‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 1016 sur 1136 · SCILLA · texte numérisé non relu

SCILLA

hampe de 25-30 em. Très grosse grappe corymbiforme, hémisphérique ; fl. bleues; anthères Jaunes. Var.: alba Hort, à fi. blanches. Boissier (Voyage bot. en Espagne) a changé le nom spécifique de cette pl., qui n’existe pas au Pérou.

| Fig. 802. — SCILLE DU PÉROU. SCILLA HEMISPHÆRICA

Boiss,

S. hyacinthoides L. — B. M. 1140. — Cana-

oïriers;, les larves pénètrent dans l'ovaire. | ries. — Flles. oblongues, presque planes. Très es fruits finissent par tomber. Le seul moyen | longue grappe de fi. bleues ; bractées très petites. edétruire ces insectes, estderamasser les fruits | S.italica L. — Bor. Mac. 663; Repour. Lis. attaqués et de Les brûler. P.Tn. | 304. — Suisse et Nord de l'Italie. — Flles. liné- ! SCILLA L. (Liliacées.) Bulbe tuniqué. Flles. | aires lancéolées, aiguës ; hampe de 25-30 cm.; adicales, linéaires oblongues. Tige florifère | grappe conique, serrée; fl. bleues, odorantes, 2 imple, sans files. F1. petites ou moyennes, en | bractées bleues à la base des pédoncules. rappes, sur des pédicelles articulés; grappes S nutans Smith. (Agraphis nutans Rechb.) — antôt allongées, floribondes, tantôt réduites à | Bor. Mac. 1185 et 1461. — Europe mérid. — -3 . Bractées petites. Périanthe persistant | Flles. linéaires aiguës, en gouttière, à sommet ngtemps ;,segments presque égaux, connivents, | recourbé ; fl. en grappe lâche, unilatérale, bleu une nervure, distincts ou à peine soudés à la | violet ou blanches, odorantes. ase et étalés, rart. périanthe un peu campa-| S. sibirica Andr. — BorT. Mac. 1025; FL. pes ulé; 6 étam. à filets filiformes ou aplatis à la | Serr. 1677; Bois, ATL. PL. Jar. 286.— Caucase. Vase. Ovaire à 3 loges. Graines obovoïdes ou | — Flles. dressées, linéaires, aiguës; une ou deux bglobul. — Env. 80 esp. d'Europe, Asie temp. | hampes grêles, portant 2-3 fl. penchées, bleu frique trop. et extratrop.. une esp. de Chine. améthyste. Fleurit en février-mars. S.bifolia L. — Masccer, ATLAS PL. FR. 316,A;| On cult aussi les esp. suivantes, plus nou- EDOUTÉ, Iuiac. 254. — Europe mérid. et velles: S. Adlami Baker, de Natal, fl. mauve Y-de Paris. — Deux files linéaires lancéolées, | pourpre; S. bipartita Salz., Maroc., fi. bleu porroulées en pointe au sommet; hampe de 10- | celaine ; S. humifusa Baker, Natal, fl. vert roucm: FI. bleues, devenant quelquef. blanches | geâtre; S. laxiflora Baker, Afrique Sud, fl. vertes, roses. Var. : Whitallii Baker, Taurus. F1. en filets pourpres ; S. Ledieni Engl., GrrL. 1889, appe dense. Au moment de la floraison, cette | t. 1294, Congo, fl. vertes, à tube purpurin;$. linr. à 3 et 4 files. développées. | gulata Poir., Grec. 1887, t. 1261, p.2-4 b, Algérie, S. campanulata Ait. (Agraphis campanulata | Maroc, fl. bleues, lilas. blanches; 5. (Ledebouria) hb.) — B. M. 435 et 1102. — Espagne. — | subsecunda Baker, Afriq. australe, fl. brun les-oblongues lancéolées, en gouttière: hampe | verdâtre, filets pourpre; S Ughii Tineo, Sicile, | 25-80 em. ; fl. bleu violacé, dressées ; bractées | fl. bleu pâle. S longues que le pédoncule. | La plupart des Seilles sont de pleine terre et ; hemisphærica Boiss. Scille du Pérou. (S. pe- | se cultivent comme les Jacinthes. na) (Fig. 802.) — Bot. Mac. 749. — Éu-| Les S. peruviana, Adlami et laxiflora sont e mérid. — Fles. lancéolées, larges, étalées; d'orangerie. Caïeux et graines.

