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DIOCESE D'ORVIETO

Fig. 108. — Limites du diocèse de Chiusi en 1303.

Gaetano Bargagli, 1706. A sa mort, le siège de Chiusi demeura vacant jusqu'en 1772.

b) Diocèse de Pienza-Montalcino. — Giovanni Cinughi, 1462-70. — Tommaso Testa Piccolomini, 1470-82. — Agostino Patrizi, 1482 [1484]-1496. — Gard. Francesco Piccolomini, 1496-98. — Girolamo [I"] Piccolomini, 1498-1510. — Girolamo [II] Piccolomini, 1510-28. Le siège de Montalcino est détaché de celui de Pienza.

c) Diocèse de Pienza. — Alessandro Piccolomini, 1528-63. — Francesco Maria Piccolomini, 1563-99. — Gioia Dracomani, 1599-1630. — Scipione D'Elci, 1631-36. — Ippolito Borghesi, 1636-37. — Giovanni Spennati, 1637-58. — Giocondo Turamini, 1664-65. — Giovanni Checconi, 1665-68. — Girolamo Borghesi, 1668-98. — Antonio Forteguerra, 1698-1714. — Ascanio Silvestri, 1714-22. — Ginugo Settimio, 1725-

ciano, Chiusi e la Val di Chiana senese, Bergame, 1910. — Cappelletti, xvii, 561-632. — Kehr, //. pont., m, 231-52. — Lanzoni, 353-54. — Fr. Liverani, Le calacombe e anlichità cristiane di Chiusi descritte, Sienne, 1872. — G.-B. Mannucci, Pienza, Pienza, 1927. — E. Repetti, Dizionario geograflco... délia To.icana, Florence, 1833-1841, i, 721-22; III, 299-301; iv, 201-02.

CHIVIIELECKI (Gasimir), prêtre, archéologue. Né en 1880 à Brzusce, en Poméranie polonaise, fit ses études aux gymnases allemands de Koscierzyna et de Chojnice, puis au séminaire de Pelplin. En compagnie de ses camarades du séminaire, il entreprit des fouilles dans le district de Kartuzy et découvrit en onze localités des tombes préhistoriques. Il publia les résultats de ces découvertes dans l'Ann. de la Soc. scient, de Torun (vol. xi, Torun, 1904, et vol. suiv.). Ordonné prêtre en 1904, il fut successivement vicaire à Chelmno

CHMIELECKI

— CHOCQUES

(Culm), Grzybno et Brodnica, puis curé à Wabcz (1910-1927). Il profita de ses loisirs pour mettre en ordre le musée de la Soc. scientifique de Torun et publia, outre un Guide de ce musée, une dissertation archéologique : Czlowiek przedhistoryczny w Prusiech zachodnich (L'homme préhistorique dans la Prusse occidentale). Il fit encore des fouilles en une douzaine de localités rte Poniéranie, surtout à Lyniec, où il mit au jour tout un vaste cimetière préhistorique, et déposa au musée de Torun tous les objets découverts (voir son étude V\' obronie siekierek bronzowych [Défense des haches de bronze], dans Zapiski Tow. Naukoivego, ii, Torun, 1913, p. Go-87). Il se démit de sa cure en 1927, fut employé quelque temps comme archiviste du diocèse, puis s'établit en la maison des prêtres retraités, où il mourut le 28 mai 1929.

Wl. Lega, C. Ch., dans Polski Slownik biograftczny, m, Cracovie, 1937, p. 317-18.

J. OSTROWSKI

CHM lELEWSKI (Procope), évêque grec uni de Przemysl. Il naquit vers 1600, en Mazovie, province de la Pologne centrale, de parents de rite latin. Orphelin de bonne heure, il passa au rite grec uni et entra dans l'ordre des Basiliens. En 1620, il commença ses études de théologie à Brunsberg; ordonné prêtre, il fut employé successivement comme prédicateur à Minslt et à Zyrowice. En 1631, il fut désigné à l'archimandrie des basiliens de Dubno. Deux ans durant, il suivit en ses tournées le métropolite Joseph Welamin Rutski, de Kiew, vrai apôtre de l'Union des Églises. En 1649, l'évêque de Przemysl proposa Chmielewslii au roi comme coadjuteur avec droit de succession. II fut sacré en 1651 par le métropolite de Poloclt, Sielawa. Dès lors commença pour lui une lutte sans trêve contre l'intrus orthodoxe au siège de Przemysl, A. Winnicki, soutenu par le roi de Pologne Jean-Casimir. Évincé de son siège, Chmielewski ne cessa de revendiquer ses droits. Le métropolite Sielawa lui confia l'administration du diocèse de Luck, qu'il garda jusqu'à sa mort. Toujours en butte aux attaques des schismatiques, il passa une partie de sa vie en la ville forte de "Walawa, expédiant de là force protestations aux tribunaux, aux puissants du royaume et au roi de Pologne. Ne pouvant obtenir gain de cause et sentant ses forces décroître, il prit, en 1662, pour coadjuteur Antoine Terlecki et lui céda, de son vivant, ses droits sur le diocèse de Przemysl, l'engageant à poursuivre la lutte, tandis qu'il continuait à se dévouer au diocèse de Luck, où il fit faire des progrès considérables à l'Union; il passa ses dernières années au monastère basilien de Derman et y mourut le 22 févr. 1664.

