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TAUPE

autres conduisent à l’eau la plus proche, et servent à toutes les taupes d’un même canton.

La T. n’est réellement solitaire que lorsqu'elle creuse une galerie nouvelle à la recherche desa nourriture, et lorsqu'elle se repose dans son

| donjon. Elle ne creuse qu’à heure fixe, au lever et au coucher du soleil, puis vers 9 h. du matin | et à midi, jamais la nuit.

C'est surtout dans les prairies d’alluvions, au bord des rivières, que la T. abonde. Dans un | terrain sablonneux elle fouit avec une rapidité | surprenante, au point d'échapper presqu'à coup | sûr au chat ou au chien qui la lâche sans l'avoir | tuée. Dans ses galeries, elle court presqu'aussi vite qu’un cheval au trot.

|| D'après ses mœurs, on voit que la Taupe est L'un animal utile, si on considère exclusivt. les | services qu'elle rend en détruisant les vers et les insectes. Les galeries opèrent une sorte de drainage plutôt favorable aux prairies. Maïs on l'accuse de causer le dépérisst. des pl., en dénudant les racines dans ses couloirs.

Il faut tenir compte de ces deux côtés de la question, et se rappeler que la T.est l'Insectivore .le plus commun de notre pays. S'il est prudent de l'empêcher de se multiplier outre mesure, il ne faudrait pas tomber dans l’excès contraire Let chercher à l’exterminer complètement, sous peine de voir les vers blancs pulluler au grand détriment des récoltes. | La femelle met bas d'avril à juin et même en août, chaque portée étant de 3,5 et jusqu'à 7 petits, qui naissent nus et atteignent à cinq se- Imaines la moitié de la taille des adultes. Il est \douteux qu’il y ait deux portées par an.

| On prend les T. à l’aide de piéges à ressort, dont les taupiers se servent très adroitement en les plaçant dans les galeries fréquentées Hhabituellt. par ces animaux : la T'aupière de De- Wafaille et celle de Lecourt sont les plus connus We ces pièges. Lorsqu'une T., en train de creuser à fleur de terre, soulève Le sol d’unefacon visible, ilest assez facile de s’en emparer: on lui barre le passage de retour avec une bêche et on la fait sauter en creusant rapidt. avec une pioche. Un k on taupier peut facilt. prendre 40 ou 50 T. dans sa matinée. D'T.

Taupe-grillon. Voir Gourtilière.

TAUPINS. Insectes qui forment la famille des Ælatérides (Coléoptères). Ils ont le corps en rénéral allongé. plus ou moins aplati en dessus ; es élytres rétrécis en arrière. Mais ce qui les faractérise sutout, c'est la faculté, lorsqu'ils font tombés sur le dos, d’éxécuter un saut pour te remettre dans la position normale.

A l'état adulte, lesT.sont pour la plupart herbitores. Les larves sont cylindr., vermiformes. | Îles se rapprochent comme aspect des larves le Tenebrio (Vers de farine). La dureté de la eau et leur apparence leur ont fait donner le rom de Vers fs de fer. Certaines sont carnas- Lères ; d’autres dévorent les racines des céréales >» légumes, les racines des arbustes et des | bres fruitiers. Cette famille comprend un ombre considérable d’esp. de tous les pays.

les princip. genres sont: Lacon Lap. de Cast. | thous Esch., Agriotes Esch., Elater Lin.

lorymbites Lat., etc.

TAVELURE.

Le genre Lacon est caractérisé par la forme des sillons prosternaux qui oblige les antennes à se recourber pour y pénétrer. IL comprend plus de 100 esp. L’esp. type est le L. murinus Lin.,long de 16 mm., d’un brun noirâtre, recouvert de poils courts de deux colorations différentes lui donnant un aspect marbré. A l’état adulte, on le trouve sur les files. et les gazons, aussi sur les Roses, dont il dévore le pédoncule. A l’état de larve, il est très nuisible dans les pépinières, rongeant les racines des arbres fruitiers et des arbrisseaux.

Le g. Athous est caractérisé par des hanches postér. étroites s’élargiss. graduellt., par des tarses armés de crochets simples. La livrée est uniforme, finemt. pubesce. avec quelq. bandes flexueuses. On compte env. 120 esp. L’A. hirtus Herbst, se trouve en été sur les fl. des Ombellifères, dans les prés, sur la lisière des bois. La larve est carnassière,

Le genre Ælater L. présente en général des élytres en entier ou en partie d'un beau rouge. Les adultes se trouvent dans les vieux troncs et sous les écorces des arbres morts. L’ÆE. sanguineus L. ou T'aupin à étuis rouges, noir brillant avec les élytres rouges, vit à l’intér. des Saules.

Le genre Corymbites Lat. diffère du genre Athous par l’absence de carène frontale. Il comprend plus de 160 esp., principalt. des rég.

froides ettempérées, vivant sur les fl. et les files. des pl. basses. Certaines esp. sont très nuisibles.

