‹ Dictionnaire d'horticultureChapitre 267 sur 341 · caliciforme Haw. — Madère. — B. B · texte numérisé non relu

caliciforme Haw. — Madère. — B. B

— Tige dressée ; flles. lisses, glauques, charnues, imbriquées, en capitule caliciforme, recourbé et très élégant ; fl. en capitule, jaune brillant.

S. eiliatum Sims. — Ténériffe. — B. M. 1978; DC.Pl. grasses, 10.~ Flles. radicales, oblonguesovales, aiguës, ciliées, maculées sur les deux faces, les caulinaires iigulées; fl. jaune doré, en cymes paniculées

S glutiaosum Willd. - Madère. - B. R.

278; B. M. 1963; Jacq. Schoenb. 4, 464 ; Hbrb. Amat. 318. — Dressé, glabre, radicant; tiges épaisses, glutineuses, fouillées, à rameaux nombreux, ascendants; flles. épaisses, cunéiformes, obtuses, avec un petit mucron,charnues, épaisses, ciliées, cartilagin. aux bords ; fl. jaunes, étalées.

S Smithii Sims. — Ténériffe. — B M. 1980.

— Petit buisson à branches très divergentes ; flles. obovales, acuminées, plan es-convexes, maculées en dessous, laissant sur la tige des cicatrices accompagnées d'une rangée de poils ; rameaux florifères serrés ; fl. très abondantes, jaunes, à pétales recourbés au sommet.

S. tabuliforme Haw. — Madère. — Lodd. Cas. 1.^28. — Tige courte et grosse ; flles. spatulées, ciliées, disposées en large rosette aplatie; hampe portant des fl. jaunâtres.

S. tortnofum Ait — Canaries. — B. M. 296; DC. Pl. ur. 156. — PL buissonnante peu élevée; flles. obovales, velues en dessous, nombreuses, charnues ; fl. jaunes.

S. villosum Ait. — Madère. — B. H. 1809; B. R. 1558. — Annuel; flles. spatulées, cunéiformes, obtuses, villeuses, ainsi que la tige; fl. jaune doré, peu nombr., sur des pédonc. uniiL villeux.

S. urbieum Sm. — Canaries. — B. M. 1741. — Tige frutescente, dressée, fouillée an sonunet; flles spatulées, glabres, brillantes, tétragones à la base, atténuées au sommet, marginées de rouge, obtuses, ciliées et cartilagin. aux bords; panicule allongée, très dense, pyramidale; fl. jaunes.

29 Espèces de plein air:

S. arachnoideum L. — Europe, régions alpines.

— Bois, Atl. pl. jard. pl. 103; Jacq. Fl. austr. 5, 42; B. M. 68; DC. Pl. gr. 106; Herb. Amat 1, 41 ; Webbr, Alp. Pplani. 159 ; Woostbr, Au». Pl. 2, f. 2 ; Hartinoër, Alp. Pl. 2, 167 ; Sbbboth, Alp. Ppl. 86. 89. — Rosette de petites dimensions; flles. oblongues linéaires, recouvertes sur les deux faces de poils blancs à rameaux entrecroisés ; fl. purpurines, en panicules.

Le S. tomentosum Lehm. (YBRLOTfPL- Alp. 11, f. 2) est très voisin de cette esp., dont il ne diffère que par son indumentum encore plus abondant, argenté et cotonneux L'un et l'autre conviennent à la confection des mosaïcultnres.

S. globifemm Willd. ~ Alpes. — B. M. 507, 2115. — Pl ciliée; rosettes subglobul.; rejetons stolonif., feuilles ; fl. jaun&tres, étoilées.

S. hirtum L. — Alpes. — Jacq. Fl. austb. 1, 12 ; DC. Fl. ur. 107 ; Sebboth, Alp. Ppl. 34. — Eosettes moyennes, arrondies à l'état jeune, étalées lors de leur entier développement; flles. lancéolées aiguës, ciliées aux bords, glabres sur les fiices ; fl.campanulées, jaune pâle, en oorsrmbe serré et à pétales frangés.

S. Heuffelii Schott. — Transylvanie. — Pas de stolons ; rosettes de forme irrégul. et de gr. dimensions; flles. dressées, oblongues aiguës; fl. campanulées, jaune p&le, en corymbe serré.