M. Harasiexvicz, Ann. Eccl. Ruthenae, Léopoli, 1862, p. .332-34. — J. Pelesz, Gesch. der Union, u. Vienne, 1880, p. 344-46. — ■ A. Prochaska, Wladyka Krapecki iv walce z dgzunia, dans Przeglad poivszechny, cxLi, Cracovie, 1919, p. 288, 293, 362-65; Z walki o Iran wladyczy przemyski, ibid., cxLvii, 1920, p. 20-28.

J. OsTROWSKI.

- CHM lELOWSKI (Adam-Hilaire, en religion Fr. Albert), fondateur des Albertins et des Albertines, peintre né à Igolomia, en Pologne russe, non loin de Cracovie, en 1846, t 1916. A la mort de son père (1853), il fut placé à l'école des cadets de S.-Pétersbourg, mais n'y demeura qu'un an. Il fit ses études moyennes à Varsovie, puis suivit un cours d'agronomie à Pulawy. A la nouvelle de l'insurrection polonaise de 1863, il rejoignit, avec quelques camarades d'études, les insurgés et prit part à plusieurs batailles contre les armées régulières russes. Forcé de fuir en Galicie, il fut interné par les autorités autrichiennes, 1 mais parvint à s'évader de la prison d'Olomouc et à rentrer dans les rangs des insurgés polonais. Un éclat !

d'obus l'ayant gravement atteint à la jambe, qui dut être amputée, il se vit contraint de rentrer à Varsovie. En 1865, il s'y inscrivit à l'école des beaux-arts; il poursuivit ses études à Gand, à Paris et à Munich. L'exposition de ses œuvres, à Varsovie (1939), mit bien en lumière l'acheminement de son esprit et de son art du profane au sacré.

En 1880, il se présenta au noviciat de la province polonaise des Jésuites, à Stara Wies. Il n'y demeura que cinq mois, étant tombé malade durant la grande retraite. Revenu à la santé, il s'éprit de l'idéal du Poverello d'Assise et se fit l'apôtre du tiers ordre en Pologne russe. Menacé du bannissement en Sibérie, il dut s'exiler une fois de plus; mais il ne se départit plus de son idéal : en 1884, il loua à Cracovie une chambre, qu'il partagea en deux parties, l'une lui servant d'atelier de peinture, tandis qu'il abritait en l'autre les mendiants qu'il recueillait en ville. Il s'enferma souvent aussi dans les hospices de nuit, pour approcher plus facilement les pauvres. En 1888, il émit entre les mains du card. Dunajewski, princeévêque de Cracovie, les vœux de tertiaire régulier et fonda d'abord une communauté dite plus tard des « Albertins », puis, deux ans après, une autre pour les femmes, dite des « Albertines », destinées toutes deux aux soins divers des déshérités de ce monde. Il publia en 1888 un Manuel du tiers ordre de S. -François et travailla, vingt-huit ans durant, à organiser les maisons de son institut. Il mourut à Cracovie, le 25 déc. 1916. Son institut fut érigé canoniquement, en conformité avec le nouveau Code, en 1928. En 1937, il comptait 15 maisons de religieux et 46 de religieuses.

C. Lewandowski, Brut Albert, Cracovie, 1927. — M. Witkiewiczowna, Wspomnienia o Adamie Ch., Cracovie, 1933. — A. Szeptycki, Ze wsponmien o brade Albercie, Cracovie, 1934. — M. Morstin-Gorska, A. Ch., brat Albert, Varsovie, 1936. — Fr. Woltynski, A. Ch., Cracovie, 1936. — A. Nowaczynski, Najpiekniejszg czlowiek mego pokolenia, brat Albert, dans Tecza, 1935. — P. Gorska, Szary brat, Cracovie, 1936. K. Michalski et F. Kopera, A. Ch., dans Polski Slownik biograftczny, m, Cracovie, 1937, p. 338-40.

J. Ostrowski.

CHOBA. Voir Coviensis.