Le genre Agriotes Esch. est caractérisé par le front coupé carrément, Le corselet convexe à carènes latérales fléchies, à angles postér. peu prononcés. Il contient des esp. d’un gris jaunâtre ou brunâtre, dont les larves dévorent surtout les racines des légumes. L’A. segetis Bjerk. ou T'aupin des moissons, dévore à l’état de larve les racines du Blé, de l’Avoine, de l'Orge, des Laitues, des Choux, Pommes de terre, etc. Leur vie larvaire serait de cinq ans. Les ravages sont en certaines années très importants.

Pour détruire les T., on a recours aux plantespièges ou bien l’on enfouit par un labour superficiel de la chaux vive, du sulfure de carbone, de la naphtaline (12 kg. parhectare). P.Tn.

Tausendschôn. Nom all. des Amarantes (Amarantus).

TAVELURE. Maladie sévissant sur le Poirier et le Pommier, due à des parasites du genre Fusicladium (voir ce mot).

La T. du Poirier sévit sur les files., les fruits et l'extrémité des rameaux. Sur les files. ce sont de petites taches brunes; de même sur les fruits jeunes, où il produit bientôt des crevasses qui retirent toute qualité aux poires.

Les extrémités des rameaux atteints sont crevassées, avec de petits amas noirs en dessous de l'écorce soulevée. Ces extrémités atteintes doivent être taillées et brûlées avec soin, pour empêcher la maladie de récidiver l’année suivante. Pendant la période de végétation et surtout préventivt., la T. devra être combattue à l’aide d'une bouillie bordelaise à 2 0/, de sulfate de-cuivre et 1 0/9 de chaux, bien neutre au papier de tournesol. Enfin pour les fruits de luxe, on arrive assez bien à les préserver en les enveloppant dans des sachets

TAVELURE. —— quelque temps avant la maturité, s'ils n’ont pas étéencore atteints. Les abris, d’ailleurs, sont fort utiles pour empêcher l’éclosion de la maladie. C’est, parmi les var. de Poiriers,le Doyenné d’hiver qui est le plus souvent atteint de la maladie.

La T. des Pommiers présente à peu près tous les mêmes caractères. Elle est cependant en général moins nocive. Elle est susceptible des mêmes traitements. DE.

TAXODIUM Rich. (Conifères - Taxodiées.) Gr. arbres de l'Amérique du Nord, à files. caduques et à fl. monoïques sur les mêmes rameaux, les mâlesnombr.,en chatons termin., les femelles rares et situées au dessous de ceux-ci. Cônes globul., ligneux, à écailles épaisses, en spirale. Graines par deux sous chaque écaille, et produisant à la germination un verticille de 5-9 cotylédons linéaires. — 2 esp. principales:

T. distichum Rich. (Cupressus disticha Linn.), Cyprès Chauve, Cyprès de la Louisiane. — Care. Tr. GÉN. Conir. 180; Desr. Hisr. ar. II, 567; SPACH, HisT. VÉG. pHAN. XI, 349. — Bel arbre de 30 m. et plus, à tronc très élargi à la base. Files. distiques, alternes, acuminées; ramilles caduques. Racines donnant naissance à des nodosités faisant saillie au dessus du sol. Se plait dans les terrains frais au bord des cours d’eau. Multiplic.: semis. Introduit vers 1640, Habite la Louisiane, la Floride et la Géorgie. — Var : T. d. fastigiatum ; microphyllum ; pendulum ; com,actum ; pyramidatum ; Se propageant par la greffe en placage, en août, sous verre, sur le type, ou en demi-fente en avril.

T. montezumæ Dene. (T7 mexicanum Carr.) Cyprès de Montezuma. — Carr. TR. GÉN. Conir.

186; Dune. Buze. Soc. Bor. 1854, — Esp. très voisine de la précéd., plus vigoureuse, mais moins rustique et à feuillage presque semi-persist. Introduit en 1838. Multiplic. : semis.

T. sempervirens Lamb. et Hook. (Voir Sequoia sempervirens.) Ch. Gr.

TAXUS Tourn. (Conifères-Taxinées.) Arbres de moyennes dimensions, à aire géographique très étendue. Filles. persist., subdistiques. F1. dioïques, en chatons axill., les mâles nombreuses aw’ dessous de ramilles particulières. Fruits monospermes. Graine accompagnée d’une cupule charnue qui l'enveloppe plus ou moins. — Une esp. principale:

T. baccata Linn., Zf commnn. (Fig. 883.) — Carr. Tr. GÉN. Conir. 730; DC. FL. FR. III, 279; Desr. Hisr. ARBR. Il, 554. — Arbre de 12-15 m., d’une très grande longévité, à écorce fendillée, rougeâtre. Flles. sombres, pectinées, linéaireslancéolées, vénéneuses. Cupule fructifère charnue, pulpeuse, rouge, mangeable, mais laxative. D'une croissance très lente, l’If se soumet facilt. à la taille. Son bois est recherché en industrie. Multiplic. par le semis, en sol léger. à l'automne. A produit un gr. nombre de var., dont les principales sont: 7. b. adpressa, Dovastoni, fructu luteo, aurea, argentea, erecta, nana, pyramidalis. que l’on propage par la greffe en placage faite en août sous verre.

