VENTS
couche ou de préférence en automne et hiverner sons chftssis. J. G.
Ventilation des serres. Voir Serrfts.
VENIMEUX (Animaux). Un grand nombre d'animaux sont V. pour leur proie habituelle, mais le nombre de ceux qui, dans notre pays, sont V jpour Thomme est très restreint. La Vipère,\e Scarpi(m^VAbeille,\9k Ouêpe (voir Ces mots), sont ceux que Thomme doit le plus redouter. Quant aux Araignées, leur morsure, qui est très rare, est moins douloureuse que celle du Cousin etsurtoutdui^oiifet (voir ces mots) Le venin que l'on attribue à la Salamandre et qui est lecrété par la peau, existe réélit, mais il ne peut produire d'effet que si Ton manie cet animal avec des mains ayant dei plaies ou des coupures. Aucun Mammifère n'eit V., k moins qu'il ne soit atteint de la Bage. D*- Trt
VENTS. Courants aériens produits par des différences de densité dans l'atmosphère de régions voisines. Qu'une tég. du globe se trouve fortemt. échauffée, les eouchei d'air proches du sol deviennent moins denses et s'élèvent; elles sont aussitôt remplacées nar de l'air plus froid venant du voisinage; de là, un vent soufflant de la rég. froide vers la rég. chaude. Que, d'autre part, une certaine quantité de vapeur d'eau se condense sur un point déterminé, il en résulte un vide qui détermine un appel d'air : seconde cause de V. Diverses autres circonstances générales ou locales interviennent encore pour la production des V. La nature de ceux-ci, leur direction ordinaire, leur intensité,leur fréquence, ont, sur les climats, et par suite sur la végét., une influence facile à comprendre. C'est pourquoi les observations météorologiques tiennent compte de ces particularités.
La direction du V. se constate au moyen de Girouettes ; mais souvent les couches super, subissent une direction autre que les couches infér.; aussi convient-il d'observer en même temps la direction des nuages.
Quant & la vitesse, elle s'énonce en mètres, par seconde, et se mesure au moyen d'appareils spéciaux dits animographes ou anémomètres. Faute de ces instruments, on évalue, avec une exactitude suffisante, la vitesse et l'intensité des V. au moyen des notations suivantes (de 0 à 6), conseillées par le Bureau Central météorologique: 0, calme; la fumée s'élève verticalt. ou à peu près ; les files des arbres sont immobiles. — 1, V. faible. Sensible aux mains et à la figure; fait remuer un drapeau; agite les petites feuilles.
— 2, V. modéré. Fait fiotter un drapeau; agite les feuilles et les petites branches des arbres.
— 3, V. assez fort. Agite les grosses branches des arbres. — 4, V. fort Agite les plus grosses branches et les troncs de petit diamètre. — ô. V. violent. Secoue tous les arbres, brise les branches et les troncs de petite dimension. — 6. Ouragan. Renverse les cheminées, enlève les toits des maisons, déracine les arbres. — Dans les ouragans^ la vitesse du vent s'élève à 36-4Ô m. par seconde; dans les tempêtes^ elle est de 20-25 m.
— Grâce aux progrès de la météorologie moderne, aidée par le télégraphe, la marche des tempêtes est maintenant presque toujours prévue et annoncée assez à l'avance pour qoe les
populations intéressées puissent prendre les précautions nécessaires.
Suivant qu'ils soufflent d'une direction ou d'une autre, les V. sont, pour un pays déterminé, secs ou humides, froids ou chauds; cela est d'ailleurs variable avec les localités. On sait que, pour certaines contrées, tel V. «amène» la pluie, et tel autre le beau temps.
Les V. secs abaissent la tempérât en favorisant une abondante évaporation ; tels sont les hftles de printemps. Les V. violents sont nuisibles aux cuit, fruitières, en faisant tomber les récoltes, en rompant les branches, en inclinant les tiges, etc. S'ils soufflent fréquemment d'une direction déterminée, ils peuvent être un obstacle réel pour certaines productions, et nécessiter des précautions spéciales dans le choix des situations par rapport aux arbres naturels, on obliger à des plantations en rideaux pour brise vents. Dans le voisinage de la mer. les V.
Fiff. 928. - MOLÈNB POURPRB. VbRBASCUM GBUM L.
soufflant du large contrarient la végétation arborescente et, en amenant de l'air salé, empêchent le développt de nombre de pi. ; ils déterminent, chez les arbres, un port penché. Dans la vallée du Rhône, le mistrcd, V. périodique et violent, ne permet la cuit, de certaines pi. qu'A la condition d'être protégées par des brise- vent ou des reliefs du sol.
Dans les rég. équatoriales, les V. alises eiïeê moussons, qui soufflent régulièrt., pendant de longs mois, dans une direction, puis dans la direction opposée, caractérisent certains climats, et infiuent grandement sur les productions végétales des pays soumis k leur action. Aussi doivent-ils être bien connus des cultivateors coloniaux de ces régions. L. H.