CHOCQUES, abbaye. Les origines de l'abbaye de Chocques sont assez peu précises. Suivant d'anciennes chroniques, un chapitre de chanoines aurait été fondé vers 1094 dans le bourg de Chocques fCioka, Chiochia, Choquensis), par deux prêtres, Eurémar et Arnoul, grâce à la libéralité de la maison de Béthune.

Duchesne (Preuves de la maison de Béthune, 107, 108) affirme qu'en 1120 « la totalité de cette terre [de Chocques] appartenait à trois seigneurs différents, savoir : est à Hugues d'Oisy, chastelain de Cambray, à Baudouin, surnommé le Roux, et à Anselme de Houdain. Lesquels ayant réduit en leur puissance et libre disposition l'église collégiale de S. -Jean-Baptiste, qui était fondée d'ancienneté dans leur chasteau de Choques, ...à l'exortation de Jean, évêque de Thérouanne, ils la remirent entre ses mains pour ériger un monastère de chanoines réguliers, vivants selon la règle de S. Augustin ». Les affirmations de Duchesne reposent sur celles du Gall. christ., x, 1545, qui n'est pas sûr, et de Malbrancq (JDe Mor/nis, ii, 788; ni, 123), qui l'est encore moins. Quoi qu'il en soit, le fait ne peut être révoqué en doute et il s'est produit ailleurs d'une manière analogue, à Hénin-Liétard, à Aubigny et à Houdain. Donc, entre 1120 et 1138, à la suite, peut-être, de la destruction de la collégiale par Robert de Normandie (1128), les chanoines s'installèrent en dehors de Chocques, à une lieue de Béthune, I sur une terre que leur aurait donnée le comte de Flandre et, sous l'influence de l'abbaye de Ruisseauville, ! adoptèrent la règle de S. Augustin et se transformèrent

CHOCQUES

CHOD YNSK I

en chanoines réguliers. L'abbaye prit le nom de S.-Jean-Baptiste-des-Prés, in Pratis. Ils se placèrent sous l'obédience d'Arrouaise, où se tenaient les chapitres généraux de l'ordre, et dans lesquels ils prirent rang immédiatement avant Warneton (1138).

Par la charte de 1120, l'évêque de Thérouanne leur donnait l'église de Chocques et ses prébendes, l'autel qu'il tenait en sa possession, moyennant deux sous de rente annuelle, et leur imposait l'obligation d'en recevoir chaque année les saintes huiles. Il leur confirmait l'autel de Malènes, à Chocques, et d'autres avantages temporels. D'autres donations vinrent s'ajouter à celles-là : les autels de Galonné, d'Estaires, de Gonnehem, de Steenwerck; les dîmes d'Annezin, de Burbure, d'Estaires, de Fouquières et de Planques.

L'histoire de Chocques n'est guère que celle de l'accroissement de son temporel et de ses tribulations occasionnées par les guerres du Moyen Age, la rapacité des seigneurs et les besoins du monastère luttant contre le pouvoir central, toujours en quête d'instituer des commendes et d'imposer des pensions.

Au xviii« s., l'abbaye de Chocques ne comptait que dix à douze religieux, qui accomplissaient les fonctions sacerdotales dans six ou sept paroisses, tandis que cinq autres résidaient dans des cures ou prévôtés (Calonne-Ricouart, Doulieu, Montbernenchon, Estaires, Gonnehem). Les revenus étaient évalués à 18 000 livres en 1669, à 11 000 en 1772 et à 32 000 en 1790 (contre 20 000 livres de charges).

Listes des abbés. — 1. Gauthier, nommé en 1120 par Jean, évêque de Thérouanne. — 2. Gothson, souscrit en 1154 une charte de Milon de Thérouanne, en faveur d'Arrouaise. — 3. Manassès, f 1193. — 4. Guillaume I", t 1226 ou 1228. — 5. Jean. — 6. Manassès II. — 7. Guillaume II. — 8. Geoffroy. — 9. Richard. — ^ 10. Pierre I". — 11. Jean II d'Arras. — 12. Mathieu de Boulogne. — 13. Jean III Clavelet. — 14. Simon Canée, cité en 1323, assiste au chapitre en 1332, t vers 1341. — 15. André de Beaurains. — 16. Robert Philippe. — 17. Thomas l<" de Boulogne. — 18. Jacques Bacot. — 19. Evrard Baudel. — 20. Thomas II Groselier. — 21. Jean IV Petit. — 22. Pierre d'IUies, t vers 1500. — 23. Justin, signe en 1507. — 24. Antoine l" d'Héricourt, frère de Bauduin, abbé de Ruisseauville, 1517. — 25. Antoine Tesson, f 1554. —

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