S. moatanom L. — Alpes. — DC. Pl. ca. 105; Wbbbr, Alp. Ppl. 157; Sbbboth, Alp. Ppl. 85. — Rosettes de dimensions moyennes, peu serrées; flles. oblongues cunéiformes, glanduleuses; fl. rose pâle en grappes corymbiformes.

S. sobolifemm Sims. — Alpes. - B. M. 1457.

— Rosettes très denses, globuleuses, jamais on très rart. étalées; abondants rejetons; flles glabres, lancéolées, ciliées, celles des hampes lancéolées ovales, ciliées ; fl. jaune p&le, en corymbe d'abord serré, s'allongeant ensuite.

S. teotorum L. — Toute l'Europe, sur les vieux murs et les rochers. — Fl. Dan. 601; Engl. Bot. n88; DC. Pl. gr. 104; Sbebotu, Aij. Ppl. 39; Masclbp, Atl. 124. — Rosettes très variables de dimensions et de coloris ; flles. obovales aiguës, ciliées aux bords, souvent roageâtres au sommet; fl. rose clair, disposées en cymes scorpioïdes, dressées, dont rensemble j constitue un corymbe allongé, porté sur dee hampes robustes, dressées, fouillées.

Le S. ccUcareum Jord. (Icomes, 182, f 194) n'en est qu'une forme.

Les Joubarbes de plein air comprennent no

SEMFEBvivujtf.

SENEdO.

grand nombre d'esp. on plutôt de formes très Toishkes les unes des antres, tontes ornementales et qn'il serait fastidieux de décrire. Nons nous sommes borné anx pins connues et anx principales. Elles s*liy brident facilement entre elles, anssi lenr détermination dans la nature n'est-elle pas toujours facile.

Les esp. de serres doivent être tenues an sec pendant le repos en serre tempérée; il leur faut de la chaleur et de lliumidité pour favoriser leur floraison. On les multiplie de boutures.

Quand aux esp. de plein air, elles sont robustes et rustiques au delà de toute expression ; il faut autant que possible les cultiver dans des rocailles, sur des murs ; plantées en potées, elles se montrent moins rustiques et ont — certaines espèces du moins — besoin d*ètre hivernées sous châssis. On les multiplie, avec une extrême facilité de rejets qui naissent à la base ou à l'aisselle des feuilles, et aussi de semis pour les esp. les moins communes. P. H.

SENBGIO L. (Composées-Sénécioîdées.) Genre comprenant plus de 900 esp. bien caractérisées, si, à Texemple de Bentham et Hooker, on y réunit certains genres considérés par d'autres botanistes comme distincts, et dont quelques-uns ont été traités ici séparément. Voir Kleiaia, page 735, Lignlaria, page 766.

Les S. sont des pi. de port variable, annuelles» bisannuelles, vivaces ou ligneuses, glabres, laineuses on couvertes de poils glanduleux, à Aies, alternes, entières, dentées, lobées ou pinnatiséqnées; capitules solit. en corymbes ou en grappes, formés, soit de fl. toutes tubuleuses, hennaphrodites, soit, le plus souvent, de fl. tubuleuses entourées d'un rang de fl. ligulées et femelles ; l'involucre est formé de bractées générait, sur 3 rangs, soudées par leur base; celles du rang infér., qui manquent dans quelques sections du genre (ex. Oineraria'^, sont plus petites, souvent réduites à des écailles, et constituent une sorte de calicule; le style des fl. tnbnlenses est générait, tronqué au sommet, les achaines sont courts, munis de côtes (5-10), g-labres ou velus, et sont surmontés tous d'une aigrette formée de poils disposés sur plusieurs rangs et non plnmeux. Inclus Oineraria,

S. Gineraria DG. {Oineraria tnaritima L.) — SiBTH Fl. Gr. 871; Rchb. Fl. Gbrm. 16, 968. — Bég. médit.— Vulg Cinéraire maritime.— Vivace; tiges nu peu ligneuses à la base, dressées, ramenses, hautes de 60-70 cm. ; flles. pinnatifides, à 4*6 paires de segments oblongs, obtus et trilobés au sommet, laineuses dessus, tomenteuses blanch&tres en dessous, ainsi que sur les tiges ; les capitules, très laineux, sont réunis en corymbe composé au sommet des tiges. Utilisée sartout en jeunes pi. d'un an ; recherchée pour son feuillage blanchâtre, élégamment découpé, et employée en bordures ou en mélange dans les massifs et les plates-bandes ; presque rustique, à bonne exposition ; multiplication par éclats ou boutures faites en été et hivernées sons châssis froid ; une var. à flles plus blanches est employée de préférence au type ; la floraison ne s'observe guère que sur les pieds conservés en place plusieurs années.

