TUBER
Trumpet. Nom anglais des Sarracenia.
TSUGA Carr (Conifères-Abiétioées ) Ce genre tient l^intermédiaire et marqae la transition entre les Abies et les Pieea. Les T. ont en effet des flles. aplaties, non aciculaires, et des cônes pendants, à écailles persistantes et à bractées incluses. — Arbres ou arbriss. de TAmérique boréale, du Japon et du Népaul.
T. BruBoniana Carr. — Tr. o6n. Conip. 247.— (Abies Brunoniana Lindl. ; Ab. dumosa Loud ) — Du Népaul, où il peut atteindre de 20-25 m Sous notre climat, c^est un arbriss. buissonneux, très décoratif, mais délicat. Ses feuilles sont obtuses, vert brillant en dessus et glauques farineuses en dessous. Introduit en lâ>8.
Fig. 917. — TROLLIUB KUBOPiEUS L.
T. canadeBsis Carr., Sapin du Canada, Hemlock Spruce Carr — Th. uên. Conif. 248 (Abies canadensis Mich.); Spach, Hist. Véo. phan. XI, 424 ; Mich. fils, Arbr. for. 1, 137, 1. 13. — Arbre de 25-30 m., à branches éparses, gracieusement retombantes, à flles. linéaires et à cônes allongés, pendants, brun pâle, petits, longs de 18-25 mm. Craint les grands vents et s'accommode fort bien du voisinage du Mélèze. Très rustique En Amérique on se sert de son écorce pour le tannage des cuirs, et ses branches sont employées pour la préparation de la bière Spruce. Introduit en 1786. Var. nana et gracilis.
T. HookeriaBa Murr., Abies Hookeriana Dcne. — Rkv. hort. 1855, p. 379. {Abies PatUmiana Balf.) — Grand arbre de la Californie, robuste et rustique, introduit en 1860, gracieux et élégant comme le Cedrus Deodora, à flles. étalées, planes, courtement arrondies, vert glauque argenté, à bords légèrt. roulés en dessous et à cônes cylindriques, petits, brun clair.
T. LiBâleyaaa Rœzl. Très joli petit arbre de 8-10 m., du Mexique, rare dans les cuit.
T. Mertensiana Lindl. (Abies Mertensiana
Bong., HooK. Flor Bor. Aifén. Il, 164; Ab.Wûîiamsonii Bridg.; Ab. Albertiana Murr.) — Grand arbre au port du T canadensis, de la Californie boréale. Introduit en 1859.
T Sieboldii Carr. — Tr. oèii. Co.mip. 245. {Abies TsugaSiéb. et Zucc); Flor. Jap. Il, 14, t 106. — Petit arbre de 7-10 m., du Japon, et introduit en 1858 ; flles. rapprochées, vert foncé en dessous, à cônes longs de 3 cm. A produit une var., le T. 8. nana Carr.
Les T. demandent une terre fraîche, légère, plutôt que sèche Ils craignent l'action des grands vents qui les rabougrit, tout en exigeant un air vif et pur. Multiplie, par graines, par boutures et par greffes en placage sur le T. eadensiSf esp. la plus répandue Leur bois est recherché par sa flnesse et sa souplesse ; les sommiers dits Tucker seraient, dit-on, construits avec le bois de VHemiock Spruce. Gh. Gr.
TUBER Mich.; vulg.: Trif/i?. (Champignons.) Tubercules souterrains, charnus ou durcis, glabres ou tomentenx à la surface, lisses ou chargés de papilles ou bien encore vermqueux, doués, quand ils sont arrivés à leur entier développement,d'une odeur propre des plus persistantes. La tranche est marbrée, parcourue pardes veines de deux sortes, les unes blanches et stériles,rempliesd*air,le8autrescolorées,serpentant à travers le parenchyme fructifère, teinté également, mais plus clair. Les asques sont ovoïdes ou globuleux, contenant habituellement 4spore8, rarement moins ou plus (1-12). Les spores sont réticulées, alvéolées ou éclûnées, elliptiques ou globuleuses. On connaît une cinquantaine d'esp. de T., la plupart européennes ; les antres sont de TAmér. du Nord, de la République Argentine, de THimalaya, de Malacoa et de Ceylan.
Les T. ont été réparties entre plusieurs sections, dont deux seulement renferment les esp. qui sont usitéies dans l'alimentation.
Dans Vunef-Eutuber, à spores réticulées-alvéolées, rentrent les T. grises, ou T. de Bourgogne^ ou de Champagne^ Tuber œstivum, uncinatum^ mesentericum, bituminatum^ etc., que Ton técolte déjà dès la fin de Tété, à épiderme fortement verruqueux, et le T. Magnatum ou T. blanche dltalie et de la Provence, à odeur alliacée et qui est lisse à sa surface.
L'autre section renferme les T. du Périgord, qui, malgré ce dernier nom, se rencontrent plus ou moins dans toute la France et jusqu'aux environs de Paris, et qui sont principalement fournies par les T. melanosporum et brumale. Les spores sont échinées et jamais réticulées. Ce sont les Truffes d'hiver par excellence.
Peu de végétaux ont donné naissance à autant de fables ou de légendes : mouche truffière, chênes truffiers, etc.
Il nous est impossible d'insister ici sur la biologie de la T., sa culture, son parasitisme réel ou supposé, sa récolte. On trouvera à ce sujet des renseignements du plus haut intérêt dans les traités spéciaux du D»" Ferry de la Bellonne et de M. Chatin. En ce qui concerne le commerce de la Truffe, sa provenance et même son utilisation dans la cuisine, l'ouvrage de M. Chatin ne laisse rien à désirer.
En Algérie et en Tunisie, la T. proprement