SCINDAPSUS. —

SCINDAPSUS Schott. (Aroïdées.) PL grimpantes, robustes, à rameaux radicants. Files. ovales, oblongues, oblongues-lancéolées, acuminées, à nervures arquées; pétiole allongé, geniculé au sommet, à longue gaïîne. Spathe cymbiforme, épaisse, caduque ; spadice sessile. Inclus : Cuscuaria Schott. — 9 esp. de l’Asie et de l'Océanie.

S. caudatus Schott. [Syn.: Pothos caudata Roxb.] — [. du P. de Galles. — Longs rameaux aphylles, flagelliform., pendants. Files. ovales, cordées, entières ou pinnatif.

S. decursivus Schott. [Syn.: Pothos decursiva Roxb.; Monstera Schott.] — Silhet. — Tiges grimpantes ; files. longt. pétiolées, elliptiques, oblongues aiguës, légèrt. cordées, pinnées ou pinnatif ; segments linéaires, falciformes, cuspidés, à 3-5 nerv.

S. giganteus Schott. — I, du P. de Galles. — Tiges radicantes; files. longt. pétiolées, oblongues, cordées, entières; pétiole engaïnant à la base et plus long que le limbe.

S. glaucus Schott. [Syn.: Pothos glauca Wall.] — Népaul. — Files. longt. pétiolées, ovales, cordées, irrégult. pinnatiséq., lisses et vert foncé en dessus, glauques en dessous.

S. pietus Hassk. — Java. — Filles. ovales lancéol. obliques, aiguës, à base cordée, glauques et maculées de blanc en dessus.

Sèrre temp. et chaude. Ornemt. des murs et colonnes des serres.

SCION. Pousse de l’année.

SCIRPUS L. Genre de la fam. des Cypéracées comprenant des herbes qui croissent dans les lieux marécageux, à tiges cylindriques ou trigones et à fl. disposées en épi simple ou en épillets groupés en capitule ou en fausse panicule.

Le $S. lacustris L. est quelquefois cultivé dans les grands bassins et sur le bord des eaux; une var. à tiges zébrées est surtout recherchée; elle a été introduite dans les jardins sous le nom de Juncus zebrinus; on la désigne aussi sous celui de Scirpus Tabernæmontani Gmel., variegata. Le S. Tabernæmontani n’est qu'une forme mal caractérisée du S#. lacustris. PI. très rustique. Multiplication par division des souches.

Le S. cernuus Vahl., des régions trop., est une pl. ornementale de serre chaude, désignée sous le nom d’Isolepis gracilis Hort. (Voir ATL. PL. DE JARDINS, pl. 807.) (Voir Isolepis.)

SCITAMINÉES. (Monocotylédones). Famille comprenant des pl. à fl. irrégulières et à ovaire infère; à pièces extér. du périanthe sépaloïdes, à pièces internes pétaloïdes; à étamines au nombre de 1-6, souvent en partie stériles ou pétaloïdes (staminodes). Dans le plus grand nombre des genres (les Musées exceptées), on ne trouve qu une étam. fertile et les étam. stériles sont changées en expansions pétaloïdes qui se soudent parfois entre-elles pour produire une pièce ordinairt. plus grande que les autres, nommée labelle. L’ovaire est trilocul. ou unilocul., à loges uni- ou multicvulées. — 4 tribus: Zingiberées, Marantées, Cannées, Musées.

Sclarée. Nom français du Salvia Sclarea.

