‹ Dictionnaire d'horticultureChapitre 243 sur 341 · ROSE DE NOËL · texte numérisé non relu

ROSE DE NOËL

ROSIER

Bo$e de Noël. Voir Helleborns niger.

Bose d'Inde. Voir Tagetes ereeU.

Bose du NQ. Voir Nelnmbium speciosnm.

Rose irémière. Voir Althsa rosea.

Boaeau à bakUa, Le Phragmitee commuim,

Boeeau aromatique. Voir Acoms.

Boseau de la paseion. Voir Typha.

Bo8eau des pampas. Voir Gynerinm.

Basemary. Nom anglais du Bomarin.

Bosenkohl, N. ail. du Chou de Bruxelles.

ROSIER. (Pour la description des espèces, voir Bosa.)— Culture. — Le Rosier prospère surtout dans un sol argilo-siliceox un peu frais ; c'est du moins dans ces conditions que sa floraison devient plus abondante et plus remarquable. Il lui faut une vive lumière et une insolation complète; placé sous le couvert ou sous le voisinage des grands arbres, il s'étiole, donne des fleurs rares, peu étoffées, et est envahi par les maladies ciVptogamiques.

Les formes sous lesquelles on cultive le Rosier dans les jardins sont : la tige, la demi-tige, et la forme naine buissonnante obtenue, soit par le B. franc de pied, soit par le B. grefé bas.

Le R. greffé sur tige ou demi-tige est peutêtre celui qui est le plus recherché ; il a cependant un inconvénient assez grave, sous les climats de PEst et du Nord, celui de ne pas permettre Pabri facile des var. sensibles au froid : Thés, Bourbons, Noisettes, etc.

Sous ce rapport, le Rosier franc de pied reste à notre avis la forme la plus parfaite, mais malheureusement un assez grandnombre de variétés sont rebelles au bouturage oU sont trop peu vigoureuses sous cette forme, de sorte que, pour celles-là, on est obligé de recourir forcément au greffage sur collet de racines ou près de terre. L'inconvénient de ces R. greffés bas, c'est que, quel que soit le snjet employé, celui-ci drageonne au détriment de la var. elle-même.

Par ce qui précède, on voit donc que l'idéal est loin d'être obtenu au point de vue de l'éducation du Rosier, et qu'on est obligé de recourir, pour telle ou telle forme, aux sortes qui s'y prêtent le mieux.

MuHipUcation, — Le Rosier se multiplie facilement par tous les moyens de multiplication connus : semis^ marcottage, drageonnage, bouturage et gr^age.

Semis. — N'est guère usité que par les rosiéristes dans le but d'obtenir des variétés nouvelles, n se pratique, soit à l'air libre, en sol léger, frais, au printemps, en employant des graines stratifiées, pour en assurer la levée assez régulière la première année du semis; soit sous châssis ou sous cloches, ou encore en terrines et en pots, mais alors peu de temps après la récolte des graines. Dans tous les cas, il faut avoir soin de bien noter l'origine de celles-ci et de tenir compte de leurs ascendants (père et mère) lorsqu'il y a eu fécondation artificielle. Les jeunes plants se repiquent en pépinière, au printemps, et il faut attendre pas moins de 4-6 années et souvent davantage pour juger une rose nouvelle obtenue par ce moyen.

Marcottage, — Se pratique sur les Rosiers nains, fin juillet, soit directement en pleine terre, soit aussi en godets spéciaux présentant une

fente sur le côté. Pour opérer avec succès et surtout avec plus de facilité, il convient de butter, autour des pieds sur lesquels on désire opérer, avec de la terre légère mais substantielle, puis d'effeuiller les pousses sur leur partie à enterrer et d'y exécuter avec soin une incision à partir d'un œil, de bas en haut, en enta.mant la moitié de l'épaisseur du bourgeon, sur une longueur de 1 ^1% cm. à 2 cm. L'enracinement se produit facilement sur cette sorte de languette maintenue écartée par suite de la courbure des bourgeons marcottés et fixés au sol à l'aide d'une petite fourchette en bois. Le sevrage peut se faire dès le mois de septembre. On obtient ainsi de très beaux sujets francs de pied notamment sur les variétés Thés, Bourbons, Noisettes et la pluplart des Hybrides remontants.

