JJ
Flg. 285. — Êlectrolyse de l'e&a acidulée.
est traversé par deux petits fils ou lames de platine qu'on relie aux deux pôles d'une pile. Le vase étant plein d'eau acidulée, il se dégage de l'oxygène sur l'électrode positive et de l'hydrogène sur l'autre : ce dernier gaz a un volume double de celui du premier. On recueille ces gaz dans deux petites éprouvettes graduées placées sur les électrodes.
DicriONnAiRB d'électricité.
L'eau pure n'étant pas décomposée par le courant, on doit admettre que le véritable électrolyte est l'acide étendu SO*H', qui donne de l'hydrogène à l'électrode négative, tandis que le radical SO^, se rendant à l'électrode positive^ y décompose l'eau en reproduisant l'acide sulfurique et dégageant de l'oxygène^
Davy, en 1807, a décomposé la potasse par la pile et découvert le potassium : un morceau de potasse solide était posé sur une plaque métallique reliée au pôle positif; l'électrode négative plongeait dans une cavité pleine de mercure, creusée à la partie supérieure. On voyait le mercure s'épaissir et l'on obtenait un amalgame dont on pouvait extraire le potassium en vaporisant le mercure dans un gaz inerte.
Tous les oxydes, chlorures et sulfures métalliques se décomposent de même, le métal se portant seul au pôle négatif.
L'électrolyse des sels oxygénés se fait ordinairement dans un tube où plongent deux lames de platine (fig. 286). Si le tube contient
Fîg. 286. — Êlectrolyse des sels.
du sulfate de cuivre SO^Cu, l'électrode néga^ tive B se couvre aussitôt d'une couche de cuivre rouge, tandis que SO* se porte au pôle positif. On obtient des résultats analogues avec tous les sels, sauf les sels alcalins, comme nous l'indiquons ci-dessous.
Les électrolytes doivent toujours être fondus ou dissous. Lorsqu'on les emploie fondus, on se sert d'un tube en métal au fond duquel est soudée l'une des électrodes, l'autre plongeant à la surface de la substance en fusion (fig. 288).
Hypothèse de Grotthus. — Dans toute êlectrolyse, par exemple dans celle de l'eau, il est à remarquer que, comme dans toutes les expériences du même genre, les corps mis en liberté se dégagent seulement sur les deux électrodes, et nullement dans l'espace intermédiaire, qui est