SCLEROTE. Terme dérivé du grec scleros, dur; indique un organe de conservation d’un certain nombre de Champignons qui persiste à l’état de

— SCOLOPENDRIUM. ë vie latente pendant lamauvaise saison, ou quand les conditions extérieures sont défavorables ; ils reprennent une végétation active au retour de conditions meilleures et produisent des organes de fructific. variés suiv. les esp. Les S. sont le plus souvent noirs, munis d’une croûte épaisse et constitués, à l'intérieur, de fila- . ments de mycélium enchevêtrés qui accumulent \ tantôt dans leur contenu. tantôt dans leurs parois, des réserves nutritives pour le développement ultérieur du Champignon. | L'Ergot de Seigle est le S. du Claviceps purpurea (voir ce mot) On peut encore citer les S. des Sclerotinia. D‘ D: SCLEROTINIA. Groupe de Pezizes (voir ce mot) dont le mycélium s’agence à un moment donné en Sclérote, duquel naissent des fructifica- M tions ascospores pédicellées, en forme de coupes. Ces Champignons sont le plus souvent parasites ! sur les végétaux vivants. Principales esp.:!

S. tuberosa, s. racines de l’Anémone Sylvie.

S. sclerotiorum, sur nombreuses pl. de culture: Carottes, Haricots, Topinambours. | S. trifolii, au collet du Trèfle, du Sainfoin, du: Fenu-grec, etc. Dr D SCOBIFORME. Qui ressemble à de la sciure de bois ou à de la limaille (scobs, en latin).

SCOLIE. Les S. sont des Insectes-Hyménoptères au corps gros et velu, vivant en parasites! aux dépens des larves des gros Scarabées. Ce sont de précieux auxiliaires. | La S. des jardins, Scolia flavifrons Fab. ou. hortorum Fab., est un magnifique animal de couleur noire avec des taches jaunes sur le ventre! l’'écusson et les côtés des 2° et 3° segments à ailes enfumées à reflets violets. La larve est. parasite de celle de l’Oryctes nasicornis. P.Tn. |

Fig. 803 — SCOLOPENDRE,

SCOLOPENDRE. (Fig. 803.) Genre de Myri podes (voir ce mot) que l’on a restreint à grandes espèces presque toutes étrangères, notre pays. Il est caractérisé par la présen. d’une seule paire de pattes à chaque annee, La S. cingulée est la seule esp. qui s’aWaih jusque dans le Midi de la France. Sa mors} ne peut produire qu’une inflammation localeh peu de durée. Les grandes espèces des pa chauds sont beaucoup plus dangereuses, pall venin qu'elles versent dans la plaie faites | leurs mandibules. | D'T

SCOLOPENDRIUM Sm. (Fougères, Polypo0). cées). PI. à frondes simples, portant des 50

SCOLOPENDRIUM.

recouverts par une indusie membraneuse, qui se fend bientôt en deux parties bordant les sores de chaque côté.

S. vulgare Sm. (Fig. 804.) — MascLer, ATL. PL. Fe. pl. 397 B. — Zone tempérée. — Rhizome court,rampant, fibrilleux. Frondes assez larges, ligulées-lancéolées, d’un beau vert, coriaces, à base cordiforme, à stipe court, écailleux; sores

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Fig. 804. — SCOLOP£NDRIUM VULGARE Sm.

| grands, longs, ordinairt. nombreux, rapprochés en une série oblique de chaque côté de la nerture médiane. Plein air et serre tempérée. On ultive plusieurs var. de cette belle Fougère : eratum, fronde à bords déchiquetés, étalés ; Kcrocladon, fronde multilobée au sommet; cres- -Jum, fronde à bords déchiquetés, crispés-onulés; ramosum, fronde à stipe ramifié, dont aque rameau se termine en une autre fronde bords ondulés. . R.

SCOLYME (Scolymus hispanicus L.) Composéeslichoracées.) PL. annuelle, indigène (Côte Ouest la France); tiges très rameuses, 60-80 cm. de ut; flles. sessiles, décurrentes, très épineuses, pnnant à la plante l'aspect d'un Chardon ; fi. en ‘pitules sessiles, réunis par 2 ou 3, à fleurons une vif, constitués comme ceux des Chicorées ; haines aplatis, jaunâtres, entourés d’un pendice scarieux blanchâtre. PI. alimentaire T Sa racine, blanche, pivotante, au même titre e les Salsifis et les Scorsonères.