S. ernentns DC. (Cineraria aunto An dr. ; C.

cruenta Mass.) — Veot. Malm. 1 99 ; B. M. 12, 406 ; 43, 1786; B. R. 26, 7; - Canaries. — Herbe vivace, de 80-40 cm. ; tiges brunes, dressées ; flles. indivises, cordées, palmatinerves, anguleuses, dentées, pubesc, pourprées en dessous ; pétiole ailé, auriculé à la base; fl. réunies en corymbes composés de 10-12 capitules à ligules pourpres.

— Var. lactea, capitules à ligules blanches. Les Giaéraires des jardins, Bois. Atl. Fl. jard.

t. 158; R. H. 1889, p. 180, ûg. col.; Fl. d. S. 22, 173, etc., sont généralement considérées comme dérivées du tjrpe primitif du 8, cruentus, qui est à peu près disparu des cultures. Pour beaucoup de botanistes, ces pi. ont une origine plus complexe : outre le S. cruentua. les 8, populifdliua et 8, muUiflorus auraient contribué à la création des G. hybrides. Les capitules sont à ligules de couleur variable: rose, carmin, pourpre, violet, bleue ou blanche, tantôt unicolores, bicolores ou même tricolores ou striées ; le disque est à fl. jaunes, bleuâtres ou pourpre sombre; il existe aussi des Var. à capitules doubles (Fl. d. S. 23, p. 178, fig. col.).

Les Cinéraires sont cultivées comme bisannuelles, et très recherchées pour la décoration des appartements et des serres froides pendant rhiver et le printemps. On sème de mai à fin août, sous châssis, en terrines; on repique en terrines, de bonne heure, et on met ensuite en petits pots qu'on place sous châssis; on rempote successivt., en donnant de Técartement aux pi., à mesure du développt., dans des pots bien drainés, et on emploie un compost formé de terreau de couche bien décomposé, de terre de bruyère et de terre franche; pendant l'hiver, les pots sont placés en serre froide bien éclairée et près du verre. L'humidité ou une chaleur trop forte sont deux obstacles à la bonne réussite de cette culture; dans le l®' cas, il y a à craindre la pourriture des feuilles et l'envahissement de plusieurs maladies cryptogamiques, sortes de blanc ou meunier (Peronospora gangliiformia; voir JoDRîf. Soc. dIIort. France, 1888, p. 64); dans le 2« cas, les pi. s'étirent, s'étiolent et ne prennent pas cette forme compacte et trapue qu'ont les pieds élevés en serre froide bien aérée et éclairée. Un diptère, qui attaque les Chrysanthemum frutescens (Ant/iémia des jardiniers), attaque les G. Voir Phytomyia.

S. elegans L. {Fig 8ÎL) — B. M. 7, 238; Rchb. Hort. 128. • Afrique austr. — PL vivace, mais traitée comme annuelle dans les jardins ; tiges dressées, rameuses ; flles. charnues, pennatifides, lyrées; glabres, bords des segments roulés en dessous; capitules disposés en corymbes rameux ; b'gules pourpres et disque jaune dans le type ; mais il existe de nombreuses var., à ligules blanches, à capitules doubles avec les fl. camées, roses, rouges ou violettes ; culture des pi. annuelles ; semer en mars-fivril sur couche, ou en avril-mai en pleine terre ; on peut en faire de belles corbeilles.

S. grandifolins Less. (S. Ohiesbreghtii Regel)

— Garteîipl. 9, 296; R. H. 1890, 492, pi. col — Mexique. — Arbuste dressé; tige atteignant 8 m. et plus, pubérulente et cotonneuse dans ses parties jeunes et les pétioles; flles. grandes, ovales allongées, obscurément a en cœur .à la

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