Drageonnage, — A surtout son utilité pour les variétés qui drageonnent abondamment, comme les R. Cent-feuilles et les R. de Provins. Le drageonnage s'exécute en février-mars.

Bouturage. '-'Devij. procédés sont aujourd'hui en usage pour la propagation du Rosier par le bouturage. Pour chacun d'eux il faut avoir recours aux boutures à talon mi-herbacées.

Le premier procé'^.é, le plus ancien, se pratique à froid, BOUS cloches, à l'exposition du Nord, en septembre-octobre, en sol sablonneux comprenant ifs terre de bruyère siliceuse, ^/s sable de rivière, '/s terreau de feuilles bien décomposé, le tout intimement mélangé. Le sol bien nivelé et suffisamment tassé, reçoit 2 ou 3 rangées de cloches, en observant un jeu facile de 5 cm. entre chacune d'elles. Les boutures se repiquent ensuite près ik près k li|t cm.- 2 cm. les unes des autres, en les bornant bien et leur donnant une mouillure de fond. Elles restent à l'étouffée durant l'hiver et on les abrite au moyen de litière sèche et de paillassons pendant les grands froids. En avril, elles sont enracinées; on les met alors séparément en godets de 7 ou de 8 cm. sur couche tiède, pour les planter définitivement en pépinière dans le courant de mai.

Le second procédé, mis en pratique par nous, au Muséum, en 1890, diffère du précédent en ce que les boutures sont repiquées sous châssis, assez près du verre, fin juillet et. d'août, sans air et sans ombre, en plein soleil, mais à la condition de bassiner fréquemment, et plus ou moins selon l'intensité de la chaleur solaire.

Par ce procédé, l'enracinement est rapide et s'effectue avant l'hiver, de sorte qu'on gagne du temps. Il n'y a qu'un inconvénient : la nécessité d'une surveillance incessante.

Pour obtenir en juillet-août de bonnes boutures à talon, nous ne saurions trop recommander de préparer celles-ci 25 jours avant l'opération au moyen de la serpette-bouture Huré,

Or^age. — Le meilleur sujet pour le greffage du Rosier est l'Eglantier commwi (Bosacanina), soit pour l'obtention du Rosier tige ou demitige, soit pour celle du R. greffé bas. Cependant pour cette dernière forme on peut encore recourir au Multiflore de la Grifferais, mais il a l'inconvénient de drageonner fortement, de sorte qu'il faut le surveiller.

Le mode de greSiàg^ généralement usité en

ROSIER

ROSIER

pareil cas est VécHasonnage, soit à ceQ poussant pratiqué vers la mi-juin, soit à ceQ donnant exécuté dans la seconde quinz. d'août Nous n^hésitons pas à recommander ce dernier procédé comme le plus pratique, celui qui donne les meilleurs résultats.

Pour réducation du Rosier tige ou demi-tige, les Eglantiers doivent être ni trop gros, ni trop grêles, bien droits, non ramifiés, mesurant environ 5 cm. de circonférence à 50 cm. de hauteur au dessus du sol ; ils présenteront en outre peu d'épines, une écorcegris verdâtre, des pieds munis autant que possible de jeunes radicelles, et non de ces gros moignons toujours si défavorables à la reprise.

La plantation des Eglantiers se fait par lignes distantes de 40 cm. l'une de l'autre et à 30 cm. sur la ligne ; toutes les deux lignes il est nécessaire de laisser un intervalle de 60 cm. comme sentier permettant de circuler plus librement au moment du greffage.

Pendant la végétation, on ne conserve que les 8 ou 4 bourgeons les mieux distribués au sommet de la tige. Lorsque ceux-ci ont acquis 15 à 20 cm. de longueur, on éborgne les 2 ou 8 yeux du dessus de chaque bourgeon, et tout contre la tige, dans le but d'obtenir là, plus tard, une surface lisse pour Técussonnage.

Les greffons se choisissent parmi les pousses ayant fleuri. Les écussons s'inoculent sur le. dessus des rameaux ménagés et tout contre l'Eglantier. Lorsque ceux-ci sont jugés trop faibles, on peut écussonner directement sur le corps même du siget et immédiatement au dessous de chaque rameau.