Semer du 20 juin au 15 juillet, en lignes acées de 20 cm.; tenir Le semis frais; éclaircir laissant les plants à 10 em. ; biner et arroser ; peut récolter dès novembre ; il n’occupe donc

SCOLYTES.

Pour plus de détails, voir Parzc. er Bots, Por. D'UN Cur., éd. 3, p. 555 et Sipru. FL. Gr. t. 895, coloriée et botaniques. J. G.

SCOLYTES. Fam. de Coléoptères très nombreuse en esp. nuisibles aux arbres, pénétrant, soit dans la partie interne de l’écorce, soit dans le bois du tronc et même dans les plus minces rameaux. Ce sont des Insectes de petite taille et de couleur le plus souv. uniforme, noire, ferrugineuse, rart. testacée. Le corselet est très convexe en avant et couvert de fines aspérités ; les élytres, à stries plus ou moins distinctes, sont tronqués et impressionnés, avec quelques dents à l'extrémité. Le corps est de forme allongée et plus ou moins cylindrique.

Les femelles, aidées parfois des mâles, creusent une galerie dans laquelle sont déposés les œufs. Les larves, aveugles, apodes, courbées en arc, creusent chacune une galerie perpendicul. à la première et s'élargissant à mesure que le constructeur grossit. Parvenue à son entier développt., cette larve s’entoure de poudre de bois agglutinée et se tranforme en nymphe. Les dégâts, dans certaines années, peuvent constituer un véritable fléau. Les forestiers sont divisés au sujet de l'attaque des arbres par les $S.: les uns admettent qu’ils choisissent les arbres sains et sont la cause directe de leur mort; d’autres, que c’est aux arbres déjà malades ou peu vigoureux qu'ils donnentleur préférence; d’autres, enfin, que les S. adultes seuls attaquent les arbres vigoureux, les affaiblissent, et que les larves ne construisent leurs galeries que plusieurs années après.

Les moyens destructifs consistent à abattre, dès le principe, tout arbre attaqué, de l’écorcer, et de carboniser ceux que l’on ne peut enlever immédiatemt.On emploie égalt.des arbres-pièges destinés à recevoir la majorité des pontes. Si l’on admet l’opinion que les arbres vigoureux ne sont pas attaqués, le meilleur moyen est d'entretenir cette vigueur en apportant beaucoup de soin à la plantation et ensuite en labourant et en arrosant avec les engrais liquides.

Les principaux genres sont: Scolytes Geoff., Hylurgus Lat., Hylesinus Fab., Tomicus Lait.

Les insectes du genre Scolyte n’attaquent pas les bois résineux. Le S. destructor Oliv. et Le S. multistriatus Marsh. attaquent le tronc de l'Orme; le S. ulmi Redt. et le S. pygmæus Herbst, les branches. Le dernier nuit aussi au Chêne. Les arbres peuvent être sillonnés d’un véritable lacis de galeries interrompant la cireul. de la sève.

Les Hylurgus sont très nuisibles aux Coni-

fères. L’H. piniperda Linn., long de 5 mm.

noirâtre, avec élytres souvent ferrugineux, vit sur les Pins. Les adultes perforent les écorces

des arbres abattus ou malades et les larves con-

tinuent leur œuvre. A l’état adulte, ils déterminent aussi la mort des Jeunes pousses, en y creusant un canal en long.

Les Hylesinus s'attaquent à divers arbres.

Le Frêne, le Lilas et l’Olivier ont leurs branches rongées par A. oleiperda Fab. Le Frêne est attaqué par deux autres espèces, A. fraxini Fab. et crenatus Fab., qui dessinent sous l'écorce des galeries de ponte, transversales et en accolade avec des galeries de larves, longitudin.

errain que 3 mois; son défaut est d’avoir,

is le centre de la racine, une partie ligneuse,

il faut enlever après la cuisson à l’eau de sel. n Espagne, on consomme les pétioles et les

es moyennes des files., ainsi que les rosettes files. jeunes.

SCOLYTES.

SCUTELLARIA.

Les Tomicus s'attaquent principalt.aux arbres | un petit nombre de pl. ligneuses, à files. alternes,

résineux. Le T'. typographus Linn., long de 3 mm., est spécial aux Sapins. C’est à la partie supér. de la tige qu'il cause ses ravages. Des forêts entières ont péri du fait de ses déprédations. Le T'.stenographus Duft., un peu plus grand, attaque les Pins; 7. Laricis Fab.,les Melèzes; T. villosus Fab., les Chênes; 7. dispar, les Châtaigniers, les Marronniers, les Robiniers. PE SCORPION. Le S. commun (Euscorpius flavicandis), Arachnide du Sud de la France, de 3-4 cm. de long, est armé d’un aiguillon caudal venimeux, dont l’animal se sert pour paralyser sa proie. Sa piqûre n’est pas plus dangereuse pour l’homme que celle d’une abeille. Le S. italien (Æ. italicus) est un peu plus grand, il se trouve à Nice. Le $S. des Carpathes (Æ. carpathicus), plus petit, s’avance jusque dans la France orientale, et le S. de Fanzago (Æ. Fanzagoi),

très voisin du précédent, se trouve dans les |

Pyrénées orientales. Le S. Européen (Buthus europæus) est plus grand (8 em. de long). On le trouve dans le Sud de la France. Sa piqûre est plus grave, mais l’inflammation est locale et dure rarement plus de 7-8 jours. DT:

SCORPIURUS L. (Légumineuses.) Tiges cou-

chées, presquerampantes; files. simples, entières. FI. jaunes, sur des pédoncules axill. et solit. ou en ombelles penchées. Gousse presque arrondie, enroulée en crosse, profondt. sillonnée ; côtes souv. tubercul., indéhiscentes, articulées. — 6 esp., env. d'Europe austr., Afr bor. et Asie occid.

On cultive, autant à titre de curiosité que dans le but de causer des surprises d’un goût douteux, à cause de la forme des gousses, imitant des chenilles, les S. muricatus L., à gousse moyenne, sillonnée, hérissée de pointes aiguës et crochues; S. subvillosus L., gousse petite, à face dorsale, présentant 4 rangs de crêtes garnies de pointes raides, aiguës et crochues; S. sulcatus L., gousse à articles profondt. séparés, présentant sur la face dorsale 6 sillons lisses, séparés par des crêtes hérissées d’aspérités ; S. vermiculatus L., grosse gousse, fortemt. sillonnée, garnie de tubercules pédicellés. Ces 4 esp. sont indigènes et annuelles. Semer en place en avril-mai. AC

SCORSONÈRE ; angl.: Common Viper’s grass ; all.: Schwarzwurzel, Scorzonera hispanica L.

(Composées-Chicoracées.) Vulg.: Salsifis noir.— Indigène, France mérid. Cultivé et utilisé comme le Salsifis, dont il se distingue par la couleur de la racine, qui est noire, les files. plus larges, la tige cotonneuse à la base, les fl. jaune vif, les achaines blancs, sans bec.

Il a sur le Salsifis l'avantage de monter moins vite à fleur; les racines des pieds qui ont fleuri peuvent être encore utilisées ; on ne récolte ordinairement que l’automne de l’année qui suit celle du semis ; les racines sont plus grosses que celles du Salsifis. JC

Scorzonera. Voir Scorsonère.

Scotch Pine. Nom anglais du Pinus sylvestris.

Screw Pine. Nom anglais des Pandanus.

SGROBICULEÉ.Qui estcreuséde petites fossettes.

SCROPHULARINÉES. (Dicotylédones-Gamopétales.) Famillecomprenant des pl.herbacées, et

opposées ou verticillées ; à corolle plus ou moins -

irrégulière, souvent à deux lèvres; à androcée quelquef. réduit à 2 étam. fertiles ; le plus généralt formé de 4 étamines didynames, avec la 5e (la postérieure) très réduite ou tout-à-fait avortée. L'ovaire est supère; il est formé de 2 carpelles soudés et est biloculaire, à loges généralt. multiovulées. Le fruit est une capsule, rart. une baie. Les graines sont albuminées. — 12 tribus: Leucophyllées, Aptosimées, Verbascées, Calcéolariées, Hémiméridées, Antirrhinées, Chelo-

nées, Manuléiées, Gratiolées, Digitalées, Gérar-

diées, Euphrasiées.

