VERS DE TERRE
Annélides (Vers de terre, Sangsues, etce.). Il faut éviter de confondre avec ces animaux les larves
des Insectes qui ont toujours des pattes au
moins rudimentaires, même quand ils ont toute
l'apparence de vers (les larves des Diptères, par
exemple). Dr Tri.
VERS DE TERRE. (Fig. 931.) Pour les natu-
ralistes, ces animaux sont des Annélides de la
sous-classe des Chétopodes et de l’ordre des Oligochètes, constituant le genre Lombric (Lumbricus). Les esp. les plus communes en France sont le Lombric terrestre (L. {errestris ou agri-
cola) et le L. commun (Z. communis). Le premier
peut atteindre 20 cm. de long et 1 cm. de diamètre; l’autre est plus petit, et vit dans le fu-
mier, surtout pendant son jeune âge. — Darwin
a mis en lumière le rôle des V. de terre dans la formation de la terre végétale ou humus. On peut dire que cette terre si fine, et d’où les
plantes tirent leur nourriture, a traversé plu-
sieurs fois le canal digestif des Lombrics sans
rien perdre de ses qualités nutritives: elle y
gagne, au contraire, par le travail de remaniement qui s'opère ainsi dans le sol; LA en effet, les V.ra- MN mènent à la surface l’humus des couches profondes et viceversa. Les Lombrics ne sortent de leurs terriers que la nuit; ilsse nourrissent de feuilles tombées, de graisse de cadavre, etc., ava-
ATL. PL. JARD. pl. 5 Se TE | nous pr lant en même : LE COTE A ALP FT TEE TR mps la terre 220; B. M. 4057. | l ! ï \ | là IN [s wi HULL 1 (ll d ; TRUE 1 yes te : P l É é— Arbuste de 50 HT AGE LAINE PL A MALTE qui bouche leurs em., à filles. co- HA WiL, LE T n En Hi NAT AN a NL, Se Ha dont riaces, obovales, ils se débarrasobtuses, duve- Fig. 931. — VER DE TERRE. 1. Tour. 2, Coupe d'une tour avec ver sent à la surface
du sol sous forme de tortillons que tout le monde connaît. Darwin a calculé que le travail des V. de terre forme annuellement à la surface du sol une couche de 3-5 mm... et comme
Tortillon.
‘ils attirent les feuilles tombées dans leur trou,
non seulement pour s’en nourrir, mais encore pour tapisser leur galeries, on voit qu'ils jouent un rôle très actif dans ce qu'on peut appeler la voierie des jardins et la formation de l’humus végétal.
La trop grande humidité, comme la trop orande sècheresse,sont contralres aux Lombries. Cette dernière les force à s’enfoncer dans les couches profondes du sol, où la terre reste meuble. L'humidité persistante, imbibant les mêmes couches, les force à venir à la surface : c'est alors qu'ils déposent leurs déjections d'une façon régulière, de manière à construire des sortes de tours de 5-8 em. de haut et de 2-3 em. de diamètre, que l’on voit dans les allées et les plate-bandes. et qui sont percées d’un conduit intérieur dans lequel le V. monte pour se mettre
VERS DE TERRE. — au sec et respirer à l'air libre. Darwin a cru que ces tours étaient construites exclusivt. par des Lombrics exotiques, importés avec des plantes dans le Midi de la France. Mais l’auteur de ces lignes à montré que le Lombric terrestre (L. terrestris) construisait des tours absolument semblables à celles figurées par Darwin. On observe ces tours dans le Centre et le Nord de la France, notamment à l'automne, lorsque cette saison est pluvieuse et que la pluie se prolonge pendant huit ou quinze jours sans discontinuer. Dr Trt.
VERSCHAFFELTIAWendl (Palmiers-Arécées.) Stipe élevé, grêle, annelé, soutenu par un faisceau de racines épigées. Filles. recourbées, à limbe oblong, obovale cunéiforme, bifide ou divisé en segments jusqu’aurachis. Pétiole presque arrondi; gaine allongée, aiguillonnée, fendue, furfuracée, Spadice de 1-2 m., en panicule rameuse longt. pédoncul. Gr. à albumen ruminé.
— 1esp, des Seychelles.
y. melanochates Wendl. Voir Roscheria.
V. splendida Wendil. — Krrcn. PALM. f. 18. — [Syn.: Regelia princeps Hort.| — L'un des plus beaux Palmiers connus. Le limbe est large et divisé en 2 lobes; le pétiole est épineux, ainsi que le rachis, et de couleur orangée, ainsi que les nervures et le bord du limbe.
Serre chaude humide. JD.
VERSE. Accident qui se produit sur les Céréales et autres pl. Il consiste dans la coudure de la tige vers sa base, au second entre-nœud
Al
= = mi
Fig 932. — FEUILLES VERTICILLÉES. GARANCE.
dans le Blé; la tige ainsi coudée se couche sur le sol. La floraison, si la verse est précoce, la maturité du grain, si elle est plus tardive, se font dès lors mal; la pourriture des épis peut en être la conséquence. La V. a pour cause un étiolement de la base de la tige.
Des pl. semées trop dru, ou bien poussant dans un sol riche en azote, ce qui amène une forte production de flles., acquièrent plus facilt.