ÉLECTRO-DYNAMIE. — ÉLECTRO-DYNAMIQUE
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Le cylindre C, couvert d'un papier enfumé, reçoit un mouvement hélicoïdal, et la pointe du style S décrit une sinusoïde telle que eeda... (llg. 272); les points tels que c et e comprennent une vibration simple, et les points c et d une vibration double. Si Ton connaît d'avance la durée des vibrations du diapason, on peut déterminer le temps écoulé pendant une certaine rotation du cylindre, en comptant le nombre de sinuosités compris entre deux points correspondants : si chaque vibration dure 0,001 seconde, et qu'il y en ait 25, le temps écoulé est 0,025 seconde. Réciproquement, si le cylindre tourne d'un mouvement uniforme et avec une vitesse connue, on peut déterminer la durée des vibrations du diapason.
L'électro-diapason a Tavantage de fournir un mouvement continu, tant que la pile conserve une énergie suffisante, et parfaitement isochrone.
L'électro-diapason constitue en outre un interrupteur et un distributeur de courants d'une régularité parfaite. La figure 273 montre lapro-
Fig. 273. — Électro-diapason interrupteur.
jection horizontale et une partie de la projection verticale d'un diapason disposé pour cet usage. Un godet G, plein de mercure, communique continuellement d'une part avec l'électro-
aimant E, d'autre part avec le ressort S", dont l'autre extrémité ferme le circuit de la pile locale P' lorsqu'elle vient toucher le butoir r\ Ce système entretient le mouvement vibratoire du diapason.
Deux styles rigides en argent SS', fixés aux bouts des deux branches, se trouvent, k l'état de repos, à une petite distance de deux ressorts en acier platiné r r' fixés à deux équerres métalliques ce'. Quand le diapason est en mouvement, les styles SS' viennent presser alternativement contre les ressorts correspondants pendant une oscillation simple. Si le diapason fait 50 vibrations simples par seconde, chaque ressort reçoit 25 contacts, qui durent chacun un
peu moins de ^ seconde. Les pièces ce' peu-
vent servir facilement à produire des interruptions rythmées dans deux circuits distincts. Si on relie ces deux pièces aux deux pôles d'une pile dont le milieu est h la terre, et qu'on fasse communiquer la tige du diapason avec un circuit mis à la terre par l'autre extrémité, chaque vibration changera le sens du courant dans ce circuit.
ÉLEGTRO-DTNAMIE. — On désigne quelquefois sous ce nom l'intensité d'un courant.
ÉLEGTRO-DTNAMIQUE. >- Étude des actions mécaniques exercées par les courants les uns sur les autres.
A la suite des expériences d'OErstedt, Ampère fut amené à penser que le courant électrique, qui dévie l'aiguille aimantée, doit exercer aussi une action mécanique analogue sur un autre courant. Pour le vérifier, il construisit des courants mobiles, pouvant tourner autour d'un axe vertical. La disposition que représente la figure 274 est beaucoup plus commode que celle d'Ampère : elle est due à Bertin. La cuvette de cuivre V et la colonne S, qui sont isolées l'une de l'autre, communiquent par des bandes de cuivre avec les deux pôles d'une pile. Le fil H se termine d'une part à une aiguille d'acier implantéeau centre d'un petit disque isolant, d'autre part & un petit cercle métallique qui entoure ce disque et supporte par trois tiges de même nature le cercle de cuivre A. L'aiguille repose sur le fond d'une coupelle pleine de mercure qui termine la tige t, et supporte tout l'équipage mobile; le cercle A plonge dans l'eau acidulée qui remplit la cuvette V. L'appareil mobile s'appuie donc uniquement sur la pointe de l'aiguille et peut tourner librement, sous la moindre impulsion, autour de la verticale qui passe par cette pointe. Telle est la partie essen-
ÉLECTKO-DYNAMIQUK.
tielle de Tinstrument; il permet de vériQer facilement les lois suivantes, indiquées par Ampère :
1» Deux courants parallèles s* attirent sHls sont de même sens et se repoussent s'ils sont de sens contraires,
2° Deux courants qui font un angle s'attirent sHls s'approchent ou s'éloignent tous deux du sommet de Vangle ; ils se repoussent si l'un s'approche du sommet et que Vautre s'en éloigne.
On démontre la première loi en approchant d'une des branches verticales du fil H un autre fil traversé par un courant ou mieux un multiplicateur M qui produit une action plus énergique : c'est le cas représenté par la figure. Le
même courant traverse successivement le multiplicateur et le fil H; un commutateur pernaet d'intervertir le courant dans ce dernier sans le modifier dans le multiplicateur, ce qui change le sens de Faction. Pour vérifier la seconde loi, on fait agir le multiplicateur sur la partie horizontal du fil H.
3° Deux courants égaux et de sens contraires produisent des actions égales et de sens contraires.
On démontre cette loi en remplaçant le multiplicateur M par le fil D, qui n'exerce aucune action sur le cadre mobile H.
4*> Uaction d'un courant sinueux est identique à celle d'un courant rectiligne ayant les mêmes extrémitéSy pourvu qu'il s'en éloigyie peu.
Fig. i74. — Tablo d'Ampère, modifie de liorliD.
On remplace le multiplicateur M par l'appareil S : le courant entre par le fil rectiligne et redescend par le fil sinueux qui est enroulé autour de lui; les deux fils étant parcourus en sens inverse, l'action sur le rectangle H est nulle.
Dans les expériences précédentes, il est avantageux de remplacer le rectangle H par le courant mobile H' qui estastatique (Voy. ce mot).
5<^ Deux parties consécutives d'un même courant se repoussent.
En effet, si Ton replie un fil traversé par un courant, Tune des parties du fil s'approche du sommet de l'angle, l'autre s'en éloigne : il y a donc répulsion. A la limite, lorsque Ton redresse le fil, il doit en être encore de même. On le montre ordinairement avec la cuve (fig. 275),
dont les deux moitiés, remplies de mercure parfaitement propre, communiquent parles bornes BB' avec les deux pôles d'une pile. Un fil de cuivre F, très léger et bien propre, est replié en forme de pont et relie les deux parties de la cuve. Dès qu'on lance le courant, le fil F, placé près des bornes BB', glisse jusqu'à l'autre extrémité. On peut reprocher à cette expérience que le fil et le mercure forment aussi des courants angulaires, dont l'action n'est pas négligeable.
En s'appuyant sur les lois précédentes, on peut expliquer facilement les actions plus compliquées, telles que la rotation d'un courant mobile sous l'influence d'un courant fixe.
Expériences de M. E. Thomson. — M. Elihu Thomson a imaginé en 1884 et développé de-