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HAIES VIVES

HALESIA.

Les espèces qui noas paraissent les meilleures pour la confection de haies défensives sont surtout les suivantes : PAubépine commune, Cratœgus Oxyacantha ; l'Aubépine de Virginie, Cratœçus Crus-goUi; le Prunellier, Prunus spinosa; ri^ine-vinette, Berberis vulgaris, etc., pour la région parisienne et le Nord de la France ; le Clavalier à épines planes, ZantTioxyîum planispinum ; TOranger des Osages, Macîura aurantt€u:a ; le Paliure, Faliurus actdeatus ; le Châlef d'Orient, Elœagnus orientàlis ; le Limonier à 3 feuilles, Citrua triptera, etc., dans la région de l'Ouest et du Sud-Ouest; le Houx commun, i^ca; Aquifoiium, et le Juniperus communia^ deux espèces à feuillage persistant, dans les terrains siliceux un peu frais.

Haies protectrices. — Ces sortes de haies, appelées aussi brtse-vent^ abris^ servent à protéger les jeunes plantes ou les plantes délicates contre les rayons du soleil, le froid ou les vents violents. Elles rendent de grands services aux horticulteurs-pépiniéristes et s'établissent d'après les mêmes principes que les précédentes, avec cette différence cependant, que la plantation se fait sur un seul rang et qu'on ne leur donne que 30 à 40 cm. d'épaisseur. Leur hauteur peut aller jusqu'à. 3 m. ôO ; on les distance d'au moins une fois leur élévation et on les dirige autant que possible de l'Est à l'Ouest.

Les espèces à préconiser pour cet usage doivent être rustiques, à feuillage dense et persistant; les meilleures sont le Thuya d'Orient, Biota orientons ; le Buis, Buxus senipervirens ; les Thuya du Canada et de Lobb, Thuya occidentalis et Lobhii\ le Genévrier de Virginie, Juniperus virginiana, et l'If, Taxus baccata. Les Cyprès et beaucoup d'autres Conifères plus délicates, pourraient, dans les régions du Sud ou du Sud-Ouest et dans des sols appropriés à leur nature, remplacer avec avantage les espèces précédentes.

Haies omemeatales. — Elles ont surtout pour objet de séparer les diverses parties d'un même jardin, le potagej, par ex., de la partie paysagère, etc. Elles s'établissent absolument de la même manière que les Jiaies défensives, mais on leur donne moins de hauteur et d'épaisseur. Suivant les climats et les terrains, les végétaux employés pour cette destination sont : l'If, le Charme, le Lilas, le Fusain du Japon et ses variétés, le Laurier-cerise, le Laurier du Portugal, etc. Ch. Gr.

Éatnbuehe. Nom allemand des Charmes (Carpinus:.

HAKEA Schrad. (Protéacées.) Arbres, rarement arbrisseaux, à nies, alternes, très diverses de formes, coriaces, rigides, arrondies ou planes, entières ou dentées ou diversement disséquées ; fleurs organisées comme celles des GrevilUa, mais disposées en fascicules axillaires, au lieu d'être en épis terminaux ; graines en forme de samare, avec une longue aile terminale.

Environ 95 espèces, toutes d'Australie; quelques-unes ont été autrefois très cultivées et recherchées, notamment :

H, eucnllata R. Br., Bot. 3Iao. 4528 ; Lem. Jard. Fl. 45; rameaux très velus, ferrugineux ;

