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II. Espèces de plein air

I. Balsamina L. [Syn. : Bahamina hortensis Desf] Balsamine, — Inde. — Annuelle. Tige dressée, succulente, rameuse, ne dépassant pas 50 cm. ; fleurs axillaires, très irrégulières, éperonnées, rouge vif dans le type de l'espèce, mais s'étant beaucoup modifiées par la culture, au point de devenir semi-doubles, ou doubles, ou pleines, ou régulières {B. Camelîia)^ et de coloris les plus variés, soit unicolores, soit striées ou panachées de blanc pur, blanc jaunâtre, rose, cramoisi, gris ardoisé, violet, etc. Plantes tantôt pyramidales, rameuses, tantôt naines et compactes, où toutes les variations indiquées dans la forme et la couleur des fleurs se retrouvent.

La Balsamine des jardins est une des plus jolies plantes annuelles, des plus riches en variétés, et des plus faciles à cultiver. Doit se trouver dans tous les jardins : en bordures, en plates-bandes, en massifs, en groupes isolés sur pelouses, en pots pour fenêtres et appartements, etc. Vient partout, pourvu que le sol soit de moyenne qualité, bien fumé d'engrais décomposé, paillé, et abondamment arrosé pendant l'été. Se déplante aisément; peut être tenue en pépinière jusqu'à floraison, et mise en place en motte avec un bon arrosage. Semer au printemps, avril-mai, sur couche, ou en pépinière abritée; repiquer en pépinière, et transplanter sur place pour obtenir plantes plus trapues et ayant plus de chevelu. Veiller à la récolte des graines: trop mûres, les capsules s'ouvrent avec élasticité et projettent les graines au loin; récolter ces capsules quand elles ont couleur vertjaunâtre. Les variétés doubles sont peu prolifiques, mais se maintiennent bien de graines.

I. glandnligera Royle. — Bois, Atl. pl. jard., pi. 63. — Inde. — Annuel. Plante rameuse, très vigoureuse, â pétioles glanduleux ; fleurs rouge violacé, en panicules corymblformes. A cultiver en pieds isolés dans les plates-bandes, sur les pelouses, etc., en terre substantielle, fraîche. Semer en avril, en pépinière ; se ressème fréquemment dans les plates-bandes. J. G.

INCANE. Couvert d'un duvet court, grisâtre.

INGARVILLEAJuss.(Bignoniacées-Técomées.) Genre très voisin des AmphiconUy s'en distinguant surtout par les graines, entourées d'une aile entière au lieu de porter des poils sur les côtes j plantes herbacées, bisannuelles ou vivaces.

10 espèces, de Chine, du Yunnan et du Thibet.

I. Delavayi Bur. et Franch. - R. H. 1893, pl. col. p. 544; Gartenfl. 1H94, pl. 1398; B. M. 7462. — Yunnan. — Introduit de graines au Muséum où elle a fleuri pour la l'^fois en 1892. Pl. vivace presque acaule, et souche cylindrique charnue; files, en rosette, vert foncé, glabres, pinnatipartites, à nombreux segn^ents alternes, décurrents et rapprochés ; hampes dressées, terminées par une grappe pauciflore de grandes fleurs en entonnoir, rose vif, rappelant la forme de celles du Tecotna radicana; plante très belle,

mais insuffisamment rustique en plein air; doit être hivemée sous châssis froid, ou en orangerie l'hiver, et tenue en repos de végétation.

L 01g» Bgl. — Gartenfl. 1880, pl.lOOl, p. 3. — [Syn. : I. Koopmanni] — Asie centrale, Turkestan. — Plante et souche vivace. & tiges annuelles dressées, hautes de 1 m. 20 à 1 m. ô^V ramifiées ; files, opposées, pennées ; fi. en panicules terminales, légères, de couleur rosa, en juin-juillet. Rustique; se conserve l'hiver sans abri dans le climat de Paris; ornement des plates-bandes ou des t>elouses. Multiplication par graines qui mûrissent bien à Paris, ou par éclat de souches.

I. sinensis Lamk. — E:«cycl. t. 527; Bur. Mo- NOQR. BiGN. t. 23. — Chine. — Bisannuel; tige dressée, rameuse, glabre; flles. alternes ou tripennées, à segments étroits; grandes fleurs rouges, en g^'&PP^ terminales. Semer en juinjuillet, en pépinière; repiquer en pots, hiverner sous châssis; mettre en place en pleine terre en mai, en bonne situation chaude, et dans un bon sol.

On peut encore citer: I. compacta Maxim.^ Gartenfl. 1882, pl. K'68, p. 1, de Chine, introduit de graines à St. Pétersbourg ; plante acaule, à feuilles pinnatiséquées, et hampe florale très courte, portant 8-10 gT'andes fleurs roses. J. G.

INCISÉ. A bords découpés en lobes étroits,, aigus et inégaux.

INCISION ANNULAIRE. — C'est ainsi que l'on désigne d'habitude l'enlèvement d'un anneau d'écorce à un arbre ; on devrait dire plutôt décortication annulaire. Les tissus enlevés comprennent, outre l'écorce proprement dite, le liber,, ce qui explique les effets de cette opération. Elle entrave le transport des matières plastiques les plus utiles, des substances albuminoldes et aussi des substances hydrocarbonées, qui se dirigent des feuilles vers les bourgeons en voie de croissance, les fleurs, les fruits et aussi vers les racines

Les effets de l'incision annulaire varient suivant l'endroit où elle a été pratiquée. Ainsi lorsque, au printemps, on détache un anneau d'écorce sous un bouton floral de Lilas commun qui va s'ouvrir, on empêche l'arrivée des matériaux de réserve ; la gfrappe florale reste petite et les fleurs sont peu colorées.

Au contraire, si l'on fait la même opération sur un rameau de Vigne au dessous delà grappe, on favorise le développement de celle-ci et la maturation a lieu huit ou dix jours plus tôt. Enfin, si c'est un arbre tout entier qui est soumis et la décortication, elle peut avoir des conséquences beaucoup plus importantes Si la blessure ne se cicatrise pas pendant l'été suivant,, toute la portion située au dessus de la plaie peut mourir d'inanition l'année suivante; il se forme une couronne de rameaux au bourrelet de cicatrisation inférieur (Marronnier).

Chez la plupart des arbres, la partie terminale continue à vivre longtemps, même si la cicatrisation n'a pas lieu; mais elle se couvre de boutons floraux. Aussi, c'est un moyen de faire produire les arbres fruitiers stériles. Ce fait s'explique par l'accumulation des produits de

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