations différentes de la couche. Ainsi on modifie la nuance en faisant plonger dans le bain une plus ou moins grande quantité de l'anode de platine. Avec une petite surface d'anode, on a une couleur pâle ; une anode de plus grande surface donne une couleur de plus en plus foncée.
(( Quand la dorure est terminée, on donne à l'objet une belle couleur d'or au moyen d'une bouillie appelée or moulé et composée de :
Alun 30 parties.
Azotate de potasse 30 —
Ocre rooge 30 —
Sulfate de zinc 8 —
Sel marin 1 —
Sulfate de fer 1 —
« Cette pâle est appliquée sur la dorure à l'aide d'une brosse, puis on chauffe l'objet sur une plaque de fer jusqu'à ce qu'il devienne presque noir, et on lave à l'eau froide. On procède enfin au brunissage. » (Bouant, La Galvanoplastie,)
Ors de couleur, — En ajoutant aux bains d'or des solutions de cuivre ou d'argent, faites dans diverses proportions, on obtient des colorations variant depuis la nuance rouge de cuivre jusqu'à la teinte blanche de l'argent et désignées sous les noms d'or jaune, or rouge, or vierge,
DlCnOITNAinB D'âLSCTRIClT^.
or rose, or nouveau, or défleuri, or vert, or blanc, etc.
On procède souvent par tâtonnement. Pour les dépôts d'or vert, on place dans un bon bain d'or une anode soluble d'argent pur; on fait passer le courant et l'on attend que le métal déposé au pôle négatif ait la couleur cherchée. On remplace alors la lame d'argent par une plaque d'or vert, et le bain est prêt à être employé.
Pour l'or rouge, on peut opérer de même en prenant d'abord une anode de cuivre pur, et la remplaçant ensuite par une plaque d'or rouge. On peut aussi mélanger en proportions convenables un bain de cuivrage rouge à un bain d'or ordinaire ; mais ce procédé est inférieur au premier.
Enfin le dépôt d'or rose exige trois couches successives, obtenues avec des bains de composition différente.
DOSOMÈTRE ÉLEGTROLTTIQUE. — Instrument destiné à indiquer l'intensité d'un courant dans les applications médicales.
DOUBLE EXCITATION. — Mode d'excitation d'une machine dont les inducteurs sont munis de deux circuits, dont l'un reçoit le courant de la machine elle-même, l'autre celui d'une excitatrice.
DROMOSGOPE. — Instrument inventé par M. le commandant Fournier, et destiné à corriger les indications de la boussole marine.
DUEL ÉLECTRIQUE. — Application de l'électricité aux jeux de théâtre. Deux adversaires croisent le fer (fig. 219); il sont en rapport avec une pile Trouvé; chaque combattant porte une cuirasse qui forme, avec l'épée, les deux pôles de la pile.
Lorsque les deux épées se rencontrent, il jaillit du fer de chaque adversaire une myriade d'étincelles d'un pittoresque effet, et, quand l'une des lames touche la cuirasse de l'adversaire, une puissante lumière projette des rayons éclatants pendant toute la durée du contact.
DUPLEX. — Mode d'installation permettant à deux postes télégraphiques d'échanger en même temps des dépêches dans les deux sens à l'aide d'un seul fil de ligne. (Voy. Transmission