Aies, cordées ou réniformes cordées, un peu ondulées, denticulées, distinctement réticulées, coriaces, sessiles, concaves; fl. rose vif, très belles, en fascicules axillaires; H. dactyloides Cav. [Conchium dactyloides Vent), Vent. Malm. 110; Bot. Mao. 3760; Cav. le. 535; flles. obovales oblongues, s'atténuant à la base en pétiole, entières, triplinerves, veinées; rameaux anguleux ; fleurs blanches ; H. ferruginea Sweet, Bot. Mag. 3244 ; Lodd. Bot. Cad. 1501 ; SwEhT. AusTR. 45; flles. ovales acuminées, sessiles, entières ; rameaux et jeunes bourgeons ferrugineux; fl. blanches; H. florida R. Br., Bot. Mag 2579; flles. étroites lancéolées, épineuses-dentées, ponctuées, à bords très scabres ; rameaux pubescents ; fl. très abondantes, blanches ; H. microcarpa B Br., Lodd. Bot. Car. 219 ; Bot. Reg. t 475 ; H. myrtoides Meisn., Bot. Mag. 4643 ; Lem. Jard. Fl. 3, t. 272; flles. courtes, obovales oblongues, mucronées coriaces, sessiles, uninervées; nervure poilue ; rameaux pubérulents ; fleurs rose violacé, jaune orangé au sommet; H. pectinata Dum. Cours, voir H. suaveoîens-, H. pugioniformis Cav., le. 533; à flles. toutes filiformes, indivises, glabres ; H. saligna R Br. {Embothrium salignum Andr), Vent. Hort. Cels. t. 8 ; Andr. Bot. Rep. t. 215 ; flles. entières, apiouculées au sommet, très longues (10-12 cm.), lancéolées, atténuées un peu à la base; fl. blanches ; H. scoparia Meisn., Bot. Mag. 4644 ; flles. allongées, filiformes et arrondies, acuminées mucronées, à 5 côtes velues, dilatées vers la base; fleurs en capitules, jaune pâle; H. suaveoîens R. Br. (H. pectinata J)\im. Cours); grand arbre à rameaux pubescents dans lejeune âge, glabre, ainsi que les feuilles, à l'état adulte ; flles pectinées, à segments arrondis, rigides, terminés en pointe piquante, simples ou eux-mêmes pectines.

Plantes d'orangerie bien éclairée ; doivent être en sol très bien drainé; peu de chaleur l'hiver, peu d'eau, et un local sain ; les sortir dehors l'été, les pots enterrés dans une plate- bande; beaucoup d'eau pendant la végétation; au rempotage, qui se fait au printemps, dans un sol formé de terre franche, terre siliceuse et terreau de feuilles, ne pas trop déranger les racines, ni trop les enterrer Les Hakea sont de pleine terre dans la région méditerranéenne.

HALE. Action combinée du soleil et du vent, qui dessèche le sol en lui enlevant son humidité et qui fait faner les plantes.

HALESIA Linn. (Pterostyrax Sieb. et Zucc.) (Styracées.) Arbrisseaux de 3 à4 m. de hauteur, originaires de l'Amérique boréale et du Japon ; à feuilles grandes, obovales ou ovales, acuminées, denticulées, courtement pétiolées, alternes et caduques ; à fleurs blanches, fasciculées ou en grappes subcorymbiformes, latérales, infléchies et naissant de bourgeons aphylles, le long des ramules de l'année précédente, et à fruits secs ailés ou soyeux.

Trois espèces sont surtout répandues dans les cultures :

H. tetraptera Linn., Halésia à. 4 ailes. [Syn.: H. carolina L. ; H. parviflora Michx.] — Bot.

HALESU.

HALLERU.

Mao. t. 910. — Joli arbrisseau de 4 m. de hauteur, rustique, originaire de la Caroline, à. rameaux étalés et jeunes pousses pubescentes. Feuilles ovales ou elliptiques, denticulées, vert foncé et glabres en dessus, vert pâle et plus ou moins pubescentes en dessous. Fleurs fasciculées. Calice pubescent, à peine denté. Corolle infundibuliforme, à 4 lobes obovales, obtus, plus courts que le tube, presque dressés. Fruit en forme de noix, long de B cm., tétragone, à angles ailés, alternativement plus larges et plus étroits. H. diptera Linn., Halésie à 2 ailes. [Syn. : H, reticulata Buckl.] Arbrisseau originaire de la

Fijr. 458. — Haberlea rhodopexsis Frivald.