Fig. 805. — SCUTELLARIA ALPINA L.

SGUTELLARIA L. (Labiées.) PL. vivaces, her-\ bacées ou suffrutesc. ; fl. à calice bilabié, à tube court et à lèvres entières, conniventes après la floraison, la supér. appendiculée sur le dos, ca, duque à la maturité; corolle à lèvre supér. con:, cave, bidentée à sa base, l’infér. indivise) graines ovoïdes ou arrondies. — Env. 100 esp. des rég. montagn., temp. et trop. du globe.

S. alpina L. (Fig. 805.) Correv. FL. coL- D, monr. 113. — Rég. montagn de l'Europe mérid, — Pl.traînante, à souche frutesc.; tiges de 19-24) em., couchées ou ascendantes ; files. caulinaires. ovales-tronquées, crénelées, d’un vert mat; Î) grandes, bleues, en grappes courtes. Maïjuil On en cultive une var. à fl. blanches et une autr, à fl rougeâtres. PI. excellente pour la rocaillt utilisée fréquem. comme bordure. S'accommod de tous sols sains et demande le soleil. |

On cultive en outre les esp. suivantes, beal coup plus développées et formant souvent 0 grandes touffes ; ce sont toutes de bonnes pl W vaces pour la plate-bande :

S. coccinea H. et B., de l'Amérique central à fleurs rouge vif; pl. de serre; japonica DCI | pl. de serre; incarnata Vent., de l’Amérd},

ee

SCUTELLARIA. = 1008 — SÉCATEUR.

centrale, à fl. rouges, pl. deserre; Zupulina Bnth., Scyphanthus. Voir Grammatocarpus. de Sibérie,ffl jaunes; macrantha Fisch., de Si-| Sea Buckthorn. N. angl. de l'Hippophae bérie, belle pl. vivace, à grandes fl. bleu d'azur; | rhamnoides. orientalis L., à fl. jaunes; pallida Bieb., du Cau-| Seaforthia. Voir Archontophænix. Pinanga, case ; peregrina L., d'Asie et de l’Europe orient., Ptychosperma, Rhopalostylis. . fl. bleu et blanc; splendens Lk. et Ot , de Mexico,| Sea Kale. Nom anglais du Crambe maritima. pl. de serre, à belles fl. écarlates ; enfin, Tour- Seal-Flower Nom anglais du Dicentra spectanefortii Benth., de Perse. | bulis.

Multiplic. par éclats ou semis. | 5 PE 53 SCUTIGARIA Lindley (Orchidées-Vandées.) | (de Scutia, fouet, allusion à la forme des feuilles.) | Genre très voisin du g. Maxillaria, dont il se distingue surtout par la forme des files., qui sont cylindriques, de la grosseur d’un crayon et souvent longues de près de 1 m. dans le S.. Steelii. — 2 esp., très voisines l’une de l’autre. S. Hadwenii Bentham. — B. M t. 4629; FL. s.

t. 731. — Flles. courtes. — Rio de Janeiro.

S. Steelii Lindley. — B. R. t. 1986; OrcH. ALB. | | &. 55. — Larges fl. jaune pâle, maculées de mar- | | ron; labelle jaune plus clair, veiné et taché de. même couleur. FIles. très longues. — Guyane.

Les S. vivent bien sur une bûche ou un panier, attachés latéralt. et les files. pendantes, avec une simple pincée de sphagnum au pied.

S. Hadwenir en pleine lumière, très aéré, avec les Cattleya et Laælia mexicains; S. Steelii à la lumière, sans soleil, avec les plantes de serre chaude. Ach. F.

Fig. 807. — SEDUM PULCHELLLUM Michx.

Sea Pink. Nom anglais de l’Armeria maritima.

Sea Thrift. Nom anglais du Statice Limontium. Secale cereale. Nom latin du Seigle.

