ÉLECTRICITÉ ATMOSPHÉRIQUE
Télectricité comprennent : 1^ des phénomènes mécaniques qui seront décrits t leur place (Voy. Électrodynamique , ËLBCTROMAGiNÂTisME , etc. ) ; 2** des phénomènes calorifiques et lumineux
(Voy. ÉCHAUFFEMENT, LuMIBRE, DÉCHARGE, etC.)*
Effets chimiques. — i^ Des courants (Voy. Électrolyse) .
2® Des décharges. — Les décharges électriques produisent des combinaisons et des décompositions chimiques. Une étincelle provoque dans Teudiomètre ou dans le pistolet de Yolta la combinaison d'un mélange détonant (oxygène et hydrogène, etc.). Une succession d'étincelles décompose en leurs éléments le gaz ammoniac, le cyanogène, Tacide chlorhydrique, etc.
Les aigrettes ou effluves électriques transforment Tozygène en ozone.
Effets ph]rsiologiqaes. — Voy. Électro-physiologie.
ÉLECTRICITÉ ATMOSPHÉRIQUE. — L atmosphère contient de Télectricité, non seulement pendant les orages, mais aussi lorsque le ciel est pur. C'est Tétude des orages qui attira tout d'abord l'attention, et Ton avait remarqué depuis bien longtemps les analogies qui existent entre les effets de la foudre et ceux de l'électricité, lorsque Franklin chercha le premier (1752) à vérifier l'identité présumée de ces deux agents en recueillant Télectricité des nuages orageux.
Électricité par un ciel serein. — On peut déterminer le potentiel en un point de l'air en plaçant en ce point un égaliseur de potentiel (Voy. ce mot). On se sert le plus souvent d'un collecteur à gouttes d'eau porté par des pieds isolants, et relié avec l'aiguille d'un électromè-
Fïg. 263. — Variatioas de réleclricité atmosphérique.
tre enregistreur (Voy. Electro mètre). La déviation des aiguilles mesure le potentiel au point où la veine liquide se sépare en gouttelettes.
Par un temps serein, le potentiel de l'air est toujours positif et augmente à peu près proportionnellement à la distance au-dessus du sol.
Les résultats sont du reste très variables : tin un lieu découvert, cette variation est génénJ ment comprise entre <0 et 1000 volts par m.» quelquefois elle est beaucoup plus grande. î un même lieu, il se produit parfois des nr tions considérables et très rapides. La Ogure equi donne un exemple des indications enrtz trées au parc Saint-Maur en vingt-quatre hea montre ces variations brusques.
Dans un lieu découvert les surfaces déni-, sont des plans horizontaux équidistants. Sur soi izrégi^er, les surfaces les plus voisine^ suivent les contours, eose rapproehant le< : des autres au-dessus des aspérités, et d^aui plus que celles-ci sont plus élevées et plus ^l'u tues: ainsi, autour d'une maison, elles > d'abord verticales, puis suivent la forme du - Tout se passe donc comme si la terre r . chargée d'une couche d'électricité négatir équilibre.
Il arrive cependant, surtout par la plni^ même quelquefois par un temps serein, ~ l'air est négatif et le sol positif.
L'étude du potentiel dans le voisinage dû ne nous permet pas de déterminer qnell*^ e^ situation des masses agissantes, et si Télecî: tion du sol est due à une charge propre * l'influence de l'air électrisé positivement. L périence semble montrer que c'est l'air qv.électrisé : les changements de potentiel ^^^ point seraient dus alors au déplacem»*ri» niasses d'air électrisées.
Electrisation des nuages. — Franklin a merle premier que les orages sont dus à de? i^ nomènes électriques, en lançant vers le< r ges un cerf-volant muni d'une pointe m^i^ que et porté par une corde de chan^Te pluie ayant rendu la corde plus coni trice, on put en tirer des étincelles. L>i périence fut répétée en France par i- Homas, en enroulant un fil de cuivre a tour de la corde. D'un autre cdté, Dalibayant placé sur une maison, à Marlj-i^- Ville, une pointe métallique, put tirer d^* étincelles du conducteur placé au bas cette pointe.
Franklin remarqua que les nuas^es orageux sont tantôt positifs, tantôt négaliN Les nuages positifs epipruntent surto; leur électricité à Tair ambiant. Quant aux nuges négatifs, on ne voit guère é'oii peut prov-'nir leur charge, si ce n'est quelquefois d'un coe tact avec le sol.
On ne sait pas non plus si les nuages sont seulement électrisés à la surface ou s'ils coo-