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HYGROMÈTRE

HYl^IENJEA.

ment à mesure que la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air augmente ou diminue.

VH. d'absorption, dont la construction repose 6ur l'allongement que subit un cheveu sous l'influence de l'humidité et nommé pour cette raison H. à cheveu ou H, de Saussure, est celui dont l'usage est le plus simple. Les opticiens vendent des H. montés dans des cadres comme les Baromètres anéroïdes.

L'Hygromètre est surtout utile aux Horticulteurs, pour entretenir dans les serres un degré d'humidité atmosphérique en rapport avec les besoins des plantes qui y sont cultivées. On sait en effet que les plantes de la région équatoriale exigent un air chargé de vapeur d'eau, tandis que d'autres, provenant de pays chauds plus ou moins désertiques, réclament une atmosphère sèche.

On obtient l'humidité dans les serres en bassinant les chemins, le dessous des bâches, les murs. Selon M. A. Bleu, qui s'est livré à des expérif^nces sur la somme d'humidité atmosphérique réclamée par les Orchidées, la majorité des représentants de cette famille de plantes exigent, pendant leur végétation, 75 à 90 degrés pendant le jour et 85 & 95 pendant la nuit.

Hyla. Voir Rainette.

HTLOBIUS Germ.(CMrcu/ioLin.) (Coléoptères de la section des Tétramères, famille des BhynehopJtores.) Insectes ayant pour caractères : un rorps ovoïde, rétréci en avant, embrassé latéralement par des élytres convexes, recouvrant les ailes; une tète se terminant en un rostre ou bec, aussi long que la tête et le corselet réunis, portant deux antennes coudées, terminées en massue; dessous des tarses muni d'un duvet court formant des pelottes. Les espèces les plus répandues. H, piceus Deg. et ahietis L., vivent à l'état de larves dans les souches et les troncs malades des Conifères ; leur corps court, blanc, charnu, apode, est courbé en forme de croissant. Les métamorphoses s'accomplissent en une année. Ces Charançons portent en horticulture les noms vulgaires de Lisette, de Becare, de Becmare, de Bâche, etc.

H. piceus Deg. [Syn.: H. pineti F.] Longueur 10 à 18mill.; noir; fémurs subdentés en dessous. Points des séries élytrales grands et profondément excavés.

H. abietis L. Longueur 8 à 14 mill. ; marron foncé ; mouchetures élytrales, bien fournies de poils jaunes.

Dans les forêts fortement attaquées par ces insectes, on doit couper, en hiver, quelques Conifères, mal venues et sacrifiées, qu'on abandonne dans les clairières. Les Hylobius femelles viendront sûrement en juin déposer leurs œufs sur ces arbres pièges; en les brûlant pendant l'hiver suivant, ainsi que les arbres contaminés fcur pied, on empêchera la reproduction d'un nombre considérable de ces insectes nuisibles.

HTLOTOME (ou Tenthrède du Rosier). Hvîotoma Bosarum Fabr. (Hyménoptères de la section des Térébrants, famille des porte-scies.) Longueur 7 à 10 mill.; corps jaune, avec les antennes, la tête, le dos et la poitrine d'un brun noir. £n mai, cet insecte voltige, matin et soir, autour des Rosiers. Lorsque la femelle est fé-

condée, elle se promène sur les branches du

Rosier, écarte les deux valves qui cachent sa

tarière, pratique une petite entaille en faisant

jouer ses deux lames de scie; elle y dépose un

œuf enduit d'une liqueur acre qui empêche les

fibres de l'écorce de se rejoindre et détermine

un gonfiement noirâtre des lèvres de la plaie.

Elle recommence ce manège sur la même branche

ou sur d'autres Rosiers, jusqu'à épuisement de

I sa ponte. C'est le matin qu'elles se mettent à tra-

j vailler; à partir de dix heures, elle se reposent

j sur les Ombellifères, pour revenir vers cinq

heures du soir continuer leur ponte. {Fig. 487.)

Fig. 487. — Hylolome de la Rose.

Les œufs éclosent au bout de huit à dix jours, et les petites larves se répandent sur les feuilles, qu'elles dévorent ; ces larves, que l'on prendrait facilement pour des chenilles, changent quatre fois de peau. Elles ont dix-huit pattes; leur tête est jaune, avec des yeux noirs. Ces larves croissent rapidement ; elles quittent les feuilles en juin et s'enfoncent à 6 ou 10 cm. dans la terre, où elles restent 28 à 30 jours. L'insecte parfait éclôt en août, pour s'accoupler et produire une nouvelle génération de fausses-che-

j nilles, que l'on trouve sur les Rosiers jusqu'en

! octobre; elles passent l'hiver en terre, sous

■ forme de nymphe.

Les larves de THylotome sont souvent attaquées par un petit Chalcidien (Pteromaîus Hylotome) qui en fait périr un grand nombre. Les oiseaux et les guêpes en détruisent aussi des quantités. Le jardinier peutaider ces auxiliaires naturels, en plantant quelques pieds d'Ombellifères: Persil, Panais, Carottes, Céleri, dans ses cultures ; les Hylotomes viendront se poser sur les fleurs pour se nourrir; il lui sera alors facile d'en tuer des quantités. En outre, par des labours successifs, faits en octobre, en novembre, en janvier et en mars, on ramènera chaque fois des nymphes à la surface de la terre, où elles seront dévorées par les oiseaux ou détruites par les intempéries.

HTMENJEA L. (Légumineuses-Amherstiées.) Arbres inermes; feuilles à 2 folioles coriaces; stipules caduques de bonne heure; fleurs blanches, médiocres ou assez grandes, disposées en panicules corymbiformes serrées et terminales ; tube du calice campanule ; sépales au nombre de 4, coriaces et imbriqués ; 6 pétales, sessiles, & peu près égaux, le plus intérieur quelquefois un peu plus grand; 10 étamines libres et glabres; ovaire un peu stipité, ne ren-

j fermant qu'un petit nombre d'ovules; gousse

, obliquement ovoïde ou oblongue, coriace, ligneuse, indéhiscente ; gfraines de forme diverse,

' à testa osseux.

' 8 espèces de l'Amérique tropicale.

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