SÉCATEUR. (Fig. 808.) Instrument tranchant composé de 2 piècesd’acier qui fonctionnent à la manière des lames de ciseaux; il sert à la taille des arbres et arbustes fruitiers et d’ornement et à diverses opérations arboricoles et viticoles. Les 2 branches du $ sont articulées sur un axe situé aux deux tiers environ de leur lon-

\ | Fig. 808. — Sécaleur.

LT SR eueur. Leur partie la plus longue forme poignée ;

les deux pièces en sont semblables et portent

SCUTIGÈRE. (Fig. 806.) Myriapode du groupe un ressort qui les écarte dès que la main cesse - (des Scolopendres (voir ce mot). désigné aussi sous | de les presser; elles sont aussi pourvues d’un lemnom latin de Cermatia, et remarquable par | système de fermeture qui les tient rapprochées la longueur de ses pattes qui l'ont fait nommer | quand l'outil ne sert pas. Au-dessus de l’axe, WMhlle-patte araignée (Scutigera araneoides). C’est c'est-à-dire dans leur tiers supérieur, les deux jun animal de 2-3 em. de long, dont la morsure branches sont dissemblables : l’une se termine lest réputée venimeuse, mais ne peut être dan- par une lame solide, courte, cintrée, bien tranereuse, étant donné sa petite taille. Ce Myria- chante; l’autre par une sorte de croissant épais, ode, nocturne se trouve rar. en contact avec | dit erochet, contre lequel la lame glisse à frotte- ‘homme. Ses mœurs sont insectivores. Dr T. | ment. L'objet à couper est pris entre le crochet

SÉCATEUR. — et la lame; en rapprochant les poignées, il se trouve serré et tranché.

Le $. a presque complètement supplanté la Serpette, autrefois employée exclusivement pour la taille ; il fournit un travail beaucoup plus rapide et plus commode, et a en outre l'avantage de ue pas ébranler les branches, ce qui est important pour la taille du Pêcher, lors de laqueile les secousses brusques peuvent provoquer la chute des fleurs. On lui reproche de donner des plaies moins nettes que la Serpette, et de produire, sur l’un des côtés, un écrasement causé par la pression du croissant: cet inconvénient est bien moindre avec un outil de bonne qualité, surtout si l’on à soin, en coupant, de tenir toujours le croissant en dessus, de manière à ce qu'il appuie principalement sur la partie détachée. Pour la taille des prolongements, dans les arbres fruit., la Serpette est préférable.

On a imaginé, pour tailler les branches élevées. un $. spécial, monté au bout d’une perche,connu sous le nom d’échenilloir (v.ce mot). LE

SECHIUM edule Swartz. PI. de la famille des Cucurbitacées, connue sous le nom de Chayote, Christophine, Chouchoute, etc. Elle est originaire du Mexique. On la cultive dans les pays chauds pour son fruit, en forme de poire, mesurant de 10-15 cm. de long, qui constitue un légume sain et agréable. La Chayote prospère en Algérie; c’est une pl. à souche vivace, à longues tiges, que l’on peut faire grimper sur des treillages ou qu’on laisse s'étendre sur le sol, comme celles des Courges ordinaires. Le fruit ne renferme qu'une seule graine et doit être mis entier dans le sol lorsqu'on veut reproduire la pl. par le semis, Voir Paizz. ET Bois, Le Potager d'un Curieux, 3° éd., p. 82.

SECURINEGA Juss. (Euphorbiacées.) Arbres ou arbriss. à fl. dioïques, parfois monoïques ; files. petites, alternes, entières. FI. £ pentamères, 9-andres ; fl. $ à 83 loges biovulées; style à 3 branches bifides. (Inclus : Colmeiroa Reut.; Geblera Fisch. et Mey.) 8 esp. des rég. trop., 1 de la rég. médit PI. peu ornement.; l’une des plus intéress., S. buxifolia Muell. [Syn.: Rhamnus buxifolius Brot-Poir.]|, du bord des torrents de la Pénfhs. ibérique etdu N. de l’Afr., pourrait être utilisée dans le Midi pour la consolidation des talus. des berges, etc., à cause de sa végétation traçante. Terrain frais, division des souches.

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