LUMIERE
fleurs très élégantes, de couleur rose carné, groupées en bouquets de 10 à 25 et dégageant une odeur suave.
L. Pinceana Hook. — B. M. t. 4132. — Népaui. — Arbriss. différant du précédent par ses il. plus grandes, d'abord blanc pur, puis rose pâle, à corolle portant 2 tubercules didymes èk la base de chaque division.
Les LucuUa sont de fort belles plantes de serre froide, trop rarement cultivées. Ils préfèrent la pleine terre à la culture en pot et exigent la terre de bruyère, un milieu aéré, un peu frais et la mi-ombre. Les arrosements doivent être peu abondants pendant l'été, époque du repos de la végétation ; ils doivent être plus copieux lorsque les plantes entrent dans la période d'activité végétative, c'est-àdire vers la fin de l'hiver. Multiplication par boutures à l'étouffée, sur couche tiède.
Ludovia Pers. Voir Garludovica.
Fig. 552. — LUCULIA 0RAT18SIMA SWCCL
LUFFA Cav. (Curcurbitacées.) Herbes annuelles; Aies, à 5-7 lobes ; vrilles bi- ou niultifides; très grandes fleurs blanches, monoïques: les S en grappes, les J solitaires; fruit sec, oblong ou cylindrique, arrondi ou à côtes saillantes, lisse ou muni d'aiguillons, flbreux en dedans, à 8 loges.
Les L. acutangula Seringe, vulg. Pipengaille, à fruit relevé de côtes saillantes, et le L. cylindrica, vulg. Pétole, sont cultivés dans les régions tropicales pour leurs fruits qui, verts et à migrosseur, constituent un excellent légume, et secs et murs, renferment une partie spongieuse utilisée en guise d'épongé, d'où le nom de Concombre torchon. A conseiller comme culture industrielle dans le Midi de la France et le Nord de l'Afrique. — Voir Paillieux et Bois. Potager d'un curieux, éd. 2, p. 438. J. G.
LUISIA Gaudichaud (Orchidées -Vandées.)
— [Genre dédié à don Luis de Torres, botaniste espagnol.) — Herbes épiphytes à tige dressée, grêle, haute ; feuilles allongées, cylindriques. Fleurs petites, à sépales à peine ouverts ; pétales dressés, plus grands ; labelle plus court que les sépales et les pétales, coriace, charnu. Colonne courte, épaisse; anthère operculaire, incombante, 2-loculaire ; pollinies 2, cireuses, fixées à un rétinacle membraneux, court. Environ 10 espèces, habitant l'Inde, l'Asie orientale jusqu'au Japon et l'archipel Malais. Genre peu cultivé.
L. platyglossa Reichenb. f. — Bot. Mac. t. 3648. — [Syn. : Cymhidium triste] — Fleurs blanchâtres, lavées de brun. — Knasya hills.
L. teretifolia Blume -- Fleurs à sépales et pétales verdâtres; labelle d'un brun ocreux.
— Java
Culture des Aerides et SaccaHabium. Ach F.
LUIZET , Gabriel), né le 22 nov 1794à Ecully (Rhône), où il est décédé le 15 mars 1872. Né de parents horticulteurs, lui-même à la tête de générations qui continuent son établissement de pépinières et sa réputation, il devint promptenient habile dans l'arboriculture frui- I tière et le tracé des jardins. La savante direc- 1 tion imposée & ses arbres, la valeur des élèves qu'il a formés et qui ont suivi ses traces, son active propagande en faveur de la culture des bons fruits, ont fait comparer Ecully à Montreuil, près Paris Gabriel Luizet a obtenu plusieurs fruits de mérite ; dès 1837 il propageait la greffe de boutons k fruits, qui, depuis, porta son nom. Il a coopéré à la fondation de la Société d'horticulture du Rhône (1843) et du Congrès promologique (1856), qui lui décernait sa médaille d'honneur, treize ans après. Gabriel Luizet est l'auteur de notices pratiques et d'une Classification du genre Pêcher acceptée par le dit Congrès. Ch. B.
Ltdti Voir Alouette.
LUMIÈRE. L'action de la radiation solaire est à la fois thennique, lumineuse et chimique. Nous avons déjà étudié l'influence thermique (voir Chaleur) ; il reste à passer en revue les effets des rayons qui ont une action sur notre rétine (lumière) et de ceux plus réfrangibles qui provoquent des réactions chimiques, dont les mieux connues sont relatives aux sels d'argent.
La lumière retarde les phénomènes de croissance ; une plante qui se développe à l'obscurité a les mérithalles beaucoup plus longs qu'à la lumière ; les limbes foliaires sont réduits chez les Dicotylédones, allongés chez beaucoup de Monocotylédones. Les plantes ainsi privées de lumière sont dites étiolées y elles ont leurs tissus fibreux moins développés, leur parenchyme plus abondant et leur saveur moins prononcée. Non seulement la lumière agit sur l'allongement des tiges, mais elle en modifie la direction : les plantes sont sensibles à cet agent, au point de diriger leurs organes vers les rayons lumineux ou en sens contraire (héliotropisme). La plupart des tiges se dirigent vers la source de lumière; on connaît peu d'organes qui vont en sens contraire (tiges