ICHNEUMON
ILEX
nommés Mouches à trois soies, à cause de la forme de leur tarière qui, à première vue, semble composée de trois pièces : deux âlets ou valves et un filet central ou tube propre de la tarière ; mais ce dernier comprend en réalité trois parties (tube externe ou gorgelet et deux soies ou spicules). Eéaumurles appelait Mouches vibrantes, parce que leurs antennes sétacées et multiarticulées (18 à 60 articles) sont animées d'un mouvement vibratoire presque continuel. Les Ichneumons ont la tête reliée au thorax par un court pédicule, l'abdomen sessile ou très étroitement pédicule, tantôt cylindrique, tantôt comprimé latéralement et terminé par une tarière plus ou moins longue. Les ailes antérieures sont très nervulées et présentent notamment un stigma, deux nervures récurrentes et, le plus souvent, trois cellules cubitales, dont l'intermédiaire très réduite.
Les Ichneumons (Fig. 492) sont essentiellement entomophages et rendent de grands services à l'agriculture en contribuant à la destruction des insectes nuisibles .
Fig. 492. — Ichneumon.
A l'état adulte, les Ichneumons volent entre les herbes, les taillis et courent sur les talus, palissades, murs, parfois même dans les maisons. Les femelles qui n'ont qu'une courte tarière, poursuivent les larves ou chenilles qui vivent à découvert; elles percent le corps de ces larves et y déposent leurs œufs ; celles qui, au contraire, ont une tarière démesurée, recherchent les proies cachées sous les écorces, dans les branches, les galles, etc. Lorsqu'elles ont découvert une fente, une cavité où peut se trouver une chenille, elleti y introduisent le bout de la tarière pour y déposer leur ponte. Les femelles des Ophions ont un autre mode d'opérer: elles pondent sur la surface du corps un œuf entouré d'une sorte de glu; les larves n'entrent pas en entier dans le corps des chenilles. Dans les deux cas, les larves vivent aux dépens des tissus de leurs victimes, les rongeant petit à petit, tout en ayant soin de respecter les organes essentiels de la vie ; par suite, ranimai parasité peut se chrysalider. Les larves d'Ichneumons se transforment en nymphes, soit à. l'extérieur, soit à l'intérieur des chenilles, d'où elles ne sortent alors qu'à l'état d'insectes parfaits.
Certaines espèces exhalent, quand on les saisit, des odeurs variées rappelant celles de l'acide acétique, du cuir de Russie, de la Bose de la Jacinthe.
La famille des Ichneumonides comprend notamment les genres : Ichneumon L„ Amblytcdes VVerm., Cryptus Grav., Ophûm Fab., Anomalon Grav , Banchus Fab., Pimpla Fab., EphiaUes Grav., Bhyssa Grav. P. Tn.
IDESIA Maxim. (Bixacées.) Genre formé jusqu'ici d'une espèce d'arbre à fl. dioïqucs, en longues panicules axillaires ou terminales. Calice à 3-6 sépales, ovales-oblongs, tomenteux, jaune clair; corolle nulle; étamines en nombre indéfini; ovaire globuleux, 1-loculaire, multiovulé^ styles 3, libres. Baie de lagross. d'une merise, jaune-orauge à la maturité, renfermant une pulpe acidulée, comestible, dans laquelle sont nichées de nombreuses petites graines ovoïdes, lisses, à testa scarieux.
L polycarpa Maxim. [Syn. : Pdycarpa Maximomczii Lind.] — Rbv. Hoht. 1872; Lavall. Arb. Segr. t XTTT. — Japon 1866. — Arbre de 12-15 m. de haut s. plusieurs mètres de circonf., à cime ample et port rappelant celui du Catalpa. Jeunes pousses épaisses, charnues. Files, ovales-cordiformes, 8-12 cm. sur 6-8, caduques, bordées de dents acérées, peu profondes et espacées, garnies à leur base d'un épais duvet blanchâtre ; pétiole aussi long que le limbe et pourvu de 2 glandes discoïdes au sommet. — Trouvé par Maximowicz au Japon, en 1863. Fréquemment cultivé dans les jardins de Yeddo. Introduit en Europe vers 1866, il a fleuri pour la première fois en France en 1872, chez M. Leroy, à Angers. Arbre rustique, supportant très bien le climat parisien. Ce sont surtout les sols siliceux frais qui paraissent lui convenir. Mult. facile de semis, de boutures et de marcottes. Arbre d'ornement de premier ordre qui est appelé à se propager. P. M.
If. Nom français du Taxus haccata.
Igname. Nom français des Dioscorea.
ILEX L. (Ilicinées.) Arbres ou arbrisseaux & flles. alternes, le plus souvent persistantes, luisantes, entières, dentées ou épineuses; infl. en cymes axillaires pauciflores; fl. blanches, souvent hermaphrodites; calice 4-5-fide, petit, persistant; corolle rotacée, formée de 4, rarement 5-6 pétales soudés à la base en tube court, obtus au sommet; étamines en nombre égal à celui des pétales, et adhérentes au tube de la corolle; anthères oblongues ; ovaire sessile, subglobuleux, à 4-6, rarement 7-8 loges biovulées ; style nul ou court, épais, rarement allongé; stigmates en nombre égal à celui des loges, distincts ou confluents. Drupe globuleuse, renfermant un noyau à 4-5 loges, ou 4-8 no3'aux osseux ou crustacés. (Inclus : Prinos L.)
Plus de 145 espèces, la plupart d'Amérique du Sud, les autres éparses dans les régions tropicales et tempérées de tous les pays, très rares en Afrique et en Australie; une seule en Europe.