I. Pommiers utilisés en arboriculture fruitière
M. commoais Lmk.. — Lois., Nouv. Duham, VI, tab. 46-55. - [Syn.: M. sylvestris Wûl IV. 688; Pirus Malus L.; Sorbus Malus Crantz] — P. commun. — Europe et Asie. — Arbre de 10 à 12 m.; cime arrondie et touffue; pétioles, pédicel. et calices cotonn.; files, plus ou moins cotonn. en dessous ; fl. grandes, légèrement odorantes.blanches ou rose tendre; fruits de forme et de grosseur très variables, comestibles ou propres à donner du cidre. (V. Fommier.)
On connaît plusieurs formes constantes et bien caractérisées du M. cotnmunis^ entre autres les deux suivantes, qui ont un très grand intérêt horticole, et qui sont quelquefois considérées comme espèces:
a) M. G. paradisiaca Desf. — Hist. Arb. et Ar- BRjs. t. II, 140. — [Syn.: M. {Ih/rus) paradisiaca
. L.; ilf. {Fyrus) prœcox Pall ; M. pumila MilL] — p. Paradis; P. de Si- Jean. — Russie mérid. — Petit arbre de 5-6 m., plus souvent buisson, donnant un grand nombre de rejete; racines
i peu profondes, plutôt traçantes, très ramifiées et comme fasciculées, très cassantes; rameaux grêles, brun noirâtre luisant, rappelant ceux du
j P. d*Api; tlles. lancéolées-elliptiq. rétrécies aux deux bouts; pétiole grêle et canaliculé; fruit
I généralem. plus haut que large, un peu côtelé, luisant, blanc jaunâtre, ponctué ou nuancé rouge au soleil; chair tendre et cotonn., douce, un peu fade; mûrit fin juin. Fort employé
1 comme sujet pour obtenir des P. tout à fait
I nains et précoces au rapport; se multiplie par marcottage en cépée. Depuis une vingtaine d'années, on cultive, dans les pépinières, concurremment avec le Paradis ordinaire, une forme
j à bois jaunâtre, dite Paradis jaune., trouvée à
I Montigny-lès-Metz en 1828, et qui a, sur le premier, l'avantage de se conserver plus longtemps en sève et d'être un peu plus vigoureux.
b) M. c. mitis Wallr. [Syn.: M, e. tomeniosa; M. c. pusilla Carr.] — P. Doucin. — Indigène. -- Se distingue comme suit du P. Paradis : floraison plus tardive d'une huitaine de jours; maturation en octobre; végétation plusvigoureuse; taille plus élevée; racines plus pivotantes, plus longues et plus résistantes ; rameaux plus courts, plus gros, très tomenteux dans le jeune âge, devenant brun grisâtre mat; files, plus élargies, ovales ou obovales.à peine acuminées, arrondies à la base; pétiole gros, à peine canaliculé; fruit déprimé, plus large que haut, non côtelé, vert mat, puis jaune verdâtre,rougeâtre au soleil ; chair blanche, à saveur plus relevée, bien qu'assez douce. De même que le P. Paradis, le P. Boucin est très cultivé dans les pépinières; il sert pour le greffage des variétés que l'on veut soumettre à des formes moyennes. Multiplication: marcottes par buttage.
M. acerba Mérat — Lois. Nouv. Duham. VT, tab. 44. - [Syn.: Pirus aceiba DC] — P. Sauvage. — Europe bor. — Souvent confondu avec le P. commun; différences: rameaux plus grêles, bien plus épineux, étalés ou inclinés; files, presque glabres dès leur apparition; fl. rose vif extérieurem,; segments calicinaux glabres en dessous, cotonn. en dessus ; fr. courtement pédoncule, horizontal ou dressé, globuleux.
I petit (2 cm. à 2 1/? cm. de diamètre), lisse, jaune verdâtre, quelquefois rosé au soleil; extrêmement âpre et acerbe. Dans les contrées froides, souvent employé comme sujet pour hautes tiges.