ORCHIDÉES
charnue; aréoles tomentenses, garnies de nombreuses sétnles glôchidiées, rouge&tres, très piquantes; les jeunes rameaux n'ont pas d'aiguillons, mais, sur le vieux bois, les aréoles portent 1, 2 ou 3 aiguillons droits, rigides, longs de 2-B cm. Feuilles rondes, charnues, planes, épaisses, longues et larges de 2-3 cm. Fleur jaune, 4 cm. diam. Fruit très allongé. Graines blanchâtres, enveloppées de longs filaments de laine blanche.
L'O. Porteri Brandegee, du Sinaloa, est une esp. voisine qui se distingue par ses feuilles lancéolées aiguës, longues de 2 cm., et par la présence d'aiguillons bruns, aciculaires, longs de 2 cm., sur les jeunes rameaux. Fleurs jaunes.
0. spathultta Web. [Syn.: Pereskia spathu^ laia Otto ; P. crassieaulis Zucc] — Mexique.
— Arbuste rameux, de 1-2 m. haut. ; tige cylindrique, glaucescente ; aréoles tomenteuses; 1-2 aiguillons blancs, piquants, barbelés^ avec quelques sétules brunes ; feuilles planes, vertes, charnues, épaisses, spatulées, longues de 3-5 cm. sur 2-3 cm. de largeur. Les fieurs, dit-on, sont rouges. Fruit terminal, allongé, 4-5 cm. sur 2, vert jaunâtre, portant des pinceaux de sétules barbelées. Graines blanchâtres, sub-osseuses, marginées.
L'O. Pititache Web. [83^1.: Pereskia Pititache Karw.; P. calandrtniafolia H. ber.], de Tehuantepec, est une esp. voisine, incomplètement connue, qui se distingue dans nos cultures par des rameaux plus minces et des feuilles plus étroites, lancéolées, et qui, dans son pays, paraît devenir un arbre armé d'épines formidables. B' W.
Oranger, Voir Citmt.
Oranger de Savetier. Nom vulgaire du Solamon Pseudocapsicum,
Oranger des Osages. Nom français du Madura aurantiMa.
Orangerie. Voir Serras.
ORBIGULAIRE. Surface plane, circulaire.
Orcanette. Nom vulg. de VAlkanna tinctoria.
ORCHESTES. Genre d'Insectes Coléoptères de la famille des Curculionides, dont les représentants, de petite taille, de forme ovalaire, munis d'un rostre grêle, allongé et replié en dessous au repos, aux élytres arrondis et plus larges que le corselet, possèdent, par suite d'une disposition spéciale des cuisses postérieures, la faculté d'exécuter des sauts.
— Les larves rongent l'intérieur des feuilles, qui se dessèchent et présentent des taches circulaires d'un roux brunâtre, renflées des deux côtés. Ces larves, très petites, suballongées, filent, lorsqu'elles sont parvenues à leur complet développement, une petite coque très mince pour se transformer en nymphes. Les insectes adultes percent la feuille pour sortir et continuent de dévorer les feuilles.
L'O. Fagi Linn., de 3 mm. de long., noir, à éljrtres striés, couvert d'une pubescence jaunâtre, cause, lorsqu'il est abondant, des dommages sérieux aux Hêtres, qu'il dépouille des feuilles. Une autre espèce, l'O. Alni Linn., noir, couvert de petits poils blonds, à corselet et élytres jaunâtres avec deux taches noires, attaque les Aunes et les Ormes. L'O. Quereus
Lin., rougeâtre, avec pubescence fauve, des bandes dénudées sur les élytres et le dessous du corps brun, est très commun sur le Chêne et l'Aune; l'O. rufus Oliv., d'un roux testacé, avec pubescence grisâtre, vit sur les Aunes. — Les Orchestes sont attaqués par un certain nombre d'espèces de Braconides et de Chalcidides, qui en arrêtent la trop grande propagation.
P. Tn.
ORCHIDÉES. (Monocotylédones.) Les Orchidées forment une des familles les plus nombreuses du règne végétal ; les espèces décrites atteignent, si elles ne le dépassent pas, le nombre de six mille, divisées, suivant la classification de Bentham et Hooker, suivie dans cet ouvrage, en 340-350 genres. Dispersées dans le monde entier, aussi bien dans les régions tropicales et tempérées que dans la Sibérie et le Nord de TAmérique et l'Islande, les Orchidées ne sont cependant pas uniformément réparties partout. Si dans toutes les régions froides et tempérées de l'ancien et du nouveau continent, on rencontre un certain nombre de genres à peu près également représentés, dans la plupart des cas l'aire de dispersion est beaucoup plus limitée; beaucoup de genres sont uniquement Américains, d'autres Africains, d'autres sont cantonnés dans l'Australie et les iles voisines, sans que l'on retrouve aucun de leurs représentants dans les autres parties du monde. L'Europe ne possède que des Orchidées terrestres, appartenant aux tribus des Ophrydées, des Néottiées et des Cypripédiées, et dont certaines espèces sont connues de toute antiquité. Elles sont en général peu ornementales, et sont peu ou pas cultivées. C'est vers le commencement du XVUc siècle que l'on entendit parler pour la première fois de quelques Orchidées épiphytes exotiques ; mais ce n'est qu'en l'année 1780, que pour le première fois elles furent introduites en Angleterre, cultivées et amenées à fleurir. Depuis cette époque, la vogue de cette famille grandit peu à peu, pour atteindre actuellement son maximum, et le commerce de ces plantes est devenu d'une importance considérable.
La fleur des Orchidées se compose de six pièces : 3 sépales extérieurs à peu près semblables entre eux, et 3 pétales, dont deux semblables entre eux et souvent aux sépales et un troisième absolument différent de forme, de grandeur, et qu'on nomme labelle ; ce dernier est souvent muni de toutes sortes de callosités, appendices, éperon, qui le rendent extrêmement polymorphe. Au centre de ces six pièces se dressent les organes de reproduction, formés d'une pièce charnue appelée colonne ou gynostème et qui est constituée par la coalesccnce des organes mâle et femelle. L'étamine, unique dans quatre des cinq tribus, double dans les Cypripédiées, se trouve placée â l'extrémité de la colonne et en forme la partie postérieure ; elle domine le stigmate, dont le style constitue la face antérieure du gynostème. C'est sur la forme et le mode d'attache du pollen qu'est fondée la classification de Bentham. La famille est divisée en cinq tribus: