‹ Dictionnaire d'horticultureChapitre 319 sur 341 · V. speciosa R · texte numérisé non relu

V. speciosa R

Cunn. — Nlle.- Zélande. — Bois, Atl. PL. JARO. pi.

— Arbuste de 50 cm., à flles. coriaces, obovales, obtuses, duve teuses sur la face super.; fl. bleu

pourpre, en grappes denses de la long, des flles.

?. spicata L. — Europe. — Engl. Bot. 982 ; Fl. dan. 52. — Tiges simples, dressées, pubesc; fl. bleu foncé, en long épi serré, solit.

V. spuria L. (F. paniculata L.) — Europe. — Tiges de 50 cm ; flles. opposées ou ternées, lancéolées, crénelées, pétiolées; fl. bleues, en panicules.

On cultive encore de nombr. esp., telles que F. Traversa Hook.; virginica L. {Lepandra v,) ; saxatilis Jacq.; parviflora Vahl. ; fmtnoaa R. Br.; Teucrium L., var. prostrata, indigène, excellente pour bordures (Fig. 930)^ etc.

PI. de plein air ou de serre froide ; multiplication par division des pieds pour les premières, par boutures â froid, dans du sable et sous cloches, pour les secondes. On peut égalt. employer le semis. • P. H.

VERS. {Vermis.) Embranchement du Règne animal qui comprend les animaux annelés et dépourvus de membres articulés, tels que les

Annélides (Vers de terre, Sangsues, etc.). Il faut éviter de confondre avec ces animaux les larves des Insectes qui ont toujours des pattes au mojns rudimentaires, même quand ils ont toute l'apparence de vers (les larves des Diptères, par exemple). D»" Trt.

VERS DE TERRE. [Fig. 931.) Pour les naturalistes, ces animaux sont des Annélides de la sous-classe des Chétopodes et de l'ordre des OUgochèteSy constituant le genre Lombric {LumbHeus) Les esp. les plus communes en France sont le Lombric terrestre (L. ierrestris ou agricola) et le L. commaa {L, communis). Le premier peut atteindre 20 cm. de long et 1 cm. de diamètre; l'autre est plus petit, et vit dans le fumier, surtout pendant son jeune âge. — Darwin a mis en lumière le rôle des V. de terre dans la formation de la terre végétale ou humus. On peut dire que cette terre si fine, et d'où les plantes tirent leur nourriture, a traversé plusieurs fois le canal digestif des Lombrics sans rien perdre de ses qualités nutritives: elle y gagne, au contraire, par le travail de remaniement qui s'opère ainsi dans le sol ; en effet, les V. ramènent à la surface l'humus des

couches profondes et viceversa. Les Lombrics ne sortent de leurs terriers que la nuit; ils se nourrissent de feuilles tombées, de graisse de cadavre, etc., avalant en même temps la terre qui bouche leurs galeries, et dont ils se débarras-

Fig. 981.

Ver db terre. 1. Tour. 2. Coupe d'une tour avec ver ®®^^ ^ ^* surface en place. 3. Tortillon. du soi sous forme

de tortillons que tout le monde connaît. Darvvin a calculé que le travail des V. de terre forme annuellement à la surface du sol une couche de 3-5 mm., et comme ils attirent les feuilles tombées dans leur trou, non seulement pour s'en nourrir, mais encore pour tapisser leur galeries, on voit qu'ils jouent un rôle très actif dans ce qu'on peut appeler la voierie des jardins et la formation de l'humus végétal,

La trop grande humidité, comme la trop grande sècheresse,sont contraires aux Lombrics. Cette dernière les force à s'enfoncer dans les couches profondes du sol, où la terre reste meuble. L'humidité persistante, imbibant les mêmes couches, les force à venir à la surface : c'est alors qu'ils déposent leurs déjections d'une façon régulière, de manière à construire des sortes de tours de 5-8 cm. de haut et de 2-3 cm. de diamètre, que l'on voit dans les allées et les plate-bandes, et qui sont percées d'un conduit intérieur dans lequel le V. monte pour se mettre

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