PÉPINIÈRES
PERESKIA.
et à l'élevage de ces arbres, et, par extension, de toQs les arbres et arbustes, qu'il est nécessaire de multiplier et de cultiver à part jusqu'au moment de leur plantation définitive. C'est encore aujourd'hui le sens restreint qu'on lui donne le plus souvent Mais dans le langage horticole, on entend par P. non-seulement les terrains ainsi affectés aux jeunes végétaux ligneux, mais encore tout espace dans lequel séjournent les plantes, même herbacées, en attendant leur mise en place, k demeure C'est ainsi que l'on dit : repiquer en P. des Choux, des Reines-Marguerites, etc. Dans ce dernier cas, cependant, on ajoute quelquefois une épithète explicative, et l'on dit : P. d'attente.
Pépinières proprement dites. — Leur culture et leur exploitation constituent l'une des principales branches de l'horticulture, et la vente des jeunes arbres et arbustes alimente un commerce actif et important. Les P. françaises jouiBsent d'une réputation universelle ; certaines d'entre elles occupent une surface de 60 ha. et même davantage. Les environs de Paris, ceux de Lyon et certains points de la vallée de la Loire, sont les principaux centres de P. La région parisienne a surtout, la spécialité des arbres formés^ des Conifères et des plantes dites de terre de bruyère; Orléans et Angers ont celle des jeunes plants ligneux de toute nature.
Le sol qui convient le mieux à la P. est, d'une manière générale, la terre dite terre franche: c'est celle dont s'accommodent le plus ' grand nombre de végétaux, et celle aussi qui est la plus favorable à un bon développement du système radiculaire. Les terres siliceuses sont particulièrement propres h la culture des Conifères et de la nombreuse série des espèces silicicoles : Azalées, Kalmias, Rhododendrons, Andrameda, etc. Quant à la fertilité, on a beaucoup discuté sur le point de savoir s'il valait mieux avoir, pour la P., un sol riche ou un sol relativement pauvre; il semble que le mieux se trouve entre ces deux extrêmes et qu'un sol de fertilité moyenne est celui qui réunit le plus d'avantages.
Le tracé d'une P est des plus simples : le terrain est partagé en carrés réguliers, séparés par des allées charretières et des sentiers se coupant à angle droit. Comme clôtures, on a généralement recours aux haies vives.
Une P. bien organisée comprend des carrés spéciaux pour les semis, les repiquages et les bouturages; un carré ou des lignes de piedsmères destinés à fournir des greffons et des boutures et à être marcottés; des rideauxabris, pour les plantes délicatCK. des châssis. des serres-abris, une serre à multiplication, un fruitier, un hangar aux emballages, des magasins pour le matériel et un bureau.
Pépinière d^attetUe. — C'est un terrain particulièrement bien préparé, meuble et fertile, souvent un simple bout de planche ou de couche, sur lequel on repique, en attendant qu*il ait acquis un développement suffisant pour être planté à demeure, le jeune plant provenant de semis, et qui a besoin d'être plus espacé, de subir plusieurs transplantations et de recevoir des soins spéciaux : terreautage, arro-
sages, ésherbages, couverture contre le froid, ombrage contre le grand soleil, etc. L. H.
Péponide. Voir Baie.
Peppermint. Nom anglais de la Menthe poivrée (Mentha piperita).
Perce-neige. Nom fr. du Galanthus nivcdis.
Perce-oreille Voir Forfleule.
PERCE-PIERRE. (Grithmum maritimnm L.); nom vulg. : Bacille^ Criste marine^ Fenouil de mery etc. (Ombellifères ) Plante vivace, sousligneuse, glabre, charnue, à files, penniséquées, et à segments linéaires, glauques, épaisses, aromatiques. Commune dans les rochers au bord de la mer ; très aromatique et employée comme condiment; autrefois beaucoup cultivée dans les potagers, actuellement bien moins répandue et moins utilisée. J. G.
Pig. 678. — Pbreskia Blbo DC.
PERDRIX. Genre d'Oiseaux de Tordre des Gallinacés, représenté en France par plusieurs espèces dont la chair est très estimée. La Perdrix rouge (Perdrix ruhra), ainsi nommée de la couleur de ses pieds, est plus commune dans le Midi, tandis que la Perdrix grise {Stama cinerea) s^étend davantage vers le Nord. La Perdrix des roches IP, petrosa) ou Gambra se trouve en Provence, en Corse et en Algérie. On peut assez facilement élever des Perdrix en captivité, en faisant couver les œufs par une Poule de Barbarie, et en donnant aux jeunes nouvellement éclos des œufs de fourmis et des insectes. D' T.
PERENNANT. Du latin perennia, vivace. Ce qualificatif sert à désigner les plantes qui, normalement annuelles ou bisannuelles, peuvent, dans des conditions spéciales, vivre pendant plusieurs années.
PERESKIA Plum. (Cactées.) [Ce genre, découvert aux Antilles par le Père Plumier et
PERESKIA.
PEB£8KIA.
dédié par lui à son compatriote provençal Peiresc, comprend les Cactées fratescentes ou arborescentes, munies de feuilles planes et pétiolées, plus rarement cylindriques-subulées, à Taisselle desquelles se trouvent des faisceaux d'aiguillons plus ou moins vigoureux, non barbelés. Fleurs terminales, sub-paniculées, rotacées; fruits charnus, mucilagineux, quelquefois comestibles ; g^'&i'd^^ graines noires luisantes. Les deux caractères essentiels qui distinguent les P. du genre voisin Opuntia^ sont les aignil- Ions non barbelés, et les graines à test crustacé mince et noir.
Les P. se trouvent dans toute PAmérique chaude, et croissent généralement dans les régions boisées, ombragées et humides. Quelques P., encore mal connus, se trouvent cependant sur les montagnes du Chili et du Pérou.
Dans nos serres, on ne cultive qu^un petit nombre d'espèces, qui y fleurissent rarement. La plupart d^entre elles sont employées pour y greffer certaines Cactées épiphytes, par ex. les Epiphyllum.
mus diviserons les P. en deux sous-genres :
1^ les Eupereskia, ou P. proprement dits, qui ont des feuilles véritables, planes ;
29 les Maihuenia, dont les feuilles sont cylindriques, subulées, persistantes, et qui devraient plutôt former un genre distinct.