Pensylvanie, se distinguant du précédent par son port plus vigoureux et plus étalé; par ses fleurs en grappes subcorymbiformes, à corolle de 4 pétales distincts, insérée au disque; et par son fruit diptère.

H. hispida Mast., plus connu sous le nom de Pteroatyrax hispidum Sieb. et Zucc. — Flor. Jap I. 94 t. 47. — Arbrisseau vigoureux, originaire du Japon, remarquable par son feuillage ample, à nervation saillante; par ses fleurs en grappes légères, pendantes, subcorymbiformes, présentant les mêmes caractères que Tespèce précédente ; mais très distinct par le rachis et ses petits fruits hispides terminés par le style.

On signale encore les H. corymbosa Nicholson, du Japon, H. stenocarpa C. Xock, de l'Amérique boréale, comme rares dans les collections dendrologiques.

Culture. — Les Halesia réclament un sol siliceux, un peu frais et une situation pas trop insolée. On les multiplie surtout de graines et parle marcottage avec incision pratiqué en juillet. Les marcottes, généralement lentes à s'en-

raciner, ne le sont convenablement qu'au boat de 2 ans. Ils fructifient mieux en Touraine et en Anjou que sous le climat parisien. Par leur port, l'ampleur de leur feuillage et leurs fruits, ces arbrisseaux doivent être admis, isolés ou groupés, dans les sites agrestes des jardins paysagers. Ch. Gr.

Halimium. Voir Gistus.

HALIMODENDRON Fisch., Halimodendre; angl. : Scdttree; ail. : Salzstrauch. (Légumineuses- Galégées.) Genre formé d'un arbrisseau asiatique, dont les fleurs papilionacées donnent naissance & une gousse enflée en vessie ovoïde, dure, déprimée à la section séminifère.

Fig. 459. — Halimodexdrox argexteum DC.

H. argenteum DC. [Syn. : H. speciosum Carr. ; Caragana argentea Lmk n — Pall Fl. ross. t. 46; B. M. t. 1016; R H. 1876. {Fig, 459.) — Sibérie. — Buisson de 1 m. ôO à 2 m , à rameaux grêles, blanchâtres, armés d'épines pétiolaires et stipulaires. Feuilles à 1-2 paires de folioles, longuement obovales ou spatulées, soyeuses-argentées en dessous. Fleurs roses, assez grandes. Habite les déserts de la Sibérie méridionale de la Songarie. Très rustique, venant très bien sur les sols calcaires secs. Par ses fleurs rosées et ses feuilles satinées, il est d'un bel effet ornemental. On peut le planter dans les massifs d'arbustes ou en touffes isolées. A défaut de graines, on le multiplie par greffe sur les Caragana aîtagana et fruteseens. Floraison mai-juin. P. M.

HiLLERl L. (Scrophularinées.) Arbrisseaux glabres à. feuilles opposées, lisses et luisantes, entières ou dentées. Pédicelles souvent réunis en un pédoncule commun, rarement solitaires. Corolle rouge.

5 espèces d'Abyssinie. de Madagascar et de l'Afrique australe.

HALLEEIA.

HAMAMELIS.

H. elliptica L. — Cap. — Feuilles brièvemt. pétiolées* ovales elliptiques, en coin à la base et à dents aiguës Fleurs axillaires; calice à4 lobes. Corolle presque droite, à limbe peu oblique.

H. luclda L. — Bot. 3Iag. 1744. — Abyssinie et Afr. aastrale. — Feuilles pétiolées, ovales aiguës, serrées crénelées; calice à 3-5 lobes; corolle incurvée, à limbe oblique.

H ovata Bnth. — Cap. — Feuilles pétiolées, ovales crénelées, à base arrondie ou tronquée. Calice à 5 lobes; corolle presque droite à. limbe peu oblique. J. D.