Les T. canadensis, cuspidata, sont sensiblt.

distincts de l’If commun. Ch. Gr.

TECOMA Juss. (Bignoniacées.) Arbriss tantôt dressés, rart. presque arborese, tantôt

TECOMA.

grimpants, volubiles ou radicants, sans vrilles.

Files. opposées, indivises ou pinnées, à folioles . souvt. dentées. FI. terminales, en grappes ou en panicules; calice tubul. campanulé, à 5 dents presque égales ; corolle tubul., allongée, ventrue ou campanulée, à lobes inégaux, larges, dressés ou étalés ; + étam., fixées vers le milieu du tube. Capsule étroite, pl. ou moins comprimée, à dé- : hisc. loculicide. — 24 esp. Rég. subtempérées.

Fig. 883. — IF COMMUN. TAXUS BACCATA L.

T. australis R. Br. (7. diversifolia G. Don.; Pandorea australis Spach; Bignonia Pandorea Vent.) — V£enxT. MaLu. t. 43. — Australie. —" Grimpant; files.imparipennées, à folioles presque entières. En mai-juill., fl. en panicules axill. blanches, rayées et maculées de pourpre, longues de 3-5 cm. Orangerie. Rustique en Provence.

T. capensis Lindl. — BR. 1117. — Le Cap — Grimpant; folioles ovales, dentelées. FL. er panicules, rouge orangé ou écarlate, longue:

de 4-6 cm. Orangerie. Rustique en Provence.

T. jasminoides Lindi. (Bignonia jasninoide:

A. Cunn.: — B. R. 2002 ; B. M. 4004. — Australie — Grimpant; folioles ovales, entières. El ex panicules termin., blanches, teintées de rost cramoisi à la gorge, odorantes, longues de 5 cm. Orangerie. Rustique en Provence. |

T. radicans Juss., Jasmin trompette ; Jasmit de Virginie; angl.: Trumpet flower; all.: Wu zelnde Bignonie. (Bignonia radicans.) — Bo Mac. 485; Bureau, BiGnox. 14. — Virginie: — Grimpant; folioles ovales acuminées, dentelée En juill-août., fl. en corymbes termin., roug! écarlate. longues de 6-8 em. Très rustique. Var minor. fl. plus petites, coccinées. — Var. Thun bergi Sieb., fl. en glomérules, corolle à tube tre: long et non ventru. : |

T.x Smitbi Hort. (7. capensis x< T. velutinas — Tux Ganp. 1895, 1022. — Hybride horticole FL. jaune ou jaune orangé.

TECOMA.

- T.stans Juss. (Bignonia stans L.) — B. M.

3191. — Martinique. — Flles. imparipennées, à folioles lancéolées, acuminées, profondt. dentelées. FL en grappes ou panicules termin.

longues de 2-3 em. Serre temp.

On cult. aussi T. grandiflora Lois. (Bignonia chinensis Lam.) (Fig. 884); B. M. 1398 et 3011; B. R. 418; FL. n. S. 1124; Chine et Japon; panicules terminales; fl. rouge écarlate. T. undulata G. Don. (Bignonia undulata Sm.); Inde; grappes latérales ; fl. jaune orangé.

Mult. par bout. Garniture des colonnes, berceaux, etc. Le T. radicans est très ornemental et beaucoup employé pour garnir les vieux murs, palissades, etc. 36

TEIGNE. Sous ce nom, on désigne vulgairt. la famille des Tinéides (Microlépidoptères), très nombreuse, renfermant les papillons les plus petits. A l’état adulte, ces papillons ne prennent pas de nourriture et volent pour la plupart le soir. Les chenilles, pourvues de 16 pattes — certaines ont les pattes membran. rudiment., — vivent en colonie sous une tente soyeuse ou dans le parenchyme des filles. D’autres emprun- | tent aux matières qu’elles dévorent les matériaux nécessaires pour la construction de fourreaux portatifs. D’autres, enfin, vivent dans les fruits, les graines, les infloresc. ou même au * milieu des files. qu’elles entourent de fils de soie. * Elles se chrysalident dans leur fourreau ou sous À leur toile. Les mineuses sortent de leurs galeries. Les princip. genres sont: Tinea Lin., Adela * Lat., Hyponomeuta Zeller, Depressaria Haw., * Sitotroga Hein., Gracilaria, Fab., Coleophora Zell. à Dans le genre Tinea L., à côté d’esp. qui at- * taquent les pelleteries, plumes, etc., se trouve à une esp. nuisible à l’agriculture. Le T. granella L., la T.des greniers, est un petit papillon d’une envergure de 13-15 mm. La chenille, d’un jaune | d’or, se nourrit de Blé, de Seigle et d'Orge. | Cette chenille ne vit pas seult. de graines, on la trouve dans les Bolets en décomposition ; elle se nourrit aussi de fruits secs, etc.

Teigne des Lilas. Voir Gracilaria.

| de la Carotte. Voir Depressaria.

des Pommiers. Voir Hyponomeute.

de la Vigne. Voir Gochylis.

des grappes. Voir Gochylis.

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