‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 1074 sur 1136 · TUBER · texte numérisé non relu

TUBER

Bong., Hook. FLor. Bor. Amér. IT, 164; Ab. Walliamsonii Bridg.; Ab. Albertiana Murr.) — Grand arbre au port du T' canadensis, de la Californie boréale. Introduit en 1859,

T Sieboldii Carr. — TR. Gén. Conir. 245, (Abies T'suga Sieb. et Zucc.); FLor. Jap. IT, 14, t. 106. — Petit arbre de 7-10 m., du Japon, et in- = troduit en 1853; filles. rapprochées, vert foncé en dessous, à cônes longs de 3 em. A produit une var., le 7°, $S. nana Carr.

Les T. demandent une terre fraiche, légère, plutôt que sèche Ils craignent l’action des grands vents qui les rabougrit, tout en exigeant un air vif et pur. Multiplic. par graines, par boutures et par greffes en placage sur le 7', cadensis, esp. la plus répandue Leur bois est recherché par sa finesse et sa souplesse; les sommiers dits T'ucker seraient, dit-on, construits avec le bois de l’Hemlock Spruce. Ch. Gr.

TUBER Mich.; vulg.: Truffe. (Champignons.) Tubercules souterrains, charnus ou durcis, glabres ou tomenteux à la surface, lisses ou chargés de papilles ou bien encore verruqueux, doués, quand ils sont arrivés à leur entier développement,d’une odeur propre des plus persis-. tantes.La tranche estmarbrée, parcourue pardes veines de deux sortes, les unes blanches et sté-. riles,;rempliesd’air.lesautres colorées,serpentant à travers le parenchyme fructifère, teinté également, mais plus clair. Les asques sont ovoïdes… ouglobuleux,contenant habituellement 4spores, rarement moins ou plus (1-12). Les spores sont réticulées, alvéolées ou échinées, elliptiques ou globuleuses. On connaït une cinquantaine d’esp. de T., la plupart éuropéennes; les autres sont de l’Amér. du Nord, de la République Argentine; de l'Himalaya, de Malacca et de Ceylan.

Les T. ont été réparties entre plusieurs sections, dont deux seulement renferment les esp. qui sont usitées dans l’alimentation.

Dans l’une, Eutuber, à spores réticulées-alvéolées, rentrent les 7”. grises, ou T'. de Bourgogne, ou de Champagne, T'uber æstivum, uncinatum, mesentericum, bituminatum, etc., que l’on récolte déjà dès la fin de l'été, à épiderme fortement verruqueux, et le 7. Magnatum ou T. blanche d'Italie et de la Provence, à odeur alliacée et qui est lisse à sa surface.

L'autre section renferme les T'. du Périgord. qui, malgré ce dernier nom, se rencontrent plus ou moins dans toute la France et jusqu'aux environs de Paris, et qui sont principalement W

fournies par les 7’. melanosporum et brumale, Les W spores sont échinées et Jamais réticulées. Ce 4 sont les Truffes d'hiver par excellence. ‘1

Peu de végétaux ont donné naissance à au- # tant de fables ou de légendes: mouche truffière, 4 chènes truffiers, ete.’ |

Il nous est impossible d’insister ici sur Ja} biologie de la T., sa culture, son parasitisme réel } ou supposé, sa récolte. On trouvera à ce sujet des renseignements du plus haut intérêt dans les! traités spéciaux du Dr Ferry de la Bellonne et} de M. Chatin. En ce qui concerne le commerce} de la Truffe, sa provenance et même son utili-W sation dans la cuisine, l’ouvrage de M. Chatin} ne laisse rien à désirer. |

En Algérie et en Tunisie, la T. proprement)

TUBER. — dite est remplacée par des tubercules de grandes dimensions, qui appartiennent aux genres 7rmannia et Terfezia, vulg.: Tirfaz et Terfez.

La reproduction de la T. est encore mystérieuse. Si l’on connait bien les organes de cette reproduction, les spores. on ne les a jamais vu germer et rien ne prouve que les dernières données, publiées tout récemment à ce sujet, soient l'expression de l’exacte vérité. EE

TUBERCULARIA. Forme conidienne (voir ce mot) des MNectria (voir ce mot) constituée par un petit stroma ou coussinet coloré en rouge, de dimension réduite. L’esp. la plus répandue est T. vulgaris, forme conidienne du Nectria cinnabarina, le plus souvent saprophyte sur des bois

Fig. 918. — TROPÆOLUM TUBEROSUM Ruiz et Pawv.

morts, mais pouvant aussi envahir et tuer les | Dilleuls, Ailantes, Müriers, etc. Le traitement

lade, et on recouvrira la plaie de coaltar ou de | mastic à greffer. Dr D.

TUBERCULES Les T. sont des portions de | tiges ou des racines renflées et transformées dans lesquelles s’amassent des réserves nutritives destinées à l'alimentation de la pl.pendant une période ultérieure. Ils sont surtout formés detissu cellulaire, dans lequel s'accumule l’amidon ou une substance analogue.

La plupart des T sont souterrains (Carotte, Pomme de terre); il en est d’autres aériens (certaines Ignames, Vitis gongylodes, beaucoup

d'Orchidées épiphytes).

\ Les T. provenant de tiges portent des bour- |geons disposés régulièrt. comme surles rameaux (Pomme de terre) ; il n’en est pas ainsi sur les | racines devenues tubéreuses(Dahlia) Cependant, qi peut naître des bourgeons adventifs sur les

Ld’origine radicale, ce qui permet de multiplier

| consistera dans l’ablation de tout le tissu ma-|

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