Pour l'écussonnage à œil dormant, il faut se garder de tailler les ramifications de l'Eglantier peu de temps après le greffage. Cette opération ne doit se faire qu'après la chute des feuilles, en novembre.

Au printemps suivant, en avril, lorsque les jeunes greffes ont de 12*15 cm. de longueur, il convient de les pincer et de les tuteurer au moyen de petites ramilles maintenues au haut dé l'Eglantier par des attaches en Osier.

Pour l'obtention des Rosiers nains greffés bas, les si^ets se plantent en lignes à 80 cm. sur le rang et à 40 cm. entre les lignes. Les écussons se posent alors près de terre, sur le collet du sujet au préalable nettoyé et préparé. Ce sont ensuite les mêmes soins de taille que

Sour r£)glantier tige, en réservant ici un onglet e 15-20 cm. sur le sujet, qui servira à accoler la jeune greffe au début et lui servira de tuteur.

Les spécialistes pratiquent encore, au printemps, en février-mars, en serre ou sous chftssis. la greffe en ^1% fente sur table, sur de semis Eglantiers, de 2 ans; de même que les greffes en triangle ou en incrustation et à l'anglaise, simple ou compliquée, qui donnent de très bons résultats, en choisissant comme greffons des rameaux plutôt moyens que trop gros, à yeux rapprochés et à moelle aussi peu abondante que possible. (Pour l'exécution, voir ces différentes greffes à l'article greffage.)

Plantation. — La meilleure époque de plantation du Rosier est février-mars pour le Centre

et le Nord de la France, et novembre pour les régions plus chaudes

En plantant cet arbuste, il est nécessaire d'habiller les racines, d'enlever les drageons lorsqu'il s'agit de Rosiers greffés, et de prahner ces mêmes racines au moyen d'une bouillie épaisse, composée de bouse de vache et de terre argileuse. Ce pralinage facilite beaucoup la reprise des sujets.

TaiUe. — Cette opération varie quelque peu avec les différents groupes de Roses cultivées. Pour les Roses Tnés, Bourbons, Noisettes et Hybrides, c'est-à-dire pour la plupart des Roses admises dans les jardins, la taille se pratique en février-mars, sur les pousses les plus fortes, à une longueur de 8-4 bons yeux et en donnant à la tête de l'arbuste une forme évasée.

Pour les Roses Cent-feuilles et les Roses de Provins, on se contente d'ébouqueter l'extrémité des pousses et d'enlever les menues branches. CesRosiers, drageonnant beaucoup, sont habituellement moins vigoureux que les autres sortes, d'où cette taille l^ère admise.

Quant aux Rosiers sarmenteux ou grimpants, la taille consiste à réserver de presque toute leur longueur les pousses de Tannée précédente et à supprimer au contraire celles qui ont fleuri et se sont ramifiées.

JJbri durant Vhiver. — Sous le climat du Centre, de l'Est et du Nord de la France, les Rosiers Mieux, tels que les Thés. Bengales, Bourbons et Noisettes, ont besoin d'être abrités pendant l'hiver. Divers moyens ont été préconisés dans ce but. Le plus sûr est celui qui consiste à butter les sujets nains et à les recouvrir de litière sèche ; et à enterrer les têtes des Rosiers tiges ou demi-tiges en les déchaussant, les courbant avec précaution, puis en recouvrant leur ramure de terre légère. Avant de procéder à cette opération, il est indispensable de donner une demi-taille aux R. que l'on désire abriter. Pour les R. tiges, les abris en mousse, foin sec, etc., recouverts de papier épais ou goudronné, ne sont pas toujours efficaces.

Choix restreint des plus bdles variétés de Roses. —Les variétés deRoses cultivées aujourd'hui sont innombrables, aussi n'indiquerons-nous ici, dans les principaux groupes, que celles qui nous semblent les plus méritantes et les plus belles.

I. Gent-fenilles. — Blanche Moreau. — Cristata. — Des peintres. — Variétés non remontantes, rustiques.

n. Provins. — BeUe-viUageoise. — Commattdant Beaurepaire. — La Buoannée. — Perle des panachées. — Var. non remontantes, rustiques.

ni. Damas et Portlaad. — Botzaris. — M^*^^ Hardy. — Julie de Krudner. — Jlf*"« Knoor. — Marie de Saint- Jean. — Bose du Boi, — Variétés remontantes, rustiques.

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