FAILLIS
La P. en arbre compte parmi nos plus belles pi. d'ornement; elle a produit, par la culture, an nombre considérable de var. à fl. plus ou moins pleines, souvent énormes, de coloris très variés. Supporte la pleine terre sous le climat de Paris ; mais les gelées tardives nuisent souvent au bouton; il est prudent de les abriter pendant la nuit. Terre substantielle, argilosiliceuse de préférence; exposition un peu ombragée. Multiplication : séparation des touffes de pied franc; marcottage en buttes; semis pour obtenir des variétés ou des sujets à greffer; greffage en avril ou en juillet-août, sous verre, sur tronçons de racines prises de pieds de semis ou de P. de Chine (P. albiflora).
P. lutea Francbet, Plant. Délava y. — L. Henry, Le Jardin, 1897, p. 215, pi. color. — Yunnan ; introd. en 1886 par leMuséum de Paris. — Diffère bien nettement de l'esp. précédente par sa taille moindre; ses files, vert gai. plus grandes, à lobes plus nombreux et plus pointus, à pétioles secondaires ailés ; sa floraison plus tardive de dix à quinze jours; ses fl. plus petites (6-7 cm. de diamètre), d'un beau jaune d'or un peu lustré extérieurt, quelquefois marqué, à la base des pétales, d'une tache rouge carminé. L. H.
PAILLASSONS. Sortes de Couvertures portatives en paille dont on fait un grand usage, en jardinage, pour abriter les plantes contre le froid et quelquefois contre l'ardeur du soleil. La paille de seigle battue à la main, triée, bien nettoyée et peignée, est à beaucoup près celle qui convient le mieux. On la remplace quelquef. par de la paille de blé ou faute de mieux, des roseaux.
La paille des P. peut être maintenue entre des lattes superposées deux par deux, clouées ensemble et formant cadre ; toutefois cette disposition présente d'assez grands inconvénients au point de vue du maniement, da remisage, etc. ; aussi n'emploie t-on guère ces sortes de P. que comme Auvents (Voir ce mot) et leur préfère-t-on presque toujours les P. cousus & l'aide de ficelle {Fig. 650), ce qui permet de les enrouler et de les dérouler à volonté.
Pour confectionner les P. ordinaires, on se sert du Métier {Fig. 651) (voir Métier à Paillassons). La paille bien préparée et choisie aussi longue et aussi belle que possible, est étalée bien réguliert. sur les ficelles en 2 lits superposés et entre-croisés tête bêche. La ficelle employée porto dans le commerce le nom déficelle à paillassotib ; il en faut environ 100 gr. par paillasson; celle qui forme la chaîne doit être très fortement tendue. C'est sur les ficelles de la chaîne que Ton fixe la paille par petites pincées, au moyen d'autre ficelle enroulée sur une 6o&mc et avec laquelle on forme des sortes de nœuds coulants dits mailles. Il faut avoir soin de faire les mailles bien égales et bien serrées, et de ne pas prendre des poignées trop grosses pour chaque maille ; il suffit de 12-15 brins de paille par poignée ; il faut, de plus, observer de bien aplatir les poignées avec le pouce et de
et de la quantité de paille employée, que de la manière dont il est confectionné. On fait les P. à trois, ou mieux à quatre coutures, c'est-àdire que l'on admet, comme chaîne, 3 ou 4 rangées de ficelles. La longueur habituellement donnée aux P. est de 2 m. 30 et leur largeur 1 m. 40; dans ces conditions, le poids d'un P.
Fig. 650. — Paillasson.
doit être d'environ 5 kg., et il faut, pour le confectionner, de 6 à 7 kg. de paille. Pour en augmenter la durée, il est bon de sulfater les P. (voir Sulfatage), Lorsqu'ils sont mouillés, il faut éviter de les laisser entas, et avoir soin au contraire de les faire sécher. Si on les empile pour les remiser, on évitera les dégâts des ron-
Fig. 651. — MÉTIER à Paillassons.
geurs, en répandant, sur chaque P., quelques poignées de cendres et en chargeant ensuite fortement les piles. L. H.
FAILLIS. A proprement parler, le P. est une couche peu épaisse de fumier pailleux et menu, c'est-à-dire court et à demi décomposé, que l'on étend sur le sol, autour des plantes. Mais dans le langage technique, ce mots'entend de toute substance, feuilles, mousse, tannée, etc., que l'on emploie dans les mêmes conditions. Le famier en partie décomposé qui provient de la démolition des vieilles couches est ce qui convient le mieux pour pailler. L'application du P. ou paillage, a pour objet de maintenir la fraîcheur dans le sol; d'empêcher la terre de les I se tasser par les arrosages ; de mettre obstacle,
faire toutes bien régulières. Contrairement à ' dans une certaine mesure, à la sortie des mauce que l'on pourrait croire, la protection four- 1 vaises herbes ; de préserver les plantes basses nie par un P. dépend moins de son épaisseur » et particulièrement les légumes-fruits. Fraises,