VIPÈRE
suffisante et bien sélectionnées au point de vue de la forme, de la grandeur des fl, du coloris, de la tenue, etc.
Violette. (V. odorata, var.\ Le type sauvage a donné naissance à un très grand nombre de yar., remontantes ou non, appropriées plus spécialt. à telle ou telle région, ou à une utilisation particulière (industrie des parfums, forçage pour bouquets d'hiver, culture méridionale, etc.). Voir Bois, Arr. PL. Jaro. t. 84, texte, p. 35; MILLET, LES VIOLETTES ; SAUVAIGO, CULTURES SUR LE LITTORAL DE LA MÉDITERRANNÉE, etc.
Parmi les var. les plus estimées dans les cult. du Midi de la France, pour l'expédition des fl. coupées dans les villes du Nord de la France et de l’Europe, citons :
V. des quatre saisons: Le Czar (ou V. russe), à très longs pédoncules bien fermes; V. de Parme, Bois, ATL. PL. Jar. t. 34, très parfumée; V. Wülson, grandes fl, mais d’un coloris pâle; V. la Luxonne ou Reine Victoria, à fl. bien plus grandes que dans les précéd., à pédoncule aussi plus long ; puis les var. nommées Gloire d’Hyères, Amiral Avellan, Princesse Beatrice, Prin-
cesse de Galles (R.
H. 1891, 522), Russica perfecta, etc.
Dans les cult. en grand des environs de Paris (voir R. H. 1868, p. 166 et 187; Jour. Soc. D'Horr.
DE FRANCE, 1878, p. 230, etc.), on recherche surtout les V. des quatre saisons, V. de Parme, Souvenir de Millet père, La France (R.
H.-1897, 472, pl col.), Princesse de Sumonte (JoURx.
Soc. D'Horr. DE France, 1899, p. 51), etc.
Bien que très modestes, ces fl. sont l’objet de cultures en grand chez de nombreux spécialistes, et il n’est guère de maisons un peu importantes, où l’on ne eultive l'hiver quelques châssis de Violette de Parme, qui est celle qui convient le mieux pour les cultures d’amateur, el ou il n'y ait, dans les bosquets, à l'ombre, des bordures ou des pieds disséminés de la V. des quatre saisons où même de la pl. sauvage; pour parfumer le jardin. E PE:
Violette Nom français des Viola.
Violette marine. N. fr. du Campanula Medium.
Violier. Nom francais du Cheiranthus. Cheiri.
Viorne. Nom francais des Viburnum.
VIPÈRE. (Fig. 943.) C'est le seul genre de Serpents venimeux existant dans notre pays.
| Ce genre est caractérisé par Sa tête large, bien distincte du cou, dépourvue de fossette entre l'œil et la narine, et couverte de petites écailles ou de plaques dont la disposition caractérise istingue 3: 19 la V. aspic ( Vadépasse rart. 60 em. de long.
ariable. C’est l'esp. la plus berus, à peu près de
| les esp. On en d pera aspis), qui
Sa couleur est très v commune. 20 la Vipera
VIPÈRE. — même taille, mais plus grêle, et qui habite surtout les endroits humides : on ne l’a pas signalée dans le Sud de la France. 39 la V. d'Orsini (Y. Orsinii) est plus petite (40-50 em.), et la tête est ovale et non triangulaire, le corps plus court et plus trapu. Elle est du Sud de la France, où elle est assez rare et l’on ne connaît pas encore de cas de morsure qui lui soient attribuables. Ces 2 dernières esp. sont placées dans le genre Pelias.
La morsure de la V. est due aux grandes dents en forme de crochet dont la mâchoire supér. est armée et qui sont percées d’un canal en communication avec la glande à venin qui la surmonte.
La V. en ouvrant la bouche redresse ses crochets qui sont rabattus en arrière à l’état de repos: elle mord en frappant; le poids de la tête donne plus de force à la morsure et ce mouvement fait couler le venin dans le canal de la dent, et de là dans la blessure. — Toutes les V. sont ovovivipares : dès que les œufs sont déposés par la mère, les petits en brisent la coque molle et en sortent en rampant.
La blessure faite par la V. ne présente que deux piqüres profondes produites par les crochets, sans trace d’autres dents. D’après une statistique, faite par Viaux-Grand-Marais, sur 370 morsures relevées en 20 ans dans la Vendée et la Loire-Inférieure, il y a eu 53 cas de mort, soit 1 pour 7, ce qui est probablement exagéré. beaucoup de morsures sans gravité n’ayant pas été relevées. Aussi le même auteur, dans une publication plus récente, évalue-t-il la mortualité à 1 pour 25 seult., enfants compris. Les morsures dangereuses sont presque toutes à la tête : les morsures aux membres sont très rart. mortelles. Sur 53 morsures mortelles, 2 seult. étaient dues à V. berus.
Lorsqu'une personne ou un animal est mordu par une V., il faut : 19 s'opposer à la pénétration du venin dans la circulation en posant une ligature modérément serrée entre la piqüre et le cœur; 20 débrider la plaie à l’aide d’un canif pour la faire saigner abondamment et sucer la plaie epayant soin de cracher immédiatement.
En même temps on injecte au voisinage, ou l’on applique sur la plaie débridée une solution de Permanganate de potasse (1 p. 100) ou d'Hypochlorite de chaux. 3° Pour combattre les accidents généraux résultant de l'introduction du venin dans la circulation générale, on donnera de l’Acétate d'Ammoniaque, de la Caféine (celleci de préférence en injection hypodermique) et des boissons alcooliques par petites doses fractionnées, le tout ayant pour but de combattre la dépression générale, l'affaiblissement des fonctions cardiaques et de favoriser l’élimination du venin.
Les recherches récentes de Calmette et de Phisalix ont montré que l’on pouvait combattre l’empoisonnement produit par le venin des serpents venimeux au moyen d’injections de sérum immunisant. Ce sérum est préparé au
Jef