HALORAGÉES. Famille de plantes Dicotylédones-Pol3pétales, voisine des Onagrariées, comprenant des arbrisseaux ou des plantes herbacées annuelles ou vivaces, aquatiques ou terrestres, à feuilles opposées, alternes ou verticillées. Fleurs généralement axillaires, soli-

Fig. 460. — HAMAMELIS VIRGINICA L.

taires ou agrégées en grappes paniculées ou en corymbes. Ces fleurs sont hermaphrodites ou unisexuées, petites, souvent incomplètes. Calice à tube adné à l'ovaire, à 2, 3 ou 4 lobes. Pétales 2, 4 ou nuls, concaves, valvaires. Etamines 2-8, rarement 1 ou 3, grandes, à filets courts. Ovaire ovoïde oblong, comprimé ou à 2-8 angles ou côtes, rarement 2-4-ailé, à 1-4, rarement 3 loges contenant chacune un ovule surmonté de 1-4 styles à stigmate papillenx ou plumeux. Fruit sec, indéhiscent ou drupacé. Graines albuminées.

HAMAMÉLIDÉES. Famille de plantes Dicotylédones-Polypétales, voisine des Saxifragées, comprenant des arbrisseaux et des arbres glabres ou pubescents, à. feuilles alternes, rarement opposées, pétiolées, caduques ou persistantes, stipulées. Fleurs unisexuées ou hermaphrodites, en grappes, en capitules ou en épis, régulières ou irrégulières, à périanthe simple ou double, quelquefois nul. Ëtamines 4 ou en nombre indéfini, périgynes, à anthères déhiscentes par des fentes ou des panneaux. Ovaire infère ou

demi-infère, rarement supère, formé de 2 carpelles souvent libres par le sommet, à deux loges contenant chacune un ou plusieurs ovules anatropes et pendants. Fruit capsulaire, ligneux. HAMAMELIS Lin. ; angl. : Witch-hazel (Hamamélidées.) Genre comprenant deux beaux arbrisseaux de rAmérique et du Japon, à feuilles alternes distiques, caduques, penninerves. Fleurs jaunes, naissant pendant Thiver de bourgeons défeuillés, hermaphrodites ou polygames. Calice 4-fide; pétales 4, linéaires; étamines 8, dont 4 fertiles; ovaire à 2 loges 2-ovulées. Fruit, capsule ligneuse à déhiscence locnlicide, à 2 valves. Graines 2 à 4, à tégument osseux. Maturité en été ou automne qui suivent la floraison.

Fig. 461. — Hahdenbergia monophylla Bnth.

H. japonica Sieb. et Zucc. [Syn. : H. arborea Mast.] — B. M. t. 6659; K. M. 1891. - Japon. — Voisin du H. virginica^ mais s'en distingue par ses dimensions plus grandes C'est souvent un petit arbre de 4-5 m. Fleurs aussi plus grandes et surtout remarquables par le contraste formé entre les lobes du calice, rouges, veloutés, et les pétales, jaunes, allongés en lanières. Les feuilles sont également plus grandes, à 7-9 paires de nervures. Il fleurit enfin plus tard, en février, toujours sur des rameaux défeuillés. Croît au Japon, dans les montagnes du Nippon et du Kiousou. Introduit en Angleterre en 1862 et en France en 1874 àl'arboretum de Segrez, où il a fleuri pour la première fois en 1885.

H. virginica Lin. [Syn.: H. androgyna Walt.] - Lmjc. Encycl. t. 88; B. C. t. 598; N. D. VU, t. 60; B. M. t. 6684. (Fig. 460,) — Amérique du Nord. — Arbrisseau de 2-3 m., & port de Noisetier. Bourgeons petits, pubérules. Feuilles obovales ou oblongues-obovales, 5-7 paires de nervures irrégulièrement crénelées, légèrement pubescentes en dessous. Fleurs en petits capitules

HAMAMELIS.

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